Chose promise chose due, Plus de 5 commentaires, je mets la suite. Elle est plus courte, mais bon...

Et je me suis trompé dans le 1er chapitre, il n'y en aura que 2, donc il s'agit aussi de la fin. Bonne lecture!


Cuddy s'étendit sur son lit, tirant le drap pour se couvrir. Sur le dos, elle fixait le plafond sans le voir et sans vraiment s'endormir. Alors qu'elle se mordait les lèvres pour la centième fois, des coups contre la porte se firent entendre. Elle soupira et se leva, passant rapidement une robe de chambre et reprenant ses béquilles. La seule chose certaine, c'était que le son des coups ne ressemblait pas à celui que faisait une canne. Elle ouvrit la porte, lasse.

-S. Lisa, avez-vous vu Greg ?

-C. Stacy ? Qu'est-ce que vous faites ici ? Vous savez quelle heure il est ?

-S. Tard sans doute. Où est Greg ? Je suis allée chez lui, il n'y était pas.

-C. Tôt serait plus juste. Et je ne suis pas sa mère, qu'est-ce que vous lui voulez ?

-S. Lui parler ! Il ne peut pas me quitter comme ça !

-C. Vous l'avez bien fait !

-S. Ce n'est pas pareil, c'est un…

-C. Emmerdeur égocentrique ? Et vous vous étonnez qu'il vous quitte ?

L'avocate ouvrit de grands yeux en observant son ancienne patronne.

-S. Vous êtes jalouse ! Vous le voulez pour vous seule ! C'est à cause de vous qu'il m'a quitté !

-C. Je ne lui ai pas parlé de vous !

-S. Mais vous ne niez pas être jalouse ! Ni le vouloir pour vous seule !

-C. Et après ?

-S. Il ne vous veut pas.

-C. Pourtant il montre le contraire.

-S. Seulement pour vous emmerder.

-C. Donc selon vous, si je lui proposais de venir dans mon lit, il refuserait.

-S. Evidemment !

-C. Alors comment expliquez-vous que nous y ayons passé un moment… très… passionnel ?

-S. Vous mentez.

-C. Vraiment. Dans ce cas, si vous n'y croyez pas, que faites-vous chez moi pour le chercher ?

-S. Vous êtes la dernière personne qui l'aie vu et son manteau est dans l'entrée.

Ce fut au tour de Cuddy d'être surprise. Surprise qui ne passa pas inaperçue chez sa rivale.

-S. Je croyais qu'il passait la nuit chez vous.

-C. Non. Je l'ai mis dehors après que nous ayons… House !

Pas de réaction. Les deux femmes s'avancèrent davantage dans la maison. Plus attentive aux bruits de respiration grâce à sa formation de médecin, ce fut la directrice qui se dirigea en premier dans le salon. Sur le canapé, sous un plaid qu'elle pliait à l'habitude aux pieds dudit canapé, se trouvait l'un de ses chefs de service, profondément endormi, un comprimé de vicodine posé sur le coin de la table basse.

-C. House !

Il n'eut pas de réaction. Sans rajouter quoi que ce soit, Cuddy clopina jusqu'à la cuisine, puis en revint avec à la main un verre d'eau qu'elle renversa sur le visage du dormeur.

-C. House ! Qu'est-ce que vous faites là ?

Il sembla hébété quelques secondes puis reprit ses esprits.

-H. Comme vous le montraient ma respiration régulière, mes yeux fermés et mon absence de remarque cinglante sur votre poitrine, je dormais.

-S. Pourquoi ici ?

-H. Stacy ?

-S. Tu n'étais pas chez toi, je voulais te voir.

-C. Pourquoi êtes vous resté là ? Je vous avais dit de partir !

-H. Je n'étais pas chez moi, j'étais ici. Et j'y étais parce que je ne pouvais pas partir : nous sommes venus avec votre voiture.

-S. Et pourquoi es-tu venu ici ?

Il haussa les épaules.

-H. Il fallait bien que quelqu'un la ramène.

-C. Ecoutez, Stacy, il est plus de minuit. Je suis sûre que Mark vous attend, vous parlerez demain.

-S. Pas la peine, Greg, je te ramène.

-C. Il n'a pas de moyen de transport, comment viendra-t-il travailler demain ?

-S. Il prendra un taxi !

-C. House prendre un taxi? Vous plaisantez! Il ne paye même pas sa propre nourriture !

-S. Je lui donnerai l'avance !

-C. Et qui m'amènera ? Je ne peux pas conduire.

-S. Prenez un taxi ! Appelez James !

-C. C'est plus simple si House et moi y allions ensemble.

-S. Greg ?

-H. Un mois sans consultation et je reste.

-C. Une semaine, et on part à 8h demain.

-H. Deux semaines et on part à 9h.

-C. Deux semaines, 8h, une blouse.

-H. Deux semaines, 8h, sans blouse.

-C. Ca marche. Stacy, vous connaissez la sortie.

Cuddy se retourna vers son hôte.

-C. Pourquoi êtes-vous resté ?

-H. Pour deux semaines sans consultation.

-C. Avant que Stacy ne revienne.

-H. Je n'ai pas ma moto.

-C. Vous pouviez prendre ma voiture. Ce n'est pas comme si vous ne saviez pas où étaient les clefs.

-H. Je ne peux pas la conduire !

-C. Vous l'avez conduite jusqu'ici !

-H. J'ai trop mal !

Deux paires d'yeux se posèrent sur le comprimé hors du flacon sur la table basse.

-C. Combien ?

-H. D'habitude c'est moi qui paye la call-girl pas l'inverse.

-C. Combien de vicodine ?

Il haussa les épaules.

-H. Qu'est-ce que ça peux vous faire ?

-C. Nous venons de nous envoyer en l'air.

-H. Et alors ?

-C. Vous le sauriez si vous ne copiiez pas sur moi en endocrinologie en fac, mais dans ces moments-là, le corps sécrète un certain nombre d'hormones…

-H. Qui apaisent la douleur. Je le sais.

Il comprit soudain.

-H. Vous voulez savoir si vous êtes un bon coup !

-C. Non, je m'inquiète seulement de…

-H. Aucune.

-C. Aucune ? Aucune quoi ?

-H. Aucune vicodine.

Elle resta silencieuse.

-H. J'ai moins mal que quand j'ai dit à Stacy de partir. Mais la prochaine fois que vous me sautez dessus, faites attention. Vous êtes peut-être un coup du tonnerre, mais ma cuisse n'a plus de muscle.

-C. Ne vous inquiétez pas. Il n'y aura pas de prochaine fois. Bonne nuit.

Elle se leva et fit quelques pas.

-H. Pourquoi étiez-vous jalouse de Stacy ?

-C. Vous foutez en l'air mes relations. Je peux bien faire de même.

-H. En couchant avec moi ?

-C. Et ça marche.

Sans se retourner, elle rejoint sa chambre et en ferma la porte à clef.

Fin


Alors qu'est-ce que vous en pensez?