Disclaimer : comme d'habitude, les personnages ne nous appartiennent pas (ni à l'auteur ni à moi) et je ne retire aucune compensation financière pour mon travail. A part vos avis.

Note : merci de vos reviews pour le chapitre 1

Interface :

J'ai toujours cru au coup de foudre dès le premier regard.

J'ai toujours pensé que lorsque cela arrivait, tu le savais. Que c'était ce qui allait te rendre complet ; donner un sens au monde et à tout ce que tu as fait jusqu'à maintenant dans ta vie. Pour remplir cette part profonde de ton âme et dans ton cœur.

Quand Quatre Winner a poussé la porte du café, c'était un cas de coup de foudre.

Je le savais.

Trowa avait craqué pour le blond ; complètement hameçonné. Il essaye de passer pour un dur, mais il est en fait un vrai petit minou qui pleure pendant les films tristes, en particulier ceux impliquant des animaux, et sur les chansons de Bette Middler. Car il pense qu'elles sont tristes dans le sens douloureux du terme.

Moi j'avais craqué pour la voiture.

Comme dans toutes les meilleures romances, cela avait fini avec Tro et Quatre se promenant, main dans la main, dans le soleil couchant. Bon, en fait, ce n'était pas vraiment ça. Ils étaient partis au restaurant vietnamien du coin chez Miss Saigon.

Trowa m'avait lancé un regard noir en partant ; Okay, peut être que j'avais abusé sur les taquineries, mais j'avais juste essayé d'amener mon ami silencieux à s'ouvrir à Quatre. Voyons, c'était complètement évident que le blond avait craqué pour lui. J'essayais juste d'aider. Je m'étais même éclipsé derrière pour qu'ils puissent être seuls, et que Trowa ne pense pas que je voulais lui faire de l'ombre.

Il avait vu le blond en premier après tout, et il savait très bien que les blondinets, sans offense pour Quatre, n'étaient pas du tout ma tasse de thé. S'ils l'avaient été, j'aurais sauté sur Zechs il y a des années. Bon, avant que Wufei ne l'ai.

Donc ils sortirent et me laissèrent seul avec une vue parfaite sur la voiture.

Ce n'était pas vraiment un endroit sûr pour garer un véhicule comme ça. Pas quand il commençait à faire noir, et que la plupart des autres magasins étaient fermés pour la nuit. C'était normal que je doive garder un œil sur elle.

Et elle était si cool. Si élégante et brillante sous un réverbère, avec un rai de lumière l'éclairant parfaitement. Mince, ça n'aurait pas pu être plus tentant si elle avait été enrobée de rubans brillants, de guirlandes et avec une carte au nom de Duo Maxwell.

Je pouvais presque l'entendre m'appeler.

Duo. Prends-moi pour faire un tour. Tu sais que tu le veux…

Personne ne le saurait. Si personne ne le savait, alors tu n'avais rien fait de mal.

Trowa et Quatre ne reviendraient pas avant un moment. Je pouvais les imaginer, se regardant l'un l'autre, les yeux dans les yeux, au-dessus d'un plat de nouilles, et écoutant de mauvaises chansons d'amour vietnamiennes.

Ce n'était pas juste, que je sois coincé ici avec cette voiture de l'autre coté de la rue, et me tentant comme jamais.

Je pouvais ouvrir la portière en une seconde.

Je pourrais juste conduire autour du pâté de maisons. Une seule fois. Doucement. Juste pour vérifier que la batterie n'était pas à plat ou autre chose.

Ce ne serait pas une mauvaise chose, n'est-ce pas ?

Puis je commençais à me dire que tout ce foutoir avait commencé avec Quatre enfermant sa veste dans sa voiture. Avec ses clés, son téléphone et son porte feuille, certainement. Quiconque fracturerait sa voiture, volerait sa vie entière.

Ce serait injuste de ma part de laisser cela arriver. En laissant son véhicule là, avec quoi que ce soit à l'intérieur, je tentais tout voleur probable. En fait je les encourageais. Et voler c'est mal.

Après une demi-heure, je m'étais convaincu. J'aurais fait défaut à mes devoirs d'ami, face à Trowa, si je ne bougeais pas la voiture du pote blond. Nous avions un parking sécurisé à l'arrière du restaurant, pour la camionnette de Howard et ma moto. Il y avait assez de place pour une petite voiture de sport rapide.

Elle serait en sécurité là.

Quatre me serait très reconnaissant ; Je pouvais l'appeler et lui laisser savoir ce que j'avais fait, ainsi il n'aurait pas une attaque en revenant et sa voiture ayant disparu de la rue. Et si l'ami aux clés arrivait pendant mon absence, de seulement quelques minutes après tout, il attendrait.

J'hésitais encore – juste un peu – lorsqu'un groupe d'ados passa. Ils ne touchèrent pas la voiture, ni rien, la regardèrent admirativement, mais le fait est qu'ils auraient pu le faire.

Elle était si vulnérable ici.

Non, elle devait être bougée. C'était la meilleure chose à faire. Je mettais en place le panneau 'Reviens dans cinq minutes' sur la porte du café, et marchait d'un pas tranquille de l'autre côté de la rue. Regardant la voiture sous tous les angles. La seule chose dont je n'étais pas fan c'était sa couleur. Quatre aimait les tons bleus clairs, mais j'aurais préféré noir, ou peut être un violet très sombre. Quelque chose de plus nerveux.

Il n'y avait cependant rien d'autre à critiquer. La perfection sur quatre roues. Je passais ma main sur le capot brillant, éperdu d'admiration, me demandant si Quatre avait déjà vraiment appuyé sur l'accélérateur et lui avait laissée prendre son envol. Je n'ai jamais entendu le gars s'approcher, ne m'apercevant de rien avant de me retrouver soudainement courbé en avant sur la voiture, avec mon bras tordu dans mon dos.

Je ne possède pas les dons de combat de Trowa ; j'ai plutôt tendance à me reposer sur le fait que j'ai le pied rapide et une bouche encore plus rapide. Je sais encore comment m'occuper de moi-même. J'ai grandi dans un environnement rude où même les Dobermans vont en bande. Avoir les cheveux longs et être gay a déjà fait de moi une cible de choix alors j'ai appris à rester en vie.

Je tentais quelques coups mais le gars était bon. Il connaissait les arts martiaux ; pas juste de vagues connaissances ; mais plus dans le sens biblique du terme. Et ce n'était pas facile de se battre quand son bras droit était tordu dans son dos comme un bretzel.

Mince. Où était Trowa quand j'avais besoin de lui ? Ou Wufei ; il connaissait tous ces mouvements genre 'Le tigre bondissant ; le dragon caché' ; il aurait anéanti ce mec. Même Hilde avec son sac à main de dix tonnes aurait été utile.

Mais il ne pourrait pas me tenir comme ça pour toujours. J'avais le sentiment qu'il avait appris ces mouvements dans un dojo avec les règles et les principes ; s'il diminuait sa prise juste un peu, je le tuerais.

« Je suis en train de réaliser une arrestation civique, » il haleta, et une part de moi se sentit juste un peu fière de lui avoir donné du mal.

« Tu fais quoi ? » OK, pas un fou violeur/cinglé. Juste un citoyen au sens civique. Qui pensait être Jackie Chan.

« Tu tentais de voler cette voiture. »

« Pas du tout. Je vérifiais juste. Je connais son propriétaire ; il est un ami à moi. »

« Non, il n'en est définitivement pas un…J'appelle la police. »

Oh, non. Pas ça.

« Je le connais. Il s'appelle Quatre Rab… quelque chose Winner. Vrai ? » Mince, comment je pouvais prouver que je le connaissais ? « Il a un flamant rose. S'appelant Sandrock. » Voilà ; ça devrait suffire. Il n'y avait sûrement aucunes raisons qu'il aille raconter ça à n'importe qui, même si en y réfléchissant bien, c'est ce qu'il avait fait avec Trowa et moi.

Puis mon cerveau passa à la vitesse supérieure. Je ne pensais pas que Quatre avait beaucoup d'amis dans le coin. « Tu es Heero ? Je suis Duo. Du restaurant. Tu es censé me donner les clés. »

« Je ne pense pas que tu en ais vraiment besoin, » il grommela, tout en relâchant la pression physique et me laissa me redresser.

Il n'était pas moche. J'aurais pu être plus admiratif s'il ne venait pas juste de manquer de me tuer, et s'il n'avait pas ses doigts serrés autour de ma natte, dans une prise étroite. Quand j'essayais de m'écarter d'un pas de lui, il donna un gros coup sec et il me sembla qu'il m'arrachait la moitié de mes cheveux.

« Que faisais-tu avec la voiture de Quatre ? »

« Je te l'ai dit. Il y avait quelques ados tournant autour il y a peu ; je voulais juste vérifier qu'ils ne l'avaient pas abîmée. » Je fis de mon mieux pour paraître blessé ; il n'y croyait apparemment pas du tout. « Ecoute, appelle Quatre. Il te confirmera qui je suis. »

« Son téléphone est dans la voiture. »

« Oh ouais. » Je prenais le mien dans ma poche arrière. « Il est parti au resto avec un ami à moi. Je peux appeler Trowa. »

« Je vais le faire. » Il attrapa mon portable. Dieu, il était brutal. « Ah, quel est le numéro ? »

« Tu ne sais pas tout, n'est-ce pas ? C'est sur une touche raccourcie ; la 03. »

« J'ai besoin de parler à Quatre, »il annonça brièvement. « Dites-lui que c'est Heero. Quatre ? Qu'est-ce qui se passe ? Je viens juste d'attraper quelqu'un essayant de voler ta voiture et il affirme être le mec du café. » Il se retourna pour me regarder. « Oui, il a des cheveux longs. Yeux bleus, un bleu très sombre. »

« Violet, en fait. Bon, passe-moi ça. Quatre ? C'est Duo. Ton copain est un cinglé. Il m'a presque tué ! Peux-tu lui dire de me donner les clés et de foutre le camp jusqu'à l'asile d'où il s'est échappé ? »

« Oh, Duo. Je suis désolé. » Il semblait complètement affolé. « Je suis sûr que ce n'est qu'un quiproquo. Tu veux que je revienne ? »

« Non, ne te dérange pas. Reste et profite du repas. Et de la compagnie, » ajoutais-je discrètement.

« Bien si tu es sûr. » Je souriais ; il était si mignon, essayant d'être poli mais manifestement désespéré de rester avec Trowa. « Oh, Trowa veut te parler. »

« Duo ! Tu vas bien ? Qu'est-ce qui se passe ? »

« C'est bon. Rien dont je ne puisse m'occuper. » Je lançais un regard à Heero, espérant qu'il le neutraliserait, et nous finîmes par nous sourire mutuellement. « Tu t'amuses bien ? »

« Oui. Tu es sûr que ça va ? Attends, Quatre veut parler à Heero pour une seconde. Tu peux lui passer ? »

« Ouais. » Je tendais le téléphone. « Je serais en face. Rapporte le quand tu auras fini, Ok ? Ne disparais pas avec ou autre chose. »

Il rentra dans le café deux minutes plus tard.

« Quatre dit que je dois m'excuser, » il annonça froidement.

Je me posais bruyamment sur un tabouret du bar. « Bien ? J'attends. »

Il me regarda fixement. « Pour quoi ? »

« Tes excuses. »

« Je viens juste de les faire. »

« Non. Tu m'as dit que Quatre t'avais demandé de t'excuser. Ce n'est pas la même chose. »

« Tu deviens ridicule. »

« Bien. Ne dis pas que tu es désolé. Je le dirais à Quatre. Et je lui montrerais l'énorme bleu sur mon bras où tu m'as attrapé. Et je lui dirais que tu as essayé de m'arracher mes cheveux à la racine. D'où je viens, il n'y a que les filles qui font ce genre de chose. »

« D'où je viens, il n'y a que les filles qui ont des cheveux comme ça. »

« Ça doit extrêmement chiant comme endroit alors, » je lançais. « Qu'est-ce que tu fais encore ici si tu veux juste m'insulter ? Laisse les clés et va crever ailleurs. »

« J'attends de voir Quatre. Je lui ai dit que je restais ici. »

« Hum. Si tu dois rester ici, tu veux bien t'asseoir face au mur ? Ton regard va effrayer mes clients. »

« Tu n'as aucuns clients. »

C'était vrai. Je n'ai jamais vraiment compris pourquoi Howard insistait pour ouvrir si tard.

« Tu vois ça ? » Je pointais le panneau 'La direction se réserve le droit de refuser l'entrée'. « Je peux te mettre dehors si je veux. »

« Tu peux certainement essayer. »

Branleur.

Je lui fis une grimace, et réalisais qu'il n'avait pas juste essayé de m'enlever les cheveux de la tête ; il avait réussi à en sortir une bonne quantité de la natte. C'était un vrai bordel.

Je faisais le tour du comptoir, me baissais vivement, cherchant un peigne et secouant ma tête.

Il me regarda ébahi lorsque je me relevais, faisant balancer le tout sur mon épaule. « Qu'est-ce que tu fais ? »

« J'arrange mes cheveux. Les cheveux que tu as mis en désordre. Tu vois ça ? » Je montrais le peigne. « Ceci est une chose communément appelée peigne. D'après ta coiffure, tu n'en as jamais utilisé de ta vie. »

« Mes cheveux sont ébouriffés par le vent. »

« Par le vent, hah ! On dirait plus que tu as été soufflé à travers tout le Kansas par une tornade ! » Ce n'était pas vilain, pourtant ; un contraste par rapport à ses vêtements très nets. Le genre de chevelure qui te donne envie de passer tes doigts au travers et voir comment ça tombe, comment ils sont doux.

Gah. Je détestais ce mec. Je ne pouvais pas avoir ce genre de pensées sur lui. C'était mal.

Au lieu de faire ça, je montais ma main droite pour commencer à peigner et grimaçais. « Aïe. » La faute de ce foutu Heero ; il avait presque sorti mon bras de sa rotule. Pas moyen que je puisse natter d'une seule main. Je suppose que j'aurais pu faire une sorte de queue de cheval tombante, mais je préférais les avoir bien serrés, surtout au resto.

« Viens là, toi. » Je mettais le peigne dans sa main. « Tu as tenté de me casser le bras ; tu peux bien m'arranger les cheveux. Je ne suppose pas que tu saches comment faire une tresse ? »

« Je sais, si. » Il passa ses doigts dans mes cheveux, et commença à les diviser en plusieurs parties. « J'ai un cheval ; je natte sa crinière pour les concours. »

« Bien, je ne suis pas un cheval. » Cela ne sortit pas aussi sèchement que j'aurais aimé. La seule autre expérience de Heero avec les cheveux était peut être avec les chevaux, mais il était très bon à ça, démêlant avec agilité et lissant avec son autre main.

« Pourquoi as-tu de si longs cheveux ? »

« Ce ne sont pas tes affaires, » je répondis vivement. « Pourquoi tu t'en soucies, de toute façon ? Tu m'as déjà dit que tu n'aimais pas ça. »

« Je n'ai jamais dit ça. Je pense que c'est fascinant. Voila, c'est fini. Tu as une attache de cheveux ? »

« Hum, bien sûr. Ici. »

Il sécurisa la tresse, et remonta alors ses mains au-dessus de ma tête. Oh, c'était juste si bon. Je laissais ma tête tomber en avant, sentant ses doigts masser mes tempes. Waouh.

« Est-ce que ça va ? » Ses mains descendirent entourer mes épaules, et descendirent encore pour frotter mon pauvre bras.

« Merde, ouais. » A ce train là, Trowa et Quatre reviendraient pour trouver un chevelu étalé sur le sol.

« Je suis désolé de t'avoir fait mal, Duo. »

Hé, il se rappelait même de mon nom. Et il avait une très jolie façon de le prononcer.

« Voilà ! » J'eus droit à une dernière tape sur le bras, et il se recula.

« Tu, ha, tu n'étais pas obligé d'arrêter. » Je déglutissais, me demandant si c'était vraiment stupide. Mince, je ne savais même pas s'il était gay. Et s'il était hétéro et homophobe, il allait probablement me tuer à mains nues, ou avec mon propre peigne. « Je veux dire, sauf si tu ne veux pas ? »

« Je pense que je devrais arrêter en fait. » Il me lança un petit sourire triste. « Puisque c'est un restaurant, n'importe qui pourrait entrer. »

« Je peux fermer la porte. Mettre le panneau 'Fermer '. Si tu veux. »

« Nous ne devrions pas. Quatre a dit qu'il serait bientôt là. »

« Alors, Ok. Tu as raison. C'est sûrement le mieux. Sûrement. Ecoute, tu veux un milkshake au chocolat ou autre ? »

Il sembla surpris. « Ah. Pourquoi pas. Si tu en fais un. Ce Trowa, c'est un ami à toi ? »

« Ouaip. » Je pris un pot de crème glacée au chocolat du congélateur. « Je le connais depuis l'enfance. C'est un mec bien. »

Heero grogna.

« Quoi ? Tu dois approuver tous les petits copains de Quatre ? J'aurais pensé qu'il était assez grand pour le faire lui-même. »

« Il l'est, je suppose. » Heero ne semblait pas super enthousiaste par rapport à ça. « C'est juste qu'il a beaucoup de changements dans sa vie en ce moment. Une nouvelle carrière ; une nouvelle maison. »

« Alors il peut aussi bien avoir un nouveau petit ami, non ? Tu n'approuves pas son idée de boutique de musique ? »

« Si, beaucoup. Il est temps qu'il face quelque chose qu'il aime, plutôt que d'essayer de plaire à sa famille. »

« Bien, peut être qu'il va aimer faire quelque chose de Trowa, » je lui fis un clin d'œil, mettant la glace et le lait dans le mixer, et il gloussa en retour, si je supposais que ce son étouffé fait avec un visage sérieux soit un rire. Waouh, il avait un sens de l'humour ; assez pour trouver mes blagues drôles, en tout cas.

Que pouvais-je demander de plus ? Peut-être pouvait-il même sourire. Et peut-être je pouvais le convaincre de me toucher à nouveau, malgré la piètre excuse de Quatre revenant bientôt. « Que fais-tu, quand tu ne rôdes pas comme un ninja ? »

« Je travailles sur les ordinateurs. »

« Ouais ? » Je lui tendis un verre rempli à ras bord et deux pailles. « Tu ne ressembles pas à un dingue d'informatique. »

Ok, les vêtements de bureau élégant peut être, mais pas le corps et les cheveux fous.

« Merci, je pense, » répondit-il sèchement, plongeant une paille dans le milkshake et léchant la fin. Très sexy. « C'est bien utile quelque fois. J'ai proposé à Quatre de l'aider pour installer ses systèmes d'inventaire et de trésorerie. »

« D'accord. » Rah, il avait la plus mignonne petite tâche de chocolat sur un coin des lèvres. Attendant juste là, suppliant d'être léchée. Au lieu de ça, je lui passais une serviette en papier. « Donc cela veut-il dire que tu vas être dans le coin souvent ? »

« Je le serais maintenant, » dit-il calmement. « En supposant que je puisse trouver un endroit sûr pour garer ma voiture. Le garage le plus prêt avec un garde de sécurité est à des kilomètres d'ici. »

« Nous avons de la place derrière le café, si tu veux. Elle sera en sécurité là. Quel genre de voiture tu as ? » S'il te plaît pas quelque chose d'ennuyeux.

« Une Aston Martin DBA de 1961. Propulsée par six cylindres. Garniture en cuir. Réalisée par Zagato. »

Oh, mec, il était si beau parleur une fois qu'il avait commencé. Il distribuait au compte-gouttes ces informations entre chaque coup de paille. Allumeur.

« Un moteur de 266 bhp de puissance ? »

Il secoua la tête avec suffisance. « 302. »

« Sérieusement ? » Je bondis de mon tabouret. « Seuls une poignée de modèles ont été produit avec ce gros moteur. Quelle couleur ? »

« Noire. »

Le son d'un clic fut le dernier clou joyeusement planté dans mon cercueil. J'étais fichu. Tous mes fantasmes sur le modèle italien bleu pastel de Quatre furent envoyés à la mer.

Trowa pouvait les garder tous les deux.

Je voulais une Aston Martin avec Heero dedans.

« Il y a-t-il une chance que tu me fasses faire un tour avec ? »

« Peut-être. Si tu es très gentil. »

« Heero ! Serais-tu en train de flirter avec moi ? »

« Ça t'as pris si longtemps à comprendre ? » Il y avait un mignon petit début de sourire aux coins de sa bouche. « Oui, je le suis. Est-ce que ça te convient ? »

« Tu parles ! Le flirt c'est génial ! Alors qu'est-ce qu'il va se passer si je suis très méchant finalement ? Je serais collé à la voiture encore ? »

Oh, il pouvait sourire véritablement quand il voulait ! Oh, oui. « Cela pourrait être une possibilité, oui. »

Waouh. Je ne l'avais pas encore embrassé, pas encore touché, vraiment, et j'allais venir s'il continuait à parler comme ça.

« Je pense que c'est une sacré garantie que mon comportement va être mauvais. »

« Je pense que ça peut. » Il se pencha à travers le comptoir, attrapa ma main, la paume en haut et en traça les lignes avec un doigt. Oh Dieu. S'il pouvait me faire sentir comme ça, juste en touchant ma main, qu'est-ce que le reste me ferait ? « Mais d'abord, je vais t'emmener manger, dès que Quatre reviendra, et nous pourrons alors nous connaitre un peu mieux. »

« Tu n'as pas à faire ça. Je peux nous faire un truc ici. Nous avons des congélateurs remplis de nourriture. »

« Ne sois pas bête, » il répondit fermement. « Je ne vais pas te laisser faire la cuisine pour notre premier rendez-vous. »

Premier rendez-vous.

« Donc je vais t'emmener en balade en voiture près de la côte, et nous pourrons faire connaissance un peu mieux. Cela te convient ? »

Un mec chaud dans une voiture sexy. Ouais, ça m'allait parfaitement.

L'amour au premier regard ce n'est pas vrai.

Cela prenait trente sept minutes.

OWARI