Alors là, c'était pas de la tarte de l'écrire ce chapitre ! ^^"
Désolée pour les grands fans, mais il y aura moins souvent des POV entiers d'Edward, c'est trop fatiguant de se mettre dans sa petite tête xD
Et voilà dans ce chapitre, c'est THE grande révélation... mouhahaha ! (comment ça c'était un secret pourri que tout le monde a trouvé è_é ? le pire c'est que c'est vrai X3)
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*POV Edward *
- On y va. C'est toi qui a les clés ?
- Euh... non. Ce n'était pas toi ?
- Bon sang Al, qui est le dernier à être sorti hier hein ?!
- Oups, désolé... je vais les retrouver attends !
C'est ce que fit Edward au pas de la porte, un dossier à la main, ronchonnant gentiment contre l'étourderie de son frère. Étourderie qui avait tendance à s'exacerber ces derniers temps... Mais non, il n'allait pas encore s'inquiéter pour rien. Son humeur était au beau fixe, il n'avait strictement aucune raison de se tracasser ! Si Alphonse avait un quelconque problème, il n'hésiterait pas à lui en parler, il en était sûr ! Leur confiance l'un en l'autre était totale n'est-ce pas ? Ce serait le comble après tout ce temps passé ensemble... L'alchimiste d'Etat regarda son petit frère revenir vers lui, levant joyeusement les clés dans sa main.
- On peut y aller !
- Ok c'est parti.
L'aîné prit les clés et ferma la porte. Ils descendirent les escaliers et se retrouvèrent dans la rue, où un temps superbe les accueillit. Ils n'étaient qu'au début du mois de mars, mais l'air était incroyablement doux et invitait à la promenade. Edward sourit. Il se souvenait de la proposition de Léna à aller flâner tous les deux dans les rues de Central. C'est sûr il avait une touche ! Il faut dire que Léna était vraiment très jolie, et très intelligente. Non pas qu'il dissociait les deux, mais une gourdasse qui avait juste de belles jambes, ce n'était pas son truc ! Ce qu'il lui fallait c'était quelqu'un avec qui tout partager, avec qui on pouvait discuter de tout et de rien, avec tact et esprit... qui avait de la culture aussi... Un peu comme Alphonse en fait... ...Houla je fais une drôle de comparaison là ! En tout cas, cette infirmière et lui s'entendaient très bien, et même simplement devenir amis lui plairait énormément. Et, un bon, très bon point même, Léna était un peu plus petite que lui ! (quand elle ne portait pas de talons x3) Que demander de plus... Bon, il ne se sentait pas clairement amoureux, mais qu'en savait-il ? Il ne discernait pas encore ce sentiment parmi les autres. Pourtant il était devenu adulte, alors il était peut-être bien temps pour lui de connaître enfin la vraie signification de ce mot. Et si on prenait exemple sur le Colo... non le Général Mustang, il suffisait juste d'expérimenter le jeu de l'amour en sortant avec différentes filles... Pas son truc non plus en fait... Enfin bon, il verrait bien avec Léna. Au jour le jour.
Tout à sa réflexion, il n'avait même plus pensé à son frère à ses côtés ! Il faut dire que, contrairement à ses habitudes, Alphonse était curieusement muet aujourd'hui... A tout bien réfléchir, depuis le réveil, Alphonse semblait encore plus étrange que d'ordinaire, et ce n'était pas une mince affaire. Pourtant Edward était sûr d'avoir éclairci le mystère hier, avec cette histoire de la fille du parc. Ah oui, on va repasser devant d'ailleurs, il doit se faire un sang d'encre pour ça, voilà tout ! Remarquez bien de quelle manière notre alchimiste favori ferme les yeux et se ramollit la cervelle, afin de s'empêcher toute angoisse jugée trop complexe pour son pauvre cerveau en manque de lait... Toujours est-il que, pour le moment, le problème ''Alphonse'' passa à la trappe dans sa petite tête.
Non, en vérité, il venait soudainement de repenser, par un des hasard mystérieux de l'esprit, à ce que lui avait dit le Général Mustang le soir où il était tombé malade. Cela remontait déjà à un ou deux mois, mais il n'avait pas cessé d'y songer. Depuis il évitait consciencieusement son supérieur, qui le laissait tranquille la plupart, je dis bien la plupart, du temps. ''Tu as beau avoir grandi [...] tu as encore besoin d'un soutien, mais tu ne veux pas te l'avouer. '' Même pas vrai d'abord ! s'exclama-t-il intérieurement comme un gamin. Depuis quand on s'inquiétait pour lui en plus ? Il n'avait besoin de rien ni personne. Il était fort, et se suffisait à lui-même. Pas besoin des autres ! Mais c'était une phrase bien prétentieuse et il le savait. On se repose toujours sur quelque chose, ou quelqu'un. Même sur un titre d'alchimiste... ou sur son frère. Il leva la tête, observant de nouveau Alphonse (qui le dépassait de presque une tête maintenant, quel comble !). Celui-ci le remarqua et rougit, comme gêné par le regard bizarrement insistant et pensif de son aîné.
- Qu'est-ce qu'il y a Nii-San ?
- Hmm, rien. Je me disais...
- Oui ?
- Al, je crois que je vais démissionner bientôt.
- ... QUOI ?! Mais ça va pas ?! S'écria son frère, indigné, s'arrêtant en plein trottoir et lui coupant brusquement le passage.
Eh bien, s'il avait cru à une réaction pareille de la part d'Alphonse ! C'était à ne plus rien comprendre, vraiment ! Qu'est-ce qui lui prenait ? Edward et lui avaient déjà réfléchi à cette option lorsque leur quête s'était finie, ils en avaient parlé ensemble, alors pourquoi s'énerver ? Ils avaient toujours été d'accord sur ce point : une fois un peu d'argent économisé, l'alchimiste quittait les services si contraignants de l'armée, et ils allaient chercher fortune ailleurs !
- Calme-toi bon sang ! On est dans la rue, ça se fait pas !
Cette réprimande eut le mérite de tempérer automatiquement le jeune adolescent, qui tourna la tête en tout sens, embarrassé d'être le centre d'intérêt de tous les piétons alentour. Dire que d'ordinaire c'était le petit frère qui sermonnait l'aîné pour ses colères abusives...
- Désolé...
- Sérieux Al tu m'inquiète parfois. Tu sais très bien que je peux pas rester subalterne toute ma vie de ce bâtard de Mustang !
- Mais...
- Ça fait déjà plusieurs mois depuis qu'on a décidé ça, et j'en ai un peu ma claque ! L'armée c'était bon juste pour nous permettre de retrouver ton co...
- NOS corps, le coupa inopinément Alphonse
- Oui bon. Maintenant c'est fini, tu es en pleine forme, j'ai du fric, on en a plus rien à faire des militaires et de leurs embrouilles !
- ...
- Allez on y va. C'est pas pour aujourd'hui de toute façon, faut remplir une tonne de paperasses avant...
Alphonse se mura dans un silence qu'Edward eut bien du mal à comprendre. Remarque il lui faisait déjà le coup lorsque, armure, il boudait ou n'approuvait pas ses décisions... L'alchimiste souffla bruyamment pour exprimer son mécontentement. Finalement cette journée était moins bien partie que prévu. Pourquoi fallait-il toujours que les choses se compliquent ? Allez, dans pas longtemps, j'arrangerais les choses entre Al et moi. Je ne m'occupe pas assez de lui sûrement... Eh oui, le grand frère culpabilisait encore, pour il ne savait quelle raison. Et cela l'énervait prodigieusement. Mais il était bien incapable de faire porter cette responsabilité à son petit frère. Il a déjà tant souffert par ma faute... Il faudra qu'on en parle, vraiment. Fort de cette nouvelle résolution, Edward pensa alors à un nouveau projet. Oui il faisait beaucoup de projets en ce moment... C'était le printemps et les petits oiseaux gazouillant dans les arbres en fleurs qui lui faisaient cet effet (hum hum, pardon...). Il tapota le bras de son frère afin de capter son attention, puisque, curieusement, depuis l'histoire de la démission, Alphonse s'intéressait particulièrement aux gravats qui parsemaient le sol.
- Hey Al, ça te dirait qu'on appelle les Rockbells ce soir ? Et puis bientôt on ira faire un tour là-bas qu'est-ce que t'en pense ?
- Oh... Mais oui, ça fait longtemps qu'on a pas eu de nouvelles en plus ! S'exclama tout enthousiaste le grand adolescent, avant de s'assombrir à nouveau.
- Mais est-ce que je... est-ce que tu auras du temps libre... avec ta mission tout ça... pour qu'on y aille ?
Mais de quoi parlait-il ? se demanda Edward, en fronçant les sourcils. Du temps libre, ils allaient en avoir ! Ce n'était pas comme s'il était affecté à l'hôpital pour une éternité. Et Alphonse pouvait lui faire confiance pour les préparatifs du départ, il avait tout bien réfléchi et organisé... Et lui qui voulait faire plaisir à son frère !
- Je t'ai déjà dit que j'allais démissionner, donc dès que ce sera fait, on aura tout notre temps ! Je ne vois pas où ça coince ! ... A moins que... tu ne te sentes pas assez en forme ? L'interrogea-t-il, pensant que le problème venait peut-être de là.
- Non non ! Je suis tout à fait remis ne t'inquiète pas ! Se hâta de lui répondre Alphonse.
- Bon. On en reparlera ce soir alors, ok ?
- ...Oui...
Eh beh, c'est pas gagné, pensa avec amertume l'aîné des Elrics avant de se remettre à marcher en direction du QG, puisqu'à chaque fois ils s'étaient inévitablement arrêtés en plein chemin, au grand dam des passants. C'était bien la première fois qu'il mettait autant de temps pour arriver au bâtiment national. L'alchimiste sortit sa montre pour voir l'heure : deux heures passées. Ils étaient en retard. Tant pis, c'est pas comme s'il voulait faire plaisir à Mustang ! Ah tiens, le parc... Edward zieuta vers les bancs et les passants, dans l'espoir de pouvoir observer la jeune femme dont son petit frère vantait tant les mérites. Mais aucune fille ne correspondait à la description si précise qu'en avait faite Alphonse. Un Alphonse qui d'ailleurs ne semblait absolument pas intéressé par le dit-parc. Ni par les personnes qui s'y trouvaient... Bah alors... et moi qui pensait qu'il m'accompagnait rien que pour pouvoir se rendre dans le jardin ensuite... Edward commençait à sérieusement se poser des questions, ayant oublié qu'il s'était interdit de s'inquiéter inutilement. Non Al n'était vraiment pas comme d'habitude... Mais il ne lui disait rien. Il ne lui parlait jamais de ce qui le dérangeait, de ce qui l'ennuyait... Si seulement il pouvait lui indiquer clairement le problème, ça pourrait tout arranger ! Fulmina presque un moment l'aîné.
Ils étaient enfin devant le QG. Edward épia son frère à la dérobée, le plus discrètement qu'il en était capable (c'est à dire absolument pas discrètement). C'est en montant les marches qu'il étudia plus attentivement le visage si expressif d'Alphonse. Il remarqua alors pour la première fois combien son frère avait les traits tirés et les yeux fatigués. Comme au tout début quand il n'arrivait pas à dormir... Encore des insomnies ? Puis il vit que son comportement restait toujours aussi agité et tendu, nerveux. Al est si calme d'habitude... Enfin il comprit que depuis le début de la journée, le jeune adolescent n'avait fait qu'éviter son regard ! C'est donc ça qui me perturbait tant ! Ces petites évidences qu'il aurait du relever depuis longtemps l'inquiétèrent. Cela crevait les yeux qu'Alphonse n'allait pas bien du tout ! finit-il par se convaincre en passant à l'intérieur du bâtiment, oubliant même dans ses tergiversations d'en saluer ses connaissances... L'alchimiste d'Etat s'arrêta dans le couloir vide, juste avant la porte du Général, et regarda son frère droit dans les yeux. Frère qui les baissa immédiatement en se mordant la lèvre inférieure.
- Bon, otooto, commença-t-il, utilisant pour la première fois depuis longtemps le ''petit frère'', je vois bien qu'il y a un problème... Même quand tu étais une armure je sentais quand tu n'allais pas bien, alors tu ne peux rien me cacher ! Qu'est-ce qui ne va pas ?
- Nii-San...
Edward hésitait présentement entre deux options : s'énerver pour de bon sur son pauvre frère parce qu'il ne lui répondait pas ; ce qui était encore l'option la plus plausible au vu du caractère indécrottable de notre alchimiste adoré, du moins aux yeux de tous. Ou alors y aller plus doucement avec lui et chercher à le rassurer, d'il ne savait quoi c'est vrai mais... par exemple il pouvait... le prendre dans ses bras ? Non mais que se passait-il dans sa tête ? Jamais il ne pensait à faire ça d'habitude. Et il le faisait d'autant plus rarement. Mais il avait tout lieu de s'inquiéter, à voir son frère si bizarre devant lui. Et il n'avait que faire des apparences.
- Nii-San, on va voir le Général avant, d'accord ?
- Hein ? Pourquoi ça ?
- Tu, tu sauras tout à ce... après.
- J'ai ta parole ?
- Promis juré...
A voir son regard de chien battu, Edward n'hésita plus. Il l'enlaça. Avec une douceur inaccoutumée. Ce n'était pourtant pas son genre ! Surtout là, dans un couloir du QG, à la vue de tous. Lui qui était si peu expansif d'habitude, il sentait pourtant bien qu'il faisait ce qu'il devait faire. Il se rappela alors l'étreinte angoissée que lui avait donné Alphonse il y avait déjà un mois ou deux, le même jour où il était tombé malade. Juste avant qu'il n'ait sa fièvre et qu'il ne délire. A ce moment-là son frère s'était occupé de lui, durant des jours entiers. Il lui en était donc redevable. Et maintenant... Maintenant c'était son frère qui avait besoin de lui, c'était l'évidence ! Il avait besoin de son contact, de son... affection ? Personne n'aurait cru que le fullmetal alchemist fut capable d'une pareille tendresse avec quiconque, mais c'était parce qu'il ne la réservait qu'à une seule et unique personne : Alphonse. Même lorsqu'il était une armure, ils avaient toujours su se montrer leur amour fraternel, et ce n'était pas maintenant que cela allait changer. Edward se dit qu'il aurait du faire ça depuis longtemps déjà, appréciant ce contact si particulier.
Bon, ce n'était pas pratique, au vu de la grande taille d'Alphonse (imaginez la scène x3), mais c'est toujours mieux que l'armure glaciale et inconfortable d'il y a quelques mois ! L'alchimiste sentait son frère légèrement tremblant, recourbé sur lui, et lui serrant le dos d'une poigne qui laissait entendre toute la nouvelle force qui lui était venue. Ils restèrent enlacés encore quelques secondes, jusqu'à ce qu'une personne passe dans le couloir, ce qui gêna Edward qui rompit l'étreinte. Va pour rassurer son frère par tout les moyens, mais pas trop en public ! Il observa alors son frère qu'il avait gardé à bout de bras. Toujours un air de chien battu. Avec un pauvre sourire en plus, et le regard encore plus malheureux et paumé qu'avant. Je suis le pire des grands frères ou quoi ?! Il faudra que j'achète un livre qui dit comment réconforter les petits frères muets et inconsolables ! Il en était presque au point de se demander s'il n'était pas arrivé quelque chose de réellement grave, comme... non il préférait ne même pas y penser en fait. Edward souffla, de dépit et de rage contenue de ne pas pouvoir comprendre Alphonse.
- Bon, on passe en coup de vent, et après on va causer. On en a bien besoin je crois.
- ...
L'alchimiste toqua à la porte du Général Mustang, puis lorsqu'ils en eurent la permission, il entra avec Alphonse. Seul Mustang et Hawkeye étaient là, au soulagement de l'aîné qui s'avança, déjà prêt à poser son rapport en vitesse, pour repartir ensuite. Mais quelque chose clochait. Peut-être était-ce le regard insistant du Général sur lui, ou la façon que le Colonel avait de les dévisager, son frère et lui... Edward s'arrêta, son petit frère légèrement en retrait. Il scruta son supérieur d'un air interrogatif, déjà bien inquiété par ce qu'il s'était passé dans le couloir. La soirée où les deux accolites l'avaient, comment dire... conseillé, lui revenait à l'esprit. Il croyait qu'il allait se passer quelque chose de ce genre, puisque la situation était la même, et se tint prêt à faire ressortir ses sarcasmes habituels et à ricaner de tant d'attention mal placée. Mais lorsque Mustang ouvrit la bouche, Edward Elric ne se serait jamais, au grand jamais, attendu à entendre ce qu'il allait pourtant entendre très clairement.
- Bonjour Fullmetal, et... bonjour... nouveau Fullmetal Alchemist, Alphonse Elric...
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c'est bizarre je sens qu'on va me poser pleins de questions xD
Non non ce n'est pas une erreur, vous avez bien lu pour le titre d'alchimie ! Et voilà donc tout le monde avait deviné, je suis vraiment pas douée...
Ah oui, et le prochain chapitre sera....... mouvementé ! x3 (imaginez juste un peu la réaction du frérot quoi *_*)
N'hésitez pas à reviewer, les commentaires (positifs ou négatifs) sont la meilleure motivation pour avoir envie de continuer à écrire ^__^
