Titre : Think
Auteur : Akira
Genre : plus ou moins song fic…
Pairing : Yullen…
Disclaimer : Les perso de DGM ne m'appartiennent pas, heureusement pour eux, je ne fais que mumuse avec le temps d'une fic…oh pis la chanson c'est Den lillie Havfrue de 9goats black out. Bon c'est pas une vrai song fic mais je me suis très inspiré de la chanson donc je le dit ^^ ;
Déclaration de l'auteur : Vous êtes cruelle avec moi… au départ il devait y avoir un one shot, finalement je l'ai scindé en deux pour plus de simplicité et voilà je me retrouve à écrire une fic xD vous savez, j'avais aucun scénar ! (Qui a dit que j'en avais un maintenant ? pas moi…) et en plus je déteste ça ! J'écris que des UA sur des groupes de visual moi normalement _ ça me change vous me direz mais bon…
Bref j'espère que ça vous plaira, je promets rien. Je ne sais même pas si j'arriverais à faire quelque chose.
Et en fait c'est pas vraiment une fic a chapitre, c'est plus une série de one shot qui se suivent plus ou moins chronologiquement ^^ ;
Cela dit, je remercie tout le monde pour les reviews, je fais de mon mieux et je suis heureuse que ma manière d'écrire vous plaise !!
Bon je vais arrêter le pavé de début de chapitre, personne les lis jamais ces trucs en plus =.= (sauf moi, mais moi chuis folle c'est pas pareil XD)
PS : bon ok, kanda est SUPER niais au fond de lui, mais en fait il le montera jamais en face je crois…enfin bref tout ça pour dire qu'il ne m'a jamais autant énervé que dans ce chapitre…
Think
J'ai sauvé mon amour. La mission est finie, et je crois que moi aussi, je le suis. Tout aurait pu bien se passer, mais comme toujours, il n'arrive jamais ce que l'on souhaiterait du fond du cœur.
J'aurais voulu te dire que je t'aimais, et finalement, même ça je ne l'ai pas fait. Mais maintenant c'est trop tard, ne, Moyashi. J'aurais pu te le dire ce matin là avant de partir en mission, j'aurais pu oui, mais je ne l'ai pas fait. Qui peut nous dire si ce que l'on fait est bien ou non, si l'on ne regrettera pas un jour. Sûrement pas moi. Il y a beaucoup trop de choses que je regrette.
Nous sommes dans un champ, la bataille est finie. Je reconnais le chant des cigales autour de moi, comme un chant funèbre qui s'élèverait pour moi. J'ai froid et chacun de mes muscles engourdis me rappellent que, pour le moment du moins, je suis toujours vivant. Mais pour combien de temps ?
J'ai voulu te sauver Moyashi, mais peut-être ne t'en es-tu même pas rendu compte. J'ai vu cet akuma s'élancer vers toi et mon sang n'a fait qu'un tour. Je crois que, si Lavi l'a vu, il n'ose pas te le dire. Peut-être a-t-il peur que tu t'en veuilles trop si tu savais que c'est à cause de toi que je me suis pris ce coup.
Un niveau un…j'ai honte Moyashi, si honte, de ne pas l'avoir vu, si honte de m'être fait avoir par surprise.
Je te hais Moyashi, car c'est à cause de toi que j'en suis là.
Malgré mes yeux fermés, je devine que vous êtes autour de moi, vos voix s'élèvent, emplies d'une peur si palpable qu'elle en est étouffante. Depuis quand ai-je demandé à ce que l'on s'inquiète pour moi ? Depuis quand ais-je demandé à ce que l'on s'occupe de moi… Vous parlez sans même vous rendre compte que je vous entends.
Pourquoi faut-il qu'aujourd'hui, ce don maudit de régénération décide de me faire faux bond. Je voudrais m'en aller, vite, loin, oublier ce visage de toi que j'ai vu ce matin là, oublier que j'ai faillit tout te dire, oublier, simplement partir.
Je voudrais du silence, glisser lentement vers le néant et embrasser la mort avec autant de joie que je le peux, c'est-à-dire bien peu. Mais même cela on me le refuse. Comme si, finalement, j'avais quelque chose à attendre de la vie.
J'ai l'impression de m'éloigner, de partir quelque part, et pourtant je perçois encore leurs voix, à eux. La tienne reste absente. Que fais-tu ? Où es-tu… ?
Pourquoi, même à l'article de la mort, je ne peux m'empêcher de penser à toi. Pourquoi es-tu celui pour laquelle mes paupières cherchent à s'ouvrir, pour apercevoir un morceau de ton visage, me rassurer en me disant que tu es là ? Comment as-tu réussit à me changer autant que ça, du moins au fond de moi car en apparence je reste toujours l'insupportable, l'insolent Kanda.
Au prix d'un effort interminable, mes paupières s'entrouvrent et enfin je te vois.
Tu parles, je crois, tes lèvres bougent mais bizarrement, tu es le seul que je n'entends pas. Sur tes joues perlent des larmes, des larmes pour moi, mais pourquoi ? Je ne les mérite pas Moyashi, j'ai été faible.
Finalement, je crois que je l'entends ta voix. Mais pas celle que tu utilises pour t'adresser à Lavi et Lenalee, non cette voix qui murmure au fond de toi. Cette voix qui me parle et que jusque-là je n'entendais pas. Elle me murmure des mots d'amour, je crois, ou plutôt j'aimerais le croire au fond de moi.
Pense-t-on toujours des choses aussi stupides alors que l'on sent que l'on va mourir ?
Je crois que tu pleures. Je vois tes larmes dévaler tes joues, des larmes invisibles, comme pour ne pas montrer ta peine.
Ta voix résonne au fond de moi alors que de nouveau, je sombre dans l'immensité noire de mes paupières closes, ces mots que j'aurais voulu t'entendre me dire plus tôt. Je les entends résonner en moi comme un fil d'Ariane auquel me raccrocher pour ne pas sombrer. Est-ce cela que tu veux Moyashi ? M'empêcher de mourir…
Mes yeux se rouvrent alors que le soleil est si bas sur l'horizon qu'il teinte le ciel de rouge. Seul à coté de moi tu me souris. Pourquoi souris-tu ?
Je crois que, au fond de moi , je ne t'ai jamais trouvé aussi beau que tel que tu es là devant moi, tes cheveux blanc illuminés de soleil et ce sourire triste sur ton visage.
Dieu que je hais ce sourire…Autant que je l'aime sûrement.
J'aurais aimé rester comme cela, éternellement. Un être comme toi ne devrait toujours que sourire de cette manière, et pas de cette fausse joie dont tu gratifies toujours tout le monde. Cette joie simple te va tellement mieux.
Reste comme ça, prés de moi pour toujours, sans qu'un seul mot ne soit prononcé.
Plus que des akuma, j'aurais aimé te sauver de tout cela, tu ne mérites pas un tel sort, tu es fait pour sourire et rire. Les bains de sang ne te réussissent pas Allen.
Et au dessus de nous, doucement, naît la nuit étoilée, là ou il y a quelques minutes encore il n'y avait rien d'autre que la lumière rouge d'un soleil d'automne.
Alors que tu me regardes, je devine sur tes joues les traces des larmes encore si nombreuses il y a peu. Pourquoi pleures-tu pour moi ? Et où sont passés les autres ? Je te vois tourner doucement la tête vers moi et ton sourire s'élargit encore. Les larmes s'arrêtent de couleur et ta voix qui me murmure doucement un :
« Okaeri… » (1)
Pourquoi, pourquoi es-tu comme cela avec moi ? Je ne le mérite pas. Et pourtant cette envie de t'entendre me dire ce mot inlassablement est si forte. Maison, ce mot est pour moi quelque chose d'étranger. Y a-t-il un seul endroit que je qualifierai de « maison » ? Oui, malgré ces murs froids, la haute citadelle de la congrégation est ce qui pourrait le plus ressembler à une maison.
Au fond de moi, mon cœur me murmure que c'est l'endroit où tu es toi, qui est une maison pour moi.
J'aurais voulu te le dire, aujourd'hui encore, alors que, allongé sur le sol, je t'avais à portée de main. Sans personne pour nous ennuyer, ce prétentieux lapin étant parti voir ailleurs pour une fois.
Tous les mots que je ne te dis pas sont autant de souvenirs effacés par le vent, autant de souffrances inavouées, autant d'amour enveloppé dans ce voile de haine que je veux te montrer.
L'amour n'est que source de souffrance, ne trouve-tu pas déjà que nous en avons assez à faire avec le comte ?
Que dirais-tu si tu m'entendais penser, toi pour qui les sentiments sont plus importants que la vie elle-même ?Les soupirs que je laisse échapper s'empilent doucement les uns sur les autres, englobent mon cœur d'une chape de souffrance toujours plus grande. Comme un cocon, le cocon protecteur de mon cœur.
Tu ne mérites pas tout cela, tu ne mérites même pas le peu de sentiments que j'arrive à ressentir pour toi. Peut-être devrais-je me laisser dérivé sur ce courant si puissant qui me ramène toujours à toi finalement, me laisser flotter sur les vagues douces de ces sentiments qui, il y a encore quelque temps, m'auraient donné envie de vomir.
Ou attendre, tout se fane un jour, même toi, surtout toi.
Si seulement nous pouvions changer de place, oublier les innocences, oublier le comte, devenir pour une fois ceux qui oublient, qui vivent sans se soucier de ce qui se passera demain.
Mais c'est impossible, nous sommes les apôtres de dieux, ceux qui ont été choisit…tssss, choisit…
Reste comme cela, toujours souriant. Car c'est comme ça que je t'aime baka Moyashi.
Finalement, je ne mourrai peut-être pas ce soir.
Fin.
A suivre, peut être la vraie fin de cette série de one shot xD
(1) Bienvenu à la maison
