Aloha everybody.
Je vous remercie du fond du coeur pour vos reviews, c'est un vrai plaisir de savoir que ce que j'écris vous plaît. J'espère ne pas vous décevoir avec ce chapitre, qui est le milieu de cette fiction, et ceux qui suivront.
(Chou05, ça me fait très plaisir de te retrouver sur cette fiction et de retrouver tes reviews. Merci beaucoup :D).
Et il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une très bonne lecture !
* * *
Chapitre 4.
De : Leroy Jethro Gibbs.
A : Jennyfer Shepard.
Le 5 décembre 20** à 8h47.
Chère directrice,
J'ai réussi à me servir de ce foutu ordinateur pour t'envoyer un message. DiNozzo m'a fait une scène de théâtre ce matin. Il a bien mérité que je le frappe. « Tout est de ma faute, Patron. Si Ziva a failli mourir. » Et puis il m'a filé son insigne. Naturellement, je lui ai collé une bonne tape derrière la tête. C'est mon meilleur agent et je ne veux pas qu'il faiblisse.
Sinon, j'espère que ton voyage à Londres se passe bien.
Jethro.
PS : J'ai mis exactement une demi-heure à écrire ce foutu mail ! Je suis sûr que t'envoyer une lettre aurait été plus rapide. Les nouvelles technologies, quelle perte de temps.
De : Athony DiNozzo.
A : Ziva David.
Le 5 décembre 20** à 10h13.
Mademoiselle Ziva David,
Que ce soit bien clair pour l'avenir : que je ne te reprenne plus jamais à faire ce que tu as fait. Je me fâcherais très fort. Ok. Tu m'as sauvé la vie. Mais... je crois que je suis mort de peur en même temps. Te rends-tu compte, que moi, Tony DiNozzo, beau jeune homme d'une trentaine d'année, 1m87 pour 81 kilos, j'ai failli avoir une crise cardiaque ? Et cela par ta faute. Hum, ce n'est pas sérieux. Mais j'ai eu tendance à oublier la nature terriblement désopilante de cette très chère ninja déjantée. Drôle de sens de l'humour si tu veux mon avis. Mais je l'aime beaucoup tout de même, cette jeune femme.
Je ne veux plus te voir mourir Ziva. Ca fait trop mal.
Et... Merci. Sans toi je ne serais plus là. Et pas d'une crise cardiaque mais d'au moins trois balles dans le corps.
J'ai mal dormi. McGee et Abby aussi à ce que j'ai cru comprendre. J'espère seulement que ce n'est pas une nouvelle règle qui vient s'ajouter aux foutues règles de Gibbs. De mal dormir, je veux dire. Imagine-moi avec mon air de Brad Pitt dans Fight Club, « règle 1056 : Ne jamais bien dormir par le célèbre Leroy Jethro Gibbs ». Bref, tout cela pour te dire que j'espère que toi, tu as bien dormi.
Que puis-je te raconter, que tu liras à ton retour parmi nous ? A moins qu'Abby ne réussisse à t'installer un ordinateur avec une ligne internet dans ta foutue chambre d'hôpital ?
Et puis, qui te fasses rire au moins.
Attends. Je réfléchis. Oui, je peux. Et pas seulement parfois, comment tu t'entêtes à le penser. Encore deux minutes que ça remonte jusqu'au bon neurone. Voilà ce que je vais te dire.
Aujourd'hui, il fait très beau. Je suis arrivé parfaitement à l'heure et notre vénéré patron m'a frappé injustement (je t'expliquerais à l'occasion pourquoi). Peut-être l'ai-je mérité. Ensuite, je suis descendu voir Abby. Elle s'est mise à écouter de la musique de moine shaolin. Ca restera sûrement le plus gros choc de toute ma vie. McGee va bien. Il me dit avoir encore un arrière goût d'informatique de son sandwich aux touches de clavier. Je ne sais pas de quoi il veut parler. Je n'ai pas vu Ducky ni Palmer. Et pas Madame le Directeur non plus, elle est partie en voyage à Londres.
Je ne me suis absenté que deux jours. Déjà une pile de rapports immense sur mon bureau ! Si Gibbs voit que je t'écris en ce moment, il me tue. Je prends des risques inconsidérés mais je suis un fou. Comme Anakin Skywalker dans Star Wars quand il saute du vaisseau spatial dans le deuxième. Non... ne me dis pas que tu ne connais pas Star Wars ? Allez... Yoda ?! Mais si, Padmé Amidala, Dark Vador, Han Solo...
Je m'avoue vaincu.
Je t'avoue que c'est très drôle de faire comme si tu étais en face de moi et que je te parlais mais c'est encore mieux quand tu es vraiment là. Alors... reviens vite, s'il te plaît.
Tony.
De : Jennyfer Shepard.
A : Leroy Jethro Gibbs.
Le 5 décembre 20** à 19h31.
Autrement dit, tu t'inquiètes pour lui. Mais, il va s'en remettre. Laisse lui du temps.
Je t'embrasse,
Jen.
PS : Je suis encore totalement étonnée que tu aies réussi en seulement une demi-heure à m'envoyer un message. Le progrès t'ouvre ses portes. Persévère. Après les sms que tu as su brillamment m'envoyer quand Ziva était à l'hôpital, un mail ! Les poules auraient-elles des dents ?
De : Anthony DiNozzo.
A : Ziva David.
Le 7 décembre 20** à 17h58.
Chère Ziva,
Aujourd'hui on a arrêté un sale type. Revendeur d'armes venant de l'ex-URSS aux Talibans et autres pirates somaliens. Ca m'a fait pensé à un film. Lord of War, que naturellement tu ne connais pas. Je ne t'en veux pas, on le regardera ensemble quand tu seras revenue. Ca parle de trafic d'armes. Et puis, vaut mieux que je sois à côté de toi pour celui-ci, il est so hard !
Bref, ce sale bonhomme risque de se prendre une trentaine d'années de tôle voir peut-être plus. Il l'aura parfaitement mérité. Quel salopard. Comme si il n'y avait déjà pas assez de guerres dans ce foutu monde...
Bref, parlons de quelque chose de plus joyeux, veux-tu ?
Le distributeur ne marche plus. Ca m'a énervé. J'ai foutu un coup de pied dedans. Mon gros orteil n'a pas apprécié, il est tout bleu et me fait un mal de chien ! C'est à peine si je peux marcher. Je suis maudit. Un martyr !
Je te laisse plutôt que je ne l'aurais souhaité mais McGee m'espionne (et je ne supporte vraiment pas ça).
Tony.
De : Timothy McGee.
A : Abigail Sciuto.
Le 7 décembre 20** à 18h08.
Abby, je crois que Tony écrit des mails à Ziva pendant son absence. Je l'ai surpris tout à l'heure, il a nié en bloc tout ce que j'ai pu dire en ajoutant à la fin de chacune de ses phrases des « McDébile », « McJememêledemesaffaires » ou de « McAbruti ». Quoiqu'il en soit, je ne suis pas encore myope et j'ai clairement pu lire sur son écran que le destinataire était Ziva.
Elle ne peut pas recevoir les mails mais pense-t-il qu'elle les lira à son retour ?
Bisous,
Tim.
De : Anthony DiNozzo.
A : Abigail Sciuto.
Le 7 décembre à 19h45.
Ma gothique préférée,
Je ne te raconte pas tout en détails, mais peux-tu demander gentiment à l'autre crétin qui travaille avec moi d'arrêter de m'espionner ? J'ai l'impression d'être à la maternelle. C'est très déroutant.
Merci d'avance,
Tony.
De : Abigail Sciuto.
A : Timothy McGee.
Le 8 décembre 20** à 9h42.
McGee, je te réponds seulement ce matin. En fait, je ne comprends moi-même toujours pas pourquoi je te réponds. Ton message est particulièrement ridicule et parfaitement inutile. J'espère pour ta santé mentale que tu en es conscient. Sinon je t'invite à venir prochainement dans mon labo pour que je te fasse faire une séance de spiritisme ayant pour but de chasser les mauvais esprits de ton cerveau qui divague.
Ce mail t'offre un ticket gratuit pour une séance. Il te suffit de l'imprimer et de le présenter à l'entrée de mon laboratoire. Une hôtesse habillée de noire avec des couettes accompagnée d'un hippopotame péteur te recevra alors et t'invitera à t'allonger sur une chaise de bureau dans un lieu calme avec des bougies et de l'encens. C'est une expérience unique, je te conseille de la tenter !
Bref, revenons-en à nos moutons, ou plus exactement à Tony et Ziva. En quoi la conduite de Tony te gène-t-elle ? Il veut simplement que Ziva sache ce qu'il s'est passé pendant son absence. Après tout, c'est normal : elle a tout de même failli mourir pour lui, rien que ça ! Alors il lui envoie des messages. C'est vrai que ce n'est pas très DiNozzien, mais élargissons donc nos perspectives. Tout est possible (même si je n'aurais jamais pensé ce comportement possible chez Tony) !
Et arrête de l'espionner, veux-tu ? C'est mal, très mal. Tu mérites une fessée. Méchant garçon !
Avec toute mon affection,
Abby.
De : Anthony DiNozzo.
A : Ziva David.
Le 12 décembre 20** à 15h21.
Ziva,
Si tu savais comme j'ai été heureux hier de te revoir enfin. Certes, tu avais l'air d'une morte vivante dans ce lit d'hôpital, le visage aussi blanc que les draps qui entouraient tes cheveux d'un noir d'ébène (dis moi si j'en fait trop surtout), mais je suis certain que tu reprendras très vite les couleurs habituelles de ton merveilleux teint. J'en fait trop ?! Ok, j'arrête.
Bref, je suis content que tu ailles de mieux en mieux. Je veux que tout ce qui s'est passé devienne un lointain souvenir que l'on oublie facilement. Je sais que ce n'est pas gagné. Mais quand même ! T'es une warrior, une super ninja déjantée. Ca va le faire.
J'espère que tu pourras sortir de l'hôpital pour Noël. Je t'invite chez moi, si tu es seule bien évidemment. Si ce sont mes capacités de cuisinier qui t'inquiète, je t'assure que nous ne mangerons pas de pizzas ! Je ferais un effort, quitte à prendre des cours de cuisine spécialement pour l'événement. Tu ne me crois pas ? Bon, tu as raison. Je ne prendrais pas de cours de cuisine. Mais je ferais un gros effort ! Promis, juré mais pas craché, ce n'est vraiment pas propre.
Avec toute mon amitié,
Tony.
* * *
J'attends votre avis... :).
