Ouh la la !!!

Je ne m'attendais pas à avoir autant de reviews que ça ! ( d'ailleurs j'en profite pour remercier alana chantelune).

Mais voilà, c'est que vous me mettez une super pression, d'autant que j'ai bien regardé, vous êtes toutes des auteures de talent...

Je voudrais d'abord vous redire que cette histoire est une histoire dure. Attention, je vous assure que vous risquez aussi d'être choquées. Non pas tant par les faits que par l'idée principale qui est véhiculée. Parce que j'ai construit cette fic autour d'une idée, qui est assez... spéciale. Vous verrez plus tard.

Je voudrais vous dire ce qui m'a inspirée, mais ce serait vous en dire trop. Mais j'ai quand même hyper peur que vous m'évitiez après ça...


L'automne était arrivé. L'herbe du parc était maintenant recouverte de feuilles mortes. Le vent commençait à souffler un peu plus chaque jour et Sirius avait allumé la cheminée pour réchauffer l'appartement. Remus et lui parlaient de leurs cours respectifs, de leurs professeurs et des élèves. Petit à petit, Remus se mit à parler d'une d'entre elles plus particulièrement.

Et chaque fois qu'il en parlait, Sirius avait un peu plus mal. Ce fut d'abord quelque chose de léger, comme le souffle d'une brise. Puis cela résonna en lui comme des vagues sur le sable.
Et un jour, à table, il demanda à Remus :

- Est-ce que tu es amoureux ?

La question lui était venue sans qu'il n'y prenne garde, une discussion normale avec un ami.

Ce fut lorsque Remus répondit :

- Je crois, oui, enfin, un peu… avec une rougeur aux joues, que Sirius mesura l'ineptie de sa question.

- Tu devrais l'inviter, s'entendit demander Sirius.

- Ca ne te déranges pas ?

- Non, au contraire, je suis curieux de la rencontrer…

Cette conversation hanta Sirius toute la journée. Il s'en voulait d'avoir poser ces questions. Qu'est-ce qui lui avait pris ? Par moment, il se demandait si son cerveau fonctionnait normalement. En quelques instants, il avait réussi à poser toutes les questions dont il ne voulait pas connaitre les réponses, et dire toutes les idioties qu'il n'aurait jamais voulu dire. Curieux de la rencontrer ? Certainement pas. Il aurait même voulu ne pas savoir qu'elle existait.

James le vit tourmenté mais ne réussit pas à en savoir plus. Il invita Sirius à prendre un verre après les cours et orienta la discussion sur Remus mais Sirius ne raconta pas l'histoire du matin.

Sirius eut du mal à se décider à rentrer. Bien sûr, il voulait retrouver Remus, mais quelque chose en lui s'était cassé. Comme si un coin de la réalité l'avait rattrapé alors que ça faisait maintenant des mois qu'il essayait de l'oublier. Remus ne l'aimait pas. Il lui fallait l'accepter. Mais ce n'était pas si facile.

Il cheminait pensivement sur les trottoirs. Arrivé au dernier croisement avant d'entrer dans sa rue, il hésita. Regardant autour de lui il avisa un pub moldu et y entra. Sans doute pour y trouver un refuge avant d'aller à la rencontre de Remus. Il s'assit sur un des hauts tabourets en bois devant le zinc et commanda un whisky. L'ambiance était feutrée. Les tentures des murs étaient d'un bel écossais dans les tons de vert rehaussé de lignes rouges.

Il n'y avait guère de monde en ce début de soirée. Ils étaient juste quatre. Deux hommes étaient installés dans un des coins du pub, dans des fauteuils de cuir marron, et discutaient à voix basse. Au zinc, à sa droite, il y avait un vieil homme, seul comme lui, absorbé par la lecture d'un journal.

Sirius fit tourner l'alcool dans le verre avant de le boire. Il repensait à James. James qui l'avait prévenu, mais qu'il n'avait pas voulu écouter. Il ne savait pas ce qu'il avait cru vraiment en demandant à Remus d'être son co-locataire. Peut-être qu'il aurait pu le changer ?

De nouveaux clients entrèrent. Une bande de copains bruyants. Sirius les regarda s'installer sur deux tables et quand il les entendit passer commande, il se décida à sortir.

Il fut d'ailleurs suivi par les deux hommes du fond de la pièce. Il les vit tourner à l'angle de la rue et sans savoir pourquoi, les suivit. Sans doute pour retarder encore le moment de rentrer.
Les deux hommes étaient juste devant lui, ils ne marchaient pas très vite. Brusquement, Sirius s'arrêta. Ils venaient de se donner la main. Comme des amoureux. Un frisson saisit Sirius. Comme les deux hommes poursuivaient leur chemin, Sirius les suivit. Ils passèrent devant une façade devant laquelle ils s'arrêtèrent. Sirius fit de même devant une vitrine. Lorsqu'ils repartirent, il se dirigea à son tour vers ce qui les avait arrêtés.

Il y avait écrit en gros « Underground paradize », en couleurs rappelant l'arc-en-ciel. Sirius trouva cela étonnant et original. A côté de la porte, en épais bois repeint en rouge bordeaux, il y avait une petite vitrine avec des photos, un programme de spectacles et les tarifs. Sirius sourit. D'après les photos, il s'agissait d'une boîte de nuit pour gays. Il se prit à consulter le programme. Tous les vendredis, il y avait un spécial 'disco', sans doute une spécialité moldue.

- Ca n'ouvre pas avant 20h, vous savez, dit un homme qui ouvrit la porte avec une clé.

- J'ai vu, oui, merci ! répondit Sirius en souriant.

Et il fit demi-tour. Les deux hommes qu'il suivait avaient disparus. Sirius se décida à rentrer.

Remus était rentré avant lui, il était en train de préparer le repas dans la cuisine.

- Tu rentres juste à temps, c'est prêt dans cinq minutes, lança Remus sans se retourner.

- Je vais me laver les mains, répondit Sirius.

Sirius se lava les mains, et se regarda dans le miroir. Il n'avait pas passé une super journée, mais ce moment là, où Remus l'attendait, où Remus avait cuisiné pour lui, était un moment de bonheur qui effaça le reste. Il rejoignit Remus avec un grand sourire.


Non, ce n'est pas encore là...

J'ai préféré vous re-prévenir encore une fois avant de passer aux choses sérieuses. Et puis il faut d'abord que j'aille terminer Réveil...

Ceci dit, j'ai bien planté mon décor...