Chapitre IV
A peine le vortex traversé, je me retrouve encerclé par 3 soldats. Deux autres t'ont attrapé par les bras et t'écartent de moi, déliant nos mains. Nos regards échange cette même incompréhension, complètement déboussolé par cette étrange accueil.
- « Ravi de vous revoir en un morceau Colonel Sheppard ! Je n'aurais pas supporté d'attendre encore plus longtemps ! »
Il tient des chaînes dans ses mains et s'approche de moi, dans le but évident de me les passer !
- « Je ne comprends pas ? Que se passe-t-il ? »
- « C'est quoi ce bordel ?! », Rodney, toujours investit d'autant de tact, me fais sourire malgré moi.
- « Il se passe Docteur McKay, que votre petit ami ici présent à oublié une chose très importante ! »
- « Serait-ce trop vous demandez de développer Caldwell ? »
- « Sheppard, expliquez donc à votre moitié ce que « 1993 » et « DADT » vous inspirent… » me dit-il en tournant vers moi un regard dégoulinant de suffisance.
- « John ? De quoi parle-t-il ? » me demande Rodney dont la voix trahit sans doute possible l'angoisse.
- « Don't ask, don't tell, c'est la façon politiquement correct de nommé la loi homophobe du règlement de l'armée américaine. Tout soldat dont la sexualité est jugée non conforme aux bonnes mœurs de l'Etat Major se verra rétrogradé ou renvoyé à la vie civile. Ce qui veut dire que je vais être renvoyé sur Terre. »
Rodney reste sans voix et me regarde, le regard perdu, tentant d'analyser les informations. Caldwell en profite pour me passer les chaînes.
- « C'est inutile et vous le savez ! Depuis quand a-t-on recourt à ces méthodes pour un officier ? » dis-je froidement, le regardant avec haine, mais sans résister pour autant.
- « Allons, je n'allais pas me privé de ce plaisir, alors que rien ne m'en empêche ? » me répond-il sur un ton mielleux à souhait.
Soudain c'est le déclic pour Rodney, qui se libère d'un coup sec de ses gardiens. Un autre soldat se poste alors entre lui et moi. C'est alors que Woolsey intervient :
- « Veuillez vous reculez immédiatement. Laissez-leur au moins ça. » Il me fixe alors et je comprends que c'est sa manière à lui de se faire pardonner. Mais je ne lui en veux pas, il ne peut rien contre cette loi.
Rodney est à présent à un mètre de moi, comme paralysé par ce désespoir qui irradie de tout son corps, ce corps que j'ai tant de fois aimé, et qui me l'as tant de fois rendu au centuple. Je lui envoi alors un sourire confiant, un de ceux qui vous disent « n'ai pas peur ». Il s'approche alors enfin, et retrace sans le toucher les contours de mon visage, pour finalement poser sa main sur ma joue, le regard plongés dans le mien. Sans prévenir, il m'attire à lui et m'enserre jusqu'à m'étouffé. Mes mains toujours liés posées sur son torse, où je sens battre son cœur à une vitesse folle. Il me relâche alors, et essuie de ses longs doigts si fins la larme que je n'avais même pas sentit couler le long de ma joue. Il soulève ensuite mes bras et les passes autour e son coup, me permettant à mon tour de le serrer. Ces mains s'égarent dans mon dos et me colle à lui. Je lui murmure alors au creux de l'oreil c'est mots :
"Don't listen to them, cause what do they know
We need each other, to have and to hold
They'll see in time, I know"
Lorsque je consens à le libéré, ce n'est que pour capturer son visage et poser mes lèvres avec toute la force du désespoir qui nous anime tout les deux. C'est à la fois l'échange le plus doux et le plus passionné que nous ayons vécu. Un adieu inaudible. Deux soldats nous séparent et mettent brutalement fin à ce baiser sous les invectives de Caldwell. Nos mains se touche jusqu'au bout, s'étirant pour ne pas rompre ce dernier contact qui nous est octroyé. La lumière blanche du téléporteur m'entoure alors et m'arrache à lui, ne me laissant que l'image de ses yeux, encore ses yeux.
TBC ! Ben oui elle est pas finie la chanson ! :D
