Salut les gens, merci pour vos commentaires, follows et favoris :) Merci aussi à celles que je n'ai pas pu remercier par mp ^_^
Contente que cette traduction vous plaise. Normalement, si j'arrive bien à me dépatouiller, il me reste encore deux chapitres à traduire. Cela fera donc cinq chapitre de cinq mille mots environ.
Bonne lecture !
Rien n'est à moi comme d'habitude, le monde et les personnages appartiennent à JK Rowling et l'histoire est à Batsutousai, j'ai juste fait la traduction.
Vingt-cinq minutes plus tard, Harry retourna à l'hôtel avec deux sandwichs pour Salazar Serpentard. Celui-ci était assis sur l'un des lits, examinant la fausse épée, il n'y avait aucune trace de Bellatrix. « Tenez» fit Harry en donnant les casse-croûtes au Fondateur.
« Je l'ai fait disparaître » lâcha Serpentard en mettant l'épée de côté et en acceptant les sandwichs. Lorsque le garçon s'assit à ses côtés, il lui parla de ses découvertes, racontant à l'adolescent ce qu'il avait appris sur le Tabour, sur l'épée de Godric qui avait été donnée à Bellatrix par Rogue. Et il évoqua également les cinq membres de l'Ordre qui avaient été attrapés. Harry n'en connaissait aucun personnellement.
Serpentard avait aussi appris, sans le mentionner, l'histoire de la guerre, ayant besoin de savoir pour quelle raison il se battait. Après avoir tué et fait disparaître la sorcière, il s'était assis et avait réfléchi un long moment avant de décider que de se battre avec les trois adolescents était plus à son goût que de rejoindre Voldemort, même s'il ressentait la même chose vis à vis des non-magiques que son soi-disant héritier. Il ne pouvait pas supporter l'idée que ceux nés de non-magiques valaient moins que ceux dont les proches étaient magiques et il se moquait bien que Voldemort dirige de puissants sorciers d'une main de fer. Ce n'est pas ça qui allait l'effrayer.
En définitive, Serpentard avait passé trop de temps à veiller et à protéger ceux dont le sang était magique, peu importe leur parenté, pour prendre le parti de Voldemort.
Alors qu'il finissait son deuxième sandwich, Serpentard se rappela quelque chose qui l'avait titillé : « Lorsqu'on était avec les Rafleurs, tu as sursauté à un moment donné.. »
Un pli perplexe barra le front du garçon puis son visage s'éclaircit. « Quand vous avez parlé Fourchelang, j'ai pu vous comprendre même si l'Horcruxe n'est plus là. »
Serpentard cligna des yeux : Tu me comprends encore maintenant ?
« Ouais, enfin, disons que je peux comprendre quand vous parlez en Fourchelang- les sifflements sont devenus plus évidents pour moi qu'ils ne l'ont été dans le passé. »
« Il est possible que l'Horcruxe que t'a accompagné si longtemps, bien qu'il soit parti, t'ait permis de garder certains dons qu'il t'a accordés » suggéra le Fondateur. « Peux-tu encore parler Fourchelang ? »
Harry ferma les yeux et se concentra un moment avant de demander : « Fourchelang ? »
Serpentard secoua la tête. « Non. »
Le garçon lâcha un soupir. « Eh bien, au moins je peux le comprendre, je suppose que c'est mieux que rien. » Il se leva et s'étira. « Hermione a laissé un mot disant que la Cabane devrait être en sécurité, nous devrions nous rendre à la réception, puis on pourra partir quand on sera prêt. » Il marqua une pause, considérant la fausse épée aux côtés de Serpentard. « Qu'allons-nous faire de cette épée au fait ? »
L'homme haussa les épaules. « Ce n'est pas une mauvaise épée, son poids est acceptable et la pointe est suffisamment tranchante pour être utilisé lors d'une bataille, même si elle n'a pas la force et la puissance de son original » Il la ramassa et se leva, scrutant Harry. « Je suppose, étant donné que personnes ne portent d'épée ici, que leur emploi n'est pas commun dans ton époque ? »
Les lèvres de Harry se crispèrent « Non »fit-il. « Les autorités moldus ont tendance à voir d'un mauvais œil ceux qui portent des épées ou des couteaux sur eux, et la plupart des sorciers et sorcières considèrent les armes moldues comme barbares, valant moins qu'une baguette. »
Serpentard eut une moue dédaigneuse. « Quels imbéciles ! Les armes non-magiques sont dangereuses, la plupart des sortilèges de bouclier sont inefficaces contre elles. De mon temps, tout le monde portait une arme tranchante, même si ce n'était qu'un poignard. Ce n'était pas commun de voir un duel avec à la fois de la magie et des armes d'ailleurs. »
Harry considéra l'épée. « J'avoue que je n'y connais rien dans ce domaine. Les seuls combats d'épée que j'ai vus étaient ceux que je voyais à la télé lorsque je nettoyais le salon, mais cela pourrait être intéressant d'apprendre à s'en servir. » Il fit une pause, puis leva ses yeux verts, croisant les iris vert pâle de Serpentard qui le regardaient. « Vous voulez bien m'apprendre? »
Serpentard plongea son regard dans le sien un long moment avant de dire froidement : « Si tu apprends à te servir d'une épée, tu devras sans doute tuer quelqu'un, te sens-tu prêt à envisager ça, mon petit serpent en fourrure de lion ? »
Harry leva la main et toucha la peau nue de son front où se trouvait autrefois sa cicatrice, et prononça ces mots avec une certitude tranquille : « Je n'ai pas le choix. »
Le Fondateur poussa un soupir, se souvenant de l'explication sous contrainte de Bellatrix selon laquelle Harry avait été prophétisé pour vaincre Voldemort, d'où son statut d'homme le plus chassé du Royaume Uni. « En effet. Dans ce cas très bien Harry, passons à ta cabane et rejoignons Ron et Hermione. S'il y a suffisamment d'espace, je t'enseignerais comment te servir d'une épée. »
« Merci, Salazar » répondit doucement Harry avant de sortir de la pièce.
Quand ils arrivèrent à la Cabane Hurlante, Ron et Hermione étaient absents, mais Harry reconnut certains sorts qu'ils avaient déjà utilisés lors de leurs périples sauvages en Grande-Bretagne, et un nombre considérable de livres de Hermione étaient étalés sur la table. Une enclume avait été posée sur la trappe, ce qui fit beaucoup rire Harry, et Salazar Serpentard le regarda comme s'il avait brusquement perdu l'esprit. Il y avait également une porte incrustée dans un mur qui ne disait rien à Harry et menait vers un passage plongé dans l'obscurité. Le passage semblait mener à Poudlard, et probablement à la Salle sur demande.
Serpentard ajouta quelques sortilèges à la protection magique de Hermione, s'assurant ainsi qu'aucun de leurs ennemis ne les dénicheraient. Puis ils cherchèrent une pièce assez grande pour apprendre à utiliser une épée. L'apprentissage dura près de deux heures, laissant Harry épuisé et couvert de sueur, si bien qu'il demanda de faire une pause.
Ils étaient installés à l'étage principal- Serpentard feuilletant un des bouquins de Hermione tandis que Harry grignotait des chips que la jeune fille avait entamé le matin- quand la porte du passage s'ouvrit et laissa entrer Ron, Hermione et Ginny. Il y eut un long moment de silence alors que les trois nouveaux arrivants fixaient les deux baguettes pointées sur eux, puis la tension se relâcha et Ginny se précipita pour aller étreindre Harry.
« Le diadème est détruit » déclara Hermione au Fondateur tandis que le rouquin se précipitait pour séparer Harry et Ginny. « Nous avons ramené le crochet du basilic que l'on pourra utiliser sur la coupe, si vous l'avez. »
Salazar Serpentard approuva en hochant la tête, son regard inquisiteur ne quittant pas une seconde la scène de retrouvailles qui se déroulait devant lui. « Qui est la jeune fille auprès de Harry ? »
« Oh, c'est Ginny, la sœur cadette de Ron. Contrairement à ce que vous pensez, ils ne sortent pas ensemble. »
« Comment ça ? » s'enquit l'homme d'un ton sec.
Le visage de Hermione se tordit d'une grimace comme elle se laissait tomber sur la chaise voisine de Serpentard. « Ils auraient dû sortir ensemble, mais quand nous avons décidé de passer l'année à chasser les Horcruxes au lieu de retourner à l'école, Harry a insisté sur le fait qu'il n'y aurait aucune relation entre eux à cause du danger. Un danger qui n'est pas négligeable surtout que son frère est en fuite, que les membres de sa famille font partis de l'Ordre du Phénix et qu'elle ne peut pas lancer de sorts en dehors de l'école à cause de son âge. »
« Son âge ? »
« Eh bien, la loi magique britannique stipule que tout sorcière ou sorcier de moins de dix-sept ans ne peut pas utiliser de magie en dehors de l'école. Lorsqu'un enfant enfreint la loi, on lui envoie une lettre d'avertissement. La deuxième fois, il est convoqué à une audience au Département de l'application des lois magiques et peut être renvoyé et sa baguette brisée en deux. »
« Et si vous vous défendez contre quelqu'un qui essaie de vous tuer ? » questionna Serpentard avec un froncement de sourcils. Il avait supposé que l'éducation magique étant plus commune qu'il serait logique d'utiliser la magie chez soi sans contrainte. Lui qui avait grandi en se servant de la magie quand il le voulait, cela lui paraissait inconcevable.
« Il y a une clause en cas de légitime défense » expliqua Hermione. « Mais les choses peuvent se complexifier si votre famille a des ennemis au Ministère. Harry a failli se faire renvoyer avant qu'il ne débute sa cinquième année parce que le Ministère étalait son nom dans la boue. Et pourtant il avait simplement voulu protéger son cousin et sa propre vie. »
Salazar Serpentard fixa Harry qui riait de quelque chose que Ginny avait dit à son frère. Il les regarda en silence un long moment, une étincelle de jalousie brillant dans ses iris puis il interpella le garçon : « Harry, la coupe. »
Harry et les deux Weasley tournèrent la tête vers lui, surpris. Le rire de Harry mourut sur ses lèvres comme il reprenait son sérieux et fouillait dans sa poche. « Oui, attendez... »
« Toujours là ? » balança Ron à Serpentard et il reçut un coup de pied de la part de Harry et une tape de sa sœur. « Ouille ! »
Hermione lâcha un soupir las et se frotta le front. « Ron... »
Le Fondateur considéra le rouquin durant un moment avant de lancer d'une voix sarcastique : « Est-ce que tu t'attendais à ce que je me précipite pour rejoindre mon soi-disant héritier et ses serviteurs ?»
Ron s'éloigna hors de la porté de sa sœur et son meilleur ami avant d'admettre : « Eh bien, ouais. »
Les beaux yeux de Salazar étincelèrent. « Pour quelle raison ? »
Ron ouvrit la bouche pour répondre mais Harry l'interrompit. « Cela n'a aucune importance. » Il lança un regard d'avertissement à Ron.
« Je voudrais entendre sa réponse » insista calmement Serpentard. Sa bouche se fendit d'un rictus moqueur en voyant le rouquin se tortiller, visiblement gêné. « Eh bien, c'est juste que... » pataugea-t-il avant de se reprendre. « Tous les Serpentard sont mauvais ! Ils sont obsédés par la pureté du sang et veulent tous tuer les Moldus ! »
Serpentard regarda Ron dont les joues viraient au carmin puis il lâcha sans ciller : « Je ne suis pas un Sang Pur. »
« Eh bien...Vous-Savez-Qui non plus » marmonna Ron, le visage renfrogné.
Le Fondateur haussa un sourcil étonné puis jeta un coup d'œil à Harry pour confirmation.
« Son père était un Moldu » répondit celui-ci. « Et sa mère presque une Cracmol. Mais il a été élevé dans un orphelinat moldu parce que sa mère est morte en le mettant au monde et que son père ne voulait rien à voir avec lui. »
Serpentard hocha la tête et continua de regarder Ron. « Ma mère n'avait pas de sang magique. Elle m'a élevé et a été tuée pour ça. Est-ce que j'apprécie les non-magiques ? Non pas particulièrement. Est-ce que je pense qu'il faut les tuer aveuglement ? Encore une fois, non. » Il scruta avec intensité le rouquin qui détourna les yeux, la mâchoire serrée. « Veux-tu connaître le statut du sang des premières années de Serpentard de mon époque ? »
« Je parierais qu'ils avaient tous le sang pur ? » rétorqua Ron.
Un fin sourire fleurit sur les lèvres du Fondateur. « La moitié était ce que tu appelles des « Nés-Moldus », une grosse partie était des Sang-Mélé, il n'y avait que deux Sang-Pur. » Il renifla lorsque quatre paires de yeux s'écarquillèrent de surprise. « La plupart des Sang-Pur se sont retrouvés avec Rowena ou Helga. »
« Ce que je ne comprends pas » intervint Ginny. « C'est pourquoi, si vous ne haïssez pas les Né-Moldus, toutes ces rumeurs se sont répandues sur vous ? Cela aurait dû se savoir, non ? On aurait dû répertorier ces informations pour le public, comme quoi vous avez accepté des Né-Moldu dans votre maison. »
« Les archives concernant la période de la Fondation sont rares » éclaira Hermione. « Il n'y avait pas vraiment de gouvernement magique avant la formation du Conseil des Sorciers en 947, soit plus de cent ans après l'ouverture de Poudlard- donc il n'y avait personne pour faire des archives historiques. Elles n'ont été écrites qu'au début du premier siècle par des étudiants et des professeurs, mais ils étaient souvent en conflit les uns avec les autres, surtout en ce qui concernait la composition des maisons. »
Le Fondateur secoua la tête. « Tu aurais vraiment dû être dans la maison de Rowena. » Hermione rougit et se tortilla sur sa chaise pendant que les trois autres adolescents éclataient de rire. « Quant à savoir pourquoi on m'a attribué toutes ces absurdités sur la pureté du sang, cela a peut-être été causé par mon conflit avec Godric, ou bien un de mes frères et sœur a pu parler en mon nom. Ce n'est pas comme si on m'avait demandé mon avis. »
« Il a raison » murmura Harry comme ils regardaient Ron et Ginny. « Imaginez un peu ce que le monde penserait de la famille Weasley si Percy était le seul à parler en votre nom. »
Les deux Weasley grimacèrent. « Oui bon, ce n'est pas totalement faux» s'inclina Ron avant de se tourner vers Serpentard. « Mais du coup puisque vous n'êtes pas d'accord avec la vision du monde de Vous-Savez-Qui, vous avez l'intention de rester ici ? »
« Et où d'autre irais-je ? » rétorqua Salazar. Il se tourna ensuite vers Harry. « Je pense qu'il est temps de détruire la coupe. »
Harry sortit la coupe de sa poche et Hermione posa le crochet du basilic sur la table. Sans laisser le temps au morceau d'âme de se défendre, Harry s'empressa d'enfoncer le crochet empoisonné dans le blaireau incrusté et tous retinrent leur souffle lorsqu'un violent cri de douleur s'échappa du métal et résonna entre les murs. Puis la coupe se fendit en deux.
Ils demeurèrent tous immobiles jusqu'à ce que Harry s'éclaircisse la gorge. « Bon. Il ne reste plus que Nagini et Vous-Savez-Qui. »
Ron lui jeta un regard étonné. « Ainsi tu as entendu parler du Tabou ? C'est une bonne chose alors. »
« Nous avions l'intention de t'en parler » fit Hermione à Harry.
« On s'est fait prendre à cause du Tabou en fait » avoua celui-ci. « Lorsque Salazar et moi, nous nous rendions au Manoir Malefoy. Ceci dit, ça a rendu notre voyage plus rapide...d'une certaine façon. »
« Ta chance est utile par moment » se moqua le Fondateur et Harry et Hermione éclatèrent de rire pendant que les deux Weasley souriaient.
L'expression de Hermione redevint subitement grave, ses yeux miroitant d'inquiétude. « Mais comment allons-nous trouver Nagini ? »
Harry se mordilla la lèvre inférieur, puis tourna son attention sur le Fondateur. « Si vous pouviez me montrer comment, je pourrais utiliser la divination sur elle. Cela me permettrait de garder un œil sur Vous-Savez-Qui, maintenant que je n'ai plus de cicatrice- »
« Ta cicatrice est partie ! » s'exclama Ginny, tendant la main pour toucher le front de Harry. « Mais, comment ? »
« Tu ne veux pas savoir » marmonna Ron.
« Et tu devrais également rentrer » ajouta Hermione. « C'est déjà assez risqué que tu aies séché des cours aujourd'hui. Mieux vaut ne pas manquer le dîner. »
« Oui, tu as raison » approuva la rousse. Elle partagea un rapide baiser avec Harry, ignorant le cri de Ron. Juste avant de s'enfoncer dans le passage, Ginny se retourna et demanda : « Je peux peut-être m'arranger pour vous faire parvenir de la nourriture ? »
« Oh oui s'il te plaît, essaye » lança Ron, les yeux plein d'espoir.
« Seulement si tu peux le faire sans attirer les soupçons » dit Hermione, décochant un regard irrité à Ron.
« Tu pourrais utiliser l'un des elfes de maison » suggéra Serpentard. « Je doute qu'ils refuseraient de donner de la nourriture à des élèves, même si ces derniers se cachent à l'extérieur »
« Mais ils pourraient nous dénoncer à Rogue» contesta Ron.
« Il y en a un qui ne le fera pas ! » réalisa Harry, se redressant sur sa chaise. « Dobby ! »
« Harry Potter a appelé Dobby ! » s'exclama l'elfe de maison dès qu'il apparut devant lui dans un craquement sonore.
« Hey, Dobby » fit Harry en lui souriant. « Je suis content de te revoir. »
Les yeux de l'elfe s'élargirent et brillèrent de larmes. « C'est un grand honneur pour Dobby, monsieur » dit-il en inclinant la tête.
« Arrête un peu ça » ordonna Harry, glissant de sa chaise pour pouvoir s'agenouiller devant l'elfe de maison. « Nous nous demandons si c'était possible que tu nous ramène de la nourriture qui est servie dans la Grande Salle ? »
Dobby fixa le garçon avec de grands yeux, puis s'attardèrent sur les autres personnes installées à la table. Ses yeux s'arrêtèrent sur Salazar Serpentard et parurent s'agrandirent encore plus. « Maître Serpentard ? »
Salazar Serpentard se redressa sur son siège, fronçant les sourcils. « Tu me connais ? »
« Tous les elfes de Poudlard connaissent les Fondateurs » répondit Dobby, utilisant la chaise abandonnée de Harry pour avoir un meilleur aperçu du sorcier. Il resta un moment à le fixer, puis il s'inclina profondément. « Dobby est honoré » dit-il solennellement.
Serpentard se renfonça dans sa chaise. « Tout l'honneur est pour moi, Dobby » murmura-t-il.
L'elfe poussa un couinement. « Maitre Fondateur est un grand sorcier » souffla-t-il avant de regarder Harry avec des yeux émus. « exactement comme Harry Potter. »
« Dobby- » commença Harry d'une voix gênée.
« Dobby va chercher de la nourriture » déclara brusquement l'elfe, puis il disparut, tout aussi soudainement.
« Eh bien, c'était inattendu » commenta Serpentard.
« Il était étrangement sérieux » fit Ron, regardant Harry. « Il n'a jamais été comme ça auparavant, n'est-ce pas ? »
« Non » fit Harry, reprenant sa place. « J'ai généralement de la chance si j'arrive à l'empêcher de sautiller sur place durant deux secondes. »
Dobby revint avec un petit festin et les sorciers se dépêchèrent de débarrasser la table des livres, du crochet de basilic et des tasses et s'installèrent pour manger. L'elfe resta avec eux, s'assurant qu'ils appréciaient la nourriture et partagea avec les trois adolescents les derniers potins de Poudlard. Harry, Ron, et Hermione étaient intéressés de savoir ce qu'il advenait de l'école, au-delà de ce que Hermione et Ron avaient vu et de ce que Ginny avait bien voulu leur dire.
Le tableau que leur décrivit Dobby se révéla sombre, voire même très sombre : les élèves étaient torturés dans les classes et durant les retenues par les Carrow. Les professeurs faisaient ce qu'ils pouvaient, mais ils devaient malgré tout se plier aux règles imposées par les Mangemorts. Étonnamment, Severus Rogue était intervenu lors de plusieurs punitions, d'après les propos rapportés par Dobby, même si Ron et Harry avaient du mal à y croire.
Quand ils eurent terminés, Serpentard demanda à Dobby avant qu'il ne parte : « Comment les elfes de maison sont-ils traités ? »
« Dobby ne se plaint pas : des autres elfes ont eu des problèmes avec les Carrow, mais on a dit à Dobby de ne pas s'en mêler. »
« Qui ça « on » ? » voulut savoir Harry.
« Le directeur Rogue » répondit Dobby. « « Dobby attire les ennuies » a-t-il dit à Dobby. « Et Dobby ne doit pas attirer les ennuies s'il n'est pas concerné. »
« Quel genre de problèmes les autres elfes ont-ils eu avec ces Carrow ? » interrogea Serpentard, le regard assombri.
Dobby hésita à répondre, mais finit par avouer en baissant les yeux. « Ils ont été frappés ou torturés. Manny a subi le sortilège de Doloris parce qu'elle n'avait pas assez nettoyé la chambre de Madame Carrow. »
Hermione poussa une exclamation indignée alors que Serpentard hochait simplement la tête. « Je vois » souffla-t-il alors qu'il se mettait sur ses pieds et se dirigeait vers le passage.
« Salazar, que faites-vous ? » lui lança Harry. Sa mâchoire s'était serrée de colère en apprenant ce que ses camarades et le personnel de l'école subissaient chaque jour.
Le Fondateur s'arrêta, la main posée sur la poignée de la porte entrebâillée. « Je pars chasser ces monstres de mon école » dit-il, ses yeux s'illuminant d'une colère froide.
« Ils reviendront et diront à Vous-Savez-Qui que nous sommes ici ! » s'exclama Hermione en se mettant debout.
« Alors je m'occuperais d'eux avant qu'ils ne puissent quitter l'école » dit simplement Salazar avant de disparaître dans le passage.
« Que va-t-il faire, les tuer ? » s'inquiéta Ron alors que Harry se levait à son tour.
« Oui, je pense qu'il va le faire » affirma ce dernier en se lançant à la poursuite du Fondateur. « Salazar ! » appela-t-il tandis qu'il courrait pour rattraper son retard. Dès qu'il l'aperçut, il accéléra le pas et lui attrapa le bras pour l'arrêter. « Écoutez, tout le monde est révolté par ce qu'il se passe ici, mais s'ils nous voient, cela risque de l'alerter, lui. Et il saura que nous sommes à Poudlard. »
Serpentard fixa sur l'adolescent des yeux qui semblaient miroiter d'une eau glaciale. « Je ne vais pas rester là pendant que mes élèves sont torturés par leurs professeurs » cracha-t-il.
« Mais ce ne sont pas vos élèves » intervint doucement Hermione alors que Ron et elle les avaient rejoints.
« Ils sont dans mon école- ce sont donc mes élèves » riposta le Fondateur. « Tu ne m'arrêteras pas »ajouta-t-il à l'adresse de Harry alors que le garçon ouvrait la bouche. « Je comprends la situation délicate dans laquelle nous sommes, mais je ne resterais pas ici les bras croisés pendant que ceux qui recherchent la sécurité entre ces murs que j'ai aidés à construire sont en train de souffrir. Je ne peux pas. S'il apprend que tu te trouves ici, à Poudlard, alors nous le combattrons ici, là où seuls les sorciers doivent se trouver. »
« Allons-y alors » fit Ron avec un regain de courage.
« Attendez ! » s'exclama Hermione avant de tourner la tête et d'appeler : »Dobby ? »
« Miss Hermione ? » répondit l'elfe, apparaissant à ses pieds et levant ses grands yeux vers elle.
« Pourrais-tu, toi et les autres elfes de maison, vous assurer que personne ne quitte les lieux ? »
« Dobby le fera ! » lui assura Dobby avant de partir.
« Une excellente idée » approuva Serpentard avant de dégager son bras de la poigne de Harry. « Allons-y. »
Aucun des trois adolescents ne protesta cette fois-ci et ils emboîtèrent tous le pas au puissant Fondateur comme si c'était naturel. Ils ne rencontrèrent aucun obstacle dans les couloirs, bien que les portraits se déchaînèrent lorsqu'ils les aperçurent tous les quatre. Leurs chuchotements surexcités les suivirent du septième étage au hall d'entrée.
A l'extérieur des portes closes de la Grande Salle, Serpentard s'immobilisa et regarda les élèves. Ils semblaient tous déterminés, même s'il y avait une lueur de peur dans les yeux de Hermione, tandis que la colère enflammait ceux de Ron. « Harry et Ron, restez à l'extérieur de ces portes et gardez un œil sur les élèves qui voudraient s'enfuir. Hermione, juste au coin de ce hall, il y une porte de secours, tu la garderas pour moi. »
« Et on les stupéfie simplement » ajouta Harry au jetant un coup d'œil appuyé à Ron. « Peu importe leur maison ou nos sentiments personnels à leur égard. »
Son ami lâcha un grognement, mais sa colère retomba devant le regard insistant de Harry. « Ouais, ouais, je sais » dit-il finalement pendant que Hermione allait se poster dans un coin du hall.
« Tu arriveras à te débrouiller tout seul ? » demanda Harry à Salazar sans remarquer qu'il était passé du vouvoiement au tutoiement.
Le Fondateur toucha son épée avec un sourire qui en disait long « Je suis plus que capable de m'occuper de ces Mangemorts. Et si, pour une raison ou pour une autre, j'ai besoin d'aide, j'ai confiance en toi et je sais que Ron se précipiterait à mon secours comme n'importe quel lion. »
« Aucun Gryffondor ne sauverait un Serperntard » déclara Ron.
Harry roula des yeux. « Même quand ce Serpentard risque sa vie pour sauver des Gryffondor ? »
« Oh. Et bien, alors...euh...oui, je suppose. »
Salazar Serpentard renifla puis agita sa baguette en direction des doubles portes. Celles-ci s'ouvrirent dans un grincement sinistre. Laissant Harry et Ron devant les portes, le puissant sorcier s'avança dans la Grande Salle, sa baguette en main prêt à en découdre.
Severus Rogue se leva en premier et fit en geste en direction des Carrow qui pointèrent aussitôt leurs baguettes vers l'intrus. « Dites votre nom et votre but » ordonna le Directeur d'une voix froide.
Avant que Serpentard ne puisse répondre, le fantôme d'une femme surgit à travers l'un des murs de la Grande Salle et flotta jusqu'à la table des Serdaigle. Elle se figea brusquement en apercevant l'homme au centre de la pièce. « Salazar ? » lâcha-t-elle dans un souffle.
Le Fondateur cligna des yeux. « Héléna ? » Il secoua la tête. « Nous parlerons plus tard » ajouta-t-il et elle acquiesça en silence. « Mon nom » articula-il d''une voix suffisamment forte pour que tout le monde l'entende « est Salazar Serpentard et je suis là pour faire partir de mon école les serviteurs de mon soi-disant héritier.»
Un silence abasourdi suivit ses paroles jusqu'à ce que les deux Carrow se lèvent et assènent d'une seule et même voix : « Menteur ! »
« Asseyez-vous ! » siffla Salazar Serpentard, se disant que si cela avait marché sur les Rafleurs, Narcissa et Bellatrix, cela marcherait probablement sur ces deux là.
Les deux Mangemorts se figèrent et de nombreux élèves s'éloignèrent de Serpentard, le craignant bien plus que lorsqu'il avait prononcé son nom. Une expression de surprise passa sur le visage de Severus Rogue avant qu'il ne se reprenne et lâche avec froideur : « Qui nous dit que tu n'es pas Potter s'amusant à un jeu ridicule ? »
« Je suis juste là, Rogue » l'interpella Harry depuis les portes du hall, les bras croisés sur sa poitrine.
« L'idée était que tu restes hors de vue pendant que ses sbires étaient à l'école » le réprimanda Serpentard.
Harry leva un sourcil. « Parce qu'il ne serait pas venu en apprenant que tu étais là ? »
« Il ne veut pas de moi, mort. »
« Pas encore. »
« Serpentard ! » l'avertit tout à coup Ginny de la table des Gryffondor. Le Fondateur se retourna vers la table principale où Amycus Carrow levait sa baguette, jetant le sortilège de la Mort.
Serpentard tira son épée de son fourreau et la dressa devant lui, laissant le sort se dissiper contre l'arme. Dès que le sort eût disparu, Serpentard tourna sa baguette vers le Mangemort et siffla sans aucune pitié : »Avada Kedavra »
Amycus Carrow reçut le sortilège de plein fouet et s'écroula sur la table, raide mort.
Sa sœur lâcha un cri de rage et bondit par-dessus la table, esquivant la main de Rogue, et se précipitant vers Serpentard. Celui-ci lui perça le cœur de la pointe de son épée et regarda la lumière quitter les yeux de la femme. Froidement, il repoussa son cadavre qui tomba à terre. Il sentit un mouvement provenir de sa gauche, mais deux flash de lumière lui indiquèrent que Ron et Harry avaient pris les choses en main.
Salazar Serpentard croisa les iris sombres du directeur, entouré des baguettes des autres professeurs. « N'as-tu pas l'intention de te battre ? »
« Il est trop lâche ! » cracha Harry, venant se placer à côté du Fondateur.
Les yeux de Rogue flamboyèrent de colère et sa main se contracta, comme si elle hésitait à prendre sa baguette, mais il n'émit aucun commentaire aux paroles du garçon, à la place il déclara froidement : « Je sais quand une bataille est perdue. »
« Co- »
« Harry » interrompit Serpentard. Lorsque l'adolescent lui lança un regard noir, il siffla : « Seuls les lâches continuent d'insulter celui qui s'est rendu. »
Harry détourna les yeux, fronçant les sourcils, mais ne disant rien de plus qui aurait contrarié le Directeur.
Serpentard leva la tête vers la table des professeurs, où une femme plus âgée et vêtue de vert récupérait la baguette de Rogue. « Vous êtes les directeurs des Maisons, n'est-ce pas ? » fit-il à la femme qui tenait la baguette du directeur, à un homme bedonnant engoncé dans une robe en velours, à une petite femme rondelette et à un petit homme aux cheveux blancs. Tous les quatre hochèrent la tête. « Veillez à ce que les élèves rejoignent leurs dortoirs, ensuite nous irons dans le bureau du directeur. »
« Et en ce qui concerne les élèves qui sont aux ordres de Vous-Savez-Qui ? » s'enquit l'homme bedonnant, les yeux rivés sur la table des Serpentard. Un pli inquiet barrait son front.
« On va s'en occuper » lui assura le Fondateur avant de pivoter vers Harry. « Trouve Hermione et Ron, on pourra se retrouver à l'extérieur du bureau du directeur ? »
« Ok. Je pourrais aussi m'assurer que Dobby et les autres elfes empêchent les hiboux de transporter des messages ? »
« Je suis sûr qu'il le sait déjà, mais mieux vaut en être sûr » approuva Serpentard.
Harry acquiesça puis fit un signe de la main vers Ron, lui montrant Hermione. Le rouquin inclina la tête avant de disparaître et Harry se dirigea vers la porte, évitant un professeur et souriant à des camarades qui appelaient son nom.
Voilà pour ce chapitre :)
Si vous voulez rejoindre le fanclub de Salazar, dites-le par review, je lui transmettrais le message !
Si vous voulez lui déclarer votre flamme, vous pouvez aussi le faire, mais couvrez vos arrières, on ne sait jamais...
Et enfin, si vous voulez vous initier à l'épée avec notre Fondateur préféré c'est dix gallions le cours, avec une promotion de -5% pour les Serpentard ! Bah oui, on est des privilégiés c'est normal :P
