Salut les gens :) voici un nouveau chapitre, tout beau et tout chaud.
Un gros merci à toutes celles qui m'ont laissée une review !
Bonne lecture !
Pendant ce temps là, Salazar Serpentard fit disparaître discrètement le cadavre qui était à sa pieds. Il nettoya également sa lame avant de la ranger et de passer devant des élèves qui montaient rejoindre la table des professeurs. Quelques enseignants étaient partis aider les Directeurs des Maisons, chacun essayant d'envoyer leurs élèves dans leurs dortoirs respectifs. Deux sorcières aux visages sévères étaient chargées de surveiller Severus Rogue, lequel se contentait de garder un visage impénétrable, ses yeux perçants détaillant chaque mouvement qui se passait autour de lui.
Serpentard s'occupa également du corps de l'autre Carrow une fois qu'il atteignit la table centrale et regarda les deux sorcières. « Pardonnez-moi, mais j'ai bien peur de ne connaître le nom de personne... »
« Je suis Irma Pince, la bibliothécaire » se présenta la femme la plus mince d'une voix sèche.
« Poppy Pomfresh » enchaîna l'autre femme en lissant une main sur son tablier. « Je suis l'infirmière de l'école. Et voici Severus Rogue. Je doute que Monsieur Potter et ses amis aient pris le soin de faire les présentations. »
« Non, en effet. Ron et Harry préfèrent salir son nom dans la boue et Hermione évite le sujet autant que possible » répondit le Fondateur, observant l'impassible Directeur. Ou plutôt ex-Directeur. Il reporta son attention sur les deux sorcières. « Poppy, je crois que Harry et Ron ont peut-être jeté quelques sorts d'étourdissement sur des Serpentard, et je ne suis pas sûr que quelqu'un ait pensé à vérifier leur état. »
« Je vais m'en charger »
« Irma, avez-vous l'intention de nous rejoindre dans le bureau du directeur ? »
La bibliothécaire déclina de la tête. « Je vous remercie, mais non, je ne pense m'y rendre. Si vous vous occupez de Severus, alors il ne me reste plus qu'à rejoindre mes quartiers. »
« Très bien, je m'en charge. »
La sorcière lui adressa un signe de tête en remerciement et s'éloigna, prenant soin de contourner l'endroit où avait été tué Alecto Carrow bien que le corps ne soit plus là.
Serpentard considéra Rogue durant d'interminables minutes avant de lâcher : « J'aurais quelques questions pour toi que je préfère ne pas poser devant les élèves. »
Severus Rogue se contenta d'un hochement de tête glacial et suivit les pas du Fondateurs qui se dirigeait vers la sortie. Les trois adolescents étaient partis, s'étant s'en doute rendus à la Salle sur Demande prendre des nouvelles de leurs amis. Rogue et Serpentard arpentèrent les couloirs de Poudlard, le bruit des élèves courant vers leurs dortoirs leur parvenait en écho au-dessus de leurs têtes. Le Fondateur réussit à éviter les élèves, néanmoins Harry, Ron et Hermione étaient déjà revenus, l'attendant adossés contre un mur près d'une gargouille.
« Laisse-nous passer » ordonna Salazar Serpentard à la gargouille de pierre. Celle-ci tourna sur elle-même, révélant un escalier en colimaçon.
« Pourquoi n'avez-vous pas agi comme avec les Carrow ? » se plaignit Ron alors que Serpentard faisant signe à l'ex-Directeur de passer devant.
« Je ne tue pas un homme qui s'est rendu » déclara le Fondateur. « Et j'aurais quelques questions à lui poser, et je doute que les autres professeurs auraient pu y répondre. »
Dès que Serpentard pénétra dans le bureau, une voix l'interpella : « Enfin Salazar, te voilà ! Nous nous demandions tous où tu étais passé. »
Le Fondateur tourna la tête et lança un regard noir en direction de l'objet qui venait de parler, ignorant les portraits qui murmuraient au-dessus d'eux et l'expression étonnée qui traversa le visage de Rogue. « Compte tenu de ce que m'a balancé Godric, ce n'est pas une surprise. Peut-être voudrait-il encore me dire quelques mots sur mon anormalité ? »
« Salazar... » voulut le calmer Harry alors que Hermione laissait échapper un gémissement.
Le Choixpeau soupira. « Je pense que Godric voulait s'excuser, mais il a peut-être menti à ce sujet pour savoir si quelqu'un savait où tu avais disparu » admit-il. « Il a été...un peu difficile après ton départ. »
« Godric a toujours été difficile » rétorqua le Serpentard, puis il esquissa un geste impatient de la main. « Mais peu importe, toi et moi, nous devons parler de la façon dont tu tries les élèves. » Il décocha au Choixpeau un regard froid.
Le Choixpeau eut un rire moqueur. « Tu te plains, alors qu'au fond tu veux simplement Harry dans ta maison. Admet-le ! »
« Je veux que les élèves soient répartis dans les Maisons auxquelles ils doivent appartenir, pas à celles qui sont à leurs goûts ! » s'irrita le Fondateur. « On ne t'a jamais dit de leur donner le choix, juste de les trier, pièce de vêtement inutile ! »
« Mais quand je le fais, ils se plaignent » gémit le Choixpeau. « As-tu déjà entendu des gamins de onze ans se plaindre parce qu'ils n'étaient pas dans la Maison qu'ils voulaient ? »
« Si »avoua le Fondateur. « Un nombre incalculable de fois. »
Hermione toussota. « Salazar, peut-être que vous pourriez remettre cette discussion à plus tard ? » suggéra-t-elle pendant que Ron et Harry se retenaient à grande peine d'éclater de rire.
Le Fondateur se racla la gorge, mal à l'aise. « Oui, bien sûr. » Il fusilla du regard le Choixpeau. « Nous parlerons de tout ça une autre fois. » Des éclats de rire retentirent dans le bureau. « Harry et Ron, fermez-la, voulez-vous ? »
« Désolé, Salazar » fit Harry qui reprenait son souffle. « C'est juste que tu te disputes avec un chapeau. »
Le Fondateur préféra ignorer l'adolescent et reporter son attention sur Severus Rogue qui l'observait avec des yeux méfiants. « Severus, je me demandais si tu pouvais me dire où était l'épée de Godric, la vraie » précisa-t-il comme l'ex-directeur ouvrait la bouche. « Et non celle qui se trouvait dans le coffre de Bellatrix. »
« Qu'est-ce qui vous fait penser que Rogue le sait ? » questionna Ron s'asseyant sur une des chaises que Hermione venait d'invoquer pour chacun d'eux.
« Bellatrix a dit à Salazar que c'était Rogue qui avait placé l'épée dans sa chambre forte » expliqua Harry.
« Pourquoi pensez-vous que c'est une fausse ? » demanda Rogue d'un ton doucereux.
« Je connais l'épée de Godric et je peux t'assurer que celle-ci n'est une réplique...Alors, la vraie ? »
« Je ne sais pas où elle est. »
« Ne teste pas ma patience, mon garçon » l'avertit Serpentard . Ron voulut répliquer quelque chose mais le Fondateur le fit taire d'un geste de la main. Hermione donna un coup de coude à Ron et secoua la tête quand celui-ci lui envoya un regard blessé.
Le visage de Rogue s'assombrit à l'expression « mon garçon », mais il désigna l'un des portraits du menton. « Demandez donc à Dumbledore. »
Les trois adolescents se redressèrent simultanément et écarquillèrent les yeux en voyant un vieil homme familier leur sourire dans un cadre. « Bonjour » leur dit-il.
Serpentard remarqua sans mal la lueur de tristesse qui passa dans leurs yeux face au portrait du vieil homme. « Harry » appela-t-il et le garçon le regarda. « C'est à toi de jouer. »
« Merci, Salazar » répondit l'adolescent et il se leva pour marcher vers le portrait. « Monsieur » salua-t-il d'une voix enrouée par le chagrin.
« Harry, mon garçon » répondit Dumbledore. « Comment se déroulent vos recherches ? »
Harry eut un sourire triste. « Il ne reste plus que Nagini et lui désormais. »
Dumbledore cligna des yeux de surprise. « Vraiment ? Vous avez trouvé tous les autres ? »
Harry acquiesça. « La coupe était dans la chambre forte de Bellatrix, avec la fausse épée, et le diadème de Serdaigle dans la Salle sur Demande. Salazar les a trouvés pour nous. » Il marqua une pause, puis releva quelques mèches de son front. « Et mon horcruxe n'est plus là. »
Rogue laissa échapper une exclamation de stupeur, faisant retourner Salazar et les trois adolescents qui le toisèrent avec méfiance.
« Harry » commença Dumbledore. « Comment l'as-tu découvert et comment l'as-tu retiré sans avoir affaire à Tom ? »
« Je reconnais un horcruxe lorsque j'en vois un, peu importe son réceptacle » fit le Fondateur qui observait toujours Rogue avec un regard scrutateur. Les yeux du Mangemort s'étaient élargis au mot « horcruxe. « Qui est « Tom » ? » interrogea Salazar Serpentard, jetant un bref coup d'œil à Harry avant de tourner son attention sur Rogue.
« Tom Jedusor » développa Harry. « C'est le prénom et le nom de naissance de Vous-Savez-Qui. Il les déteste, il pense que ce sont des noms communs et moldus, parce qu'ils les partagent avec son père. »
Serpentard renifla. « Effectivement » Il tourna la tête vers Dumbledore, car Rogue semblait avoir repris son sang-froid. « Mon héritier supposé n'était pas obligé d'enlever l'horcruxe, le sortilège de la mort aurait suffi. J'ai focalisé le sort sur la représentation physique de l'horcruxe : la cicatrice. Le sort n'a donc jamais touché Harry."
Celui-ci hocha la tête. « A part un léger mal de tête, je n'ai pas été affecté. »
« Je vois... »
« Dumbledore, pouvez-vous éclaircir un mystère pour moi ? » demanda Serpentard tandis que des professeurs commençaient à apparaître sur le pallier du bureau.
Albus Dumbledore esquissa un sourire. « Certainement. »
« Pourquoi un homme loyal à son héritier supposé irait-il mettre une copie de l'épée de Godric dans la chambre forte de l'un de ses semblables ? » Serpentard eut un rictus sardonique comme le visage de Rogue se crispait. « Plus important encore, pourquoi ce même homme ferait-il des efforts pour protéger les élèves, le corps enseignant, et les elfes de maison de mon école alors que son maître se moque bien de leur santé ou de leur bien être ? »
Un silence abasourdi suivit ses paroles alors que les adolescents et les professeurs digéraient ce qu'ils venaient d'entendre. Severus Rogue, raide comme un piquet, ne prononçait pas un mot.
Finalement Harry rompit le silence. « Je l'ai vu tuer Dumbledore, Salazar. »
Rogue leva ses yeux sombres vers le portrait de Dumbledore et celui-ci soupira. « C'était sur mon ordre, mon garçon. J'étais en train de mourir, à cause de la malédiction qui était en train de ronger ma main et mon corps par la même occasion. Mieux valait que Severus mette fin à ma vie, plutôt que Bellatrix ou Fenrir Greyback. »
« Albus » souffla la femme à la robe verte comme elle s'avançait d'un pas vif vers le portrait. « Alors, c'est vrai, il n'est pas un traître ? »
Dumbledore acquiesça avec un sourire triste. « Oui, c'est vrai, Minerva, il ne l'est pas. »
« Mais il a coupé l'oreille de George ! » protesta Ron en se mettant debout et en toisant Rogue avec colère. « Et ne me dites pas que ça c'était prévu ! »
« C'était un accident » se défendit Rogue. « Je ne visais pas Mr. Weasley. »
« Ah oui ! Un accident, hein ! » cracha le rouquin. « C'est n'imp- »
« Ron, non ! » cria Hermione, attrapant son bras alors qu'il tirait sa baguette de sa poche.
« Expelliarmus ! » entonna Harry, récupérant la baguette de Ron comme elle volait à travers la pièce.
« Harry ! » s'exclama son ami, le visage furieux.
« Ron » intervint calmement Serpentard. « Tu vas cesser ces bêtises et t'asseoir, ou bien je te bannis de ta tour. »
« Il a coupé l'oreille de mon frère ! » insista Ron, se tournant vers le Fondateur, les yeux emplis de fureur.
« Et que comptes-tu faire pour lui en retour ? Couper son oreille ? Et si tu le manques et que tu lui coupes la tête ? » rétorqua Serpentard. Le rouquin blêmit et baissa les yeux. « Assis-toi » ordonna le sorcier plus âgé. Alors que Ron se laissait tomber sur sa chaise, les traits pâles, Serpentard regarda les professeurs regroupés en haut des escaliers. « S'il vous plaît, installez-vous, je suis sûr que vous aurez votre part de questions, tout comme moi. Pour l'instant, nous devons d'abord décider comment gérer les élèves, au vu de la situation actuelle. Vous pourriez peut-être aussi rendre sa baguette à Severus ? »
Alors que les professeurs avançaient dans la pièce, invoquant des chaises pour s'asseoir, Serpentard rejoignit Harry averti par Dumbledore : « Elle a été infusée par du venin de basilic quand tu te trouvais dans la Chambre des secrets, alors utilise-la avec précaution. »
« Oui, monsieur » promit Harry avant de glisser le portrait et de sortir l'épée dissimulée dans une cavité derrière.
« Je peux ? » demanda le Fondateur, une fois le portrait remis à sa place. Le garçon lui remit l'épée sans poser de questions. Serpentard détailla l'arme avec ses yeux perçants durant un long moment avant de se tourner vers le Choixpeau. « Qui a lancé la Malédiction du Rappel sur cette épée? »
« Helga » répondit le Choixpeau. « Après la mort de Godric, les gobelins ont exigé que l'épée leur revenait, en insistant sur le fait qu'elle avait été volée ou quelque chose de ce genre là. »
« Évidemment » rétorqua sèchement le Fondateur. « Rowena nous avait prévenu que cela arriverait, peu importe ce qu'a dit Ragnuk quand il a donné l'arme à Godric. » Il secoua la tête et invoqua un fourreau pour l'épée puis la rendit à Harry. « Il est écrit que l'épée reviendra au Choixpeau, à moins d'être possédé par un humain que Godric aurait jugé digne de manier. La véritable épée n'aurait donc jamais pu rester dans le coffre de Bellatrix. »
« Alors, elle restera avec moi ? » demanda doucement Harry.
« Tant que tu te battras pour protéger le monde magique, oui » acquiesça Serpentard. « Prend garde cependant. Ne l'utilise que lorsque tu veux tuer, car cette lame injectera du venin de basilic à ton adversaire. »
Harry observa la lame d'un œil incertain. « Peut-être que je devrais plutôt me servir de la réplique. »
Serpentard arqua un sourcil dédaigneux. « Cette lame est bien meilleure que n'importe quelle lame que je pourrais t'acheter. Et puis je ne sais même pas si cette épée m'accepterait... »
« Et pourquoi pas ? Oh ! » s'exclama Harry avant que ses lèvres ne se tordent en une grimace. « Gryffondor était vraiment un imbécile, pas vrai ? »
Serpentard ricana. « Disons que c'était par moment. Allons, à présent, mettons de l'ordre dans tout ça puis allons dormir. »
Harry retourna s'asseoir et ils s'installèrent pour trois heures de discussion, celle-ci débuta avec Salazar qui assura à Ron, Hermione et Harry ainsi qu'aux professeurs qu'il ne voulait rien à voir avec Voldemort et ses plans de conquête. Ensuite, ils essayèrent de mettre au point un plan pour savoir quoi faire quand Voldemort arriverait à Poudlard. Serpentard était certain qu'il pourrait garder l'école à l'abri des Mangemorts et il promit de changer le mot de passe de la Chambre des secrets afin qu'elle protège les élèves les plus jeunes. Les adolescents firent connaître à tout le monde le passage secret relié à la Cabane Hurlante et Minerva McGonagall envoya un message au reste de l'Ordre, leur disant de se réunir à Poudlard.
Quant à ceux qui tentaient d'avertir les Mangemorts du changement de directeur, Dobby et les autres elfes de maison furent chargés de continuer à surveiller les élèves qui voulaient envoyer des hiboux à toute personne liée aux Mangemorts. Severus Rogue envoyait toujours des rapports à ses complices à l'extérieur, espérant les empêcher d'avertir Voldemort. Harry lui suggéra de dire de manière sous-entendu que Salazar était sur place mais du même côté que son héritier. Cela éviterait les interrogations sur le fait qu'il y avait moins de contact avec ceux qui étaient en dehors de l'école.
Une fois ces choses là réglées, ils se tournèrent vers les cours. Ils convinrent, après une discussion mouvementée, que les cours reprendraient le jour suivant, avec le retour de Rogue au poste de Défense contre les Forces du mal et l'abandon des études moldues pour le reste de l'année. Salazar Serpentard occuperait les fonctions de directeur, tandis que Minerva McGonagall continuerait à être la sous-directrice. Harry, Ron et Hermione iraient à nouveau en classe- à la grande horreur de Ron, à la tristesse de Harry et à la joie de Hermione. Tout cela serait expliqué aux élèves au petit-déjeuner le lendemain matin.
Serpentard les congédia quand il sentit que tout avait été réglé et resta assis pendant que le reste des sorciers se dispersait. Severus Rogue se retira dans sa chambre et Minerva McGongall s'arrêta pour leur transmettre le mot de passe de la salle commune des Gryffondor avant de partir à son tour.
Harry fit signe à ses amis de suivre le groupe, voulant parler au Fondateur.
Serpentard leva les yeux vers lui quand il le vit, lui adressant un sourire. « Qui y-a-t-il, Harry ? »
« J'aimerais essayer la divination pour trouver Vol- désolé, Vous-Savez-Qui, avant de me rendre au dortoir. Et peut-être aussi Nagini, tant qu'on y est. »
Serpentard approuva de la tête tout en sortant son miroir. « J'aimerais que tu restes à l'école ce soir et demain, les élèves pourraient apprécier de revoir ton visage. »
Harry afficha un sourire narquois « Tu veux dire qu'ils auraient davantage confiance en toi, si je montre que je te fais confiance » répondit-il, faisant signe à une chaise de se déplacer à côté du sorcier plus âge et il s'assit dessus. « Oui, d'accord, pourquoi pas. De toute façon je peux au moins attendre jusqu'à samedi avant de traquer Nagini. »
« Tu ne manqueras aucune classe comme ça » renchérit le Fondateur en lui tendant son miroir.
« Parfois j'oublie que tu a été professeur » commenta Harry avec une grimace, faisant rire le Fondateur. « Comment puis-je utiliser la divination du présent alors ? »
« Ce n'est pas difficile » lui promit l'homme. « Concentre simplement toutes tes pensées sur ce que tu veux trouver. Ne t'attends pas forcément à être dans un endroit ou avec quelqu'un en particulier, concentre-toi uniquement sur l'objet ou la personne elle-même. »
Harry lui fit signe qu'il avait compris, focalisant ses pensées sur Voldemort, c'est à dire un homme froid, indifférent, effrayé par la mort et cherchant quelque chose. A moins, se dit-il qu'il ne l'ait déjà trouvé. Il baissa les yeux vers le miroir et laissa échapper un petit : « Oh !alors qu'une image prenait forme sous ses yeux. Il lui fallut un moment pour comprendre ce qu'il se passait, puis il finit par révéler:"Il vole à nouveau, mais je ne peux pas dire s'il cherche toujours ce voleur blond ou s'il se dirige par ici."
La voix de Dumbledore l'interrompit« Un voleur blond ? »
Harry se retourna et répondit : « Ouais, Vous-Savez-Qui est allé voir Gregorovitch, désirant quelque chose, mais Gregorovitch lui dit que cela avait été volé il y a longtemps. J'ai pu voir une vague image de son visage. » Un pli pensif barra son front. « Il m'était familier. »
« Avait-il des cheveux blonds et bouclés ? » demanda Dumbledore, une lueur étrange brillant derrière ses lunettes en demi-lune.
« Oui, mais comment le savez-vous ? »
« Parce que je l'ai connu. Il s'agit sans doute de Gellert Grindelwald que Tom recherche. Il a volé la baguette de Gregorovitch. »
« Mais qu'a-t-elle de si spécial cette baguette ? Je veux dire pourquoi Vol-, Vous-Savez-Qui- »
« Appelle-le Tom mon garçon » lui suggéra Dumbledore en souriant. « Il n'y a pas de Tabou sur ce nom. »
« Oui, bon, d'accord. Pourquoi Tom désire-t-il autant cette baguette ? Je comprends qu'il veuille une baguette qui puisse battre la mienne, mais ce n'est qu'une baguette non ? »
Dumbledore secoua la tête « C'est plus complexe que ça. Comme je te l'ai déjà expliqué, ta baguette et celle de Tom partagent un cœur similaire, ce qui les empêche de se battre l'une contre l'autre. »
« Oui, mais lorsque nous nous sommes affrontés quand j'ai quitté ma famille, il avait une autre baguette qui s'est brisée face à la mienne. »
« Je pense que j'ai une explication » lui dit l'ancien directeur avec un regard pétillant. « Quand tu as rencontré Ollivander pour la première fois, celui-ci t'a dit que c'est la baguette qui choisit son sorcier n'est-ce pas ? » Harry acquiesça. « C'est vrai, y compris pour les baguettes appartenant à un autre sorcier. Elles choisissent à qui elles veulent prêter allégeance, et elles ne fonctionneront jamais aussi bien que la baguette qui t'a choisi en premier. »
« Attendez » le coupa Harry, éberlué. « Vous voulez dire que les baguettes ont une conscience ? »
« C'est le vrai pouvoir de la magie » révéla Serpentard. « Elle dote de conscience même les objets les plus banals. Tu l'as bien vu avec le Choixpeau. »
« C'est un excellent exemple » approuva Dumbledore. « Je crois que la baguette que Tom a empruntée ne l'a pas reconnu comme son porteur. Elle n'a donc pas été aussi forte que ta baguette qui, elle, t'a choisi et a finalement gagné. »
« C'est logique, je suppose. Mais alors pourquoi Tom cherche-t-il une baguette en particulier ? »
« Nombre de légendes circulent autour de cette baguette. On l'a surnommée le Bâton de la Mort, parce qu'elle aurait été fabriquée par la Mort elle-même. Elle changeait fréquemment de porteurs. Beaucoup de sorciers se sont entre-tués dans le but d'obtenir son pouvoir. Elle a aussi pour nom « Baguette de la Destinée » ou encore « Baguette de Sambucus. » C'est la baguette la plus puissante au monde. »
« Je vois » souffla Harry, comprenant ce que cela impliquait. « Tom aurait apprécié ça évidemment...Et donc, c'est Grindelwald qui l'aurait eu entre ses mains la dernière fois ? »
« Je l'ai eu en dernier » corrigea Dumbledore.
Harry cligna des yeux plusieurs fois, lâchant un juron sans s'en rendre compte.
« En conséquent, il faut se demander qui cette baguette a-t-elle choisi » déclara Serpentard. « Si Severus vous a tué sur votre ordre, alors il n'est pas un porteur acceptable. »
Dumbledore lâcha un soupir. « Je me suis maintes fois posé la question » admit-il. « Et il n'y a aucun moyen de vérifier, à moins que Severus ne tente de l'utiliser, mais il a refusé. »
"Qui d'autre que Rogue aurait-elle choisi ? » demanda Harry.
« Le professeur Rogue, Harry » corrigea Dumbledore.
« Oui, oui, bon » Harry fit un geste impatient de la main.
« Le jeune Mr Malefoy, je pense » proposa Dumbledore. « Après tout il m'a désarmé quant que Severus n'arrive. »
Harry se frotta le menton. « Effectivement. Cela pourrait être problématique dans ce cas. »
« Pas nécessairement » Albus Dumbledore n'était pas d'accord « mais je suppose que seul le temps le dira. »
Ils restèrent silencieux de longues minutes avant que Harry ne demande : « Si Tom mettait la main sur cette baguette, pourrait-il vaincre la mienne ? »
« Je ne sais pas » admit Dumbledore. « Si la baguette ne l'accepte pas comme son maître, j'en doute, mais s'il parvient à gagner sa loyauté, il est très probable qu'il puisse te vaincre. »
« Une autre excellente raison pour toi d'apprendre à manier l'épée » insista Serpentard. « Les sorciers d'aujourd'hui mettent trop l'accent sur la magie et pas assez sur les attaques physiques. »
Les yeux de Dumbledore pétillèrent de malice. « Nous voici fixés. Tu as l'intention d'apprendre à manier l'épée de Gryffondor à Harry, n'est-ce pas ?»
« On va essayer » fit le Fondateur tandis que Harry gémissait. « Ce qui me fait d'ailleurs penser : Chaque soir après le dîner, je veux que tu viennes me voir dans la Salle sur Demande pour que tu puisses t'entraîner. »
« Très bien » consentit Harry.
« Je pense que je devrais au moins être capable de t'apprendre comment ne pas te couper avec cette lame » ajouta l'homme en jetant un coup d'œil à une horloge qui pendait au-dessus de la porte. « Il se fait tard, voyons si nous arrivons à trouver ce serpent avec le miroir. »
Harry hocha la tête, soulevant le miroir et concentrant ses pensées sur le grand serpent. Après quelques minutes, une image se forma: elle ne représentait pas Nagini, mais une femme âgée qui se déplaçait dans ce qui devait être une maison. « Je ne vois pas Nagini » dit-il à Serpentard en fronçant les sourcils. « Juste une vieille femme. »
« Il se peut que tu sois trop fatigué. Retourne te coucher. On fera une nouvelle tentative demain. »
« D'accord. » Harry se redressa et lui tendit le miroir. « Tiens. »
Le Fondateur refusa d'un geste de la tête. « Garde-le, j'ai l'impression que tu as bien plus de scrupules que moi. Et comme ça, tu n'auras pas à me le demander chaque fois. Simplement- » Il afficha un sourire malicieux « Évite de t'en servir en cours trop souvent, hum ? »
Harry se mit à rire. « Je vais faire de mon mieux. Bonne nuit, Salazar, monsieur, » ajouta-t-il à l'adresse du portrait de Dumbledore.
« Bonne nuit mon garçon » répondit ce dernier.
« Bonne nuit, Harry » dit Serpentard, puis il fit disparaître les chaises supplémentaires qui avaient été abandonnées dans le bureau.
« Alors » lâcha tout à coup le Choixpeau d'un ton moqueur. « Suis-je toujours une pièce de vêtement inutile ? »
Serpentard lui lança un regard froid. « Non, à présent, tu n'es qu'un bout de tissu rapiécé. Je vais aller me coucher et demain, je t'apprendrais avec joie combien tu es inutile, si c'est vraiment ce que tu veux ? » Puis il se retourna et rejoignit la chambre attenante, en ricanant.
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Le lendemain, la patience de tout le monde fut mise à rude épreuve. Serpentard reçut autant de regards méfiants que respectueux, et en même temps il faisait en sorte d'avoir la confiance des autres professeurs. Harry, Ron et Hermione durent plusieurs fois le défendre, car sa nouvelle fonction de direction fut souvent remise en question et cela n'empêcha pas les chuchotements de glisser dans leur sillage. Severus Rogue se retrouva confronté à la crainte et à l'incertitude, bien que la plupart des élèves se détendirent quand il suivit le programme des cours de Défense Contre les Forces du Mal de l'année, au lieu de leur apprendre des cours de magie noire.
En ce qui concerne les professeurs, ils trouvèrent leurs élèves plus indisciplinés que d'habitude alors qu'ils réapprenaient à enseigner sans avoir constamment la présence des Mangemorts dans leur dos. De multiples questions et rumeurs circulaient sur Serpentard. Etait-il digne de confiance ? Etait-il vraiment Salazar Serpentard le Fondateur ? Les professeurs tentaient de répondre tant bien que mal, ne serait-ce que pour avancer leur cours.
Harry, Ron et Hermione se remirent dans le bain avec difficulté. Ils avaient erré des mois à l'extérieur et redevenir des étudiants « normaux » était très dur. De nombreuses questions sur ce qu'ils avaient fait, où ils étaient, comment ils avaient fait pour survivre leur furent posées et c'étaient des questions auxquelles ils ne pouvaient répondre.
Ce fut au moment du déjeuner que quelqu'un remarqua que la cicatrice de Harry avait disparu. Et si ce quelqu'un, une élève de première année, n'avait pas crié aussi fort, les choses auraient pu continuer normalement. Mais la gamine insista en disant que Harry Potter n'était pas Harry, car sa cicatrice n'était plus là.
Les professeurs tentaient de calmer la panique qui montait dans la Grande Salle puis le premier sortilège fut lancé et Salazar dut se lever et clamer à haute voix : "Cela suffit ! Asseyez-vous !"
Dans la Grande Salle, les bancs se déplacèrent jusqu'aux élèves debout, les forçant à s'asseoir, et chaque élève se retrouva étroitement assis, incapable de bouger sa baguette.
Dans le silence qui s'ensuivit, Serpentard demanda : « Que se passe-t-il ? »
Six personnes de la table des Gryffondor et deux appartenant à Poufsouffle se mirent à parler en même temps jusqu'à ce que le Fondateur les fasse taire d'un geste de la main. Le silence revenu, il se tourna vers Hermione. « Hermione, s'il te plaît. »
« Demelza a remarqué que la cicatrice de Harry avait disparu » expliqua la jeune fille, semblant nullement dérangée par sa position inconfortable. « Elle a décidé que c'était un imposteur. »
« Ce n'est pas étonnant » murmura Serpentard. « Et compréhensible. »
« Mais ce n'est pas vrai ! »s'écria Ron, irrité. « Harry n'est pas un imposteur ! »
« Et comment savons-nous que tu n'es pas un imposteur aussi ?» lança l'un des Gryffondor d'une voix acide. « Vous avez disparu depuis des semaines. »
« Je me porte garant pour chacun d'eux ! » lança Ginny, jetant des regards d'avertissement aux autres élèves.
« Et moi aussi » intervint le professeur McGongall sur un ton dur.
De nombreux élèves se ratatinèrent sous le poids de son regard implacable, et, sentant que c'était le bon moment pour le faire, Serpentard ordonna silencieusement aux bancs de relâcher les élèves. Libérés, ils poussèrent tous des soupirs de soulagement.
« Quant à la cicatrice de Mr Potter » déclara-t-il. « c'est moi qui l'a lui ait ôtée. La Magie Noire imprégnait sa cicatrice à cause du sortilège qu'il a reçu quand il était bébé. En enlevant cette magie, la cicatrice a été enlevée. »
« Oh » lâchèrent les Gryffondor en écarquillant les yeux, puis ils plongèrent piteusement le nez dans leurs assiettes.
Serpentard lâcha un soupir et se rassit en se frottant le nez.
McGonagall et Slugorh revinrent à leur place et les conversations reprirent lentement leur cour dans la Grande Salle. Au moment où ils partaient rejoindre leurs cours de l'après-midi, c'est comme si rien ne s'était passé.
OoOoOoOo
« Je n'ai toujours pas réussi à trouver Nagini » dit Harry alors qu'il commençait des exercices d'échauffement.
« Et mon soi-disant héritier ? » s'enquit Serpentard.
« Il est toujours en train de voler. Je pense qu'il est arrivé quelque part, puis il est à nouveau reparti. »
« Bon. On verra ce qui ne va pas avec le serpent dès que l'on aura terminé avec cet entraînement ».
Après plus de heure et demi d'exercice avec la réplique de l'épée de Gryffondor – Serpentard n'allait pas laisser combattre Harry avec la vraie tant qu'il n'était pas absolument certain qu'il ne se coupe pas avec- les deux sorciers se retirèrent dans le bureau. Serpentard demanda à un elfe de maison du thé et des biscuits puis il s'installa sur une chaise à côté de Harry.
« Tu vois toujours cette vieille femme quand tu te sers de la divination ? » voulut savoir le Fondateur une fois que les gâteaux et les tasses de thé apparurent sur la table.
« Oui » confirma Harry. « Elle passe son temps dans cette maison. La plupart du temps elle reste au même endroit. »
« Et tu n'as rien remarqué de particulier dans cette maison ? »
Harry fronça les sourcils, le visage pensif, avant de secouer la tête. « Mise à part qu'elle est sombre et lugubre et qu'il y a une cheminée, non, rien du tout. »
Serpentard soupira. « Garde un œil sur elle. Tôt ou tard, tu trouveras ce qu'il se passe.
Harry acquiesça. Une fois son thé terminé, il souhaita une bonne nuit au Fondateur et rejoignit sa salle commune.
