Bonjour à tous !
Je vous propose la suite de Secret avec ce chapitre 4 ! J'ai eu un peu de mal à le faire et je continue de pas en être tout à fait convaincue... Après, je l'ai fait lire à ma beta-lectrice et elle a validé (donc pour toute les réclamations, je suis pas fautive XD)
En tout cas, je vous souhaite une agréable lecture ! ^^
Chapitre 4
Akihito se trouvait à bord de la berline de luxe du yakuza. Asami se tenait à côté de lui, parfaitement silencieux, et il ne lui avait pas accordé un seul regard depuis qu'ils étaient montés en voiture.
Le photographe soupira. Il aurait voulu que ce soit lui qui ait réussi à le faire changer d'avis. Cela aurait peut-être signifié qu'il représentait réellement quelque chose pour le yakuza, du moins avoir une petite emprise sur lui comme bon nombre de couple… Juste une seconde… Que racontait-il ? Ils n'étaient pas en couple et ils ne le seraient jamais ! Lorsque Asami voulait quelque chose, il l'obtenait ! Et comme sa lubie du moment était de coucher avec un photographe, il allait pas se priver ! Ce constat lui fit une pointe au cœur. Il voudrait tellement être plus pour lui… ou peut-être pas… A vrai dire, il ne savait pas… Il avait du mal à cerner ses sentiments pour le yakuza. Il voulait l'éviter mais il ne voulait pas s'en séparer. Si seulement il pouvait savoir ce qu'il pensait vraiment de lui… Peut-être que ce petit séjour parmi la famille de Asami (et il ne se sentait déjà pas à sa place) lui permettrait d'en savoir plus ? Et pourquoi pas quelques anecdotes croustillantes lorsqu'il était petit ? Il sourit intérieurement. Asami avait-il déjà été enfant ? Il tourna sa tête vers le yakuza qui demeurait imperturbable. Le soleil matinal soulignait son profil. C'est sûr… Il était bel homme… Akihito se remémorait leur rencontre. C'est clair, ce jour-là était le pire moment de sa vie. Ce yakuza l'avait humilié de la pire des façon, mais, il était venu l'aider lorsque son mentor l'avait trahi. Depuis lors, ils n'avaient cessé de se croiser. Au début, il s'était dit que c'était le hasard mais, AUTANT de fois… A croire que c'était le destin… Bah ! Il était pas le genre de type à croire à ces choses-là. Et puis, il y a eu l'histoire avec Feilong. La première fois, il l'avait vraiment cherché. Avoir effacer les donnés sur cette fameuse clé pour mettre des bâton dans les roues de Asami… Oui. A quoi aurait-il dû s'attendre ? Le kidnapping de Feilong et Asami qui vient le chercher. Pour la première fois. Le yakuza l'avait emmené de force chez lui pour… « le laver de son empreinte »… Le mafieux avait eu des propos incohérent et avait bien profité de lui ! Mais avec ça, il a fallu qu'il se retrouve entre les feux du chinois et de ce pervers ! Durant plusieurs semaines il avait été retenu captif à Hong-Kong, tout ça pour faire chanter Asami ! Puis, sur le yacht… Ce russe… Mikhail Arbatov… Rien que d'y repenser, il avait froid dans le dos. Jamais il n'avait frôlé la mort d'aussi près. Après ça, Akihito avait remarqué que Asami avait changé. Lorsqu'il l'avait emmené sur cette île paradisiaque, c'était comme si le mafieux avait été aux petits soins avec lui. Enfin, avec toute la douceur dont il était capable quoi ! Akihito rosit en repensant qu'il s'était complètement abandonné dans ses bras à ce moment-là. Et, après leur retour au Japon, le photographe avait été contraint de cohabiter avec Asami. Au début, il avait pensé que ce serait atroce. Mais, au fur et à mesure, c'était devenu comme… normal. Sans y avoir réellement prêté attention, Akihito avait commencé à instaurer des petits rituels : attendre Aami pour dîner, prendre le petit-déjeuner ensemble, préparer le déjeuner pour le yakuza pour le travail (il s'était amusé à rendre son repas amusant en y mettant de la couleur et en jouant avec les formes)… Ils avaient commencé à dormir ensemble, peut-être pas tous les soirs, mais c'était un début. Et étonnamment, Asami ne semblait pas le presser et le laissait venir vers lui et ça continuait de le surprendre ! Durant tout ce temps passé depuis qu'ils se sont rencontrés, il avait appris à apprécier la voix grave et maîtrisé de Asami, à accepter peu-à-peu sa personnalité (même s'il avait encore un peu de mal avec son côté condescendant). Akihito tourna la tête vers le yakuza. Que pensait-il de lui ?
Se sentant dévisagé, l'homme d'affaire tourna la tête :
- Qu'est-ce qu'il y a ? Je ne suis pas d'humeur à être ton camarade de jeu.
- Je m'ennuie ! s'énerva Akihito. On arrive quand ?
- Dans une demi heure.
Le jeune homme soupira en se laissant tomber contre le dossier. Asami ne lui avait presque pas adressé la parole depuis qu'ils étaient montés en voiture, jusqu'à maintenant. Et encore, il se montrait laconique ! Et, Akihito ne savait pas pourquoi, il le sentait tendu. En même temps, il allait assister aux funérailles de son père et ce n'est pas comme si ça pouvait être agréable. Asami avait-il été proche de lui ? L'avait-il aimé ? Le jeune homme avait très envie de lui poser directement la question mais le yakuza se moquerait encore de lui, donc autant garder ces interrogations pour soi. Il finira bien par le découvrir à un moment ou à un autre ! Et puis… Comment était sa famille ? A quoi ressemblait sa mère ? Avait-il des frères et sœurs ? Akihito ne se sentait pas très à l'aise à l'idée de les rencontrer… Comment le yakuza le présentera-t-il ? Leur relation était loin d'être formelle, alors on ne pouvait pas parler de couple. Cynique… Moqueur… Condescendant… Il ne parlait jamais de lui, de ce qu'il ressentait. Un véritable cœur de pierre. Asami prenait ce qu'il voulait et jetait ce qui avait perdu de l'intérêt, et peut-être qu'il finira par se lasser de lui. Cet homme était comme ça…
Akihito sortit de ses pensées qui avaient fini de le rendre morose et leva les yeux vers Kirishima, imperturbable et parfaitement concentré, qui conduisait la luxueuse berline. Suoh se tenait à côté de lui, immobile.
- Hé, on peut mettre un peu de musique ? demanda Akihito trouvant que le silence était vraiment trop pesant.
- Le patron a besoin de calme, répondit Kirishima. Restez tranquille.
Le jeune homme voulut répondre mais se ravisa. Ce n'était pas le moment de se prendre la tête avec quelqu'un. Il s'accouda à la fenêtre et regarda le paysage défiler sous ses yeux en tentant de prendre son mal en patience.
La Lexus noire arriva enfin au domicile familial. Après avoir passé l'imposante grille, Kirishima arrêta la voiture devant l'entrée du manoir. Suoh et lui sortirent de la voiture. L'homme aux lunettes ouvrit la portière à son patron tandis qu'Akihito sorti de lui-même avant que le robuste homme de main ne lui ouvre la voie.
Le jeune homme fut bouche bée devant l'immense bâtiment. De larges escaliers menaient à l'entrée. Des escaliers semblables à ceux que les célébrités foulaient lors de prestigieux festivals. La famille d'Asami était sacrément fortunée ! Lui-même n'aurait pas assez d'une vie pour s'acheter ce luxe ! Des portiers les rejoignirent en proposant de garer le véhicule et de les soulager des bagages. Asami fit un signe de tête pour indiquer à ses hommes de les laisser faire.
Tandis que ces portiers vidèrent le coffre de la voiture des bagages et que le yakuza s'avança vers le photographe, un homme descendit les marches pour les accueillir. Il s'agissait d'un majordome. Environ la soixantaine et les cheveux plus sel que poivre.
- Monsieur Asami, nous sommes ravis de votre visite, fit-il d'une voix posé avec une respectueuse révérence. Votre mère vous attendait. J'espère que le voyage n'a pas été trop pénible. Je vous prie de me suivre, je vais vous mener à elle.
En se retournant, le majordome les invita à le suivre en montrant la route avec sa main. Le yakuza le suivit, Akihito le précédent, grandement nerveux, puis les deux hommes de main fermèrent la marche.
Dans le hall d'entrée, Asami confia son manteau à un serviteur en ordonnant à ses hommes de rester ici, aux aguets. Akihito copia maladroitement l'homme d'affaires lorsque le serviteur lui proposa de retira sa veste. Puis, ils suivirent à nouveau le majordome jusqu'au salon où les attendaient la maîtresse de maison. L'homme annonça les invités avant de se retirer sous l'ordre de la femme, qui leur tournait le dos.
- Je suis ravie que tu sois revenu à la raison, Ryûichi, fit-elle en se retournant avec une pointe triomphe dans la voix. Bienvenue chez toi.
- Epargne-moi ton hypocrisie, répliqua sèchement Asami.
- Qui est ce jeune homme ?
- Je suis…
- Oh ! Ce doit être ton serviteur ! le coupa-t-elle comme s'il n'avait jamais commencé à parler. Tu aurais dû le laisser à l'extérieur, il n'a rien à faire dans cette pièce.
- Non, je ne suis pas un serviteur, madame, dit Akihito sur un ton se voulant aimable mais mal assuré.
- Et mal éduqué avec ça. Tu choisis mal ton personnel, Ryûichi.
- Quoi ?
- Sors de cette pièce, le reste ne te concerne pas, ordonna la yakuza alors que le photographe cherchait un peu de soutien.
Le jeune homme fut assez surpris et fronça les sourcils alors qu'Asami lui lançait un regard glacé. Leur confrontation dura quelques secondes puis Akihito sortit de la pièce.
Après avoir entendu le bruit métallique de la poignée de porte se refermant, la femme reprit sur un ton coléreux :
- Combien de temps continueras-tu à humilier ta famille ?!
- De quoi tu parles ?
- Amener ce… rat d'égouts ici ! Je ne sais pas ce que tu comptes faire, mais sache que je m'y oppose totalement.
- Je reste jusqu'à demain. A la fin de la cérémonie, je retourne à mes affaires.
- Oh non, mon garçon ! Sache que j'ai convié mademoiselle Tomomi, ta future fiancée. Elle ne devrait plus tarder à arriver maintenant.
- Je t'ai dis non. Je ne reviendrai pas là-dessus.
- N'imagine pas une seconde que tu partageras une chambre avec ce garçon.
Asami se contenta d'allumer une cigarette. Exaspérée, sa mère la lui retira brusquement alors que le yakuza lui lança un regard noir.
- Et tu ne fumeras pas à l'intérieur de ce manoir ! Je ne sais même pas pourquoi tu consommes cette cochonnerie.
- Lorsque tu auras fini de me sermonner comme si je n'étais qu'un gosse, tu me feras signe.
- Ryûichi, fit plus doucement la femme en caressant la joue de l'homme d'affaire d'un geste maternelle. Je suis ta mère, et je ne veux que ton bien.
- Tu n'es pas ma mère.
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Après s'être fait jeté par la mère du yakuza (et sans un soupçon de soutien de Asami), Akihito avait décidé de visiter un peu le manoir. La décoration était moderne et sophistiquée, le genre de chose qui renvoie à quelqu'un à quel point il est pauvre et qu'il n'aurait pas assez d'une vie pour se l'offrir… Il soupira et progressa dans les couloirs. Ils étaient immenses et le personnel vaquait à ses occupations domestiques. On aurait dit une vraie fourmilière.
- Monsieur, vous vous dirigez vers les cuisine, l'interpella poliment un domestique. Avez-vous besoin de quelque chose ? Comment puis-je vous aider ?
- Hein ? fit Akihito en se retournant. Oh ! Euh… Non, rien. Je… Euh… Je visitais un peu.
- Et bien, monsieur, ce n'est pas un endroit convenable pour les convives de Madame. Les autres invités vous attendent dans le petit salon. Laissez-moi vous y conduire, ajouta-t-il avec un sourire aimable.
Le jeune homme suivit silencieusement le domestique. C'était un homme moitié chauve et il se tenait très droit. Il pensait que sa maîtresse l'avait invité… A en juger par son attitude envers lui, il était clairement indésirable. Et puis… Tout ce clinquant… Ce n'était pas un univers pour lui. Pourquoi Asami a-t-il voulu l'emmener avec lui ?!
- Monsieur, nous sommes arrivés, fit le domestique en l'invitant à entrer de manière révérencieuse.
Akihito leva les yeux. Il y avait déjà quelques personnes : trois hommes et deux femmes. Tous très bien habillés. Les femmes dans des vêtements haute couture et les hommes dans des costumes hors de prix. Bon sang ce qu'il pouvait faire plouc en pull, jean et basket…
- Monsieur, tout va bien ? Vous m'avez l'air pâle.
- Ouais, c'est rien. Merci, mec, de m'avoir aidé !
Le domestique resta interloqué sur le mot « mec » tandis que le jeune homme s'avança fièrement en supportant du mieux qu'il le pouvait les regards lourds de critiques à son encontre. Alors qu'il partait se trouver un coin pour se faire oublier, il entendit les deux femmes glousser entre elles. Akihito serra les dents mais tenu bon. Bordel… Asami aurait pu lui dire de s'habiller un peu mieux !
Adossé à un mur et éloigné des convives, le jeune homme les observa un peu. L'une des deux femmes avait environ la quarantaine, les cheveux courts coupés au carré, et… elle semblait avoir trop usé de chirurgie. L'autre femme avait à peu près son âge. Coiffée avec un chignon, et le visage… trop poudré. Quand aux trois hommes, l'un avait les cheveux grisonnant et l'air dur. Le deuxième était jeune et avait une attitude prétentieuse. Le dernier avait l'air d'avoir le même âge qu'Asami. Cheveux noirs, très bien coiffés. Des yeux reflétant son assurance. Solide sur ses jambes.
Après quelques minutes, une femme entra elle aussi dans le salon. Ses cheveux noirs mi-long encadraient joliment son visage, elle donnait l'impression d'une poupée de porcelaine. Elle portait également une robe de très bonne facture. L'homme aux cheveux grisonnant vint à sa rencontre.
- Mademoiselle Tomomi, quelle plaisir de vous rencontrer, fit-il sur un ton agréable. Venez donc vous assoir parmi nous. Je suis profondément désolé de vous accueillir dans des circonstances aussi funèbres, mais ma très chère sœur a beaucoup insisté.
- En effet, le moment est mal choisi mais, Madame Asami m'a affirmé que je n'aurai pas d'autre chance pour faire sa connaissance.
Jusqu'à avoir entendu le nom « Asami », Akihito n'avait pas réellement prêté attention à leur échange. Des questions se bousculaient dans son esprit : que voulait-elle dire par « faire sa connaissance » ? Cette Madame Asami… C'était CETTE Madame Asami ? Et qui était cette fille ?! Puis, une pensée, qu'il aurait mieux voulu ne pas avoir, lui vint. Etait-ce… une sorte de fiancée ? Non… Ce n'était pas possible… Refusant de se laisser aller, il tenta de se rassurer. Asami lui en aurait certainement parlé… ou pas… Et en vérité, ça aurait été vraiment ou pas… La situation était catastrophique. Asami était apparement fiancé, et lui, il vivait avec lui. Bon, peut-être pas comme un véritable couple mais… Est-ce que ça voulait dire qu'il était seulement de passage ? Mais, si ça avait été le cas, le yakuza serait-il venu le sauver à plusieurs reprises ? Comment le savoir ? Et il ne pouvait certainement pas lui poser la question directement, c'était trop gênant et il avait sa fierté aussi !
A cet instant, Akihito avait la désagréable sensation qu'il était là où il n'aurait jamais dû être…
Après de longues minutes où tous les invités étaient arrivés et échangeaient des banalités, Akihito était resté dans son coin, ne souhaitant pas se mêler à eux. Déjà qu'il avait l'impression de faire tache…
D'un coup, les convives cessèrent leurs discussions lorsque Asami pénétra dans la pièce. A en juger par l'attitude des autres, le jeune photographe déduisit qu'il ne devait pas leur rendre visite très souvent. Soulagé de voir un visage, à peu près, amical, Akihito s'avança vers lui mais fut devancé par l'homme aux cheveux gris et la jeune femme de tout à l'heure. Il se figea un peu agacé, déjà parce que cet enfoiré de mafieux ne l'avait apparemment pas vu, mais surtout parce que cette fille ce croyait tout permis ! En maugréant intérieurement, il s'approcha discrètement pour écouter leur conversation.
- Ryûichi, quel plaisir de te revoir, fit l'homme plus âgé. Nous ne te voyons pas souvent ici. Je te présente Mademoiselle Tomomi Yoko. Ta mère a beaucoup insisté pour que tu la rencontre.
- Enchanté de faire votre connaissance, Monsieur Asami, dit-elle avec un agréable sourire.
- Je sais qui elle est, répondit laconiquement le yakuza.
- Le jour est très mal choisi, ajouta Tomomi se doutant bien que son futur fiancé n'était pas d'humeur. C'est un jour difficile, si vous avez besoin de quoique ce soit je…
- Commencez alors par me laisser seul. Et vous aussi, mon oncle.
- Comment peux-tu te montrer aussi désagréable avec cette jeune femme qui a fait tout ce chemin, juste pour toi ?
- Je ne lui jamais demandé de venir.
Alors que Asami s'apprêta à les quitter, la jeune femme le retint par le bras, furieuse.
- Je sais que votre mère a fait preuve de maladresse en désirant notre rencontre ce jour, moi-même je me sens excessivement gênée ! Vous avez beau être un homme très puissant, vous n'avez pas à traiter les gens de la sorte !
De son côté, Akihito s'était senti bouillir en ayant vu cette main agripper le bras du mafieux. Il avait très envie de lui venir en aide, mais ce n'était pas le jour de faire un scandale. Asami lui en voudrait pour le restant de ses jours.
- Disparaissez, répliqua froidement le yakuza en dégageant son bras.
L'oncle d'Asami tenta de les calmer alors que le jeune photographe soupira de soulagement, malgré lui. Le yakuza ne semblait pas porter cette fille dans son cœur. En les observant, il murmura pour lui-même en voyant le regard courroucé de la jeune femme :
- Elle n'en démordra pas…
- Et encore, il semble que derrière cette apparence douce se cache une femme de caractère, s'éleva une voix près de lui.
En tournant la tête, il vit qu'il s'agissait de celui qui avait les cheveux noirs bien coiffés qui était arrivé parmi les premiers invités. Celui dont il avait déduit qu'il avait le même âge qu'Asami.
En remarquant les yeux interrogatifs du jeune homme, le plus vieux sourit et ajouta :
- Permettez-moi de me présenter. Je suis Saito Masaki, un vieil ami de Ryûichi. Et vous ?
- Takaba Akihito. Euh… photographe.
- Enchanté Monseur Takaba, fit-il en lui serrant la main. J'ignorais que Madame Asami avait contacté un photographe pour les funérailles.
- Ah, euh… Non. Je suis venu avec Asami.
- Ah ? Vous vous connaissez ?
- Oui. Hum… Longue histoire.
- Pour qu'il vous ait emmené ici, vous devez être important pour lui. Vous êtes un ami ?
- On va dire ça comme ça, sourit-il gêné.
Bon sang… Qu'il arrête de lui poser des questions ! Il ne voulait pas s'étaler sur sa relation avec le yakuza !
- Moi-même je suis un ami à lui. Un ami du lycée, plus exactement.
Akihito acquiesça avec une expression signifiant « Ah ». Il tenta de s'éloigner un peu de lui en faisant un pas sur le côté. Il ne tenait vraiment pas à subir un interrogatoire !
Asami détourna les yeux de la jeune femme qui lui faisait face et aperçut le jeune photographe en compagnie d'une personne qu'il connaissait fort bien. Alors qu'il s'éloigna de Yoko pour rejoindre ces deux jeunes gens, sa mère fit apparition juste derrière lui.
- Je suis heureuse que nous soyons tous au complet pour les funérailles de mon défunt époux, Asami Shinobu et également pour l'annonce des fiançailles de son fils, Asami Ryûichi et mademoiselle Tomomi Yoko.
Le yakuza la fusilla du regard sur ces paroles. Akihito se glaça. La seule fois que lui-même avait dû subir ce regard, c'était lorsqu'il lui avait avoué l'avoir vendu à Feilong. Qui plus est, Asami compte-t-il réellement se fiancer ? Du peu de temps qu'il a eu à partager avec lui, il ne semblait pas vraiment porté sur le symbolisme du mariage ni sur les enfants… Mais comme sa mère semblait insistante, aurait-il réellement le choix ? Et lui… Qu'allait-il devenir ?
- Ton père serait si fier de toi, Ryûichi, lui fit sa mère en un sourire dont seule la Haute Société avait le secret. Où comptes-tu aller ? le rattrapa-t-elle alors qu'il s'en allait. Nous allons passer à table. N'est-ce pas le meilleur moment pour connaître ta future femme ?
- Je n'ai pas l'intention de…
- Les places sont nominatives. Tu ne pourras pas t'enfuir. Et ne salies pas plus la mémoire de ton père !
Akihito fut pris d'une angoisse. La situation était… chaotique… Du fond de son être, il espérait que ça n'aboutirait pas. Aussi… Manger avec eux… Fréquenter les gens de la Haute ? Comment devait-il se comporter ?! Asami ne lui avait pas dit pour ça ! La soirée allait être un beau bordel… Dans quel guêpier s'était-il fourré cette fois ?!
Voilà ! Le chapitre est clos !
Qu'en avez-vous pensé ? Ca m'intéresse beaucoup ! J'ai beaucoup d'idée pour la suite mais les parutions vont être plus longues (boulot oblige -.-) En tout cas, je tenterai toujours de servir quelque chose de qualité !
A très vite !
