Ca y est! Les plus impatients pourront se calmer sur cette suite, ca fait un petit temps que la moitié était écrite mais je vous avoue que je planchais un peu sur le lemon donc, j'espère qu'il vous plaira et qu'il restera dans l'idée que l'on se fait des personnages.
Bonne lecture.
Chapitre 15
Fenrir sourit en voyant son adorable fiancée tourner en rond en tempêtant dans le salon. Depuis que l'ordre était venu s'installer au manoir, ça lui arrivait souvent. Ron Weasley prenait un malin plaisir a faire de nombreux commentaires désagréables sur les Malefoys ou leurs manoirs soit disant gagné au prix de beaucoup de souffrances. Il avait fallu beaucoup de patience aux adultes pour éviter que le jeune rouquin ne se retrouve réduit en charpie pour nourrir les animaux du parc. Avec le retour de Voldemort, les nerfs de la jeune fille étaient a fleur de peau et elle oscillait souvent entre les crises de larmes et les crises de colère.
« Je vais les tuer ! » Hurla t elle en abattant son poing sur le marbre de la table.
« Calme toi amour ! Ne laisse pas ces imbéciles de Weasley avoir le meilleur de toi ! »
« Ce n'est pas eux que je vais tuer ! »
« Qui donc dans ce cas ? »
« Drago part une semaine chez ses amis, Pansy et Hermione ne seront pas là avant une semaine elles aussi ! »
« Dans ce cas, tu vas me détester moi aussi ! Dumbledore m'a demandé de retourner dans ma meute pour voir comment ils réagissent face au retour de Voldemort. »
« Emmène moi avec toi ! » Souffla t elle ses grands yeux bordés de larmes.
« Je ne peux pas amour ! Ça ne serait pas sur pour toi ! »
« Mais je ne crains rien avec les loups garous ! »
« Disons que pour l'instant, si, tu crains beaucoup ! »
« Comment ça ? »
« Tu as 15 ans Eileen ! Pour un loup garou, tu as l'age parfait en ce qui concerne l'accouplement ! »
« Mais je suis ta fiancée ! »
« Je le sais bien ! Mais comme nous n'avons jamais… n'importe quel loup pourrait te réclamer ! »
« Oh ! Et si nous… enfin si nous… bref ! Je pourrais venir avec toi ? »
« Eileen ! Ce ne sont pas des choses que l'on fait pour échapper a une bande de sorciers débiles ! Ce n'est qu'une petite semaine ! » Tenta t il doucement.
« Je te déteste ! » Hurla t elle en sortant de la pièce.
Fenrir soupira et resoupira quand Severus entra dans la bibliothèque suivit par Lucius.
« Un problème avec ma sœur ? » Demanda Severus.
« JE lui ai annoncé que je partais pendant une semaine et qu'elle ne pouvait pas venir avec moi ! »
« Pourquoi ? » Demanda Lucius.
Severus lui envoya un regard désespéré.
« Je croyais que tu suivais les cours de DCFM quand on était encore a l'école. Pour un loup garou, 15 ans est l'age idéal. Si Eileen va avec lui, il y a peu de chance que ça se passe bien sans batailler ! »
« Oh ! Je comprends ! Je dois voir un truc avec Cissa je vous laisse ! »
Le blond s'échappa a toute allure de la salle et partit a la recherche de sa charmante épouse. Il la trouva en pleine joute verbale avec Molly Weasley.
« Cissa chérie ? Je peux te parler quelques instants ? »
« Bien sur ! » Sourit Narcissa heureuse d'échapper a la matriarche Weasley. « Que se passe t il ? »
« Je crois qu'il est temps que tu aies LA fameuse discussion avec ta fille ! »
« Tu crois qu'elle n'est pas un peu jeune ? »
« Gabriel part pendant une semaine et refuse qu'Eileen parte avec lui pour cette raison. »
« Oh ! Je comprends ! Tu sais ou elle est ? »
« Dans le jardin probablement. »
Cissa embrassa doucement son mari et sortit dans le jardin ou elle retrouva sa fille qui tentait de se calmer.
« Ça va chérie ? »
« Non ! J'en ai assez de tous ces parasites dans notre maison ? »
« Si ça peut te rassurer, moi aussi j'en ai marre. Eileen, maintenant que tu as 15 ans, je crois qu'il est temps que nous ayons une petite discussion toute les deux. »
Eileen haussa un sourcil surpris et se poussa un peur du banc en pierre pour que sa mère s'installe a ses côtés.
« Tu vois chérie, quand un homme et une femme s'aime très fort, il arrive que certains… besoins se fassent sentir. » Narcissa fit une pause et regarda sa fille qui était écarlate. « Chez les hommes, ces besoins sont visible. En effet, leur sang va se placer dans une des parties de leur anatomie qui est toujours cachée. Pas leurs pieds. C'est pour cette raison que peu d'homme peuvent encore réfléchir dans ce genre de moment puisque leur sang n'irrigue plus vraiment leur cerveau. »
« Maman ! Je suis vraiment obligée d'écouter ça ? Tu sais que j'ai un frère et pleins d'amies très délurée. Sans oublier que Pansy a 5 mois en plus que moi et que nous avons eu droit a tous les détails. Détails dont je me serais bien passée d'ailleurs. »
« Oh ! Je comprends ! Ton père m'a dit que tu voulais partir cette semaine avec Gabriel ! C'est pour ça ! »
« Tu veux dire que j'ai ton autorisation ? »
« Eh bien… tu as 15 chérie et je ne doute pas un instant que Gabriel voudra un jour ou l'autre que tu sois sienne et je ne pense pas que tu attendras ta nuit de noce. Le seul conseil que je peux te donner est de suivre ton instinct. »
Eileen sauta au cou de sa mère. Tout a coup, elle se sentait beaucoup mieux. Même les remarques désobligeantes de Ron ou sa sœur ne parvinrent pas a effacer son sourire radieux.
« » « » « »
Quand vint le soir, elle sortit de sa chambre en catimini et traversa tout l'aile du manoir jusqu'à la chambre de Fenrir dans la partie des invités. Elle toqua doucement a la porte et l'ouvrit. Il était assis dans son lit et lisait un bouquin probablement fort intéressant.
« Je peux te parler ? » Demanda t elle doucement.
Il hocha positivement la tête et lui désigna le bout du lit pour venir s'asseoir.
« Je veux venir avec toi ! »
« Eileen… »
« Non laisse moi parler. Je veux venir avec toi. Pas parce qu'ainsi j'échapperais aux Weasley même si c'est un plus mais parce que je ne veux pas que tu me quittes. Etre séparée de toi même pour une semaine est une torture ! Je sais ce que te suivre implique et je suis prête. Je t'aime Fenrir. De toute mon cœur et de toute mon âme, je t'aime. Je sais qui tu étais et ce que tu as fait avant. Mais malgré ça, tu as toute ma confiance. Tu es un homme accompli et je sais que je ne te comblerais peut être pas vraiment au début mais je ne veux être qu'a toi. »
« Eileen ! Tu dois comprendre que je suis le chef de ma meute et qu'en cas d'incidents, ce que tu verras là bas ne te plaira peut être pas. Je ne veux pas que tu aies peur de moi ! »
« Je n'aurais jamais peur de toi. J'ai lu a peu près tous les livres possibles et imaginables sur les loups garous, leurs us et coutumes et je sais que certaines fautes méritent des punitions sévères. Et si ce que je vois ne me plait pas, j'irais me promener en attendant que tu aies terminé ! Ne me laisse pas ! » Souffla t elle en lui faisant des yeux de chien battu.
C'était la seule arme efficace qui lui restait en cas de refus catégorique. Fenrir soupira et baissa la tête vaincu. Elle s'approcha lentement pour l'embrasser mais il la stoppa d'une main.
« Je dors nu Eileen ! » Précisa t il avec une moue amusée.
Elle rougit plus vite que son ombre mais s'admonesta silencieusement. Elle devrait bien finir de jouer les vierges effarouchées a un moment ou l'autre. Elle défit la ceinture de son peignoir en soie et n'osa pas le regarder quand l'étoffe tomba en bas du lit. Elle repoussa doucement la main et s'allongea a ses côtés. Etonné, il se pencha lentement vers elle et l'embrassa tendrement.
« Relaxe toi amour sinon, ça sera insupportablement douloureux. » Murmura t il tendrement.
Il envoya la couverture par terre se présentant dans toute sa glorieuse nudité et elle ne put s'empêcher de rougir et de paniquer en le voyant dans un état d'excitation très avancé. Tout à coup, elle n'était plus vraiment sure de vouloir l'accompagner. Il sourit amusé et touché de sa timidité et fit glisser lentement les bretelle de sa chemise de nuit. Il passa et repassa sa langue sur ses lèvres en la voyant nue. Comment faisait elle pour être aussi rouge et ne pas exploser ? Il se le demandait avec un intérêt non dissimulé. Il la souleva doucement et la calla sur ses genoux. Elle voulait apprendre ? Parfait ! Il se sentait d'humeur pédagogue et un brin pervers ce soir. Eileen tentait de se souvenir de ce qu'avait raconté Pansy au sujet des zones érogènes. S'était quand même terrible que toute fan de livres qu'elle soit, elle n'avait jamais ouvert le kama sutra. Et là, elle faisait de son mieux pour regarder ailleurs et ignorer… ça justement.
Fenrir prit doucement sa main dans la sienne et la posa sur son membre érigé qui appelait désespérément les caresses. Ah ben si ! Elle pouvait encore plus rougir. Ça ressortait probablement d'une pathologie sérieuse à ce stade. Il l'aida à imprimer un lent mouvement de va et viens avant de rejeter la tête en arrière, yeux fermés. Un grognement rauque s'échappa de sa gorge et elle sursauta en enlevant sa main, pensant qu'elle l'avait blessé.
« Oh non ! Continue ! » Geignit il.
Etait il en plus sado-maso ? Mais visiblement, il n'avait pas l'air de souffrir. Les sourcils froncés en signe d'intense concentration, elle le prit à deux mains et commença un très lent va et vient. Elle n'arrivait pas à croire qu'elle faisait ÇA ! Mais d'un autre côté, ça avait l'air tellement naturel. En voyant quelques gouttes irisées perler elle repensa à une conversation qu'elle avait surpris entre son frère et ses amis et s'abaissa doucement en dardant sa langue. Fenrir poussa un long gémissement de plaisir en sentant la petite chose humide qui venait le taquiner. Il plongea ses mains dans les longues mèches blondes et appuya doucement dessus, l'invitant silencieusement à la prendre entièrement en bouche. Il baissa les yeux vers elle et dut faire un effort surhumain pour ne pas jouir tout de suite. Ce genre de spectacle devait être interdit. Surtout aux loups garous débordant de libido. Elle le relâcha un moment pour reprendre son souffle et il en profita pour l'attirer tendrement dans ses bras et l'embrasser passionnément. Il la fit rouler sous lui et fit courir le bout de ses ongles le long de son épiderme qui s'hérissa instantanément. Il laissa sa langue glisser sur chaque particules de sa peau, savourant son goût, sa chaleur et son odeur unique. D'une main, il saisit l'un des seins blanc dont la pointe érigée le narguait depuis trop longtemps et Eileen se plaqua un coussin sur le visage pour ne pas qu'il l'entende gémir. Il gloussa un peu et le lui enleva avec un sourire mi tendre mi sadique.
« Ne te cache pas ! Je veux entendre chaque gémissements qui s'échappera de ta gorge. Je veux voir ton visage quand tu atteindras l'orgasme et je veux voir tes yeux quand je te ferais l'amour. »
En fait, s'était hyper marrant de la faire rougir remarqua t il amusé. Il se lécha les lèvres et retourna s'occuper des deux malheureux tétons dressés qui n'en demandaient pas tant. L'une de ses mains descendit plus au sud, caressant tendrement la douce toison de boucles blondes et elle hoqueta en sentant un doigt se frayer un chemin en elle et butter contre un obstacle de chaire qu'il était certain de trouver là. Il poussa son doigt plus en avant et elle se tendit en ressentant une douleur locale. Une espèce de déchirement.
« Merlin ! » Haleta t elle quand il effleura son clitoris, lui envoyant des frissons dans tout le corps.
Il se mit à genoux entre ses jambes et remonta ses genoux sur ses épaules avant d'aller la taquiner du bout de la langue. Elle feula de plaisir tout en se fourrant la main dans la bouche pour ne pas crier. Ses hanches bougeaient seule à sa rencontre. Elle voulait plus. Elle avait besoin de plus. De le sentir complètement en elle. Taquine, elle agrippa la main de Fenrir et la porta à sa bouche, laissant sa langue s'enrouler autour de ses doigts avec un sourire joueur.
« Diablesse ! » Gronda t il débordant de désir.
Un doux roucoulement sortit de sa gorge et elle l'attira à lui, refermant ses jambes autour de sa taille.
« Il n'y aura plus de retour possible Eileen. Tu es sure de toi ! »
« Oh oui ! » Susurra t elle en l'embrassant à pleine bouche.
Fenrir rendit les armes et la pénétra dans un rugissement bestial. Il noua ses doigts aux siens et laissa ses instincts reprendre le dessus en imprimant de profonds allers retours. Eileen ne semblait pas être contre aux vus des cris de plaisir qu'elle poussait. Elle se tortillait entre ses bras. Tellement différente et plus tendre que les louves de sa connaissance. Avec elles, il devait toujours se méfier d'où se trouvaient leurs dents. Eileen n'était pas comme ça et cette constatation le ravissait. Elle déposait des myriades de baisers sur son torse, caressait les cicatrices qui parcouraient son dos et laissait ses ongles courir sur la peau fine de ses flancs, souriant de le sentir trembler entre ses bras. Un feu d'artifice éclata sous ses paupières closes et tordit ses reins tandis qu'un feulement montait dans sa gorge. Du aux trop longues années d'abstinence ou au fourreau qui se rétrécissait soudain, Fenrir la suivit dans la jouissance et retomba sur sa poitrine accueillante, exténué et comblé. Il avait vraiment la plus désirable et adorable des fiancées.
« » « » « »
Eileen se réveilla au petit matin. Elle était encore nue et pressée contre le torse ferme de son fiancé qui dormait a poing fermé. Elle rougit intensément en se souvenant de la veille et grimaça au sentiment d'inconfort légèrement douloureux qui occupait les parties basses de son anatomie. Elle aurait été tentée de demander une pommade apaisante a son frère mais elle ne voulait pas vraiment risquer les questions scabreuses qui suivraient. Elle se dégagea en douceur des bras de son amant et repassa ses vêtements de nuit avant de retourner dans sa chambre pour prendre une douche. Elle croisa sa mère au passage qui sourit tristement et courut jusque dans sa chambre morte de honte. Un léger bruit a la porte la fit sursauter et elle entre ouvrit la porte pour voir une Narcissa souriante lui tendre un petit flacon de liquide irisé.
« C'est un anesthésiant local chérie. Je me suis dit que tu en aurais peut être besoin. »
« Merci maman ! »
« Tout s'est bien passé ? »
« A merveille maman. »
« Je te laisse alors. Prépare tes affaires pour le voyage ! Vous partez après le petit déjeuner. »
En retournant dans sa propre chambre, Narcissa éclata en sanglot dans les bras de son mari qui s'inquiéta immédiatement.
« Que se passe t il Cissa chérie ? »
« Nos bébés sont des adultes ! » Sanglota sa femme.
« Ils seront toujours nos bébés mon cœur ! »
« » « » « »
Eileen débarqua dans la salle à manger avec ses affaires de voyage. Elle n'avait prit que le strict minimum puisqu'elle se doutait qu'il y eut toutes les commodités voulues dans la forêt. Son frère haussa un sourcil mais sembla comprendre ce qu'il se passait. Il regarda tristement sa petite sœur qui était devenue une femme. Il comprenait mieux a présent les yeux rougis de Narcissa. Fenrir entra a son tour le visage totalement froid et inexpressif mais qui se barra d'un sourire tendre en voyant son adorable fiancée qui piqua de nouveau un fard ahurissant.
« Tu vas bien amour ? » Chuchota t il rien que pour elle.
« Merveilleusement bien oui ! Et toi ? »
« On ne peut mieux ! Tu as préparé tes affaires ? »
« Je n'ai pris qu'un sac. »
« J'aurais une surprise pour toi plus tard ! »
« Qu'est-ce que c'est ? »
« Si je te le dis, ou sera la surprise ? Tu verras bien curieuse ! »
Après le petit déjeuner, elle alla se changer pour mettre des affaires plus confortables et rejoignit Fenrir qui l'attendait dans le parc. Elle dit au revoir a son frère et ses parents. Fenrir enroula un bras autour de sa taille et colla la petit corps au sien avant de trensplaner. Quand Eileen ouvrit les yeux, elle ne put retenir un bruit d'émerveillement en voyant le vert émeraude des arbres qui les entourait.
« Dernières consignes de sécurité ! Ne baisse jamais les yeux face a un loup garou. Etant donné que tu es a présent officiellement ma compagne, tu leur es supérieure. Si l'un d'entre eux t'insulte, dis le moi immédiatement. Tu dois également savoir que certaines femmes de la meute sont déjà passées par mon lit mais rappelle toi que je n'aime que toi et qu'a présent que je t'ai, je n'irais jamais voir ailleurs. Elles essaieront de te provoquer ou de te rendre jalouse donc, reste sur tes gardes. Tu crois que ça va aller ? »
« Je l'espère ! » Souffla t elle.
Il prit ses lèvres dans un baiser aussi passionné que bref et tendit l'oreille quand ils recommencèrent a marcher. Il l'arrêta tout a coup et ferma les yeux avant d'envoyer une vague de magie derrière un buisson. Un couinement plaintif en sortit et une femme en sortit. Elle ne portait pas grand chose sur le dos et elle était relativement sale. Elle grogna un peu en voyant Eileen qui ne détourna pas le regard même si c'était la seule chose dont elle avait envie en ce moment.
« Suffit Fania ! Je t'interdis de menacer ma compagne. »
« Compagne Fenrir ? Depuis quand t'es tu rangé auprès de ces humains que tu méprises tant ? Autrefois, tu étais comme nous et aujourd'hui, regarde toi ! Tu es propre, tu sens le savon et tu t'habille comme eux. Comme ceux qui nous ont rejeté. T'es tu fait castré ? » Railla t elle.
« C'est mourir que tu veux ? » Gronda t il. « Jusqu'à preuve du contraire, je suis le chef de meute ! »
« Ça fait 12 ans que tu as disparu Fenrir. La meute ne pouvait pas continuer sans chef. Nanri a pris ta place ! Et je suis sa compagne ce qui signifie… »
« Tu ferais mieux de partir Eileen ! »
« Non ! Je sais ce que ça signifie ! Que si tu parviens a battre Nanri alors je devrais me battre contre elle et que si je perds, elle deviendra ta compagne. »
« Mais c'est qu'elle connaît bien nos coutumes ! Comment penses tu pouvoir me vaincre gamine ? » Cracha la louve.
« J'ai de nombreux talents ! » Sourit Eileen.
Elle n'était pas du tout rassurée mais elle aimai trop Fenrir pour permettre que cette femme se mette en travers de sa route.
« Tu es sure de toi ? Rien ne t'oblige a le faire ! Nous pouvons simplement repartir ! » Souffla Fenrir.
« Et tu passerais pour un froussard ? Jamais. Je sais que ça te tuerais plus qu'autre chose. Et je refuse de te laisser entre les griffes de cette… femme ! »
Il l'embrassa tendrement, remarquant encore une fois qu'elle parvenait sans peine a l'étonner une fois de plus. Il marcha conquérant jusqu'au village ou du moins, ce qui aurait du être un village. Des humains sortirent des tentes. Certains semblaient heureux de revoir Fenrir, ils étaient tous très minces et il y en avait qui portaient des traces d'abus physique. Des plaies encore fraîches, des ecchymoses. Rien de très glorieux. On aurait dit que le nouveau chef n'avait pas grand chose a faire du reste de leur meute. Au centre se trouvait un homme. Eileen sentit un frisson de dégoût lui traverser le corps et elle fit de son mieux pour ne rien laisser paraître. Il ne portait qu'un morceau de pantalon. Son torse était court de griffes. Ses cheveux blonds sales formaient des espèces de rastas sur son crâne. Il avait des petits yeux noirs enfoncés dans leur orbite.
« Fenrir Greyback ! » Gronda t il. « Regardez le celui que vous preniez pour un sauveur et qui ne vous a jamais sauvé trop occupé a jouer aux animaux domestiques avec ces humains. Et tu oses en ramener une chez nous Fenrir ? Ou est-ce un cadeau pour que nous ne te tuions pas ? »
« Pose un seul de tes doigts crasseux sur elle et tu comprendras pourquoi je resterais a jamais le chef de cette meute. »
« Tu t'es acoquiné a une humaine ? Tu me dégoûtes Greyback. Ce sont eux qui nous ont chassés rappelle toi ! »
« Je m'en rappelle parfaitement bien Nanri. Probablement mieux que toi mais Eileen est différente comme bon nombre des personnes que j'ai rencontré ou retrouvé là bas. »
« Réveille toi Fenrir ! Nous serons toujours des monstres pour eux ! »
« Peut être est-ce ce que vous cherchez ! » Intervint doucement Eileen.
« Eileen… » Prévint Fenrir avant qu'elle ne le coupe.
« Non ! Tu as bien voulu que je vienne car tu pensais que ça serait différent et j'ai choisis de rester alors j'ai également le droit de parler puisqu'a présent, ça me concerne aussi. Tout d'abord, et même si je sais que vous vous en fichez, permettez moi de me présenter. Je m'appelle Eileen Malefoy Prince. Je ne suis pas un loup garou et je n'en connais pas beaucoup mais je sais ce que c'est d'être différent des autres. Une personne que j'aime énormément et que je considère comme mon oncle est un loup garou. Il s'appelle Remus Lupin. C'est un homme très apprécié. peut être pas par tout le monde je vous l'accorde. Il y a encore beaucoup de préjugés dans le monde sorcier. Et pas toujours juste mais la faut vous incombe également. »
« Tu nous insulte en plus ! » Rugit Fania.
« Non ! Je dis la vérité. Vous ne voulez plus être considérés comme des monstres ? Cessez de vous comporter comme tel ! Mon frère a mis au point une potion qui atténue les douleurs des transformations et grâce a elle, les loups garous ne sont plus dangereux. Je n'ai pas dit que le regard des gens changeait mais cessez de tous nous mettre dans le même panier. »
« Tu ne sais pas ce que c'est que d'être un monstre ! » Souffla une voix hésitante derrière le chef de meute.
« Vous pensez ? Si les Malefoy ne m'avaient pas adoptée, je serais morte. Le ministre voulait me faire enfermer parce que mon pouvoir lui faisait peur. Vous avez une excuse, vous vous changez en loup a chaque pleine lune. Moi je reste toujours humaine mais je suis quand même considérée par certains comme un monstre. »
« Eileen est une elfe noire par sa mère. » Expliqua Fenrir qui voyait ou elle voulait en venir.
Les loups présents se regardèrent incertains mais pour Fania et Nanri, c'était déjà clair. D'un hochement de tête commun, ils sautèrent sur le couple. Fenrir se changea immédiatement en loup et montra les crocs, prouvant a tous que même si Nanri l'avait détrôné, il resterait le maître a bord et ce, pour toujours. Eileen prit également la forme de son animagus loup puisque Fania semblait avoir décidé de la tuer dans sa forme lupine. Un combat s'engagea entre elles deux et la plus jeune tentait de rester le plus loin possible des dents acérée de la louve. Fenrir prouva qu'il restait le chef en envoyant Nanri au tapis en quelques coups de pattes.
« S'il arrive quoique ce soit a Eileen, je te tuerais ! » Promit il une fois revenu a sa forme humaine.
Il ne put qu'observer horrifié le combat des deux louves. Fania voulait la tuer ça ne faisait aucun doute et Eileen résistait tant bien que mal aux assauts de la femme. Un puissant coup de patte l'envoya contre un arbre et elle ne put plus retenir sa forme animagus plus longtemps.
« Ton étoile Eileen ! » Hurla Fenrir en voyant Fania se jeter sur elle la gueule ouverte.
« Pardonne moi ! » Souffla la jeune fille en tendant une main en avant. Un cercle de flamme jaillit et percuta la louve qui alla s'encastrer quelques mètres plus loin.
Fenrir se précipita à ses côtés pour voir si elle allait bien.
« Pourquoi n'as tu pas utilisé ta magie plus tôt ? » Gronda t il.
« Je ne voulais pas lui faire de mal ! » Souffla tristement Eileen. « Ce n'était pas sa faute si elle était comme ça Fenrir. Le monde sorcier n'a jamais été tendre avec ceux qui sont différents. On ne pouvait pas lui reprocher de vouloir ma mort. »
Une des femmes du clan s'approcha doucement du couple et se mit a genoux aux côtés d'Eileen en soulevant son pull.
« Je m'appelle Brigid. Je suis la guérisseuse de la meute. Laissez moi jeter un coup d'œil a votre blessure miss. »
« Ce n'est pas très grave. Mais merci quand même. Je ne savais pas qu'il y a des guérisseurs dans les meutes. »
Brigid jeta un regard interrogateur a Fenrir qui hocha lentement la tête.
« Disons que les meutes sont formées un peu comme votre monde. Nous avons un chef et une chef. Ensemble, ils veillent au bon fonctionnement de la meute et au bien être de tous. Ensuite, nous avons deux gardes qui jouent le rôle de chasseur et de police. Nous avons une guérisseuse moi et des instituteurs pour les jeunes louveteaux. Il y a également une chamane et une sage femme. »
« C'est très bien organisé. Comment vos postes sont ils désignés ? »
« C'est le loup en nous qui décide miss. Les loups garous ont une parfaite connaissance de la nature. Certains ont des dons plus spécifiques. Malheureusement, les plus faibles ne passent pas l'hiver parmi nous. »
« Pourquoi ? »
« Le froid et la faim ont raison d'eux. »
« C'est terrible ! »
« C'est la loie de la jungle miss ! »
« Non ! La loi de la jungle c'est les plus forts mangent les plus faibles. C'est pas laissons nous mourir par le froid et la faim parce que personne ne pense à nous ! Ça ne devrait pas arriver ! »
« On n'y peut rien ! » Souffla Fenrir.
« Si on peut ! » Contra sa charmante fiancée avec son air buté. « Je sais pas encore ce qu'on peut faire mais il faut que ça change. »
« Il faudrait que les sorciers changent ! » Cracha l'un des loups garous qui baissa immédiatement la tête devant le regard de Fenrir.
« Non il a raison ! » Objecta Eileen. « Soyons réalistes, les renseignements que l'on peut trouver sur les loups garous ne sont pas flatteurs et personne n'a jamais rien fait. »
« Ecris un livre ! » Railla Fenrir.
Elle le regarda un instant avant qu'un fin sourire ne fasse son apparition sur son visage et Fenrir maudit sa grande gueule.
« Tu as raison. Je vais écrire un livre. Toute la vérité sur les loups garous. Et l'argent qu'il rapportera sera uniquement destiné a une association pour aider les loups garous. Je suis certaine que grand père le rajoutera a sa liste de livre donc on est certains d'en vendre beaucoup. Je demanderais a papa de contacter certains de ses amis les plus hauts placés pour nous aider et si le ministre nous fait des ennuis, on trouvera un moyen pour interrompre son mandat et mettre a la tête du ministère quelqu'un qui aura les intérêts des peuples plus a cœur. Mais je vais avoir besoin de votre aide. Je veux dire toute la vérité et j'ai besoin que vous me parliez franchement. »
« Je vous aiderais miss ! » Promit Brigid.
« Je retourne au manoir chercher de quoi écrire. Tu m'accompagnes et on revient immédiatement ? » Demanda Eileen toute excitée.
Fenrir grogna mais accepta néanmoins et ils revinrent une heure plus tard. Eileen avait mobilisé tout le monde et avait en prime demandé a sa mère si elle pouvait récupérer tous les vêtements qu'ils ne mettaient plus et qui étaient gardés dans un coin du manoir. Narcissa avait bien évidemment été d'accord et avait contactée certaines de ses amies qui s'étaient empressé de répondre positivement a la demande. Eileen avait emprunté l'appareil photo de son père et lui avait touché deux mots de son projet. Il avait parut surpris que sa fille trouve une cause a défendre. D'habitude, c'était Hermione. La meute avait eu l'air surprise quand ils avaient vu débarqué leur nouvel alpha les bras chargés de paquet eux même remplis de vêtements rétrécis et qu'Eileen avait étendu des grandes couvertures au sol avant de tout jeter dessus et de leur redonner leurs vraies tailles. Elle savait que bon nombre de famille de sang pur étaient très riches et qu'elles jetaient bien souvent des habits qui étaient presque neuf. Pour une fois qu'elle pouvait vraiment aider, elle n'allait pas se gêner.
« On peut se servir ? » Demanda une petite fille en voyant les vêtements aux couleurs chatoyantes et quelques jouets.
« Bien sur ! » Sourit Eileen ravie. « Il y a un peu toutes les tailles donc, allez y, faites vous plaisir ! »
« Tu sais que tu es officiellement leur Lupa maintenant ? » Souffla Fenrir à son oreille. « Continue comme ça et ils te suivront jusqu'au bout du monde ! »
« J'aimerais faire tellement plus pour eux. Ils n'ont pas mérité de vivre dans une telle précarité ! »
« Les sorciers ne leur ont pas laissé le choix ! » Gronda Fenrir.
« J'imagine oui ! »
« Pardon de te déranger Fenrir mais nous aimerions savoir pourquoi tu es revenu ! » Osa un des hommes assez mal à l'aise.
« Voldemort est de retour ! »
Un frisson collectif traversa les garous qui se regardèrent incertain.
« J'ai décidé de m'opposer à lui mais ça n'engage que moi ! » Continua t il en promenant son regard sur sa meute.
« Nous te suivrons toujours Chef ! » Affirma un homme plus vieux qui tenait une espèce de long bâton à la main. « Les étoiles sont très claires. Son règne ne durera pas longtemps. Son propre sang lui ôtera la vie avant de s'éteindre ! »
« Quoi ? » Demanda t il alerté en s'approchant à toutes jambes du vieillard. « Qu'as tu dit ? »
« La lignée maudite disparaîtra ! C'est dans le cours des choses ! »
« Ça peut être évité ! » Intervint une voix féminine criarde et rauque.
Eileen ne put retenir le frisson d'horreur qui lui traversa le corps en voyant la femme. Voilà d'après elle le portrait type de la sorcière. Elle avait des cheveux gris tellement sales qu'ils formaient des paquets dégoûtants, elle était habillée d'une espèce de sac en lin de couleur indéfinissable, son visage était peint en blanc et elle n'avait plus de dents. Elle lui faisait vaguement penser aux femmes de la préhistoire. Et encore plus étrange, elle ne semblait absolument pas effrayée par Fenrir.
« Qui est-ce ? » Demanda t elle à Brigid.
« Elosianna. C'est la chaman. Elle vit dans les bois et ne se mêle pas souvent au reste de la meute. Elle fait peur à tout le monde ne vous en faites pas ! On dit qu'elle mange le cœur et le cerveau des morts pour avoir leur pouvoir. »
« Explique toi vieille femme ! » Déclara sèchement Fenrir.
« Apprends la patience mon roi ! Les esprits ne parlent pas à ceux qui sont trop pressé pour bien les écouter ! »
« Par l'enfer ! Parle ou tu rejoindras ces esprit ! » Hurla t il, faisant trembler toute la meute.
Eileen s'approcha de lui et glissa doucement sa petite main dans la sienne. Elle aussi elle avait peur. Se voir annoncer sa mort prochaine n'était pas la chose que l'on voulait entendre tous les jours. Il sembla comprendre son besoin silencieux d'être rassurée et serra un peu plus fort sa main.
« La lignée maudite s'éteindra si vous faites le mauvais choix. Viendra le moment ou tu devras choisir entre ce qui est facile et ce qui est juste grand roi. De ce choix dépendra l'avenir de la lignée du serpent. Mais n'oublie pas que le père n'est pas le seul concerné ! Est-ce que je te fais peur petit serpent ? »
« Un peu ! » Admit Eileen sans pour autant détourner le regard des yeux abyssaux de la vieille.
« Tu es franche et tes pouvoirs sont grands mais ton cœur trop pur finira par te tuer ! S'il fait le mauvais choix, c'est ça qui te tuera ! »
« Comment ? » Couina t elle.
« L'obscurité petit serpent. Les ténèbres s'empareront de toi et te consumeront vivante ! »
« Je ferais le bon choix ! » Promit Fenrir en la serrant contre lui. « Je te le promets. Est-ce que tu veux partir ? »
« Pas encore non ! Restons encore un peu ici si tu le veux bien. »
« Tout ce que tu veux amour. » Souffla t il bien décidé à ce que rien ne lui arrive.
A suivre…
Alors? Vous en avez pensés quoi? Oubliez pas de me laisser une review qui m'encouragera à rapidement écrire la suite!
