voilà le chapitre 8!
j'espère qu'il vous plaira! n'hésitez pas à laisser une review. elles me font plaisir et m'aide à construire mon histoire...
au fait nini. les raisons de la mort du petit frère de Scorpius seront expliquées plus tard. il va falloir être patient(e)... merci aux autres pour leur reviews.
enjoy!
Chapitre 8 : Les bienfaits du vol
Après une nuit d'errance où l'alcool a coulé à flot sans pour autant me donner un quelconque réconfort, je me réveille chez moi. Je ne sais pas comment je suis rentré mais c'est bien dans mon lit que je me réveille ce matin avec l'impression que mon cerveau essaie de s'échapper de mon crâne. Je murmure un Tempus et en voyant l'heure je m'extirpe péniblement de mon lit et me dirige vers mon armoire à potions. J'y saisi une potion anti-gueule de bois. Bien que le cadeau de ma nuit se calme, mon esprit reste dans un grand brouillard. Je prends une douche, m'habille, prends ma veste et sors. Dans mon brouillard où seules règnent ma douleur et ma déchéance, une tête rousse me semble surgir mais je n'y porte pas vraiment attention.
Comme pour toute veille de match, bien qu'il n'y ait pas entrainement, je me serais rendu en temps normal au stade pour me concentrer, revoir quelques techniques de bases et préparer mon balai. Je ne monte jamais sur mon balai la veille d'un match pour éviter toute chute malencontreuse qui m'empêcherait d'assurer mon poste. Mais aujourd'hui n'est pas un jour normal. J'ai besoin de me vider l'esprit. Il faut absolument que je chasse l'angoisse qui m'étreint depuis hier. J'empoigne donc mon balai et je m'élance dans les airs. Je tourne pendant des heures au dessus du terrain.
Tout comme il y a 8 ans les heures passent sans que je m'en rende compte. Le froid m'engourdi le corps mais je continue de tourner. Peu à peu ma douleur s'estompe même si les paroles de Rose continuent à me tourner dans ma tête. La colère à son encontre a disparu il y a longtemps mais là seul sur mon balai dans un stade désert c'est la colère en vers moi-même qui surgit. Je repense aux événements de la veille et aux derniers mots que je lui ai crachés. Je ressens sa main sur mon épaule, cette main que j'ai cru pendant un instant être une main amie. Elle l'était en fait cette main, amie, et moi je l'ai repoussé. Elle m'a blessé et elle le savait à ce moment précis. Ses yeux étaient tristes et pleins de regrets. Et moi je l'ai repoussé. Bien sûr ce sont ses paroles qui ont déclenché ma fureur mais sa main sur mon épaule était signe j'en suis certain de sa demande de pardon. Elle s'en voulait vraiment mais moi j'ai repoussé cette main. Oh bien sur ma colère était justifiée et ma réaction me semble justifiée, mais son air perdu et ses yeux qui s'affolent à mes mots me brisent le cœur et l'âme. Peut-être aurais-je du me laisser aller à cette main. Je tourne encore quelques heures après la tombée de la nuit son océan et la douceur de sa main ayant envahi mon esprit. C'est la voix du gardien qui me fait revenir sur terre « Mon petit, j'te laisserai bien voler encore. Je vois bien que tu en as besoin mais vois-tu il il faudrait penser à redescendre, il se fait tard, je dois encore finir de préparer le stade pour demain et ma dame elle m'attend…». Je redescends donc sur la pelouse, le remercie de m'avoir laissé voler et m'excuse pour l'heure tardive. Il me tape sur l'épaule, me sourie et me salue. Ces simples gestes me donnent un peu de baume au cœur.
Moi aussi il me reste beaucoup de choses à faire avant de rentrer. Tout d'abord, une bonne douche chaude, c'est une fois le pied au sol que je me suis rendu compte que j'avais froid. Puis il faut que je prépare mon balai. Je passe une bonne heure à le préparer minutieusement. Cette journée dans les airs m'a donné le réconfort que l'alcool a toujours été incapable de m'offrir. Je décide par la suite de me rentrer mais avant je m'arrête manger un petit bout au café d'en face. La serveuse m'apporte une double portion d'omelette aux pommes de terre et un thé bien chaud sans que je n'aie rien à demander. C'est ce qui me plait ici. Pas besoin de mots inutiles. Je porte le thé à ma bouche et je sourie. Il est aromatisé au miel. C'est comme ça que Severus le préférait. C'est toujours comme ça que je le bois quand j'ai le vague à l'âme. Je regarde vers le comptoir et je fais un signe à la patronne qui y répond en me souriant. Je finis mon repas et mon thé puis je sors. Je remonte mon col et je prends le chemin du métro. Je fais un crochet par chez Rose mais toutes les lumières sont éteintes. Je lance un rapide Tempus. Il est déjà minuit. Elle doit déjà dormir. Je pourrais aller frapper à sa porte mais je ne sais pas comment elle va réagir. Il y a une autre raison aussi. Je ne suis pas serpentard pour rien… je n'ai pas le courage. Ses lumières éteintes sont un signe non ? Du moins c'est comme ça que je l'interprète. Je me résigne donc. Je reviendrais demain après mon match.
Je me redirige donc vers le métro avec pour destination mon lit. J'arrive à attraper le dernier métro. Il faut vraiment que je réessaie d'avoir mon permis de transplanage, ça m'éviterait bien des inconvénients… je finis par arriver chez moi sur le coup des 1h. Je cherche mes clés mais mes doigts engourdis par le froid sont aussi utiles qu'un couteau pour repasser une chemise. Je finis par les trouver mais je les fais tomber. En les ramassant, mon regard se pose sur une figure immobile sur le banc devant chez moi. Sa chevelure de feu a une couleur étrange sous la lumière orange du lampadaire. Mais je connais trop bien cette silhouette pour ne pas la reconnaitre. C'est Rose…. Qu'est-ce qu'elle fait là ? Elle n'est pas chez elle ? Depuis combien de temps est-elle là ? que fait-elle là ? Mon esprit tourne à cent à l'heure. Mon cœur s'emballe. Je sais pas ce qui ce passe mais je ne tourne pas rond à cet instant précis.
Je m'approche d'elle. Elle est bleue. Elle tremble de tout son corps pourtant elle n'a pas l'air de s'en rendre compte. Elle est absorbée dans ses pensées. Elle ne se rend même pas compte que je suis là en face d'elle. Doucement je l'appelle. « Rose. Rose. ROSE ! » Mais elle ne réagit toujours pas. Je ne peux pas la laisser là. J'enlève ma veste et lui pose sur les épaules. Toujours pas de réaction. J'abandonne. Je la prends dans mes bras et la soulève. Je continue de lui parler toujours sans réactions de sa part. « Rose… oh pardon Rose… je vais m'occuper de toi… pardon Rose… » Je continue ma litanie tandis que je l'emporte jusqu'à chez moi. Elle se blottit contre moi. Mon cœur bat définitivement anarchiquement. J'abandonne l'idée d'utiliser mes clés et murmure un halo omora (NdA : je ne suis pas certaine de l'orthographe et je n'ai pas mes Harry Potter sous la main… désolée). Je finis par arriver dans mon appartement et je la pose sur la bergère. Je m'agite en tout sens. Je crois que le froid m'a engourdi le cerveau…
Ma raison finit par me revenir… Elle est vraiment bleue… elle me fait peur. Je lance un sort à la théière pour qu'elle fasse du thé toute seule. Pendant ce temps là, je me mets à la frictionner. Je lui lance quelque sort de réchauffement et elle commence à reprendre quelque couleur. Je mets dans son thé quelques potions de régénération mais je ne sais pas si ça va être très efficace. Je la force à boire cette mixture. J'ai fini par abandonner d'essayer d'obtenir une réponse de sa part mais je continue à la supplier de me pardonner et de se battre. Je la change d'un coup de baguette dans mon pyjama le plus chaud que j'ai. Elle nage dedans et je lui ajuste. Je la couche dans mon lit et rassemble toutes les couvertures que je trouve. Et j'en ai une quantité assez invraisemblable. Ma mère est persuadée qu'il fait aussi froid à Paris qu'en Sibérie… alors elle a insisté pour que j'emporte une dizaine de couverture… Jusqu'à aujourd'hui je l'avais toujours maudite… c'est que ça prend de la place… mais aujourd'hui je la bénie… je monte le chauffage et je la regarde. Elle a repris des couleurs mais son regard est toujours fixe, perdu dans le vide. Je ne sais plus trop quoi faire.
Je sens la fatigue me gagner. J'ai un match demain… ou plutôt aujourd'hui. Ce match est essentiel si on veut finir champion d'automne. Si je n'étais pas en pleine forme je crois qu'on ne me le pardonnerait pas… heureusement que le match est à 11h et qu'il m'a toujours fallut peu d'heure de sommeil… je mets le réveil en marche. Où vais-je dormir ? Je la regarde encore elle s'est remis à trembler… je me décide à me coucher près d'elle. Elle enfouit son visage dans le creux de mon cou. Elle se blottit contre moi. Je tourne ma tête vers elle, mon nez dans ses cheveux qui ont son odeur si particulière de miel et d'orange. Ils sont froids. Tout son corps en fait est froid. Je passe un bras autour de son petit corps. La dernière idée que mon pauvre cerveau arrive à formuler est une constatation qui m'étonne. Que son corps s'ajuste parfaitement au mien ! Je m'endors bien plus serein que je ne me suis endormi depuis des années…
voilà. j'espère que ça vous a plu. l'histoire reprends son avancement la semaine prochaine.
à lundi!
missmcat
