hi everybody!

voilà le chapitre 12! en espérant que ça vous plaise!

encore un peu d'encouragement s'il vous plait sinon je vais jamais réussir à écrire le chapitre 14!

merci à toutes celles et tous ceux qui lisent cette histoire!

bonne lecture!

ps: merci à ma super beta lucie!


Chapitre 12 : Farine, charbon et produit vaisselle

Je suis réveillé par de petits coups frénétiques à ma fenêtre. Quelle heure est-il ? 10h00 ? eh bien je traîne aujourd'hui… d'accord je n'ai pas débriefing avant cet après-midi mais quand même l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt…

Je laisse entrer la pléiade d'oiseaux dont le hibou du Daily Prophet, celui du Matin Sorcier et le grand duc de mon père, Valentin. Je paie les hiboux journalistiques et prépare de la nourriture et de l'eau pour Valentin. Je me saisis ensuite de la lettre de mon père après avoir mis de côté les journaux.

Bonjour mon fils,

Ta mère et moi tenons à te féliciter pour ton match d'hier. C'était un beau match toutefois tu m'as semblé un peu ailleurs par moments… à moins que je n'ai rêvé. Mes yeux m'ont peut-être joué un tour, après tout ta mère n'a rien vu… Dans tous les cas heureusement que tu t'es repris sinon le choc aurait été plus violent avec ce souaffle… comment va ton épaule ce matin ?

Ta mère m'a dit que tu rentreras pour Noël ? Sais-tu quand tu va arriver ? Essaie de venir tôt. Je sais que Paris peut te sembler mille fois plus attrayante qu'un vieux manoir lugubre dans le Wilshire mais ta mère et tes sœurs sont impatientes de te revoir. Tu leur manques beaucoup. Qui est l'invité que tu vas amener cette année ? N'emmène pas, je t'en fais la demande, une de tes grues habituelles pour faire enrager ta mère… elle ne t'a pas vu depuis plus de 6 mois, elle ne mérite pas ça…

Ta mère t'envoie tout son amour,

Je t'embrasse,

Papa.

Je souris en lisant cette lettre. Toujours aussi observateur, Papa, toujours aussi observateur… tu pourrais au moins me dire que je te manque… alala… je me saisis alors d'un parchemin et d'une plume.

Cher Père,

Je crains que tu n'aies pas rêvé. J'ai bien eu des moments d'absence pendant mon match. Il y a cette fille qui occupait mon esprit. Je ne sais pas trop pourquoi mais j'ai un peu de mal à me la sortir de la tête pourtant elle est loin de m'être sympathique… je devrais peut-être utiliser le passé dans cette phrase. A l'époque où je l'ai connue je l'ai même carrément détestée mais aujourd'hui je ne sais pas trop où j'en suis… Je sais ce que tu vas me dire : je ne dois pas me laisser distraire surtout quand je suis sur un balai, mais je n'y peux rien…

Mon épaule va beaucoup mieux si ça peut te rassurer.

Je te promets aussi de ne pas amener une de ces filles dont j'ai l'habitude pour Noël, ne t'inquiètes pas. Par contre je ne sais pas quand j'arriverai, certainement pas avant le 23 voire le 24 au matin. Je vous fais toutes mes excuses et je préférerais mille fois plus être à la maison qu'ici avec toutes les obligations que j'ai en cette fin d'année…

Embrasse Maman et mes sœurs pour moi,

Ton fils.

Je me prépare ensuite pour ce fameux débriefing, n'ayant en tête qu'une jolie frimousse rousse…

°°°°° :)°°°°°

Dans quelle galère me suis-je encore mise ? Je ne sais pas cuisiner ! J'avais juste oublié ce petit détail ! Qu'est-ce que je vais lui faire à dîner ? La seule chose que je sais faire c'est du gâteau à la citrouille… c'est peut-être un peu juste comme repas, non ?

Ça va faire une heure que je feuillette ce satané livre de cuisine et je ne sais toujours pas quoi faire… je finis par arriver au ministère. Il faut que je me concentre sur mon travail mais la seule chose à laquelle j'arrive à penser c'est à ce dîner et je commence légèrement à paniquer. Cela doit se voir car ma collègue fini par me demander ce que j'ai…

-j'ai invité à dîner un vieux camarade d'école, que j'ai rencontré par hasard il y a quelques jours, sauf que je ne sais pas cuisiner !

-ça risque en effet de poser problème… il doit être charmant pour te faire oublier que tu ne sais pas cuisiner alors que c'est de notoriété publique.

-oui il l'est… euh non ce n'est pas ça, on va dire qu'il est manipulateur, oui c'est ça il est manipulateur, pas charmant, dis-je, l'air un peu trop sûre de moi.

Ma collègue pouffe et secoue la tête. Je fais semblant d'ignorer ce geste mais je sais qu'elle ne me croit pas.

-tu pourrais lui faire un rôti et de la purée de pommes de terre… c'est tout simple et puis ça te laissera le temps de te préparer…

-je vais y réfléchir…

En fin de compte j'ai suivi les conseils de ma collègue et après avoir pris mon courage à deux mains j'ai commencé à cuisiner pour le dîner de ce soir… et c'est un désastre… mon rôti a brûlé, mes pommes de terre ont éclaté et accroché au fond de la cocotte, ma cuisine est un champ de bataille, je suis couverte de noir et de farine et Scorpius devrait arriver dans quelques instants…

DING DONG

Aaaaaaaaaaaaaaah ! Je suis maudite….

°°°°° :)°°°°°

Bon j'ai dû courir, mais je suis arrivé à l'heure, elle tient par-dessus tout à la ponctualité… ce n'est pas gagné pour moi en temps normal, mais bon j'ai réussi. Juste le temps de reprendre mon souffle et je sonne. J'entends un « entre c'est ouvert » étouffé suivi, une fois que je suis entré, d'un « j'arrive tout de suite ». Je m'avance dans la pièce principale elle est spacieuse et dans les tons verts d'eau. La pièce est bien agencée : il y a deux grandes fenêtres qui s'ouvrent sur la Tour Eiffel, encadrées de lourds rideaux d'un vert plus soutenu, entre elles, un bureau couvert de parchemins et d'encriers, de part et d'autre de la pièce, deux grandes bibliothèques croulant sous les livres et au centre un canapé et une petite table. Je me retourne lorsqu'un bruit assourdissant se fait entendre sur la droite. Je m'avance prudemment et j'éclate de rire. J'essaie de me contenir mais la vision de la grande Rose Weasley couverte de farine et de noir, toute rouge, échevelée avec une spatule dans la main droite et la cocotte renversée par terre, est tout bonnement hilarante…

- Arrête de rire ! Ce n'est pas drôle, dit-elle au bord des larmes.

Elle a l'air complètement désespérée mais je n'arrive pas à m'arrêter de rire…

- C'est une catastrophe ! Mon rôti a brûlé, regarde-moi cette cuisine, j'ai même réussi à massacrer mon gâteau à la citrouille, ajoute-t-elle avant d'éclater en sanglots.

°°°°° :)°°°°°

-Ne pleure pas Rose… pour ton champ de bataille on va voir ce qu'on peut faire… commençons par la revue des blessés…

Il avance sa main vers moi et époussette doucement mon visage. Je ne peux pas m'empêcher de rougir et de trembler sous ses doigts.

-Bon là il n'y a pas de bobo…

Si j'étais déjà rouge coquelicot me voilà rouge vermillon…

Il me prend la main en me souriant…

-Là on a une petite brûlure

Il me dirige vers le robinet et passe ma main sous l'eau. J'ai honte et je passe au rouge carmin… en plus il continue de me sourire. Il a arrêté de rire mais il a une étincelle d'amusement qui ne quitte pas ces yeux qui ont revêtu une couleur platine…il arbore aussi un sourire en coin, mais qui n'est pas méprisant seulement amusé. Il finit par me lâcher la main.

-Bon passons à la suite…

Il se retourne et balaie la pièce du regard en hochant la tête. Il s'approche de la cocotte et la ramasse, gratte du bout du doigt le rôti et le gâteau et déclare en me regardant :

-Je crois que c'est peine perdue. Tu es la seule rescapée !

Et le voilà qui se remet à rire alors que moi je n'ai qu'une envie c'est de pleurer…

-Pleure pas ma belle, ce n'est pas la fin du monde. Au moins tu as réussi à terrasser un bœuf, des tubercules et une jolie citrouille ! Mesdames ! Messieurs ! je vous présente la fille qui a survécu !

Je finis par rire en lui donnant des coups de coudes.

-ouch… je me fais attaquer… je vais brûler moi aussi ! Aux abris !

-arrêteuh…

-Bon revenons aux choses sérieuses… Va prendre une douche, je vais voir ce que je peux faire pour tes victimes

Je l'entends encore rire pendant que je me dirige vers ma chambre…

Quand je reviens la cuisine a retrouvé un air normal. La vaisselle se fait tranquillement dans l'évier tandis que des œufs se battent dans une jatte et que de l'eau bout sur la gazinière. Scorpius chantonne en arrangeant une salade. Il n'a pas l'air de s'être rendu compte que j'étais entrée dans la cuisine. Je me cale donc contre le chambranle de la porte et je me surprends à l'observer tout en continuant à démêler mes cheveux du bout des doigts. Il faut dire que la vue n'est pas désagréable. Ses longs cheveux finement tressés descendent le long de son dos fin, mais qu'on devine puissant aux vues de ses muscles qui roulent sous sa chemise blanche. Mes yeux continuent de descendre le long de cette tresse et finissent par achever leur course sur un postérieur à se damner. Il faut bien se le dire… je crois que je pousse même un soupir… je suis sortie de ma rêverie par la voix de Scorpius, mais je ne saisis pas ce qu'il me dit…

°°°°° :)°°°°°

Elle a fait fort la petite quand même, ça faisait longtemps que je n'avais pas vu une telle catastrophe dans une cuisine, mais bon ça arrive à tous le monde de tout faire brûler non ? Ça aurait pu être pire. Après avoir jeté tout ce qu'il y avait à jeter et lancé un sort de nettoyage à la cuisine et à la vaisselle, je regarde dans le frigo s'il y a quelque chose que je pourrais cuisiner. J'y trouve des œufs, du fromage et une salade. Je m'attèle donc à la préparation d'une omelette au fromage et je mets de l'eau à bouillir pour le thé. Au bout de quelques minutes, j'entends des pas légers se rapprocher et s'arrêter à l'entrée de la pièce. Je décide de continuer à chantonner en attendant qu'elle se décide à parler. L'odeur de son shampoing se répand doucement dans la pièce et se mêle à celle du produit vaisselle.

- Tu aimes ce que tu vois ?

- Pardon, tu disais ?

Je me retourne et je lui repose la même question… la voilà qui rougit et qui bafouille…

- Oui, j'aime beaucoup… la cuisine… je veux dire tu as fait un beau travail.

°°°°° :)°°°°°

-Tu aimes ce que tu vois ?

Oh merlin oui ! Mais je ne suis pas sûre qu'il le prenne très bien… donc dis quelque chose Rose… dis quelque chose. J'arrive enfin à lui répondre mais je trouve ma réponse ambiguë alors je me précipite pour ajouter quelque chose mais ça fait encore plus suspect. Je sens le rouge me monter aux joues surtout que je suis sûre qu'il a compris que je ne trouvais pas seulement la cuisine parfaite. Je me mets à me dandiner et cet imbécile qui me regarde avec la même étincelle d'amusement que tout à l'heure et me répond sur un ton nonchalant qu'il se voit ravi du fait que ça me plaise… ah misère !

-Pourrais-tu mettre le couvert pendant que je finis cette omelette ?

Oh merci de changer de sujet…

-Bien sûr. En fait c'est ça que j'aurais du te faire ce soir, au moins tout n'aurait pas brûlé.

-Ne t'inquiète pas Rose, ce n'est pas grave… et puis au moins ça m'aura permis de rire… ce n'est pas tous les jours qu'on voit un tel spectacle !

- Oh c'est bon, exagère pas...

-Boude pas Rose, je t'assure, ce n'est pas grave.

Entre la vaisselle, le bruit des couverts qui s'entrechoquent pendant que je les sors du tiroir et le babillage joueur de Scorpius, ni lui ni moi, n'avons entendu la porte s'ouvrir et les pas s'approchant de la cuisine. Nous sommes donc extrêmement surpris quand une voix dit :

-Je ne vous dérange pas ?


à la semaine prochaine!

missmcat