Ce matin-là, il sortit de sa chambre en essayant de ne pas faire de bruit. Il allait falloir qu'il traverse la salle principale et qu'il sorte dans la rue, avant qu'elle ne le voie, et c'était pas une mince affaire.

Dolchatte avait toujours été poli avec son entourage… mais là il devait à tout prix éviter de la croiser, sinon il ne pourrait pas se retenir et là… Ce serait la cata assurée.

Il glissa contre le mur, tourna l'angle, fit un pas, deux pas, trois p… se cassa la figure. Rouvrit les yeux. Oh non. Damned. Shit. We're all dead. Putain de bordel.

Il venait de trébucher sur un amoncellement de boîtes de chocolats et de fleurs.

Il vira lentement au blanc pâle, alors qu'il entendait une porte s'ouvrir.

- Bah, c'est quoi tout ça ?

Etant donné que c'était la première saint valentin depuis leur libération, Martel était quelque peu surprise.

- Hum, c'est euh… de la part de tout le bar je suppose.

Dolchatte essaya de se relever, avant de s'applatir par terre, la jeune femme venant de grimper sur son dos à pieds joints.

- Tutut…

Martel commença à lire les étiquettes, parce que c'était douteux que Dol se sente si pressé… le pauvre, il aurait tellement eu envie de s'enfuir.

- … Un de monsieur Greed, un de Roa, un de Kimblee… Bah, et tout le reste de toi dis-donc. Que c'est attentionné de ta part.

Il y a des jours avec et des jours sans. Et il y a aussi des jours méga avec, comme celui-ci, où Martel se pencha pour l'embrasser sur le front avant qu'il ne percute.

- Un de Kimblee ?!

- Je suppose que le serpent égorgé à moitié explosé est de lui.

Il s'interrogea longuement sur les goûts de l'alchimiste en matière de cadeaux, de toute façon il n'avait que ça à faire.

- Euh... martel ? Tu pourrais descendre, dis ?