Salut à tous !

Ca fait hyper longtemps que je ne vous avais pas soumis de chapitre ! (Honte à moi!)

Je vous rassure, l'histoire n'est pas abandonnée, j'ai juste pas trouvé le temps pour écrire la suite (en plus d'une petite panne d'inspiration).

Enfin bon, je vous laisse apprécier ce chapitre !^^


Chapitre 5

Akihito rentra à la fin de la soirée dans la chambre d'invité qui lui avait été réservé. Après avoir fermé la porte, il s'y adossa en soupirant. Il avait passé certainement l'un des pires moments de sa vie. Etre entouré de tous ces gens… Il ferma les yeux en se rappelant ce dîner cauchemardesque.

Loin d'Asami, on l'avait fait s'assoir en milieu de table. Placé à côté d'une femme élégante mais trop parfumé et d'un homme d'âge mûr qui n'avait pas arrêté de le regarder de travers à chacun de ses gestes... Même pour boire un putain de verre d'eau ! Il avait quand même été un peu rassuré que Masaki ait été placé en face de lui. Même s'il ne le connaissait pas beaucoup, c'est le seul à lui avoir adressé la parole. Et il n'avait pas été désagréable. A certains moments, il lui offrait des sourires réconfortants :

- Tiens le coup, c'est presque fini.

Akihito avait de temps à autre regardé Asami. Il était en bout de table à gauche de sa mère, et sa - à priori - fiancée en face de lui. A en juger par leurs échanges, l'ambiance avait l'air d'être tendue. D'un côté, on tapotait des doigts sur la table, d'un autre on soupirait de façon excédé… Sans parler des regards noirs…

Après avoir mangé l'entrée, composée essentiellement de fruits de mer et crudités, on leur avait servi des rince-doigts. Une sorte de liquide citronné servi dans une assiette creuse où en devait plonger ses doigts. Mais lui. Pauvre de lui ! Il ne savait pas ce que c'était ! Au début, il avait reniflé l'odeur. Ca sentait bon et c'était froid, ça ressemblait à une soupe froide ! Akihito avait plongé sa cuillère à soupe dans le plat et avait commencé à l'avaler…Jusqu'à ce que sa voisine odorante de gauche le regarde avec effarement comme s'il descendait de la Lune et que son charmant voisin de droite se racle bruyamment la gorge. Le jeune photographe l'avait regardé en arquant un sourcil. Masaki l'appela doucement et lui indiqua subtilement que ça ne se mangeait pas. Akihito s'était senti tellement bête lorsqu'il comprit à quoi servait cette soupe. En même temps, il aurait dû s'en douter. Le goût était horrible ! Et les rares personnes à avoir vu ça avait pouffé de rire ! En plein désarroi, il avait cherché le regard du yakuza, histoire d'avoir un peu de soutien. Il fut très déçu. Asami n'avait rien vu et était occupé à entretenir une joute verbale avec sa mère et sa fiancée. Aucun des trois n'haussaient le ton mais on devinait la tension, en plus, avec le brouhaha des convives, on ne pouvait pas entendre ce qu'ils se disaient.

Masaki l'avait à nouveau interpellé :

- Ce n'est pas grave, lui souffla-t-il.

On passa alors au plat principal. Du bœuf et un mélange de légumes, typiquement occidental. A en juger par l'aspect et le goût, les ingrédients avaient dû coûter une fortune !

Alors qu'Akihito mangea en silence tout en tentant de se débrouiller avec son couteau et sa fourchette, sans se préoccuper de ses voisins de table qui parlait tantôt de leur réussite professionnel ou de loisir de riche ou de leur dernier voyage hyper cher (bien sûr, en oubliant pas ce petit air prétentieux si agaçant), les domestiques servirent du vin rouge en accompagnement aux convives.

Trop occupé à se concentrer dans sa propre bulle, Akihito avait eu un morceau de viande coincé dans la gorge. Afin de le déloger, il avala la coupe de vin à grosse goulée. Ayant fini son verre, il le posa en soupirant lorsqu'il entendit son voisin de droite ricaner. Il tourna simplement les yeux vers lui. L'homme ne le regardait pas et agitait délicatement son verre en lançant à son encontre une phrase du style

- Il n'est même pas capable d'apprécier un bon vin, fit-il d'un air méprisant avant d'en boire une petite gorgée. Je hais les petites gens.

Le jeune photographe détourna son regard et croisa ceux de sa voisine qui l'avait regardé tout ce temps avec sidération. Elle sursauta et reprit sa conversation avec l'homme à côté d'elle, comme si de rien n'était. Akihito se demanda si ce dîner allait encore durer. Il chercha du regard Asami. Il n'avait pas touché à son assiette et dévisageait sa mère qui regardait son fils avec sévérité. Apparemment, sa fiancée avait disparu. Sa place était vide… La voix de son voisin de droite retentit à nouveau

- Je me demande vraiment ce qu'une vermine de son espèce vient faire ici…

Un homme du même âge qui était en face de lui répondit :

- Un pique-assiette… Il y en a beaucoup en ce moment…

Mais… Fermez-la ! Il avait jamais voulu venir ! Enfin… Si, c'est lui-même qui l'avait proposé… Mais quand même ! La seule chose qui l'empêchait d'en venir aux mains avec eux était Asami. C'était clairement pas le jour pour ça ! Son père venait de mourir !

Enfin arriva le dessert. Le jeune photographe sentit la fin du supplice approcher. Alors qu'un domestique allait poser une coupe de mousse au chocolat sur la table, le dessert se déversa sur son épaule. Akihito se leva prestement et le domestique se confondit en excuse en tentant de l'essuyer du mieux qu'il put. Son voisin pouffa de rire, il était visiblement fautif de cet incident !

- Oh ! Que je suis maladroit ! Enfin, ne vous donnez pas tout ce mal. Ce garçon ne mérite pas tant d'attention.

Le jeune photographe vu rouge. Pour qui se prenait-il ?!

- Espèce de salaud ! Tu l'as fait exprès !

Les convives s'étaient tus et observait la scène avec curiosité et inquiétude. Dans la Haute Société, il n'était pas convenable d'hausser la voix et encore moins de parler de cette façon.

Alors que le domestique retenait le jeune homme qui avait envie d'en découdre, la maîtresse de maison se leva :

- Congédiez-le ! Je ne tolèrerai aucun trouble fête ce soir !

Le domestique obéit et allait pour orienter le jeune sauvage qu'il avait entre les bras. Ce dernier se dégagea, lança un regard noir à son horrible voisin de table, et prit seul la direction de la sortie, en prenant soin de claquer la porte. Asami s'était levé :

- A…

- Akihito ! L'appela Masaki, lui coupant la parole.

Akihito toucha son épaule droite. Et dire qu'il avait fait l'effort de s'habiller correctement pour le dîner … Une chemise blanche, un pantalon à pince, des chaussures de ville… Tout ça pour ne pas mettre Asami mal à l'aise ! Et pas une fois ce yakuza ne l'a regardé ! Ce monde de faux-semblant... Il n'y avait pas sa place ! Et Asami qui l'avait forcé à venir ! Il savait pourtant qu'ils n'étaient pas du même monde ! Quand cet enfoiré s'est déjà soucié de lui ?!

Le jeune photographe serra les poings. A bien y réfléchir, le yakuza ne lui laissait jamais le choix. Dès leur rencontre, il n'avait pas eu le choix ! Et il préférait largement ne pas se rappeler ce qu'il s'était passé une fois que Asami l'avait coincé sur les Docks ! C'était… Très humiliant ! Bon… En même temps, il l'avait un peu cherché… Mais quand même ! Et depuis ce jour-là, tout avait dérapé ! Son chemin n'avait pas cessé de croiser celui de ce pervers !

Puis, il y a eu cette histoire avec Feilong… Il n'avait rien à voir avec leur querelle et le pire, c'est que c'était sur lui que ça retombait ! Combien de fois a-t-il été utilisé comme un objet sexuel ?!

Et puis, Mikhail... Le simple fait de penser à lui le fit frémir. Il avait failli mourir ce soir-là. Et Asami l'avait secouru. Un petit sourire se dessina sur ses lèvres tandis qu'il semblait se détendre. Il retira sa main de son épaule et vit le chocolat.

Il secoua la tête. Non ! Tout ça pour quoi ? Tout ça pour que cet enfoiré assouvisse ses pulsions ! Oui ! C'était ça ! Asami avait profité de sa faiblesse pour obtenir ce qu'il voulait de lui ! Et le pire ! C'est qu'il lui avait privé de son appartement du jour au lendemain pour l'obliger à vivre avec lui ! Au début, il avait vraiment voulu faire des efforts. Vraiment. Mais Asami était égale à lui-même. Il prenait, sans rien donner en retour. Comme toujours. Et ça continuait, même aujourd'hui… Avec une ombre au tableau… Asami était fiancé.

A cette pensée, le jeune photographe sentit des larmes lui monter aux yeux. Il s'effondra sur le lit, la tête dans les oreillers :

- Bordel… Lâcha-t-il.

Quelqu'un frappa à la porte. Le jeune homme fit semblant de ne rien entendre. Il ne voulait voir personne.

On frappa à nouveau. Bordel… Pourquoi on ne le laissait pas tranquille ?!

La porte s'ouvrit. Ah oui ? Les gens étaient comme ça ?! Très bien ! Furieux Akihito se redressa :

- VOUS ALLEZ ME FOUTRE LA PAIX OU MERDE ?! Hurla-t-il en balançant un oreiller.

Le pauvre coussin finit sa course sur le visage de l'homme qui venait d'entrer. Il ramassa le polochon en s'approchant d'un Akihito un peu désolé. Masaki était venu le voir après la fin du repas. Il avait dû attendre que les convives soient plus calmes pour s'éclipser ! Sans trop savoir pourquoi, il était soulagé de le voir. Mais regretta au fond de lui que ce ne soit pas Asami…

- Je suis venu voir si tu allais bien. Apparemment, pas vraiment.

Il déposa l'oreiller sur le lit alors que le jeune photographe se leva, confus.

-Désolé, j'ai vraiment passé une sale soirée.

- Ne t'en fais pas. Personne n'aurait résisté à ça.

Akihito acquiesça avec un petit sourire absent. Asami n'avait même pas bougé un cil alors qu'il était en train de se faire humilier.

- A ce propos, reprit Masaki. Je trouve ça étonnant que Ryuichi ne t'ai jamais indiqué comment te comporter. Comme c'est lui qui t'as emmené ici… Si j'avais un ami que je savais qu'il ne serait pas à l'aise avec les mondanités, je lui aurai au moins fait part de quelques astuces…

- Cherche pas, fit le jeune homme sur un ton plus dur qu'il ne l'aurait voulu. Je suis juste sa femme de ménage et son animal de compagnie.

L'autre homme rit gentiment.

- Je le connais depuis que je suis au collège. Il n'est pas du tout le genre de personne à traiter les personnes qu'il apprécie de cette façon !

- Alors, il ne m'apprécie pas, conclut sombrement Akihito en se tournant légèrement sur le côté.

- Ce n'est pas ce que je voulais dire, tenta de se rattraper Masaki en remarquant sa mine triste.

Il plaça délicatement ses épaules, le faisant doucement tourner vers lui. Il lui releva le menton pour que leur regard se croise. Le regard du plus âgé s'attarda sur les lèvres du plus jeune. Le photographe se sentit tout à coup très mal à l'aise. Il n'aimait pas ça… Il n'aimait vraiment pas ça ! Il plaça maladroitement ses mains pour le repousser.

- Je ne vous dérange pas ? S'éleva une voix grave que Akihito reconnu entre mille.

Masaki relâcha sa prise. Ce fut un soulagement soudain pour le photographe. Se sentant libéré, il soupira, se rendant compte qu'il avait retenu sa respiration.

- Ryuichi ! Je ne t'avais pas entendu arriver ! Depuis quand es-tu là ?

- Je viens d'arriver. Mais je crois que j'ai interrompu quelque chose.

- Oh, non ! Ne t'inquiète pas. Le pauvre petit, ça a été éprouvant pour lui ce soir.

- Je dois lui parler. Tu ferais mieux de partir.

- Bien sûr.

Akihito serra les poings. C'est seulement maintenant qu'il arrive ?! Que se serrait-il passé si ça avait été plus loin ?! Alors comme ça, Môssieur Asami voulait lui parler ?

- Non, Masaki peut rester, dit Akihito. Après tout, ça doit pas être hyper important, non ?

Il vit le regard du yakuza se durcir. Sentant bien qu'il n'était pas à sa place, Masaki s'en alla. Asami ferma la porte dès que l'homme l'eut franchi.

- Que faisais-tu avec lui ? questionna le yakuza, peu enclin à répondre à son impertinent photographe.

- Qu'est-ce que tu veux dire ?

- C'est moi qui pose les questions.

- Et c'est moi qui choisis si je veux répondre !

En une fraction de seconde, Akihito fut plaqué sur le lit. Il vit qu'Asami était en colère. Dans ce genre de cas, il s'avait que s'il dépassait les bornes, il risquait d'avoir très mal au fesses. Au sens propre comme figuré.

- Il vaut mieux pour toi de répondre.

- Pourquoi ? Tu vas faire quoi ? Me forcer ? Ha ! Tu fais ça tout le temps. Je suis habitué, tu sais…

- Je ne le répèterai pas. Que faisais-tu avec lui ?

- Il faisait simplement ce que tu aurais dû faire ! Cria Akihito en serrant les dents car Asami avait resserré son emprise autour de ses poignets. Venir me voir ! Me demander si j'allais bien ! T'as vu ce qu'il s'est passé !

Le jeune homme hoqueta. Il commençait à sangloter tellement il était en colère. Il était tellement pitoyable. Tant pis !

- Je me sens tellement humilié et toi tu t'en fous ! Je fais tout… Je fais tout pour que tu te sentes bien ! Je passe pas une seconde sans m'inquiéter pour toi ! Et toi… Tu te comportes comme le pire des connards ! Je sais même pas pourquoi on vit ensemble ! Je te déteste !

Asami ferma les yeux, visiblement agacé. Akihito reprit sa respiration et tenta de se calmer. Le yakuza n'avait pas desserré son étreinte.

- Ne t'approche plus de Masaki.

C'est… Tout ? C'est tout ce qu'il avait à dire ?! Comment pouvait-il espérer s'en sortir avec ça ?! Et comme par hasard, c'est lui qui passait pour un imbécile !

Akihito lança un regard de défi au yakuza. Une lueur qui ne sembla pas lui plaire car il le fixait avec toujours plus de dureté. Il s'était aussi redressé en lâchant ses mains.

- Tu peux contrôler beaucoup de choses, mais pas moi. Et surtout pas les gens que je fréquente ! Je me suis fais un ami et j'en ai rien à cirer que ça te plaise pas ! T'as jamais été tolérant !

Le jeune photographe sursauta lorsqu'il sentit l'une des mains de Asami presser son entrejambe. Il hoqueta lorsque le yakuza serra, fortement mais brièvement, sa prise.

- Fais bien attention à qui tu t'adresse, Akihito. Je suis le seul à avoir le droit de toucher. N'oublie jamais à qui tu appartiens.

Un sourire sadique se dessina sur les lèvres de l'homme d'affaires. Il attrapa sa cravate et lia les mains de sa victime au lit. Akihito le regardait maintenant plus avec appréhension et méfiance que par colère.

Asami se pencha sur les lèvres du photographe. Inconsciemment, le plus jeune ferma les paupières, attendant le contact… qui n'arrivait pas. Il ouvrir subitement les yeux. Le visage du yakuza était si proche du sien. Leurs lèvres ne se touchaient pas mais il pouvait sentir son souffle chaud les caresser. Profitant de cet instant où Akihito s'était figé, Asami déboutonna la chemise du jeune homme et glissa sa main sur son torse. Ses doigts habiles s'arrêtèrent sur un petit bout de chair, tellement sensible et ô combien doux.

Le photographe ne voulait pas perdre. Il ne laissera aucun son sortir de sa gorge. Il se mordit alors la lèvre inférieure, espérant que la douleur lui ferait penser à autre chose qu'à ce toucher divin. La main s'arrêta et joua un instant un peu plus bas, sur son ventre. Akihito frissonna et ferma les yeux. S'il y avait bien un truc qui pouvait l'énerver, c'était qu'Asami était expert en la matière. Les caresses prodigués engendrèrent un résultat qui révéla un regard de triomphe chez le yakuza, Akihito se sentait de plus en plus serré dans son pantalon. Cherchant à se soulager de la tension qui s'accumulait en lui, il chercha davantage de contact avec son bassin. L'homme d'affaires fit glisser très doucement ses doigts vers son bas ventre. Mais au dernier moment, évita délibérément cette zone qui demandait tant d'attention. Et frôla la cuisse de Akihito. Ce dernier lâcha un râle frustré et ce maudit tout de suite après. Il avait perdu.

- Si tu veux que je te libère, tu ne dois plus jamais t'approcher de cet homme.

Le jeune photographe gémis pour toute réponse.

- Je n'ai pas entendu. Peux-tu répéter ? susurra le yakuza en approchant son oreille.

- Va… Te faire foutre…

- Tu connais la réponse. Pourquoi t'infliger tout ce mal ?

- Asami… Gégnit-il.

- Mais encore ?

- D'accord… Je m'approcherai… plus de lui, bredouilla-t-il difficilement et en mettant sa fierté aux oubliettes.

- Bien. Que désires-tu que je fasse ? Tu n'as besoin que de le dire.

- Li…Libère-moi… J'en peux plus… Asa-

Il ne finit pas sa phrase, il laissa à la place un râle lui échapper lorsque le yakuza saisit son entrejambe. Il lui avait déboutonné son pantalon et s'était frayé un chemin en dessous de son sous-vêtement.

Asami accéda à sa demande. Mais il ne fit pas plus.

Haletant, Akihito laissait son esprit dériver et le yakuza était simplement assis sur le bord du lit et lui tournait le dos.

- La cérémonie a lieu demain matin. Nous repartirons dès que ce sera terminé.

- Attends, fit le jeune homme en se redressant sur son coude. Ta mère aura peut-être besoin de toi, non ?

- Elle n'est pas ma mère.

Le photographe arqua un sourcil ne sachant pas vraiment ce qu'il voulait dire.

- Elle est la deuxième femme de mon père, le devança-t-il. Ma mère biologique est décédée lorsque je n'étais qu'un gamin. Il s'est remarié un an plus tard.

Akihito se redressa subitement. Asami était en train de se confier ! Il était en train d'en apprendre davantage sur sa vie !

- Je n'ai jamais supporté cette femme. Elle a toujours été une étrangère pour moi.

Le jeune homme ne dit pas un mot et tenta de le réconforter un peu en posant sa main sur l'épaule du yakuza. Il fut surpris lorsqu'il répondit à cette petite étreinte en posant si doucement sa main sur la sienne.

- Assez discuté. Tu devrais te reposer. Nous nous verrons demain.

Asami s'en alla en silence, laissant Akihito dans ses interrogations.

La matinée était pluvieuse. Ils étaient tous présents au crématorium. Au manoir, Asami avait évité sa mère et sa fiancée.

Lorsqu'ils sont arrivés ici, Akihito avait poussé le yakuza pour qu'il rende un dernier hommage à son père. Par respect et pudeur, il ne l'avait pas suivi dans la pièce. Comme il ne l'avait pas connu, il n'était pas autorisé à entrer. Tous étaient passés au compte-goutte dans la pièce, voir une dernière fois le défunt. Masaki était passé à côté du photographe en lui adressant un petit sourire. Akihito avait maladroitement détourné les yeux. En ayant tourné le regard, il fut rassuré de voir qu'Asami était à ses côtés. Il ne l'avait pas vu, ni senti être revenu vers lui. La « mère » du yakuza était la dernière à sortir, un mouchoir sur les yeux. Même s'il avait eu un mauvais départ avec elle, il compatissait silencieusement. A son bras, Yoko la soutenait dans la douleur.

Le maître de cérémonie les invita à se rendre dans une autre salle pour la crémation du défunt. Ils se rendirent dans une pièce où il y a avait quelques chaises et fauteuil mais seule la famille proche pouvait entrer. Akihito baissa les yeux. Il ne pourra donc pas rester aux côtés d'Asami.

Puis, il se sentit soudainement tiré par le bras. Le yakuza l'avait traîné derrière lui. La mère lui décocha un regard réprobateur, qu'il ignora. Dès que les membres furent entrés, la porte se ferma derrière aux pour observer plus d'intimités.

Yoko se plaça entre la mère de son fiancé et d'Asami. Akihito, lui était à gauche du yakuza. Un petit écran s'alluma, montrant un petit four où un cercueil était acheminé. Lorsque les portes du four fur closes et que le feu commença à brûler, la femme du défunt se laissa aller au chagrin. La jeune femme présente posa ses mains sur ses épaules.

Le jeune photographe baissa les yeux, ne sachant où regarder. Des doigts vinrent se glisser parmi les siens et une main ferme emprisonna la sienne. Akihito releva la tête vers Asami, qui gardait toujours son masque implacable. Son attention se reporta sur sa main. La seule démonstration de l'émotion u yakuza résidait dans ce geste. Se voulant réconfortant, il répondit à son étreinte, avec beaucoup de douceur.


Voilà ! J'espère que ce chapitre vous aura plu (depuis tout ce temps XD)

Quand à moi, je vais bûcher sur la suite.

Portez-vous bien !