Titre : Born like this (j'ai enfin trouvé un titre
potable \o/)
Auteur : ishime
Fandom : Bleach
Personnages : les Arrancars
Disclaimer : Aucun
de ces charmants petits ne m'appartient, ils sont tous à
monsieur Kubo.
Notes : Ces drabbles ont été écrits pour Flo-Nelja et Sakoni, qui me les ont demandés sur mon LJ. Avant chacun sont précisés paring, thème et rating... Ah, et les rating vont crescendo, donc s'il y en a un où vous voulez vous arrêter, il suffit de ne pas lire à partir du moment où vous voyez un rating plus élevé.
Rupi/Grimmjaw, un joli ruban, PG, pour sakoni
Quand Rupi est né, Aizen-sama lui a offert un sourire
calme, pour le rassurer.
Puis il a claqué des doigts, et
un larbin quelconque lui a apporté des vêtements amples,
beaux et confortables.
Et le nouvel arrancar s'est senti tout à fait confiant.
Et puis Aizen-sama lui a expliqué ce qu'étaient les
Espada, quels étaient les avantages qu'il y a à en
faire partie, et combien leur statut est gratifiant.
Et Rupi
s'est senti très intéressé.
Ensuite, Aizen-sama lui a demandé de libérer son
zanpakuto. Il l'a fait sans apréhension, parce que le regard
d'Aizen-sama était si tranquille que pas un instant il n'a
envisagé pouvoir le décevoir. Les mots sont venus
naturellement. "Etrangle, Trepadora."
La lame s'est
scindée en huit tentacules énormes, qui se sont
tortillés autour de lui, et il a poussé un petit cri de
ravissement.
Aizen-sama a annoncé aux autres arrancars
présents que désormais, il était le Sexta.
Et
Rupi s'est senti pleinement satisfait.
Et la cerise sur le gateau, c'est qu'Aizen-sama, avant de partir, d'une petite phrase dédaigneuse, lui a offert le plus amusant des jouets, en la personne de Grimmjaw.
Rupi s'est tourné vers son futur défouloir, et a
fait son premier vrai sourire d'Arrancar.
Et il se sentait
absolument ravi.
Quand il y repense, la seule chose qui manquait, pour que cette scène atteigne la perfection, c'était un joli ruban rose noué autour de la tête de Grimmjaw.
RupiChirucci, consolation, PG-13, pour Sakoni
Quand elle reconnait les masques des Exequias, Chirucci ne se fait
aucune illusion. Elle a perdu, et il y a bien longtemps qu'elle a
cessé d'être utile aux yeux d'Aizen-sama. Importante,
elle ne l'a jamais été, et elle a eu tout le temps
passé dans ce souterrain pour s'en rendre compte. Elle a
perdu, elle va mourir.
Elle l'a vu venir, de toute façon.
Quand elle a sacrifié sa propre épée, quand elle
s'est mutilée volontairement, elle avait pour ainsi dire déjà
perdu, sur tous les tableaux. Mais Privado ou non, elle reste une
Espada. Et les Espada n'abandonnent pas. Pour les Espada, la défaite,
c'est la mort.
"Chirucci Thunderwitch sama..."
Bon sang, se faire tuer par les Exequias ! Ces petits rats, qui
grouillent comme une marée d'asticots dans le palais
d'Aizen-sama ! Ces larves qu'elle aurait pu écraser les deux
mains dans le dos avant ce combat ! Ses pupilles se dilatent de
colère.
Chirucci ne craint pas la mort. Elle n'est pas une
Espada pour rien.
Mais elle voulait mourir en combat, face à
un adversaire digne de ce nom ! Pas en se traînant à
terre sans pouvoir se redresser ! Pas achevée par des larbins
insignifiants !
Elle veut bien mourir, mais pas comme ça,
bon sang, pas comme ça !
L'un des cafards dégaine
son zanpakuto.
Et là, étrangement, le visage d'un de ses
successeurs lui revient en mémoire. Elle se mord la lèvre.
Mais qu'est-ce qu'elle fout, à penser à ce merdeux, au
lieu de se relever ?! Les Exequias l'entourent, le cafard en chef
lève son sabre. Il n'a même pas libéré sa
vraie forme, l'enflure.
Dans la tête de Chirucci, les
traits de Rupi se font de plus en plus clairs. Sa tête de sale
gosse, mignon à croquer et teigneux comme un chien. Son
zanpakuto, ses tentacules. Sa stupéfaction, son râle et
sa dernière invective pour son assassin encore plus givré
que lui.
Elle se dit que ce petit con de sexta a crevé
comme un minable après sa défaite, lui aussi, même
s'il n'était pas déchu.
C'est tout bonnement ridicule, comme dernière pensée, et c'est loin d'être une consolation.
Zaeluapolo et Il Forte, sang, PG-13, pour Sakoni
Dans le tube de verre, le sang s'est figé, cristalisé.
Zaeluapolo tourne lentement le récipient entre ses doigts
avant de le ranger à sa place, dans un recoin du congélateur,
caché derrière la multitude d'échantillons de
toutes sortes. Heureusement, il a eu la bonne idée de
transférer le liquide précieux dans un tube plus petit
que les autres, et pourvu d'un bouchon. S'il avait dû le
laisser sur un portoir, Aizen-sama n'aurait certainement pas manqué
de remarquer l'absence d'étiquette, et aurait exigé des
explications.
Après tout, cette pièce est un
laboratoire de recherches sur les arrankar, et même s'il y
passe presque tout son temps, rien ici ne lui appartient. Et même
s'il pouvait appeler cet endroit sa chambre ou son laboratoire, ce
qu'il possède n'est à lui que parce qu'Aizen-sama
daigne le lui abandonner, en récompense de son obéissance
absolue, seulement tant qu'il lui est utile - et tant que tel est son
bon plaisir. Zaeluapolo se mord la lèvre. Aizen-sama ne
l'éliminera pas, pas tout de suite, il a encore besoin de lui.
Pour combien de temps ?
Autrefois, penser qu'il pouvait disparaître du jour au
lendemain ne le dérangeait pas outre mesure. Il profitait
juste de l'instant présent, tout à sa rage de vivre.
Autrefois. Avant qu'il ne perde la seule chose qui lui ait
réellement appartenu, même s'il ne s'en est pas rendu
compte... Pas avant qu'il ne soit trop tard.
Pour la énième fois depuis ce matin, Zaeluapolo
ouvre le congelateur, en sort le prélèvement.
La
seule chose qui lui appartienne sans qu'Aizen-sama ne la lui ait
concédée. Il se demande ce qui arriverait si le dieu de
Hueco Mondo apprenait qu'il cache une telle chose. Oh, Aizen-sama ne
le tuerait pas, il est bien plus intelligent, bien plus cruel que
cela...
Autrefois, malgré sa soumission et sa méfiance
instinctive, il ne connaissait pas la véritable peur.
Autrefois, avant qu'il ne comprenne qu'il avait des choses à
perdre.
Dans le tube à essai, le sang d'Il Forte s'est figé, cristalisé.
Noitora/Testla, fluide, R, pour FloNelja
Pour Testla, Noitora-sama est un dieu. Un dieu mineur,
d'importance moindre qu'Aizen-sama, Ichimaru-sama ou Tôsen-sama,
mais un dieu tout de même. Et surtout, c'est un dieu qui daigne
le reconnaître en tant qu'individu. Oh, bien sûr, les
trois anciens shinigami qui règnent sur Hueco Mondo
connaissent son nom, et il peut leur arriver de le prononcer, mais
cela ne va pas plus loin. Noitora-sama est le seul à vraiment
s'intéresser à lui.
Noitora-sama est fort,
monstrueusement fort ; la taille de son zanpakuto en est la meilleure
preuve. Contrairement à Grimmjaw, il est aussi intelligent. Il
n'est pas ce qu'on pourrait appeler cérébral, bien sûr,
mais la façon dont il énerve, humilie et manipule les
gens dénote un esprit aussi vif que retors. Il est rapide,
bien sûr, et beau, du moins selon les critères de
Testla.
Et il a beau n'être qu'un petit Numeros
insignifiant, Noitora-sama daigne discuter avec lui, voire même,
parfois, quand il est de bonne humeur, écouter ses
remontrances.
Toutes ces qualités sont d'excellentes raisons d'admirer Noitora-sama, mais aucune d'entre elles n'aurait provoqué une telle adoration chez Testla. Non, ce qui le fascine chez Noitora-sama, c'est la fluidité de ses mouvements.
Noitora-sama est le plus grand et le plus maigre de tous les arrankars que Testla ait vus à Hueco Mondo ; pourtant, quand il bouge, ses mouvements sont beaux, souples et coulés, comme si son corps démesuré ne comportait plus un seul os. Quand le zanpakuto-faux est dans la main de Noitora-sama, il tranche si vite qu'on a l'impression qu'il ne pèse rien, mais Testla est bien placé pour savoir combien il est pénible de le soulever : Noitora-sama l'a laissé essayer, en riant de le voir peiner à tenir son sabre.
Quand Noitora-sama combat devant lui, Testla est presque hypnotisé
par les torsions souples et brutales de son corps, même s'il ne
peut probablement pas en suivre le dixième.
Quand
Noitora-sama s'ennuie et le traîne dans ses appartement pour
jouer un peu, ce n'est plus de la fascination qu'il ressent en le
regardant bouger, c'est de l'extase pure.
Il Forte/Dee Roy, mépris, R, pour sakoni
Il forte méprise Dee Roy.
Parce qu'il est faible.
Parce que son masque ne ressemble à
rien.
Parce que son sourire de vieille édentée est
laid à faire peur.
Parce qu'il passe son temps à
ricaner comme un imbécile.
Parce que, tout simplement.
Et il ne se prive pas de le lui dire.
Quand il entend ça, Dee Roy ricane encore plus fort, et lui rétorque qu'il a une drôle de façon d'exprimer son mépris.
Il Forte méprise Dee Roy.
Parce qu'il n'avait vraiment pas besoin de savoir à quel
point il peut aimer ce qu'il est en train de lui faire.
Non, pas
besoin d'écraser ses lèvre contre son sourire
désordonné.
Pas besoin de sentir son corps malingre
s'agiter contre le sien.
Pas besoin de sa peau pâle contre
la sienne.
Pas besoin de cette main qui sème le chaos dans
ses mèches blondes.
Pas besoin de ses rires entrecoupés
de halètements.
Pas besoin de s'enfoncer en lui comme ça,
sans même être brutal.
Pas besoin d'entendre ses
gémissements remplacer ses ricanements habituels.
Pas
besoin de l'entendre crier son nom.
Pas besoin de savoir ça.
Il Forte méprise Dee Roy.
Parce que mépriser Dee Roy, c'est toujours mieux que de se
mépriser lui-même.
Et ils le savent tous les deux.
