Un second chapitre très court qui sert juste à poser les réflexions et sentiments d'Alphonse et à le présenter...

Pour tout ceux qui veulent de l'action ou du lemon rapidement, je vous préviens ce n'est pas pour demain ! xP

Vous allez avoir affaire à des personnages pas mal angoissés et cogitant sérieusement, mouhaha.

En fait, je n'ai pas encore imaginé la fin, même si j'ai un canevas des idées principales, je ferais au ressenti, selon les commentaires des lecteurs, donc n'hésitez pas ! ^^

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Pensées nocturnes

Mais Alphonse lui ne dormait pas. Il n'avait pu s'empêcher d'attendre silencieusement le retour de son frère, même s'il n'avait pas osé le guetter dans le salon. Il n'arrivait pas à être tranquille lorsque son frère était loin de lui, et il ne parvenait jamais à s'endormir loin de la présence.

Le jeune homme, puisque s'en était un à présent, se retourna dans son lit. Il adorait le contact des draps sur sa peau, tout comme il aimait le fait de ressentir à nouveau le monde qui l'entourait. Ah, dire qu'il avait perdu tout ça durant des années et des années... Mais il rattrapait le temps perdu, et son corps aussi. Il se demandait encore comment cela se faisait qu'il ai grandi à travers la porte. Car oui, son corps lui avait été rendu, avec l'âge qu'il aurait eu si rien ne s'était passé.

Il ressemblait d'ailleurs beaucoup à son frère. Bon, il était un peu plus grand que lui, ses cheveux étaient légèrement plus foncés, et coupés plus court. Mais ses yeux avait la même couleur que ceux de Nii-San, bruns dorés, et tout dans son visage, le matin devant la glace, lui rappelait cette ressemblance. C'était si étrange d'avoir de nouveau un visage à soi, qui pouvait à nouveau exprimer ses émotions et ses sentiments !

Il lui avait bien sûr fallu plusieurs semaines pour se réhabituer au contrôle d'un corps de chair, aux cheveux qui chatouillent le visage, ou encore à la perception bizarre de ses propres muscles en mouvement lorsqu'il bougeait. Oui, il avait eu beaucoup de mal à se ré-adapter à ces sensations qu'il avait oublié peu à peu. Les premiers jours avaient été les plus durs. Il avait été surpris par énormément de choses : par exemple, il se cognait partout et tombait tout le temps, n'ayant pas la même conscience de son corps qu'auparavant, et il s'était donc fait pas mal de bleus. Il redécouvrait la douleur, avec les courbatures, les coupures et autres petites blessures de la vie quotidienne. Il redécouvrait la sensation de faim qui tiraille le ventre, de la fatigue qui assomme l'esprit, des maux de tête, des maladies, et bien sûr d'autres fonctions physiques qu'on aimerait vite pouvoir oublier...

Plus il y repensait, et plus Alphonse se demandait si cela valait vraiment le coup. Tout ça pour ça. Mais non, évidement que cela valait le coup ! Rien que voir son frère heureux était pour lui une bonne raison. Et puis, Nii-San avait son corps en entier maintenant, il n'avait plus à supporter la douleur de ses auto-mails et son invalidité.

Il se retourna de nouveau dans son lit, tendant l'oreille vers la chambre adjacente ; celle de son frère. Le léger ronflement, un peu rauque, qu'il entendit le rassura. Il avait besoin d'entendre son frère, d'être sûr qu'il était bien là, présent, à ses côtés. L'adolescent savait que ce n'était pas normal, cette nécessité d'être sans cesse rassuré. Il sentait bien que ses angoisses n'avaient rien de naturelles, de même que son attachement trop violent pour son grand frère.

Encore ce soir d'ailleurs... Il avait soudain ressenti le besoin vital d'enlacer Nii-San, de s'accrocher à lui, pour s'assurer de sa présence réelle. Pourquoi agissait-il si étrangement ? Peut-être parce qu'il était bloqué dans cet appartement, à attendre sans cesse le retour de ce frère tant désiré... Il avait l'impression de ne vivre que pour lui... Bon sang, il ne tournait pas rond !

Se frottant le visage, Alphonse s'assit au bord du lit et fixa la fenêtre d'un oeil morne et fatigué. Il partait pour une bonne nuit blanche. Encore une. Son cycle de sommeil n'était pas encore très bien réglé depuis ces deux mois. Comme tout le reste, pensa-t-il en soupirant de lassitude. Finalement, il décida de se lever et d'aller lire un bouquin dans la cuisine, seul lieu qui ne risquait pas de réveiller son frère. Un bouquin d'alchimie évidemment.

Il résista à l'envie d'aller dans la chambre d'Edward pour aller le border, comme il en avait l'habitude lorsqu'il était armure. Il avait bien remarqué que, malheureusement, son grand frère ne voulait plus de ces attentions depuis qu'il avait de nouveau un corps. Et Alphonse ne comprenait pas pourquoi. Préoccupé, il continua sa lecture, laissant le texte défiler sous ses yeux, avant de commencer à s'engourdir sur place, la fatigue reprenant le dessus.