Me revoilà! j'espère que vous avez passé de bonnes fêtes de Pâques et que vous n'avez pas abusé du chocolat (comme moi...)!

voilà le chapitre 6.

dès la semaine prochaine je recommencerais à publier le lundi!

n'hésitez pas à me laisser des reviews ça me fait vraiment plaisir et puis j'aime bien savoir ce que les lecteurs en pensent en bien ou en mal!

en tout cas merci à maud18, Eleonath, Hermy, Roze Potter, lainedemouton et nini pour leurs reviews

Bonne lecture!


Chapitre 6 : Je l'attends

Je n'ai pas beaucoup dormi cette nuit. J'ai ressassé sans cesse cette image de lui brisé. Je ne suis pas la seule à l'avoir traité de prince des glaces mais je ne l'ai jamais vu aussi blessé.

Je décide de me rendre chez lui et je reste indécise pendant 20 minutes la main en suspension. Je n'arrive pas à me décider à frapper ou plus exactement je n'arrive pas à trouver le courage de frapper… n'est pas serpentard qui veut… là j'aimerais être une gryffondor comme mes parents et mon frère…

Soudain la porte s'ouvre. Il ne m'adresse même pas un regard. Il ferme sa porte et se dirige vers l'ascenseur. Je le suis. Sans aucun doute lui aussi n'a pas dormi… il est pâle. Il a le regard fixe, les yeux rouges comme si il avait pleuré et des cernes blafardes autour des yeux. Il reste beau et digne pourtant. On dirait un ange déchu.

La tension est palpable. J'essaie de lui parler mais les portes s'ouvrent et une veille dame et ses trois horribles caniches entrent. Je ravale donc mes paroles. Je l'observe. Il n'a aucune réaction. Il est dans un autre monde et je n'y suis pas invitée. On arrive enfin au rez-de- chaussée. Il descend et je le suis. Il marche vite trop vite pour moi. Même sans avoir dormi il reste en meilleure forme que moi, le quidditch sans doute…

Nous marchons comme ça lui devant et moi derrière jusqu'à la station de métro. J'ai trébuché dans les escaliers en lui courant après. Je m'étale de tout mon long dans les escaliers. J'ai mal aux mains, aux genoux, à la tête mais surtout au cœur. Il ne s'est même pas retourné et est monté dans le métro. Plusieurs personnes m'aident à me relever et me demandent si je vais bien mais la seule chose qui occupe mon esprit c'est qu'il ne s'est pas retourné… je regarde le quai desesperement vide pendant plusieurs minutes. Un métro s'arrête devant moi mais je ne monte pas. A quoi ça sert il ne s'est pas retourné.

Je remonte vers la surface et j'erre pendant plusieurs heures. Je ne sais pas où je suis mais seule une constatation occupe mes pensées. Il ne s'est pas retourné. Je ne sais pas comment je me suis retrouvée devant chez lui mais me voilà assise sur un banc devant son immeuble. J'attends qu'il rentre. Pourquoi ? Je ne sais pas. Mais je l'attends.

J'ai froid. J'ai faim. Je ne m'en rends même pas compte. Mon esprit est embrumé, mon cœur me fait mal mais je reste là, immobile. Je l'attends. Je retourne sans cesse mes paroles, ses gestes. La journée passe et déjà le soleil décline… je l'attends. La dame et ses caniches sortent de l'immeuble. « Allez mes petits chéris c'est l'heure de la ballade. » elle passe à côté de moi, me fais un signe de tête mais je reste amorphe. Je l'attends. Le soleil s'est complètement couché. Les gens rentrent chez eux les bras chargés de leurs emplettes de noël. Je l'attends. Les cols se remontent. Les couples se rapprochent. Je l'attends. La dame revient, me demande si je vais bien. Je ne réponds pas. Je l'attends. La dame rentre un air de dédain sur le visage. Je m'en moque. Je l'attends. Il fait de plus en plus froid. J'ai la nausée. Mais je reste immobile. Je l'attends. Je tremble de tout mon corps. Mes lèvres sont bleues mais je ne fais rien. Je l'attends. Le dernier bus vient de passer. Je vais devoir rentrer à pieds. Tant pis. Je l'attends.

Une veste se pose sur mes épaules. Deux bras m'enserrent et me soulèvent. Je m'incline vers la chaleur qui se dégage du corps attaché aux bras qui m'entrainent vers le 4ème étage d'un immeuble parisien. Je pose ma tête sur une épaule. Je me blottis. On me dépose sur un fauteuil. Mon corps proteste un peu. On me frictionne. On me donne du thé. On me change d'un coup de baguette dans un pyjama chaud. Je sens qu'on me couche dans un lit moelleux et on m'enseveli sous un monceau de couverture. Quelques temps plus tard, un poids s'allonge à côté de moi. Une odeur de pin envahit mon nez. J'enfouis mon visage dans le cou du corps qui me jouxte. Je me blottis tout contre la source de chaleur et je m'endors. Il est rentré.


voilà encore un chapitre cours mais c'est l'un de mes préférés!

bisous!

à bientôt!

missmcat