Chapitre 1 :
Rencontre dû au hasard ?
Alice courait presque derrière Mme Fargot qui avançait à grand pas dans les couloirs blancs du lycée, récitant les « règles pour le maintient de la vie » comme elle appelait le règlement de l'établissement.
Alice ne l'écoutait pas. De toute façon, elle s'en fichait. Elle savait que d'ici la fin de semaine, elle aurait violé plus de la moitié des règles de cette école
Sauf qu'elle aurait dût au moins regarder ce que faisait la directrice, car celle ci s'arrêta brusquement. Si bien qu'elle se la prit en plein fouet.
Mme Fargot sembla n'avoir rien vu, ce qui était plutôt étonnant vu le choc. Elle ouvrit à la volée la porte de la classe et aussitôt une vingtaine d'élèves se levèrent. Sauf une fille au fond de la classe. Une barrière de cheveux noirs cachait son visage… Elle écrivait, ou dessinait… En tout cas elle était complètement penchée sur sa feuille et son crayon se mouvait dans de délicates courbes.
Quand soudain Mme Fargot hurla :
June était affalée sur sa table, sa main guidant machinalement son stylo sur sa feuille, dessinant inconsciemment une jeune fille en train de danser.
Tout allait pour le mieux. Le professeur, M. Baraya, qui avait renoncé depuis longtemps à faire de son cours un cours intéressant pour la brune, répétait inlassablement à des élèves pauvres d'esprit que « (√8)² 8 ».
« Même Mlle Balard qui, je suis sur, ne se rend même pas compte qu'on parle d'elle, feigne de comprendre ! » s'écria-t-il.
June avait bien entendu ce qu'avait dit M. Baraya. Toutefois, elle ne bougea pas d'un poil ce qui, elle le savait, exaspérait toujours ses professeurs.
« (√8)² 8 ! C'EST POURTANT PAS COMPLIQUÉ ! »
June rigola doucement, du moins, moins fort que les autres élèves qui avaient tout compris depuis un quart d'heure et qui faisaient semblant juste pour énerver leur professeur.
June se replongea totalement dans son dessin, se rendant compte qu'elle faisait un autre chef d'œuvre. La robe prenait de courbe extraordinaire et volait autour de la danseuse. Des poissons semblaient suivre le sillage de la robe. Elle rajouta alors des écailles sur les joues et sur les mains de la danseuse quand un cri lui fit faire un gros trait partant d'une mèche de cheveux pour aller vers le coin de la feuille sans toucher le dessin :
« MLLE BALARD, VEILLEZ LEVEZ VOS FESSES AFIN DE MONTRER LE MONTRER LE PEU DE POLITESSE QUE VOUS AVEZ !»
June n'eut aucun mal à reconnaître le directrice malgré la voix stridente qu'elle avait. Elle souffla de soulagement en voyant que son dessin n'a pas été touché. Elle se leva alors docilement, et déclara pour sa défense : « Je ne vous ais pas entendu rentrer, madame. »
La directrice ne l'écouta même pas et pesta :
« Je vois que, encore une fois vous vous êtes habillée comme une junkie. »
June soupira, soulevant distraitement une mèche de ses cheveux noirs : elle portait tout simplement une chemise blanche à manche courtes. Certes, son bandage au bras droit était visible, mais elle s'en fichait. Et elle osait dire qu'elle ressemblait à un junkie ? Nan, mais ! June au moins, elle savait ce que c'était les junkies !
« Ta gueule salope » pensa-t-elle.
La directrice la regarda d'un air mauvais, comme si elle avait lu dans ses pensées. Puis elle soupira et June grimaça d'horreur : elle souhaitait ne jamais se trouver face à sa directrice lorsque celle-ci souffle son haleine.
La directrice se retourna et dit à M. Baraya :
« Puis-je enfin faire mon annonce ? »
Devant son air pincé, l'homme n'eut d'autre choix que de dire :
« Mais oui, bien sûr Madame Fargot… »
June remit une mèche de ses cheveux mi-longs derrière son oreille et reprit son crayon et, toujours debout, recommença à dessiner. Elle ne s'arrêta pas même quand madame Fargot annonça qu'une nouvelle allez squatter la classe.
« Une nouvelle élève viendra se joindre à vous, dit Madame Fargot dans un rugissement, comme s'il lui coûtait de parler à cette classe. Veuillez, s'il vous plait, accueillir Melle Alice Senid. Elle passera le reste de son année avec vous » Puis elle murmura : « La pauvre… »
June entendit l'élève entrer dans la classe et dire un bonjour joyeux. Elle ne releva pas la tête pour la simple et bonne raison qu'elle s'en foutait.
La classe répondit en cœur et aussitôt la directrice hurla :
« Melle Balard ! Si vous pensez que dire bonjour à une nouvelle élève n'est pas nécessaire, je suppose que l'occupation de votre place voisine par cette même élève ne vous dérangera pas ! »
June ne répondit pas. Cela la dérangeait, bien sûr, car elle ne pourra plus s'étaler sur les deux tables. Toutefois elle haussa les épaules, prit son sac posé sur la chaise voisine et le déposa par terre. Elle n'avait toujours pas levé les yeux de sa feuille. Mme Fargot poussa un soupir désespéré et dit :
« M. Baraya, je vous laisse vous débrouiller avec cette… classe. Au revoir » ajouta-t-elle.
Tout le monde répondit à l'exception de June qui elle murmura :
« C'est ça, casse-toi. » accompagné d'un doigt d'honneur
Par chance, personne n'entendit rien ni ne vit quoique ce soit.
« Melle Senid, veuillez prendre place, s'il vous plait. »
Alice s'assit et regarda June, puis son dessin :
« Il est très joli ton dessin… »
June leva les yeux et regarda Alice. C'était une très jolie fille : elle avait les cheveux blonds, arrivant à la poitrine, de grands yeux bleus et elle était assez pâle.
Elle était vêtue d'une jupe noire plissée, des chaussures à plate-forme en bois clair, des rocking shoes se rappela June . Une ceinture avec des anneaux coulait sur ses hanches, les mettant inconsciemment en valeur. Elle avait un tee-shirt des Darkies, un groupe punk qui faisait rage à Dunkerque et avait une multitude de bracelets, cloutés, en cuir, en tissus, ou en caoutchouc, en passant par le brassard blanc avec une tête de mort noire. Elle avait la classe, se dit la brune.
June hocha la tête, troublée, signa le dessin et écrit quelque chose, puis le donna à la blonde :
« Par millions les poissons te diront avec les vagues, les sirènes, Talulla », lut-elle. « Talulla ? Ca veut dire quoi ? »
June lui sourit, et répondit :
« Je n'en ai aucune idée. »
Un haussement de sourire et un vague sourire se dessina sur le visage de la blonde.
« C'est quoi cet emploi du temps ? » s'écria Alice.
« Ben… c'est le nôtre… » répondit June. « Je sais c'est super chargé mais… »
« Chargé ? Tu rigole ? Dans mon ancien lycée, je terminais minimum à 18heures ! »
Alice et June étaient assises par terre dans la cour et étaient penchées sur le nouvel emploi du temps de la blonde.
« Et là, on fini au plus tard à 16heures ! »
« Faut dire aussi qu'on est la seule classe à ne pas avoir prit des cours complémentaires tels que la troisième langue, une langue morte ou une langue renforcée. »
Alice hocha la tête puis sourit.
« Je vois… Alors maintenant, parle-moi un peu des profs. »
June la regarda étonnée. Pourquoi voulait-elle qu'elle lui parle des profs ?
« Pourquoi veut-tu que je te parle des profs ? »
Alice sourit et dit :
« Bah, pour leur faire des crasses, tiens ! »
June la regarda, suspicieuse.
« Euh. C'est pour ça que tu t'es fais virer de ton ancien lycée. »
Alice sourit et lui répondit : « On peut dire ça, oui. »
June s'assit en face d'elle et, après l'avoir longuement regardé, lui dit : « Racontes moi un peu ta vie avant de venir ici. »
Le regard pétillant, Alice lui dit :
« Oooh ! Je t'intéresse à ce point ? » « Oui. » Répliqua June, sèchement et sur la défensive.
« Mais c'est que tu mords ! » cracha Alice, moqueuse. « Bon d'accord, je te raconte ma vie… Pour une fois qu'on me le demande. Mais si tu t'endors, fais ça discrètement. » reprit elle d'une voix douce, cette fois ci.
Le rouge aux joues, June jura de ne pas s'endormir, et argumenta en disant que si elle tenais en cour, elle pouvait bien tenir pour elle.
Uhu. chap 1 d'Alice et June.
C'est le premier que j'ai écrit. Désolée si il est médiocre.
Et désolée sir vous avez attendu :
J'ai besoin d'une béta-lectrice. Siou plait.jdois faire plein de fautes :
Bsoux.
NANCY. Aka Lovely-Dark.
