Bonjour à tous ! je m'excuse pour le temps d'attente avant la mise en post de ce chapitre... ^^" Gomen nasai !
Le plus long que j'ai écris pour le moment, en pov alterné cette fois, bonne lecture ^^
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*POV Ed *
Quelques secondes s'écoulèrent, terriblement lourdes et longues pour Edward. Le temps que l'information s'insinue lentement dans son cerveau, que son esprit accepte ce qu'il venait de comprendre... Il fixait son frère sans réagir, son frère qui prenait sous ses yeux le diplôme d'alchimiste d'État et la montre... Qui signait ce foutu papier. Le Général et Alphonse s'échangèrent quelques paroles, mais Edward ne chercha pas à les déchiffrer. Ses circuits internes étaient en train de brûler sous l'effort considérable qu'il leur demandait. Al... est devenu... alchimiste d'État. Mais comm... Oh MERDE ! Son frère, son propre petit frère en qui il avait une confiance absolue, son frère l'avait trahi ! Il lui avait sciemment menti... tout le monde lui avait menti !! Sa douleur et son incompréhension créa alors en lui un bouillonnant accès de rage, rage qu'il avait déjà peine à contenir depuis longtemps.
- AL !!! COMMENT T'AS PU ME FAIRE CA ?! MERDE ! Hurla-t-il à l'adresse de son frère.
- Nii-San...
Edward le dévisagea, furieux. D'autant plus en voyant l'air misérablement coupable de cet adolescent si grand qui représentait sa seule famille. Tout se mélangeait dans sa tête, pour aboutir à un méli-mélo impossible à démêler. Il n'avait plus qu'un désir, une envie, d'autant plus douloureuse qu'il se savait incapable d'y parvenir. Celle de le frapper encore et encore. De le voir souffrir autant que lui souffrait maintenant par sa faute. Mais non il ne pouvait pas ! Si seulement j'avais mon auto-mail merde ! Une lame transmutée, un bureau en lambeau, en charpie, écrabouillé... Il était sûr que cela lui aurait fait du bien, de voir le monde autour de lui aussi déchiré que dans sa tête ! Alphonse s'avança vers lui. Aussitôt il recula vivement, tiraillé entre le désir de s'enfuir tout de suite et celui de frapper son frère. Pas Alphonse non... pourquoi, Al ? Pourquoi ?! Il sortit certainement un flot d'insanités, sans même s'en rendre compte. Il fixa son frère droit dans les yeux. Ils étaient à deux mètres l'un de l'autre, et Edward pouvait clairement voir la montre d'argent qui brillait dans sa main tremblante. Et soudain le besoin, le besoin impérieux de comprendre, comprendre les raisons d'un tel choix, les raisons de cette horrible trahison fraternelle !
- Merde Alphonse... Pourquoi bordel ?! POURQUOI ?!
- Je... je pensais que... que c'était ce que... je devais faire...
- DE DEVENIR UN CHIEN DE L'ARMEE COMME JE LE SUIS, C'EST ÇA !!?
- Nii-San !
Et voilà, son petit frère pleurait devant lui ! Dans son ressentiment Edward n'en tint même pas compte. Il n'avait plus conscience de se trouver dans le QG, entouré de deux supérieurs qui épiaient le moindre de ses gestes. Il n'avait pas conscience de la porte grande ouverte et du flot de militaires qui les observaient. Il n'avait conscience que de lui et d'Alphonse face à lui. Que du sentiment atroce de trahison qui lui prenait la gorge et le ventre. De cette horrible sensation qui lui donnait des envies de meurtre.
- MAIS POURQUOI TU NE M'AS RIEN DIT !? Tu m'as MENTI, tu m'as TRAHI !!
- NON ! Ce n'est pas vrai, Nii-San ! Je comptais te le dire ! Mais j'avais peur !
- Peur de quoi ?!
- ...De toi.
Le souffle totalement coupé, Edward ne put rien dire de plus. Al... avait peur de lui ?! Pour le coup, c'était même l'envie de mourir, là sur le champ, qui lui vint. C'en était trop pour lui... Beaucoup trop. Il se rendit compte qu'il était dans le couloir. Bon sang, qu'est-ce que je fais ?! Il avait bousculé absolument tout ceux qui s'étaient malencontreusement retrouvés sur son passage, et il faillit tomber une paire de fois, tandis que derrière lui il entendait des voix l'appelant encore et encore, et à travers elles celle de son frère. Merde, merde, merde... Une fois dehors il fonça dans le parc pour s'engouffrer dans le petit bois qui s'y trouvait. L'alchimiste s'affala sur un tronc d'arbre, essoufflé par sa fuite effrénée, et totalement perdu intérieurement. Dire qu'ils auraient pu partir d'ici, dire qu'ils auraient pu être libres !! Pourquoi Al, pourquoi... ?
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* POV Al *
Nii-San ! Il l'avait appelé en hurlant de toutes ses forces tandis qu'il le voyait s'enfuir de la pièce. Nii-San ! Alphonse ne savait plus retenir ses larmes. Il n'avait jamais vu son frère si furieux contre quiconque, pas même contre les homonculus. Et c'était contre lui, son petit frère, que cette rage s'était manifestée... L'adolescent resserra la montre contre sa poitrine, incapable de poursuivre son frère aîné, incapable de faire le moindre pas, de prendre la moindre initiative. Il sentait sur lui les regards insistants du Général et du Colonel, mais rien ne comptait d'autre que la haine de son frère envers lui. Il avait eu peur de ce moment, mais jamais il n'aurait pensé qu'Edward se serait énervé à ce point. À un moment, il avait même cru qu'il allait se jeter sur lui pour le tuer, du moins le frapper. Non... Il ne ferait jamais ça. Je suis si désolé Nii-San, je regrette tant ! Il aurait voulu mourir sur place plutôt que d'avoir eu à affronter ça...
Il sentit des bras lui entourant doucement les épaules pour le forcer à s'asseoir. Le Colonel Hawkeye. Il repensait au visage de son frère lorsqu'il lui avait dit qu'il avait peur de lui. Mon dieu, ce n'est pas ce que je voulais dire ! Ce n'est pas ça que je voulais dire... Il aurait voulu pouvoir tout lui expliquer, absolument tout ! Lui expliquer pourquoi il fallait qu'il devienne alchimiste d'État, lui expliquer que c'était sa manière à lui de rendre service, de ne plus rien lui devoir, sa manière de le rembourser pour tout ce qu'il avait fait pour lui. C'est ma manière de t'aimer, Nii-San... Il laissa les larmes couler sur ses joues, en silence, n'écoutant rien de ce qu'on lui disait. Après un instant qui lui sembla durer une éternité, et durant lequel il n'avait cessé de repasser la scène en boucle dans sa tête, il émergea et fixa le Général. Qui lui parlait, d'un ton doux et protecteur.
- Ah, tu réagis enfin... Alphonse, je crois que ton frère a un sérieux problème.
- ... Dans ce cas moi aussi, jugea amèrement le tout nouvel alchimiste d'État.
Alphonse tourna et retourna la montre d'argent entre ses doigts, pensif et extrêmement malheureux. Il ne savait plus pourquoi il avait tant voulu cette maudite montre. Il ne savait plus rien. Il savait juste qu'il souffrait terriblement parce que son frère était en colère contre lui. Jamais il n'oserait retourner à l'appartement ! Recroiser son regard... Son visage qu'il avait vu tour à tour passer de la fureur au désespoir, en l'espace de quelques secondes... Pourquoi fallait-il que l'être humain fasse une montagne d'un rien ? Nii-San, je veux juste servir le pays, comme tu l'as si bien fait auparavant, comme tu le fais toujours. C'est juste un titre non ? Il avait pensé que c'était aussi le meilleur moyen de rester auprès de son grand frère, mais il ne savait pas qu'il comptait démissionner si tôt !
- Général... que dois-je faire ?
- Ça je n'en sais fichtre rien, Fullmetal...
Cela sonnait étrangement provocateur d'entendre le propre titre d'alchimiste de son frère appliqué à lui. Comme c'était insultant pour lui et Edward ! Le même titre, comme pour sous-entendre que Nii-San était devenu inutile, ou qu'Alphonse était un simple remplaçant... Mais il penserait à ça plus tard. C'était un détail, juste un stupide détail. L'adolescent se leva, titubant comme un mort-vivant. Il fallait qu'il s'explique avec lui ! Il ne voulait pas que son frère soit fâché contre lui, il ne voulait pas qu'il le rejette encore une fois. Ou alors... il ne savait pas ce qu'il ferait, mais la douleur qui lui oppressait la poitrine était si réelle qu'il se sentait littéralement étouffer sous le poids de sa détresse et de sa peur.
- Vous savez où il est parti n'est-ce pas ? Je dois aller le retrouver...
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* POV Ed*
Edward ne savait plus depuis combien de temps il était là, contre ce tronc inconfortable, qui lui vrillait les côtes. Une minute, dix minutes, une heure ? Instinctivement il sortit sa montre à gousset, mais en la voyant, il ne put s'empêcher de l'envoyer valdinguer à plusieurs mètres de là, sous un cri de rage. Foutue montre ! Il se prit la tête entre les mains, s'empoignant sans douceur les cheveux. Avait-il clairement une raison d'être énervé ? Se demanda-t-il soudain, pensif. Bien sûr ! Alphonse, non content d'être devenu un chien de l'armée, lui avait menti, et ce depuis le début ! Tu me fais donc si peu confiance, otooto... Si au moins ils en avaient parlé, s'ils avaient réfléchi à la possibilité ensemble ! Edward comprenait à présent les sorties mystérieuses de son frère ; une pour le jour où il s'était inscrit, une pour l'examen écrit, et une dernière, hier..., pour l'examen pratique. L'alchimiste rumina. Il aurait du remarquer la coïncidence avec ces jours-ci depuis le début ! Et... cela voulait vraiment dire que tout le monde était de mèche n'est-ce pas ? Tous contre lui, lui qui n'avait même pas eu son mot à dire dans la décision de son frère !
Bordel, Al a beau avoir officiellement 17 ans, ce n'est qu'un gosse dans sa tête ! C'était l'évidence pour Edward. Tout aussi évident que c'était le Général Mustang qui avait du tout manigancer. Jamais Alphonse n'aurait pu penser à devenir alchimiste d'Etat par lui-même, n'est-ce pas ? Il s'était fait manipuler ! A quoi cela allait-il servir en plus ? Si jamais une guerre se déclarait, il serait envoyé au front comme arme ultime, sans avoir aucun droit, autre que celui d'obéir aveuglément... Quelle horreur... jamais Edward ne laisserait passer ça ! Alphonse si doux si candide... Le voir l'uniforme au corps, en garde-à-vous, lui scia le coeur. Bâtard de Colo... Général ! Il ne savait plus trop où il en était. La colère refluait peu à peu, tandis que le découragement l'envahissait de plus en plus. Ce n'était pourtant pas son style de s'apitoyer sur son sort... Comme il avait changé depuis la fin de leur quête ! Oui, il s'en rendait compte, lui et Alphonse avaient tous deux radicalement changés. Rien ne serait plus jamais pareil à avant.
Il souffla, à la limite des larmes, qu'il avait pourtant réussi à empêcher depuis le début de toute cette mascarade. Edward aurait voulu pouvoir réfléchir plus posément, être capable de s'enlever de la tête tous ce fatras qu'il n'arrivait plus à analyser. Mais non, c'était vraiment cotonneux là-dedans ! Tout tournait en boucle, très vite, un peu comme lors de son passage par la porte de la Vérité... Il savait qu'il avait tous les éléments en main pour comprendre et appréhender la réalité qu'il vivait, son destin, et les choix qu'ils devaient faire, mais rien de concret ne ressortait vraiment. Alphonse... Et voilà que la culpabilité revenait en force. Mais bordel pourquoi il culpabilisait encore et toujours !? Son frère était grand désormais, il n'avait plus à le protéger, il s'était amendé en lui rendant son corps, alors pourquoi ? Cette question muette il en connaissait la réponse. Parce que je l'aime... Il ne pouvait s'empêcher de vouloir régir la vie de son frère comme lui l'entendait, sans prendre en compte ses propres envies, parce qu'il l'aimait égoïstement...
Mais Alphonse n'avait-il pas fait preuve lui aussi d'égoïsme ? En lui mentant si sciemment, en lui cachant la vérité, en trahissant ses convictions ! Non il était le seul à blâmer. Tout ça c'est de ma faute s'il a voulu devenir alchimiste d'État... Après tout, s'ils étaient partis directement de Central, rien de tout ça ne serait arrivé. Mais Edward avait eu trop de fierté pour se rendre comme un mendiant à Resembool. C'était son orgueil qui l'avait empêché de quitter immédiatement l'armée. Curieux non ? Alphonse n'avait fait que vouloir lui ressembler en fait. Cette constatation le fit enrager contre lui-même. Était-ce vrai ? Ou voulait-il seulement y croire ? Merde, il ne voulait pas que son petit frère soit un rampant de l'armée !
Un appel au loin le tira brutalement de ses réflexions chaotiques. Il reconnaissait cette voix entre toutes, bien qu'elle se soit radicalement modifiée depuis leur réussite, bien qu'elle n'aie plus d'écho, ni l'accent aigu d'un jeune enfant... Celle d'Alphonse. L'alchimiste se leva rapidement, encore incapable de décider quoi faire. Il sentait que la colère, l'irascible colère qui faisait qu'il était Edward Elric, commençait à revenir en force.
- Nii-Saaaaan, où es-tuuu ?! Niii-Saaaan !
L'appel venait d'assez loin mais portait bien. L'aîné hésita un instant à se cacher plus profondément dans les sous-bois (qui pourtant n'étaient pas bien profonds) mais il trouva immédiatement l'idée ridicule. Ce n'était pas à lui de se cacher ! Il n'avait rien à se reprocher bon dieu ! Aussi resta-t-il là, debout devant son tronc d'arbre, à attendre que son frère le trouve par lui-même. Pure vengeance stupide au demeurant, puisque de toute manière, il le vit bientôt apparaître à travers les rangées d'arbres, haletant. D'abord loin, puis de plus en plus près, jusqu'à ce que lui aussi l'ai remarqué. Aussitôt Alphonse s'arrêta dans sa course. Il sourit un instant, mais son sourire disparut très vite en découvrant la fureur toujours présente d'Edward. Qui était de nouveau tiraillé entre divers sentiments, tous plus excessifs les uns que les autres. Au choix nous avons : la culpabilité, le pardon, la rage, le dédain, la vengeance, la tristesse, encore la colère... et beaucoup d'autres... (rayez la mention inutile)
- Nii-San...
Commença alors le plus grand des deux Elric et pourtant le plus jeune et immature.
- Al, battons-nous. Le coupa immédiatement l'aîné.
- Quoi ?
- Battons-nous comme avant ! C'est ce que tu me demandais il n'y a pas longtemps. Faisons-le MAINTENANT !
Cela lui était venu comme ça, soudainement. Une impulsion. Edward savait que c'était la meilleure solution pour lui faire ressortir son trop plein d'émotion et de rancoeur, pour faire ressortir toute la mauvaise énergie qu'il avait accumulée depuis qu'il savait. Il ne pensa même pas que son frère puisse être encore trop faible, ou qu'il ne savait plus se battre. Non il croyait que cette confrontation physique pourrait leur permettre de se comprendre bien plus que les mots.
- Mais...
Ne laissant pas à Alphonse le temps de protester, l'alchimiste se jeta sur lui pour le faire basculer en arrière. En voyant son frère qui ne réagissait pas alors qu'il n'était plus qu'à deux pas de le toucher, il pria soudain ne pas le blesser trop grièvement. Prière qui semblait totalement contradictoire avec les sentiments qui l'avaient effleuré dans le bureau du Général, d'ailleurs... Mais heureusement Alphonse ne tarda pas à s'activer à son tour, et évita sans problème la charge fraternelle. Pas d'utilisation d'alchimie, c'était leur règle. Edward jubilait presque : il avait trouvé le bon moyen pour se défouler.
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* POV Al *
Alphonse ne s'y attendait pas du tout. Que son frère l'attaque si directement lui fit d'abord un choc, mais il se souvint bientôt de leurs jeux d'avant. Les batailles quotidiennes, les bagarres pour désigner le vainqueur, ou tout simplement pour s'amuser. Et c'était toujours Al alors qui gagnait... Mais à cette époque il était une armure ! Allait-il réussir à le battre maintenant qu'ils étaient tous deux à égalité ? Pas exactement à égalité en plus, puisque que le plus jeune restait encore assez faible, malgré ce qu'il avait affirmé maintes fois à tout le monde. Mais ça il ne fallait pas que ça se sache.
Malgré tout, arriva-t-il à penser alors qu'il évitait encore une fois la poigne de son frère, je veux m'expliquer Nii-San, laisse-moi t'expliquer je t'en prie...
- Il faut qu'on parle ! On s'était promis tu te rappelles ?! Prononça-t-il avec difficulté en tentant à son tour de faire tomber Edward, tout en restant à bonne distance, gardant à l'esprit les codes de combat appris durant leur périple.
- Eh bien faisons-le ! Répondit aussitôt son grand frère en lui assenant cette fois un vrai coup au visage avant de s'éloigner, agile et rapide.
Alphonse faillit piailler comme un gosse sous le choc, mais il se retint et ne fit que gémir en se massant la mâchoire. Tout en fixant son frère avec une nouvelle lueur dans le regard. Une lueur de défi.
- Je suis désolé de t'avoir menti, je suis désolé ! parvint-il à dire tout en continuant le combat.
- C'est un peu tard pour s'excuser tu ne crois pas !? C'est vraiment une... belle connerie ce que tu as fait !
- ... Tu n'as pas à m'en vouloir comme tu le fais !! DE QUEL DROIT TU TE PERMETS DE ME DIRE CE QUE JE DOIS FAIRE OU PAS !?
Un arrêt dans le combat. Alphonse était étonné par son propre emportement. Il scruta le visage de son frère, mais pour la première fois de sa vie, il pensait réellement ce qu'il venait de dire.
- C'est MA vie, ce sont MES choix !
- Al...
Cette fois c'était le cadet qui donnait les coups, de plus en plus énervé, furieux. Les prises s'échangeaient, incisives, jamais dangereuses, mais impressionnantes et tout de même douloureuses.
- Nii-San, je suis devenu alchimiste d'État pour ne plus rien te devoir, pour être libre ! Je ne veux plus être un poids pour toi ! C'est pour toi que je fais tout ça !
Il avait crié ces mots d'une traite, sans vraiment y réfléchir, mais c'était bien la vérité qu'il exprimait à voix haute. Le fait de se battre était si salvateur que cela lui permettait de ressortir tout ce qu'il avait si bien caché depuis des mois. Comme une libération... Mais bientôt il fut trop épuisé pour continuer, et il tomba de lui-même à terre, mettant ainsi fin au combat. Son souffle était très chaotique et son coeur battait à tout rompre, inquiétant. Et il avait mal partout. Mais cette douleur avait presque quelque chose d'agréable, elle permettait d'extérioriser la souffrance intérieure qu'il ressentait depuis longtemps.
- Je ne veux pas avoir à regretter tu comprends... Par pitié dis-moi que tu me pardonneras un jour...
Une phrase si suppliante... humiliante presque...
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* POV Ed *
Edward le regardait, là, allongé par terre, le visage bleui par ses poings, tandis que lui-même ne se portait pas mieux. Heureusement que personne ne les avaient vu se battre ! Fatigué et grimaçant sous la douleur que leur violent échange avait laissé, il s'assit à côté de son petit frère, tout en observant la cime des arbres. Le soleil était encore haut dans le ciel, il faisait bon, et les rayons pointaient à travers le récent feuillage des arbres. Un cadre idyllique, parfait... Qui avait abrité, caché et englouti toute leur colère... Al...
Lui pardonner ? Le pouvait-il vraiment ? Pouvait-il déjà se pardonner à lui-même sa propre incapacité à s'occuper de son cadet ? Pouvait-il se pardonner le fait de ne pouvoir s'empêcher de le juger, de le haïr, de l'aimer plus que de raison ?! Ah... pardonner quoi au juste ? Il n'était ni dieu, ni un saint.
Non, il en voulait encore à Alphonse. C'était évident. La colère ne partirait pas si vite. Pas encore. Seule sa propre culpabilité l'empêchait de faire plus clairement des reproches à son petit frère. L'aîné souffrait vraiment de ce que son cadet lui avait craché à la figure, mais sûrement pas autant que la souffrance que s'était infligé Alphonse à lui-même. Oui il connaissait bien son frère... Mais malgré ça, tant de mots blessants, ça ne disparaîtrait pas aussi vite ! Les disputes éclateraient encore entre eux deux, tout comme les querelles et autres joies de famille. Parce qu'ils étaient différents, parce qu'ils s'opposaient, parce qu'ils s'aimaient...
Bien sûr cette conversation n'était pas encore finie c'était sûr et certain ! Tout n'avait pas été éclairci... Mais Edward pensa qu'ils pouvaient en rester là. Pour un court instant de calme et de repos, il serait conciliant. Durant quelques heures peut-être. Le temps pour lui de mieux réfléchir à tout ça. Aussi longtemps que lui permettrait en tout cas son fichu caractère de râleur ! Il reposa son regard sur celui, inquiet, d'Alphonse, qui attendait toujours une réponse. Il lui sourit de façon ironique, tout en s'allongeant à ses côtés, les bras sous la tête. Fullmetal contre Fullmetal il semblerait... Encore une idiotie de la hiérarchie !
- Ne sois pas idiot... Match nul, Al.
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N'hésitez pas à me donner votre avis sur la fic en général !
Pour ma part je ne suis absolument pas satisfaite du tour que prend mon histoire, et c'est même pour ça que j'hésite à la continuer... car oui je n'ai plus de chapitre d'avance maintenant, et certaines critiques m'ont amené à réfléchir quant à ma façon d'écrire et de voir les personnages... Je crois donc qu'il me faudra un petit moment de réflexion avant de continuer l'histoire.
Merci d'avance pour vos reviews, je crois que j'en aurais bien besoin ^o^""
