Titre : Mirai wa doko he demo tsuduiterunda
Auteur : Akira
Genre : plus ou moins song fic…
Pairing : Yullen…
Disclaimer : Les perso de DGM ne m'appartiennent pas, heureusement pour eux, je ne fais que mumuse avec le temps d'une fic…
Déclaration de l'auteur : Bon voila la suite. J'ai galéré parce que mon pauvre Kanda étais bravement OOC du début à la fin == là ça va mieux, il a pris ses cachets...bon j'arrête ems conneries ^^; Bref, la dernière fois que je fais un POV kanda, j'arrive aps a me faire à son caractère, j'éspére que ça vous plaira quand même...
Mirai wa doko he demo tsuzuiterunda
Je me souviens, il y a longtemps, quand tu n'étais pas encore là. C'était à l'époque où je ne m'intéressais à rien, pas même à ce ciel bleu qui s'étendait devant moi quand je regardais au travers des fissures de ma fenêtre. Je le regardais sans le voir, toujours hanté par des souvenirs dont je me demande encore souvent s'ils étaient vraiment les miens.
Je me souviens de ce jour où tu es arrivé, le ciel bleu était inexistant. Il était d'un gris métallique, un peu de la même couleur que tes yeux. T'ais-je aimé tout de suite ? Oui, maintenant je le pense, même si je ne saurais jamais te le dire. Tout est trop tard, tout est déjà fini. Cela l'avait été avant même de commencer. Tout est mort dans l'œuf, tout simplement.
Peut être que si ça n'avait pas été toi et moi, cela aurait pu être un nous. Mais à présent tout est trop tard.
Il n'y aura jamais de ciel bleu pour nous deux, car il est impossible de se noyer dans mes yeux, et tout est trop compliqué pour que le soleil ne chasse les nuages définitivement à présent.
Sous une couverture de haine, je chéri ton image en secret. Je la cajole comme on prend soin d'une fleur, qu'on la nourrit, qu'on lui donne de la lumière. Car tu as besoin de lumière pour vivre, pas de ces ténèbres obsédantes qui m'entourent, qui nous entourent tous, nous, porteur d'Innocence.
Jamais arme n'à portée aussi mal son nom, sauf avec toi peut être.
Nous avons une mission, et nous sommes quatre à devoir nous y jeter cette fois-ci. Jamais nous n'avions été si nombreux. Mais jamais cela n'avait été aussi difficile. Peut-être n'en reviendrons-nous pas ? Que cela changerait-il ?
Nous sommes faits pour mourir, à la bataille ou sous le coup de nos remords. Et rien ne pourra nous épargner ce destin qui avance vers nous, inexorable.
Ne rien faire d'autre qu'avancer, toujours, vers ce destin dont l'aboutissement nous fuit toujours un peu plus chaque jour. Te reverrais-je une fois la fin de la route atteinte ? Qu'en aurais-tu à faire, nous ne sommes pas amis. Non, nous sommes bien plus que ça.
Nous sommes ce que nous avons de plus cher à notre cœur ; quelqu'un de si proche de nous qu'il nous est impossible de ne pas l'aimer. Tu es mon pire ennemi Allen, et aussi celui que j'aime le plus au monde.
De la haine à l'amour il n'y a qu'un pas. Mais entre nous, il n'y en a même jamais eu. Le futur continue à l'infini, le notre n'a jamais commencé, car nous sommes nés pour une tache que nous ne pouvons accomplir.
Me pleurerais-tu si je n'étais soudain plus là ? Oh, tu m'as déjà tellement changé depuis que je te connais. Je ne pense plus pareil. Avec le temps, tu as réussi à adoucir cette douleur cuisante que je sentais indéfiniment
Et cette mission que l'on nous a confiée, peut être sera-t-elle la dernière. Et si elle l'était ? Je pense à tout les gens à qui je tiens et que je ne reverrais plus ici, et seul toi me viens à l'esprit. Ce qui me sert de cœur n'est pas prêt à accepter d'autres personnes encore.
Si je ne dois aimer qu'une personne, je suis heureux que ce soit toi.
Au pied de la tour, je lève les yeux vers le ciel. Il se teint des couleurs de l'aurore, un doré si doux et ce rouge symbole du carnage. Un avertissement ? Peut-être. Les cheveux de Lavi s'enflamment à la lumière féerique, pour une fois je l'aurais trouvé beau dans ces premières lueurs de l'aube.
Son regard est inquiet, levé vers le ciel. Lenalee, à coté de lui, porte la même expression sur son visage. Nous attendons ton arrivée, toujours en retard Moyashi, mais ça fait en partie ton charme.
Mon regard finit par suivre le leur et j'aperçois une silhouette assise sur une fenêtre.
Que fais-tu là Moyashi ? Mon tendre imbécile, que fais-tu assis là ? Te prépares-tu à sauter ? A quoi cela t'avancerait-il ? Nous sommes là pour te rattraper. A quoi penses-tu ?
Je me souviens de toi quand tu es arrivé, c'était il y a longtemps maintenant il me semble, tant de choses sont arrivées. A l'époque, tu voyais la vie se précipiter à toi, tu croyais au futur, tu y croyais tant que tu en étais énervant. C'était avant que tu ne tues. Avant que le ciel bleu ne s'échappe de sous tes yeux.
Et souvent, alors que je ne dors pas le soir, j'entends tes hurlements silencieux dans les couloirs de la congrégation. Je les entends plus fort que si tu les criais vraiment.
Mon pauvre enfant né un pâle soir d'hiver, je te regarde assis sur ton rebord de fenêtre et je sais que tu vas sauter. Au fond de moi je ne le veux pas. J'entends les murmures des deux autres à coté de moi. Ils ne bougeront pas, ils ne t'en croient pas capable. Mais moi je le sais, je sais ce que tu veux faire, et je sais que rien ne t'en empêchera.
Seulement, ça ne coûte rien d'essayer ?
Silencieux comme le murmure du vent, je m'éloigne d'eux pour retourner dans ce qui nous sert de maison. Cette tour immense et impersonnelle. Les marches jusqu'à ta chambre passent comme si elles n'avaient jamais existées. Devant ta porte, je m'arrête.
Et oui, à moi aussi il m'arrive de douter, stupide Moyashi. J'espère ne pas être arrivé trop tard.
J'entrouvre la porte. Ta chambre est baigné de soleil et ton ombre portée par la lueur encore incertaine de l'extérieur s'étend jusqu'au pas de la porte.
Tes cheveux de lumière paraissent flamboyer, de la même manière de ceux de Lavi il y a peu. Je ne vois que ton dos, mais j'imagine ton visage souriant, tes yeux fermés et tes larmes.
Je repense à toutes ces choses que l'on a faite, le passé me rattrape, comme si j'avais seulement essayé de le fuir. Je m'approche de toi, mes pas résonnent dans la chambre presque vide, et pourtant tu ne te retournes pas, peut être es-tu trop plongé dans tes pensées pour m'entendre.
Alors que j'arrive derrière toi je te vois commencer à glisser, veux-tu donc m'échapper, même alors que tu es à ma porter ? Tu n'es pas encore parti. Je peux encore te rattraper. Mes bras entourent ta taille fine et te ramènent à moi. Ton dos contre mon torse, ta chaleur qui s'épanouit en moi.
Ma voix est dure alors que je te parle…
« Ces choses, nous ne pourrons jamais les oublier, Moyashi »
Les regrets et les remords, quels qu'ils fussent, nous devrons vivre avec, toujours. Car nous sommes ce que nous sommes. Entre mes bras, je sens ton corps se raidir. Cela t'étonne que ce soit moi, ne, Moyashi ?
L'idée de te perdre m'est encore plus insupportable que celle de devoir te supporter jour après jour.
Même si l'on doit continuer à se détester, je te préfère vivant que mort.
Ton regard dans le mien m'interroge, ta voix s'élève, douce et faible.
« Pourquoi… ?
- Parce que… »
…Je t'aime.
« …Crétin de Moyashi, tu ne crois pas que l'on manque déjà assez d'exorcistes pour que tu t'amuses à te jeter par la fenêtre ! »
Un trop plein d'amour caché sous une couverture de haine.
Fin (...?)
