Je vous souhaites de joyeuses fêtes de fin d'années ! Merci pour vos commentaires, ils me font vraiment plaisirs !
Je vous laisse avec le tout premier chapitre. Bonne lecture ! ^^
Disclamer : Les personnages et l'univers de Viewfinder appartiennent à Yamane Amano (sauf quelques autres personnages^^)
Chapitre 01
- Qu'est-ce que tu fous, Takaba ?! Rugit l'éditeur en chef debout face à lui. Encore que tu fasses la une des journaux pour l'histoire du stalker passe encore, mais là ! Te pointer en retard pour un évènement aussi important ! J'avoue que je ne comprends pas ! Heureusement que Mitarai était là pour les photos !
- Oui, je suis désolé… S'excusa le photographe en serrant les dents et fixant le sol.
Il avait horreur de se sentir comme un petit garçon qu'on réprimandait.
- Mais bon sang, qu'est-ce que t'as dans la tête ?! Si j'ai accepté de t'appeler pour tes services, c'est pas pour que tu te prélasses chez toi ! je veux des résultats !
Akihito se contenta d'acquiescer en regardant toujours ses pieds et serrant les poings. Son responsable soupira d'agacement en se laissant tomber sur son fauteuil qui grinça. Le jeune photographe risqua un œil vers lui. Il avait mis la main sur son front comme s'il réfléchissait.
- Takaba… Qu'est-ce que je vais faire de toi ? Si t'es pas capable de me montrer ce que tu vaux, je vais devoir prendre les sanctions qui s'imposent. Tu comprends ?
Le jeune homme blanchit sous ces mots. Non ! il allait quand même pas se débarrasser de lui comme ça ? C'était pas de sa faute s'il n'avait pas entendu son réveil ! C'était pas de sa faute si cet enfoiré de yakuza l'avait accaparé jusqu'à très tard dans la nuit… Bon d'accord, il y avait également pris son pied… Mais quand même ! Bordel… Qu'est-ce qu'il allait faire ? Ce métier représentait tout pour lui… C'était son rêve… On pouvait pas le lui enlever… Il était bon pour reprendre à zéro… Et ce pervers d'Asami qui allait encore se foutre de lui !
Au moment où Akihito sentit ses yeux piquer par la montée de larmes de rage tandis qu'il serrait son pantalon entre ses mains, l'éditeur en chef reprit la parole :
- Bon écoute. Je suis pas un homme méchant et on a tous des problèmes, on commet tous des erreurs. Et ça se répare si on s'y prend tôt. Takaba, je vais te donner une autre chance.
- C-C'est vrai ? S'exclama-t-il subitement en relevant immédiatement la tête avec de grands yeux interrogatif dont toute colère les avaient quitté.
- Oui, mais ce sera la dernière et je pense pas que ce sera facile. Tu es prévenu. Si tu échoues, tu ne t'en prendras qu'à toi-même. Bien, depuis quelques temps, des rumeurs circulent au sujet d'un trafic de femmes dans les alentours de Tokyo. Je veux que tu me choppes la tête de ce réseau de prostitution. Capiche ? Tu remets pas les pieds ici tant que t'as rien.
- Et on a des piste ? Demanda Akihito.
- Non, et c'est là que c'est délicat. Les flics n'arrivent pas à saisir la moindre info. C'est comme attraper de la fumer avec les mains selon eux.
- Et si j'ai rien, comment je fais pour trouver ce type ?! S'emporta Akihito.
- Hé ! Ce qui m'importe c'est le résultat, je m'en fous du comment ! Tu peux y aller !
Alors que le photographe allait protester, son responsable lui fit signe de s'en aller avec sa main.
En sortant du bureau de l'éditeur, il donna un coup de pied de rage contre une pauvre étagère qui n'avait rien demandé et dont la fonction était de supporter des dossiers. Une douleur fulgurante lui traversa le pied et la jambe. Sous l'impact, Akihito se recroquevilla sur lui-même en se tenant le pieds et en s'exclamant d'une manière dont un saint aurait bien du mal à pardonner.
- T'as pas fini de brailler ? Tu déranges tout le monde ! Y a des gens qui bossent ici.
Akihito leva la tête vers la voix qui lui avait parlé.
- Mitarai ! T'es venu te foutre de moi ?!
- Bof, t'as pas besoin que quelqu'un t'enfonce encore plus, t'es déjà assez bas…
- Enfoiré…
- Trêve de plaisanterie, pourquoi t'étais en retard ce matin ? Tu le savais pourtant que ça commençait à 9h15, fit Mitarai en proposant sa main à Akihito pour l'aider à se relever.
Le jeune homme, bien que surpris du geste amical de son collègue, repoussa la main et se releva tout seul.
- J'ai pas entendu mon réveil, point. Maintenant, je m'en vais j'ai du boulot !
Alors que le jeune photographe s'éclipsa, Mitarai le regardait prendre la porte de sortie :
- Je te l'ai déjà dit pourtant… T'es pas fait pour être reporter…
Fulminant, Akihito marchait d'un pas rapide dans la rue, ignorant tous les passants qu'il rencontrait. Bordel… Si il trouvait pas rapidement une piste il pourrait dire adieu à son travail ! Il était pas flic, comment trouver ce type ? Il était pas capable de faire une enquête ! Son travail consistait seulement à prendre des photos sur le moment… Capturer l'instant… Merde à la fin !
Sans s'en être véritablement rendu compte, le jeune homme s'était arrêté devant les vitrines d'un magasin d'antiquité. De vieux objets en bois et en fer y étaient exposés. Le photographe les regardait d'un air absent. Tout ça c'était la faute d'Asami… Akihito soupira en fermant. A force de penser comme ça, on allait le prendre pour un pleurnichard… Et c'est pas le yakuza qui le contredirait…
La pluie commença à tomber. Le jeune homme fut surpris du changement de météo, il n'avait pas remarqué que le temps avait tourné. Rapidement, l'averse devint plus forte. Il ferait mieux de rentrer ou Asami lui passerait un savon...
Alors qu'il s'approchait des passages piétons en s'abritant, son sac où reposait son appareil photo d'abord, de sa veste comme il pouvait. A ce moment, une voiture roula à vive allure en grillant le feu rouge et arrosa abondamment Akihito. L'agacement du jeune homme revint au galop :
- Bordel ! Mais c'est à croire que les gens le font exprès ! Hurla-t-il en même temps qu'il constatait que son sac était archi trempé.
Alors qu'il traversait la route en courant, il glissa sur une de ces satanés bandes blanche qui avaient pour mission d'indiquer la voie où les piétons devaient traverser. Akihito chuta et se ramassa sur les fesses… dans une flaque d'eau…
- PUTAIN DE JOURNÉE DE MERDE !
Kirishima vint dans la salle de réunion avec un plateau composé de nombreuses tasses de café où son patron, et d'autres cadres des divers clubs dont il était propriétaire, se trouvait.
Il frappa à la porte et entra en s'excusant lorsqu'on autorisa. L'homme aux lunettes se rappela de l'ordre du jour de cette réunion tout en s'approchant de chacun des représentants pour leur donner leur tasses : « Bilan de l'activité du mois ». Classique. Ce genre de réunion ne datait pas d'hier. Son patron avait mis un poing d'honneur lorsqu'il avait repris les rênes de l'entreprise de son père à imposer deux sortes de réunion : la première était hebdomadaire et les différents gérants n'étaient pas invité à se rencontrer comme aujourd'hui, il s'agissait de réunions « internes ». La deuxième était mensuelle où chacun devait se rencontrer au siège afin de faire par de leur bénéfice et de se fixer un nouvel objectif, il s'agissait de réunions « externes ».
Il existait bien entendu des réunions « sauvages » qui ne consistaient qu'à gérer des situations de crises et seuls les cadres présents lorsqu'elles survenaient pouvaient se réunir. Mais seul le PDG, en d'autre terme Asami Ryûichi, pouvait prendre une décision. Ce genre de cas ne c'était que rarement présenté tant le contrôle opéré sur les salariés et leur clientèle étaient optimale.
D'aussi loin que Kirishima pouvait se souvenir, seul ce photographe, Takaba Akihito avait réussi à pénétrer dans un des établissements grâce à une carte de membre qui avait été dérobée. Personne n'avait rien remarqué jusqu'à ce que leur patron décide d'intervenir lui-même. Et tout cela pour apprendre que cette fameuse carte volée n'était rien d'autre que la sienne… Kirishima s'était maudit de n'avoir rien remarqué… Son patron n'aurait pas pu entré deux fois de suite dans le Shion sans en être sorti au préalable, et qui plus est, il était avec lui.
Alors que l'un des gérants se leva pour faire son rapport, Asami pris une cigarette de son paquet et la mit en bouche. De manière proactive, son assistant vint la lui allumer avec un briquet qu'il gardait toujours sur lui. Le yakuza en prit une bouffée qu'il expulsa lentement quelques instants après sans quitter des yeux, toujours avec une expression impassible, l'homme qui bafouillait et qui s'épongeait le visage d'un mouchoir de poche tant il était mal à l'aise. Kirishima remonta ses lunettes sur son nez. L'attitude de son patron indiquait dans 90% des cas son mécontentement. Les 10% restants pouvant au contraire indiquer de l'impatience.
Depuis tout ce temps où il avait travaillé avec lui, le secrétaire avait appris à déchiffrer la moindre de ses émotions, même la plus imperceptible qui soit. Et là, il était certain que l'homme qui parlait allait passer un mauvais quart d'heure :
- M-Monsieur, je vous assure que… que je me rattraperai le mois prochain, tenta de se défendre l'homme qui transpirait de plus belle. Je vous en prie… Laissez-moi un peu de temps.
- Je t'ai déjà donné ce temps ce mois-ci, Inaguchi, dit le yakuza d'une voix froide tandis qu'il écrasa sa cigarette dans le cendrier. Dois-je te rappeler que le but d'une entreprise est de faire des bénéfices ?
- Euh… C'est-à-dire…
- Il semble que le précédent gérant était plus compétent après tout. Devrais-je le rappeler ?
- N-non, je peux vous expliquer…
- C'était une question rhétorique.
Inaguchi blanchit et regarda le yakuza qui n'avait même pas relevé les yeux de son cendrier et qui se tenait la tempe par deux doigts, comme s'il avait une migraine.
- Vous ne pouvez pas faire ça ! J'ai une femme et des enfants à nourrir !
- Avec votre CV vous retrouverez sans mal un nouveau travail… Mais plus chez moi.
L'homme devint soudainement rouge de colère. Sans réfléchir, il s'avança vers le mafieux d'une façon agressive mais fut retenu par Suoh qui se trouvait là. Inaguchi se débattit tandis que l'homme de main l'éloigna de son patron.
- VOUS AVEZ PAS LE DROIT ! Fulmina-t-il en bavant comme s'il avait la rage.
Il réussit à se soustrait de la prise de Suoh et saisit l'arme qui était à sa ceinture. Il pointa directement son arme vers le yakuza qui le fixait d'un air condescendant.
- Vous avez pas le droit…
Kirishima et les autres gérants pointèrent également leurs armes sur lui, Asami ne bougeant pas.
- Tu es ridicule, fit-il simplement. Baisse ton arme, tu ne toucheras personne en tremblant comme tu le fais.
Inaguchi serra les dents. Suoh lui saisit l'arme d'entre ses mains tandis qu'il s'effondra en larmes.
Silencieusement, Asami fit un signe de tête à son homme de main pour le sortir de l'établissement. Ce dernier obéit et disparu dans les couloirs en tenant fermement l'homme qui pleurait toujours.
- La réunion est fini, déclara le yakuza en se levant de son fauteuil. Rentrez chez vous.
Alors que les autres gérants s'en allèrent, Kirishima jeta un œil sur sa montre. En effet, il n'avait pas vu l'heure passer. La journée lui avait paru incroyablement courte.
Voyant son patron revêtir sa veste, le secrétaire se hâta vers la porte pour la lui tenir et l'escorter jusqu'au parking souterrain, où il avait laissé la limousine noire du yakuza.
- ATCHOUM !
Akihito était recroquevillé sur son lit (ou du moins, le lit et la chambre qu'Asami lui avait attribué) emmitouflé sous une couverture et grelotant de froid. Bon sang… Il ne manquait plus qu'il s'enrhume… Putain de pluie…
Le photographe était rentré depuis un petit moment chez Asami. Il avait tout de même pris le temps de se doucher et changer ses vêtements trempés. Au passage, il avait inondé le beau parquet du mafieux et s'était empressé de tout nettoyer avant son retour. Ensuite, il s'était attelé à préparer quelque chose à manger, bien qu'il soit un peu tôt. Mais comme il était de sale humeur, il avait préféré s'arranger de cette façon pour n'avoir qu'à tout faire réchauffer au dernier moment.
Il éternua de nouveau suivi d'un râle d'agacement.
Lorsqu'il avait emménagé chez le yakuza, il avait été surpris que son frigidaire soit aussi vide. Il fallait avouer que c'était assez drôle de constater que le compte en banque d'Asami était bien plus fourni que son frigidaire… Suite à cela, Akihito avait commencé à faire les courses pour qu'il y ait toujours de quoi manger. Etrangement, il s'était trouvé un petit intérêt pour la cuisine… Non pas qu'il épluchait chaque revue culinaire, qu'il passait sa vie devant des émission de cuisine ou qu'il cherchait toujours plus de recettes sur ces fameux livres écrits par de grands chefs dont les ménagères s'arrachaient…
Akihito rougit et se cacha la tête sous son oreiller.
Non. Non, non, non, non et non ! C'est pas comme s'il cherchait émerveiller le yakuza en lui proposant des petits plats sains et toujours plus innovants… C'est pas comme s'il cherchait à lui plaire… Si ? Enfin… Si… D'une certaine façon, il cherchait la reconnaissance d'Asami, que ce soit par son travail ou autre chose… Dans « autre chose » il n'entendait pas ces choses qu'il faisait avec lui lorsqu'ils étaient seuls dans un lit ! Ou sur un canapé ! Ou sous la douche ! Non ! Il ne voulait pas ce genre de reconnaissance ! N'importe qui d'autre que lui aurait fait l'affaire pour le yakuza dans ce cas ! Tout comme Feilong… ou d'autres encore ! Enfin… Feilong… Il n'était même pas sûr de la relation qu'il avait eu avec Asami…
Il voulait que le mafieux le reconnaisse pour l'homme qu'il était et pas comme un vulgaire passe-temps. S'il n'avait été qu'un passe-temps, aurait-il pris autant de risque pour venir le récupérer à Hong Kong ?
Akihito se retourna sur le dos, l'oreiller toujours sur le visage, et gigotait comme un ver de terre sur le lit en gémissant.
RAAAAAH ! Voilà qu'il recommençait ! Il ne voulait pas se poser cette question ! Mais son esprit sournois ne cessait de la faire venir à son esprit ! Il ne voulait pas se poser cette question… A vrai dire, c'était surtout car il craignait la réponse. Le yakuza ne s'était jamais vraiment montré… « Attentionné ? », « Attentif ? »… Et si Asami lui disait simplement qu'il n'était qu'un jouet ? Comment réagirait-il ? Mal, sûrement… Très, très mal… Et le simple fait d'y penser le rendait malade.
Le soir venu, Asami pénétra dans son appartement. Il retira sa veste et l'accrocha au porte-manteau de l'entrée. Alors qu'il pénétra dans le séjour, il entendit un petit éternuement provenant de la chambre dont la porte était entre-ouverte.
Le yakuza jeta négligemment la lettre qu'il avait reçue le matin même sur la table basse du séjour et s'en alla à la rencontre de son petit chat sauvage.
Dans la chambre, la vision du photographe recroquevillé sur lui-même et endormi lui arracha un léger sourire. Tellement innocent…
Alors qu'Asami, après s'être approché du lit, passa doucement sa main dans les cheveux du jeune homme, caressant en même temps légèrement son front. Akihito commença à remuer, signe d'un réveil imminent. Le yakuza retira sa main lorsque le photographe s'étira. Ce dernier battit des paupières et rencontra deux yeux amusés qui le fixait. Il se leva brusquement en reconnaissant le mafieux :
- T'es déjà là ?!, fit Akihito avec des yeux ronds. Euh… Enfin… Ça me dérange pas, hein ! Euh… T'as passé une bonne journée ?
- Comme d'habitude, dit simplement Asami en regardant toujours le plus jeune mais en reprenant son masque froid.
- Je… Je vais faire à manger, balbutia le photographe en se relevant et attrapant un truc à se mettre sur le dos.
Seulement, Akihito se retrouva plaqué sur le lit, le mafieux au dessus de lui. Ce dernier avait emprisonné les poignets du plus jeune de chaque côté de sa tête à l'aide de ses mains. Il le fixa un long moment dans les yeux. Le photographe tenta de se dégager :
- Asami ! Je dois faire à manger…
- Ça attendra.
Le jeune homme allait rouspéter lorsque le yakuza ravit ses lèvres dans un baiser passionné. Akihito se perdit rapidement sous les caresses agiles de la langue du mafieux contre la sienne. Durant ce délicieux ballet, Asami emprisonna les poignets du photographe au sommet du lit à l'aide d'une de ses mains, l'autre étant occupée à effleurer le torse, le ventre… et bientôt la cuisse. Le jeune homme rougit en sentant cette main si adroite se balader sur son corps et ferma brutalement les yeux lorsqu'Asami décida de délaisser ses lèvres pour son cou, où il y déposa une marque de succion. Akihito perdit sa main dans la chevelure du yakuza (non, ses mains sont prisonnières… ou alors il en a une troisième). Ce dernier se redressa en cessant ses caresses (j'avais lu : en caressant ses caresses… honte sur moi…) en affichant un sourire moqueur alors que le photographe, rouge de gêne, avait ouvert les yeux et affichait une expression frustrée :
- Tu te montre bien docile ce soir, fit Asami d'une voix doucereuse. Me cacherais-tu quelque chose ?
- Qu'est-ce que j'ai à te cacher ?! C'est toi qui me saute dessus comme ça ! Ah !
Le yakuza avait glissé sa main sous le sous-vêtement du jeune homme, la posant simplement sur son sexe. Asami s'amusa de l'expression de sa proie qui semblait hésiter entre de l'excitation et de l'agacement.
- Que veux-tu que je fasse ? Susurra le mafieux à l'oreille du photographe.
- Enfoiré…
- Il va falloir que tu me répondes si tu veux que je continue…
- Va te faire voir…
Le yakuza rit doucement et attrapa le lobe de l'oreille du jeune homme. Akihito ne pu retenir un gémissement tant la tension qu'installait l'autre homme était insupportable.
Le photographe fut surpris qu'Asami décide tout de même de continuer, ce dernier avait approché son visage de son entrejambe. Il leva des yeux affamés à son « colocataire » et entreprit de délicieuse caresse sur son sexe. Akihito rejeta la tête en arrière en serrant les dents dès qu'il sentit la bouche de son tortionnaire englober cette partie pourtant si intime et fragile. Puisque le mafieux usait de sa langue experte, le jeune homme ne retint plus ses cris et ce n'était pas non plus comme s'il s'était aperçu d'être à sa merci.
Après cet instant de douce torture, Akihito sentit Asami s'éloigner et émit un gémissement frustré. Alors qu'il le regardait avec des yeux noirs, le yakuza prit soin d'écarter suffisamment les jambe d photographe.
- Même pas en rêve… Fit le jeune homme en se redressant sur ses coudes.
Le mafieux ricana et pénétra le photographe sans le prévenir, arrachant un cri de douleur mêlé à du plaisir.
- Va chier… Souffla Akihito en serrant les dents alors que des larmes dû à la douleur brûlante faisaient leur apparition.
- Tu es à moi Akihito.
- Ca te donne pas le droit de faire ce que tu veux avec moi !
- Mais tu admets que tu es à moi, dit Asami sur un ton sarcastique.
- Non… Je… Tu… Tu…
- Je ?
- Tu m'emmerdes, connard !
Le yakuza sourit à ces mots et commença de brutaux mouvement de va-et-vient tandis qu'Akihito se tendit et se crispa sous la douleur et le plaisir qu'il ressentait.
Bientôt, seul le plaisir domina et le jeune homme se perdit dans les limbes de cette luxure. Asami était peut-être impatient et brutal, mais il connaissait parfaitement chaque point sensible du photographe.
Enfin, les mouvements se firent plus désordonnés puis la jouissance vint les cueillir. Le photographe retomba sur le lit avec une respiration erratique, les yeux voilés par l'orgasme. Le mafieux, lui, s'installa à côté du jeune homme et alluma une cigarette.
L'odeur du tabac finit de faire redescendre sur terre Akihito qui tourna la tête vers lui. Il lui avait l'air ailleurs… Comme si Asami pouvait être ailleurs ! Quel imbécile… Rien ne pouvait ébranler le grand yakuza qu'il était… Même pas lui… Le jeune homme sentit des larmes arriver. Bordel ! Il manquait plus que ça !
Asami souffla la fumée de sa cigarette tout en la cendrant dans le cendrier.
- Mon père est mort, dit-il simplement.
Akihito se redressa en le regardant avec de gros yeux. Pourquoi il lui disait ça ? Il avait un plus confiance en lui qu'il ne le pensait ? Et surtout…. Asami avait un père ?!
Voilà le chapitre est terminé ! Il semble qu'Akihito compte un peu plus pour Asami qu'il ne semble le croire ! Que va-t-il se passer ?
Vous le saurez dans le prochain chapitre ! N'hésitez pas à me laisser des commentaires ^^
