Salut à tous !

Merci pour vos nombreux commentaires ! C'est fous comme ça fait plaisir !

Melusine-chan : Merci de m'avoir prévenue pour la bêta. Je corrigerais ça sous peu !

Miyabie-chan : C'est vrai qu'Akihito a la poisse. Et encore, tu n'as rien vu ! J'ai de l'ambition pour lui !XD

Enfin, je vous laisse avec ce chapitre ^^

DISCLAIMER : Les personnages et l'univers de Viewfinder appartiennent à Yamane Amano, sauf certains personnages !

Chapitre 2

Akihito écarquilla les yeux devant la révélation de l'homme qui partageait maintenant sa vie (parce que oui, c'était plus ou moins le cas). Asami, la cigarette à la bouche, remarqua le regard que lui portait le jeune photographe. Il reprit une autre bouffée en fermant les yeux, comme s'il cherchait à apprécier la fumée brûlante dans ses poumons, mais ne l'expulsa pas immédiatement :

- J'ai reçu une lettre ce matin me l'annonçant, lâcha-t-il finalement en même temps que quelques volutes s'échappait de ses lèvres.

Le jeune homme à ses côtés se redressa. Il était à la fois surpris par la nouvelle et compatissant. Lui-même ne saurait comment réagir s'il apprenait que son père était mort…

- Et… Il est mort de quoi ? se risqua-t-il, craignant la réaction du yakuza.

Ce dernier ne répondit pas, trop intéressé par sa cigarette s'écrasant dans le cendrier.

Akihito fronça les sourcils et se planta devant le mafieux, plongeant son regard dans le sien.

- Asami… Si tu as besoin de parler… Je… Je serai là pour t'écouter !

L'homme d'affaire eut un rire sarcastique.

- Ainsi, tu souhaites me réconforter ? Je devrais en profiter alors que tu n'es pas saoul

Que….QUOI ?! Il se foutait de lui ?! Alors que pour une fois, il pensait que le yakuza avait finalement un cœur quelque part en lui ?! Il avait eu tort de penser une fraction de seconde qu'Asami puisse être affecté par ce genre de chose…

- Me croirais-tu triste ? Ne sois pas stupide.

Asami se leva du lit et se dirigea vers la salle de bain afin d'aller se doucher. Le photographe était furieux que le mafieux se fiche de lui comme ça. Alors que ça partait d'une bonne attention !

- N'IMPORTE QUI SERAIT TRISTE D'APPRENDRE LA MORT D'UN PROCHE ! CONNARD

Le son de la douche fut sa seule réponse. Encore plus furieux, Akihito se leva du lit et fit s'envoler les draps à travers la chambre pour passer ses nerfs.

Sa colère passée, il s'assit sur le lit, abattu. Alors qu'il se passa une main sur la nuque, il remarqua un bout de papier dépasser de la poche du pantalon du yakuza. Poussé par sa curiosité, il le saisit et le déplia. Il constata tout de suite qu'il s'agissait de cette fameuse lettre. Akihito la lit rapidement. C'était donc sa mère qui lui avait écrit Et elle n'avait pas l'air très chaleureuse… Des obsèques ? Et apparemment, Asami devait y aller… Absolument…

- On ne t'a jamais dit que c'était mal de fouiller dans les affaires des autres ? Fit une voix froide dans son dos. Ou alors, tu es trop stupide pour apprendre de tes erreurs.

Le photographe sursauta vivement en l'entendant. Il n'avait pas remarqué que le yakuza était revenu de la douche

- A… Asami !

- Je n'irai pas aux obsèques, le devança-t-il, devinant sa pensée et lui tournant le dos afin de rejoindre le salon.

- Il le faut ! Toute ta famille sera sûrement présente et…

- Raison de plus, coupa-t-il en continuant d'avancer.

- Asami ! Lança Akihito en lui barrant la route de son frêle corps et en posant les mains sur ses épaules. Écoute-moi bordel !

- Quoi ? Souffla le yakuza en levant les yeux au ciel.

- Ta famille veut certainement te revoir et elle doit être également très triste. Même si ça te fait ni chaud ni froid, tu dois y aller ! Fais-le pour eux !

- Tu me fatigues, Akihito ! Dit Asami en durcissant sa voix et en saisissant les poignets du jeune homme.

- Je t'emmerde !

- Arrête de faire l'enfant.

Cette fois, les larmes du photographe tombèrent pour de bon. Avait-il de la peine pour le yakuza ?

- J'ose même pas imaginer comment je me sentirai si je perdais mon père… Je me mets à leur place… Et à la tienne… sanglota-t-il en posant son front contre le buste puissant de l'homme en face de lui. Comment tu fais pour faire comme si tout t'était égal ?

Asami ne répondit pas et se contenta de baisser doucement les mains d'Akihito qui sanglotait toujours contre lui.

- J'en ai rien à foutre si tu penses que je suis le dernier des abrutis… Mais… Si c'est parce que ça te fais peur d'y aller seul… J'irai avec toi…

Le yakuza arqua un sourcil et pouffa de rire.

Le photographe rougit en réalisant ce qu'il venait de dire. Merde ! Comme si Môssieur Asami pouvait avoir peur de quelque chose ! Et c'était quoi ce « j'irai avec toi » ? Putain… Fallait vraiment qu'il aille consulter un psy là !

- Tu ferais mieux de t'habiller si tu ne veux pas que je te jette sur le lit.

En se rendant compte de sa nudité, Akihito rougit vivement et couru vers la sale de bain, loin de ce pervers de malheur ! Il verrouilla la porte, au cas où (même si c'était vraisemblablement pas une serrure qui pourrait arrêter cet homme). Il bondit dans la douche et fit couler de l'eau brûlante sur sa peau. Bordel… Ridicule… Il n'avait qu'une seule envie : soit trouver une planète lointaine où Asami ne pourrait jamais le retrouver soit s'enfoncer six pieds sous terre… Mais il était vrai qu'il se sentait triste pour le mafieux et sur le coup, il n'avait rien trouvé de mieux à dire. En fait, c'était difficile de trouver les mots justes pour ce genre de situation.

En sortant de la douche, il s'essuya les cheveux avec énergie, toujours honteux.

- Reste dans la chambre ce soir, fit la voix d'Asami à travers la porte.

Hein ? Qu'est-ce qu'il racontait encore ?

- Évidemment que je vais rester dans ma chambre ! Lança Akihito d'un air incrédule.

- Tu m'as mal compris. Je vais devoir refaire le lit. Et j'aurai besoin de bras.

Cette dernière phrase laissa le jeune photographe perplexe tandis qu'il finissait de s'habiller.

Le lendemain matin Akihito se réveilla seul dans le lit du mafieux, un drap le couvrant légèrement. En se levant, il fut saisi par une douleur brûlante dans le bas du dos. Se mordant la lèvre inférieure pour ne pas gémir, il posa sa main sur ses reins endoloris. Bordel… Asami l'avait accaparé toute la nuit ! En plus, il n'avait pu dormir que quelques heures seulement ! Putain… Et d'ailleurs, il est où ce connard ?!

Le photographe tourna les yeux vers la place qu'occupait le yakuza hier au soir. Evidemment, il n'y avait plus personne. Il était certainement parti travailler.

Avant de se lever avec précaution, il ramassa ses vêtements que son cher et tendre mafieux aux mœurs discutables et à l'humeur changeante avait soigneusement envoyé au pied du lit la veille au soir et se rhabilla.

- C'est la dernière fois que je l'aide à refaire son lit à cet enfoiré, maugréa-t-il entre ses dents.

Alors qu'il marchait d'un pas incertain, courbé, la main toujours plaqué dans son dos, le jeune homme sentit une bonne odeur de pain grillé lui parvenir à ses narines. Asami lui avait préparé un encas pour se faire pardonné de s'être montré si brutal ? Bah ! C'était mal le connaître !

Son ventre émit un gargouillent sonore. Visiblement, il était affamé ! N'y tenant plus, il se précipita vers le salon qui donnait également sur une cuisine à l'américaine.

Arrivé à la hauteur de la table à manger, il fut surpris de voir qu'un bol chocolaté ainsi qu'un grand verre de jus de fruit l'attendaient sagement. En levant les yeux vers la table de travail de la cuisine et vis une femme de ménage (de dos et à vue d'œil, environ 50 ou 60 ans) s'affairer à tartiner consciencieusement les tartines de confiture de couleur rouge (peut-être de la groseille…).

Elle se retourna avec une assiette contenant le fruit de son labeur et offrit un doux sourire chaleureux au jeune photographe qui se tenait encore debout.

- Oh ! Bonjour, monsieur. Je ne vous avais pas entendu arriver, dit-elle en s'approchant de la table. Je vous en prie, installez-vous. Vous devez avoir faim.

Il s'exécuta mais resta tout de même incrédule.

- Qu'y a-t-il ? Vous sentez vous mal ? S'enquit-elle.

- Hein ? Euh, Non, ça va, répondit-il en sortant de sa torpeur. C'est que, j'a encore du mal à m'y faire qu'Asami ait une servante…

- Oh, allons ! Fit-elle en lui adressant une petite claque sur l'épaule en signe de sermon. Monsieur Asami ne me considère pas comme une servante ! Je suis une femme de ménage avant tout. Même si je m'occupe un peu plus que du ménage !

- Pardon, je voulais pas vous vexer… J'ai juste pas l'habitude de me faire servir comme ça…

- Oh, n'en faites rien. Après tout, je vous dois le même traitement qu'à monsieur Asami. N'hésitez pas à me le dire si vous avez besoin de quoique ce soit.

Elle repartit donc à ses affaires, soit le balayage, repassage, lessive et compagnie. Akihito avait du mal à s'habituer à cette présence. Au début de sa « cohabitation » avec le mafieux, il s'était toujours demandé pourquoi Asami s'était toujours moqué de lui lorsqu'il passait l'aspirateur ou qu'il faisait la poussière… Il avait toujours pris la mouche en rétorquant que c'était sa façon de payer sa dette. Lui avait répondu quelque chose de lubrique qu'il valait mieux oublier. Ses fesses en avaient assez soupé la veille ! Et en fait, il s'était avéré qu'il avait acheté les services de cette femme depuis fort longtemps. Il était tombé nez-à-nez sur elle un jour où il avait décidé de faire le ménage et cela avait même expliqué la grande propreté de l'appartement d'Asami. Et lui qui pensait qu'il faisait lui-même le ménage… Penses-tu !

Cette femme se nommait Fumoka Chie et s'avérait charmante. Akihito avait déjà pu constater la façon dont elle se comportait avec le maître des lieux. Attentionnée… Bienveillante… Bref, comme s'il s'agissait de son petit-fils… Le plus drôle, c'est qu'elle lui préparait des bentô… Au début, cela l'avait beaucoup déstabilisé. Le Grand Asami Ryûichi se laisser se faire dorloter comme ça… C'était tellement bizarre…

Le photographe avala son petit déjeuner de manière distraite en regardant Chie faire le ménage de manière énergique en chantonnant. Néanmoins, il admirait son énergie pour son âge.

Lorsque Chie remarqua que le jeune photographe avait terminé son repas, elle s'en alla débarrasser la table, toujours avec ce sourire chaleureux.

- Monsieur, vous pourrez trouver vos vêtements repassés dans la salle de bain, dit-elle à son attention alors qu'elle faisait couler l'eau chaude dans l'évier.

- Ah ? Euh… Merci…

Alors qu'Akihito se leva pour prendre une douche bien chaude - et mérité -, la voix de la femme de ménage s'éleva à nouveau :

- Avez-vous mal au dos ? Si c'est le cas, j'ai laissé une crème de massage sur le rebord du lavabo.

Le jeune homme se figea en blanchissant. Elle… savait ?! Comment ? Asami serait assez proche d'elle pour lui parler de… « ça » ?!

N'entendant aucune réponse, Chie sortie de la cuisine et regarda Akihito immobile dans le couloir.

- Je suis désolée, je ne voulais pas vous mettre mal à l'aise. Vous savez, monsieur Asami traverse une période plutôt tendue.

- Non, non, c'est bon, ça va ! Haha ! Fit-il en ignorant sa gêne.

Sans se retourner, il fonça dans la salle de bain, d'où il verrouilla la porte… En y pensant, c'était devenu une sacrée habitude…

Une fois entré dans la cabine de douche, il laissa couler l'eau chaude. Ah… Ce que ça pouvait être agréable… Pas comme la veille… Asami ne s'était pas montré très tendre lorsqu'il l'avait retenu dans sa chambre. Pas qu'habituellement il l'était, la yakuza lui avait semblé un peu… différent. Bien qu'il tentait de le nier, Akihito était prêt à mettre sa main à couper que c'était lié au décès de son père. Que pouvait-il faire pour l'aider ?

Akihito se pris la tête entre les mains. RAAAAAAAAAH ! Mais pourquoi se sentait-il aussi impliqué comme ça ?! C'était pas comme si Asami le considérait comme un amant ! Non ! Il est juste pratique parce qu'il peut l'avoir sous la main quand il veut ! Quelle belle ordure ! Ce qu'il aimerait qu'il le considère comme lui le considère !

Le photographe retira ses mains de sa tête en soupirant. Ce qu'il attendait n'arrivera peut-être jamais. Il devait se faire une raison et se focaliser sur autre chose. Son boulot tien ! Il avait un gros poisson à débusquer et il prouverait à Asami qu'il peut se débrouiller sans lui ! La tête qu'il ferait s'il le voyait prendre le contrôle d'une situation… Ça devait valoir son pesant d'or !

Pendant que le jeune homme jubilait d'avance, il mettait au point un plan pour atteindre sa cible encore inconnue.

- Madame, vous avez reçu un message de votre fils, fit un homme d'une trentaine d'année en tendant respectueusement un papier à la femme en face de lui.

Celle-ci se retourna doucement, avec une expression insondable. Elle avait une soixantaine d'année et était vêtue d'un kimono noir et blanc ainsi que d'un chignon ne laissant dépasser aucun cheveu. Elle tendit la main pour récupérer le papier… Qu'elle chiffonna aussitôt après l'avoir lu.

- Quel mal appris ! Qu'ai-je raté dans son éducation ? Fulmina-t-elle, les lèvres serrées.

- Pardon, madame ? Se risqua l'autre homme en redressant sa tête vers elle.

- Ryûichi ne semble pas vouloir assister aux obsèques de son père. Je me suis fatiguée à lui enseigner l'importance de la Famille…

La vieille femme se redressa d'un coup en faisant sursauter l'homme qui était maintenant derrière elle.

- Je crois qu'une visite s'impose. Il ne peut pas simplement balayer tout ce que notre famille a construit pour lui ! Il est grand temps de le remettre dans le droit chemin. Préparez-moi une voiture, je pars dans 10 minutes.

L'homme obéit sur le champ et disparu aussitôt. Lorsqu'il eut fermé la porte du salon, il entendit un vase se briser. Il valait mieux se dépêcher, il ne souhaitait pas être la cible de son courroux.

Voilà ! Chapitre terminé ! Un peu court n'est-ce pas ?

Vous avez sûrement l'impression que l'action n'avance pas vite, mais ce sera bientôt plus dynamique à partir du prochain chapitre.

Sur ce ! A bientôt !