Mars
Journal de Lili (extraits):
1er Mars:
Quelle bande d'intolérants! La réalité me saute à la figure. J'étais dans ma petite bulle de bonheur, je ne voyais que ce qui m'entourait. J'ai réussi à convaincre James de s'excuser auprès de Sirius et de Remus. J'ai réussi à les réconcilier et je croyais que cela suffirait. Naïveté! Les autres élèves, même les professeurs, ne se remettent pas en cause. Ils n'osent rien me dire en face car j'ai pris position dès le début et parce que je suis préfète mais le changement d'avis de James les a révolté. Je trouve cela complètement dingue! Il le considère comme un traître… Si je veux pouvoir aider des personnes plus tard en tant que Psychomage, je dois y remédier. Jamais je ne pourrais me regarder en face sinon. Mais la masse de travail est énorme. De plus, je ne peux compter sur le soutien des professeurs. Si, peut-être chez Dumbledore… mais je crains qu'il n'ai défendu Remus et Sirius pour se donner une conscience.
Il faut tenter…
14 Mars:
Même Dumbledore se défile! Je suis allée dans son bureau, je lui ai présenté les arguments un à un, je lui clairement expliqué le problème et la pressente nécessité à y remédier et il m'a poliment montré que ma tache était vouée à l'échec, que ce ne serait qu'une goutte d'eau dans l'océan et que même si j'y parvenais je voudrais ensuite porter mes convictions à toute la société sorcière.
Je ne vois pas le problème! Ne dit-on pas « C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase »? Et bien, je pourrais très bien être cette goutte d'eau, sans vouloir être prétentieuse.
Tout est une question de volonté et de foi.
16 Mars:
Je viens de croiser un groupe de Serpentards. Toujours de en train de marmonner des plans ceux-là. Ils semblaient parler de Peter. Je trouve cela étrange mais j'ai bien entendu son nom. Et il n'y a pas d'autres Peter à ce que je sache.
17 Mars:
Il y en a un autre. Peter Desbury, Serdaigle, Troisième Année. Très improbable qu'il parle de lui. Il est indifférent à tout, quoique très intelligent…
20 Mars:
Je n'ai toujours pas convaincu Dumbledore. Il soupire dès qu'il me voit fondre sur lui. Je l'attend à chaque tournant de couloir. Mais que puis-je faire d'autre? Peut-être parler à McGo… peut-être m'écoutera-t-elle…
oOo
Lili claqua la porte en ressortant du bureau du professeur McGonagall. Son visage était rouge et elle semblait furieuse. Elle s'éloigna, furibonde, la démarche saccadée et ses chaussures claquaient au sol en résonnant.
Elle venait de passer une demi-heure à se disputer avec son professeur principal à propos de l'exclusion volontaire de ses deux amis. Cette dernière, bien loin de l'écouter calmement et de prendre en compte objectivement ses arguments avait répondu avec violence à toutes ses propositions. Elle qui semblait si compréhensive malgré sa rigueur, était en fait pleine de préjugés. Elle lui avait même prouvé que depuis qu'elle s'était lancée dans ce combat sans fin, on remarquait une baisse progressive de ses résultats et qu'il ne fallait pas qu'elle mette en péril son futur pour une broutille de jeunesse.
A ces mots, la jeune fille n'avait plus supporté de rester une minute de plus en face du professeur et elle s'était enfuie comme une furie. Elle ruminait encore sa défaite lorsqu'elle parvint à la salle commune des Griffondors. Elle prononça le mot de passe et entra.
Le silence de la salle la frappa. Jamais au grand jamais elle ne l'avait entendue ainsi ou plutôt pas entendue. Car il y régnait toujours un joyeux et convivial capharnaüm qui l'avait d'ailleurs bien souvent énervée quand elle ne parvenait pas à se concentrer pour ses devoirs. Mais là… aucuns bruits ne filtraient et pourtant la salle était remplie. Tous les élèves regardaient vers un seul point.
Étonnée, elle tourna la tête pour voir ce qui se passait et aperçut James, ainsi qu'une horrible pimbêche blonde dont la voix s'éleva brusquement, frôlant les ultrasons tellement elle était suraiguë. Yolanda, son admiratrice depuis la première année, avec qui il était en Cours de rattrapages.
« - Mais enfin James! Réfléchis un peu! Tu ne peux tout simplement pas rester avec ces trois idiots. Entre les deux pédés et la folle excentrique, c'est de la folie! Il faut que tu trouves des personnes dignes de toi. Digne d'apprécier telle qu'elles sont ta beauté, ton intelligence, ton humour ainsi que toutes tes qualités. Viens donc avec moi. Sortons ensemble, James! Sortons ensemble et je te présenterais toute la crème de Poudlard. Des gens respectables des plus grandes familles de Sang-Purs qui incomberont plus tard toutes les fonctions importantes de la société. Sois logique mon Jamii, qu'est-ce qui est donc mieux pour toi? Ces trois fous, demanda-t-elle en désignant tour à tour Sirius, Remus puis Lili, ou bien nous? Ajouta-elle en montrant toute sa bande placée derrière elle et sourire colgate.
James secoua la tête.
-Tu es complètement foldingue ma pauvre.
-Foldingue?! Moi?? Mais tu inverses tout mon chéri. Ce n'est pas moi qui suis dingue mais tes petits potes, Potter.
Il se retourna et commença à s'éloigner.
-Regardez le! Regardez le! Il s'enfuit! Tu n'es qu'un lâche et un fou, Potter, tu es comme tes amis. Je te croyais un peu plus intelligent mais tu es tout aussi idiot qu'eux.
Il revint vers elle et la gifla. Il avait la respiration courte et serrait ses poings.
-N'insultes… plus….Jamais… Mes amis! Tu entends? Je t'interdis de parler d'eux comme ça alors que tu ne sais même pas de quoi tu parles!
- Je sais très bien de quoi je parle Jamichou! Vous êtes tous aussi dingues les uns que les autres et même si je te pensais différent, tu es en fait pareil! A mettre dans le même sac!
Il leva la main à nouveau la main mais Lili bondit et l'attrapa.
-Ça suffit! Viens, allons nous-en! »
Elle prit la direction de la sortie, toujours aussi fermement agrippée à la main de James et elle sortit de la salle commune. Plusieurs fois, elle sentit James se retourner et répondre aux insultes que Yolanda lui lançait. Ils arrivèrent dans le couloir.
« -Lili, laisse moi y retourner! Je dois y aller! Tu as bien entendu ce qu'ils disent! Je ne peux pas les laisser dire ça!
-Arrêtes, cela ne sert à rien. Même les professeurs ne veulent rien entendre. Ce n'est pas à toi que revient cette tâche.
-Ni à toi! Lili, s'il te plait…
-Non, James.
Un bruit retentit et ils se retournèrent soudainement. Le portrait de la Grosse Dame se refermait sur Sirius et Remus. Sirius semblait furieux et Remus lui tenait le bras fermement.
-Lâches-moi maintenant Remus, dit-il en se dégageant.
-Je suis désolé, dit James.
-Tu n'as pas à l'être, vieux. Personne de nous d'ailleurs, ajouta-t-il en regardant fixement Lili. Ce sont eux qui devraient l'être.
-Sortons, dit Lili en prenant la main de James.»
Ils parcoururent les couloirs déserts de l'école et sortirent dans le parc. Ils s'assirent à leur endroit habituel, c'est à dire devant le lac, assis adossés à leur arbre préféré, les pieds dans l'eau.
Personne ne parlait et le silence était plus lourd que complice. Soudain, James fit signe à Remus. Ils se levèrent et s'éloignèrent un peu de leurs deux autres compagnons, les laissant plongés dans leurs ensées. Ils s'enfoncèrent quelques peu dans les sous bois et, tout en avançant, ils se mirent à parler.
«- Il faut trouver une solution, dit James à Remus. La situation devient invivable. Non seulement les élèves sont ligués contre nous mais les professeurs également.
-Enfin, James, que veux-tu faire? Il ne nous reste plus que quelques mois à vivre ici et ensuite nous quittons Poudlard. Ce serait totalement inutile.
-Mais justement Remus! Tu vois bien comment sont les gens ici. Crois-tu qu'ils soient différents à l'extérieur? Bien sur que non! Ce sont les parents, les oncles et tantes des élèves qui sont ici qui te regarderont de travers une fois dehors. Comment...
Il s'arrêta brusquement.
-Tu as entendu? Souffla t-il à son ami.
Remus ne répondit rien.
A nouveau, un murmure étrange s'éleva dans la forêt où ils s'étaient maintenant profondément aventurés
James avança de quelques pas. Devant eux, s'ouvrait une clairière où une vingtaine d'élèves étaient rassemblés. Ils ne purent reconnaître personne. L'obscurité règnait ici car les rayons du soleil n'atteignaient que très rarement cette partie du sol de la forêt.
Deux voix s'élevèrent soudain dans le silence revenu.
Ils les reconnurent.
La première était celle d'Avery.
La seconde celle de Peter.
oOo
Voila un chapitre très court et pas très utile pour une remise en forme après quelques semaines de feignantise.
Je me remets doucement la tête dans les fictions. J'espère terminer celle-ci avant la fin de l'été.
Bisous à tous.
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