Information : Ils ne nous appartiennent, bien sûr, pas le moins du monde sous une quelconque forme. Les goûts musicaux de Trowa dans cette fiction ne sont pas nécessairement le reflet de ceux de l'auteur.
Note : Je sais que cette histoire avait été marquée comme « finie », mais les personnages (et la bêta-reader de l'auteur) ont décidé qu'il y avait d'autres choses à dire…il y aura au moins encore un chapitre à venir avec Duo et Heero.
Waterlilylf remercie KS pour avoir relu, et tous ceux qui ont laissé de ci jolies reviews.
Chapitre 3 : Le matin suivant
Je me réveillais seul le matin suivant.
Cela pris quelques secondes à mon cerveau embrumé, mais rassasié sexuellement d'arrêter de paniquer.
Ses vêtements, qui étaient auparavant éparpillés par terre étaient pliés sur une chaise ; il ne semblait pas être le genre de mec à sortir nu. Si j'étirais mon cou, je pouvais voir sa voiture garée derrière celle d'Howard ; Duo avait dû la mettre là la nuit dernière.
De plus depuis la cuisine je pouvais entendre et sentir l'odeur d'un petit déjeuner en train de se faire ; du bacon grésillant ; du café en train de filtrer ; le bruit du grille-pain.
Waouh.
Il n'était pas parti ; il s'était levé juste pour préparer le petit déj.
J'avais vraiment attrapé un trésor cette fois-ci. Je suppose que la politesse aurait voulu que j'y aille et l'aide un peu. Mais l'indécence – allonger là, attendant son retour et se remémorer certains souvenirs – était bien plus divertissant.
Ce n'était pas un rêve dû à un trop plein de caféine. J'en avais déjà eu ; celui-ci était différent. Et mes rêves n'avaient jamais inclus de gars restant là pour me faire à manger.
Après notre retour du restaurant, je l'avais invité à monter boire un verre. Quelques heures plus tard, nous avions même réussi à mettre de l'eau à chauffer. A un moment nous avions faits du café. Je ne me rappelais pas l'avoir bu.
'Bonjour.' Il y avait juste un petit soupçon de timidité dans son sourire ; vraiment mignon. Il avait aussi, je ne sais comment, apporté deux impressionnantes assiettes d'œufs Bénédicte avec des restants de nourriture cachés dans ma cuisine. Merde ; J'allais devoir révoir mes notions de bonheur idéal comme étant une première édition en état parfait, signée, du « Seigneur des Anneaux » ou avoir un autographe de Céline Dion. Le nirvana était un blond sexy, nu portant aliments et café.
'Hey. Je n'ai pas souvent mérité un petit déjeuner au lit.'
'Tu devrais.' Il y avait là un compliment qui me fit sourire.
'Ce n'est pas beaucoup, j'en ai peur.' Quatre se glissa prudemment à côté de moi, tenant le plateau en équilibre d'une main. 'Je n'ai pas trouvé beaucoup de nourriture.'
'J'irai faire des courses plus tard. Tu me diras quelle sorte de chose tu aimes. En fait je ne savais même pas que j'avais du bacon.'
'C'était caché dans le freezer derrière une pizza ; je l'ai décongelé. Tu ne te tracasses pas avec tes repas habituellement ?'
'C'est le problème de vivre juste à côté de chez Howard. Je ne garde pas beaucoup de nourriture ici ; Duo dit que je traite le restaurant comme mon garde-manger ; Je pense que quelques unes des choses dans le freezer sont en fait à lui.'
'Je n'avais pas réalisé que Duo vivait avec toi.' Il avait vu ma manière de vivre ; un lit dans une chambre. Une pièce, c'est tout, avec une cuisine exigüe et une salle de bain attenante.
'Et ce n'est pas le cas. Il est resté ici quelques mois l'année dernière après avoir rompu avec le mec avec lequel il vivait. Pour info, il a couché sur le canapé pendant toute cette période.'
'Oh,' Il déglutit, rougissant légèrement. 'Je n'essayais pas de te tirer les vers du nez. Ce ne sont pas mes affaires.'
'Si, ça l'est. Je ne sais pas pour toi, mais moi je ne suis pas pour les coups d'un soir.'
'Pas plus que moi.' Son expression oscillait entre soulagement et embarras. 'Je ne fais jamais des choses comme ça, mais la nuit dernière c'était… Je ne suis pas trop prétentieux, Trowa, si ?'
'Non.' Le baiser impliqua beaucoup de taquinerie et une petite langue à la fin. 'Continue comme ça et je vais définitivement te garder.'
'Continuer quoi ?' Il me lança ce petit sourire pervers, souvenir de la nuit dernière.
Je faisais le même petit rictus, me rappelant ce qui c'était passé après ce sourire. 'J'espère vraiment, vraiment que tu n'as rien de planifié pour ce matin. Ou pour la semaine prochaine ou plus. Après ça, je pourrais peut-être te laisser sortir de ce lit.'
Un autre baiser. 'Je suis vraiment désolé. J'ai des choses que je dois absolument faire ce matin. Mais après ça, je peux revenir directement. Ça ira ?'
'Je vais réfléchir.' Je pris une gorgée de café. C'était parfait ; il avait manifestement regardé comment je l'avais fait hier soir. 'Quelles sont ces choses que tu dois absolument faire ?'
Quatre posa sa tasse, énumérant avec ses doigts. 'J'ai encore quelques allers-retours en voiture à faire depuis mon ancien appartement. Puis je dois chercher un endroit pour vivre.'
'Mais tu vas loger au-dessus de ton magasin, non ?'
'Je ne pense pas que ce soit possible.' Il frissonna. 'C'est terrible. Il y a de la moisissure partout et le plus moche papier peint écaillé. Je pense que j'ai des rats ; j'ai entendu des bruits de courses hier. Et la moquette est mouillée ! C'est comme marcher sur un marécage ou dans ce genre là.'
'Tu n'as pas vérifié la partie logement en signant le bail ?'
Quatre secoua la tête. 'Pas complètement. Mon plan de départ n'était pas de vivre ici. Je pensais utiliser l'espace du l'étage comme lieu de stockage et peut être comme bureau, donc je n'y aie pas vraiment prêté attention. Même lorsque j'ai réalisé que je ne pourrais pas garder mon appartement, je pensais que cela prendrait quelques mois pour le vendre et en trouver un moins cher, et puis une des amies de ma sœur a eu un travail sur Sanque et elle avait besoin d'un endroit pour vivre immédiatement. Elle a même proposé d'acheter la plupart des meubles, mais maintenant je n'ai pas de domicile et pas vraiment de temps pour chercher. Je ne sais pas ; peut être que tout ça n'était qu'une stupide idée depuis le départ.'
Il renversa sa tête, ses jolis doigts s'entremêlant les uns avec les autres. 'Je n'ai aucune expérience dans la vente. J'ai mis tout mon argent là-dedans, et j'avais planifié ça depuis des lustres mais c'était toujours remis à plus tard, et maintenant c'est soudainement réel et c'est terrifiant !'
J'enveloppais mes bras autour de lui, aimant la façon dont il se nichait contre ma poitrine, un doigt traçant le dragon tatoué. 'Tu as dit hier que c'était ton rêve de faire ça. Tu veux vraiment abandonner et retourner faire peu importe le travail que tu faisais juste à cause de murs humides et d'un problème de rongeurs ?'
'Non !' Il prit une profonde respiration. 'Merci. Tu as parfaitement raison. Je suis un idiot, n'est-ce pas ?'
'En fait, tu ne l'es pas. Je me rappelle du jour où j'ai signé mon propre bail, il y a trois ans. J'avais des crises de panique toutes les heures en pensant à mes dettes. Tu gères ça plutôt bien.'
'Tu es vraiment gentil,' il dit sérieusement. 'Et non, je ne veux pas retourner à mon travail de comptable. Peux-tu juste me le rappeler si je recommence à paniquer, s'il te plaît ?'
'Je te ferais des rappels toutes les heures,'j'ajoutais tout autant sérieux. 'Tu es comptable ? Tu as gardé ça secret la nuit dernière.' Nous avions parlé de nos rêves, de musique et livres mais jamais mentionné quelque chose d'aussi terre à terre que le travail.
'Etais un comptable, ' il corrigea. 'Ne m'en tiens pas rigueur, d'accord ?'
'J'aimerais te tenir toi contre moi. Je vais essayer d'oublier ce que tu fais. Faisais, je veux dire. Tu ne ressembles pas du tout à un comptable.'
'Je suis différent avec des vêtements. En fait, il y a une autre chose que je dois faire ce matin. J'étais en train de finir quelques dossiers ce week-end ; Je dois aller les déposer au bureau vers dix heures.' Il regarda sa montre. 'Trowa, je suis vraiment désolé, mais je devrais y aller.'
'Correction. Nous devrions y aller. Je peux emprunter le pick-up d'Howard pour prendre tes affaires ; cela t'épargnera quelques trajets avec ta voiture. Nous pouvons déposer les dossiers à ton bureau en premier.'
'Tu n'as pas à faire tout ça pour moi.' Il semblait complètement stupéfait. 'Je ne peux pas te demander ça. Et ton magasin ?'
'J'ai quelques salariés à temps partiel qui m'aident ; Je suis sur que l'un d'entre eux sera disponible. Ou Duo et Howard peuvent garder un œil dessus. Maintenant allons-y. Si on se lève maintenant, nous pourrons aller voir de l'autre côté de la rue l'état déplorable de ton domicile. C'est sûrement humide parce que cela a été fermé depuis des mois. Nous pourrions partir en laissant les fenêtres ouvertes pour bien aérer, et nous arrêter au magasin DIY au retour.'
'Mais…'
'Quatre, tais-toi.' J'arrêtais toutes protestations supplémentaires en l'embrassant. 'Il n'y a aucun souci. Et j'attends toutes sortes de faveurs en nature en retour.'
'Petit-déjeuner au lit ?'
'Parmi d'autres choses.' Je m'étirais pour lui pincer les fesses. 'Dans et à l'extérieur du lit. Maintenant, je dois passer un certains nombres de coups de fil pour trouver quelqu'un pour garder la boutique, donc tu bouges ton joli cul. Tu sais où se trouve la douche.' Il devait ; Je l'y avais emmené pour se nettoyer, entre nos ébats. J'allais devoir penser à avoir un plus gros ballon d'eau chaude. 'Le plus tôt nous partons, le plus tôt nous reviendrons ici.'
'Oui, maître.' Il tendit le bras vers ses jeans et fit une grimace. 'Bon, j'ai vraiment besoin d'aller à mon appartement en premier. Il me faut des vêtements propres.'
'Je pense que tu as raison.' Je ne pouvais m'arrêter de sourire ; nous avions tous deux besoin de mettre nos vêtements de la nuit dernière à la machine. J'avais normalement un meilleur contrôle que ça, et il l'avait prouvé lui aussi, plus tard, mais la première fois avait ressemblé à des détonations de missiles et des volcans en éruption, et j'étais fier d'avoir pu attendre qu'il soit dans le magasin en premier et fermer la porte.
'Hé, Tro. Salut Quatre. J'espère que mon ami ici présent s'est bien occupé de toi la nuit dernière.' Duo nous intercepta alors que nous traversions la route pour rejoindre le domicile de Quatre. Bien sûr. Il fit un clin d'œil. 'Tu sais, en t'emmenant dans un resto sympa et tout.'
'Il a été un hôte parfait,' répondit Quatre, complètement imperturbable face aux moqueries de Duo. 'J'espère juste qu'Heero s'est occupé de toi à moitié aussi bien. »
Duo, pour la première fois ou presque que je le connaissais, rougit. Oui ! Dieu, ce mec était étonnant.
'Quoi ?' Je fronçais les sourcils face au comportement de mon meilleur ami. 'Je croyais que tu n'appréciais pas Heero ou quelque soit son nom.'
'Ouais,' Duo jouait avec le bout de sa natte. Il ne faisait jamais ça. 'On s'est arrangé. Alors qu'est-ce que vous allez faire les gars ?'
'Jeter un coup d'œil rapide à l'appartement de Quatre, et puis ramener le reste de ses affaires,' je répondais. 'Tu crois que je pourrais emprunter le camion d'Howard pour quelques heures ?'
Duo secoua la tête, nous suivant à l'étage. 'Il va voir les fournisseurs ce matin. Tu peux prendre le pick-up du garage si tu veux. Je vais rester enfermer toute la matinée. Zech vient juste de téléphoner pour dire que son bébé a eu une petite égratignure hier soir et il veut que j'y jette un œil.'
'Il amène son bébé dans un garage ?' Le front de Quatre se plissa alors qu'il nous regardait et nous nous mîmes à rigoler.
'C'est mon patron,' expliqua Duo, 'et le « bébé » est une Rolls Royce Phantom de 1932. L'amour de sa vie ; bon peut être après son petit-ami mais nous ne sommes pas sûrs duquel vient en premier.' Il ricana. 'Ou, bien, ce serait sûrement Wufei. Tu comprends ?'
'C'est terrible,' gémit Quatre, rigolant pourtant et poussant la porte. Un autre point positif ; il comprenait les blagues de Duo tout de suite. 'Beurk. Regardez ça. C'est un véritable cauchemar.'
Duo et moi échangions un regard ; ce n'était pas du tout proche d'un cauchemar. Bien sur, ça sentait un peu le renfermé et l'humidité, et il y avait un papier peint floral hideux et une toute aussi atroce moquette avec des motifs tourbillonnants de bleus et de roses, mais c'était tout à fait habitable. Du moins dans nos standards. Si Quatre détestait autant tout ça, nous pouvions toujours l'améliorer, très lentement, et il partagerait mon appart en attendant. Et mon lit. Et ma douche. Et l'entrée.
'Ce n'est pas si mal', je disais fermement. 'Vraiment, Quatre. Je te promets, nous pouvons faire quelque chose de cet endroit en peu de temps. Ça sera déjà bien mieux sans le papier peint et avec quelques coups de pinceaux. Il y a probablement du parquet en bois massif sous la moquette ; ces bâtiments ont plus d'une centaine d'années.'
'Honnêtement, je ne suis pas sûre de pouvoir payer une quelconque rénovation.' Il commençait à ravoir un air paniqué ; je pense que ce sont les roses géantes sur les murs qui lui faisaient ça.
'Ne sois pas stupide,' grogna Duo. 'Tro et moi aideront pour quelques bières et pizzas, ou tu feras passer des CD. Ce sera amusant.'
'Je ne veux pas importuner.' Il me regardait. Mince, j'aurais dû être le premier à proposer ça.
'Comment pourrais-tu déranger ? Tu cuisines, tu fais un très bon chauffage de lit.' Je lui fis un clin d'œil. 'Je vais économiser une fortune en n'ayant pas à utiliser ma couette chauffante. Ou en ne mangeant pas toujours à l'extérieur.' Duo continua l'exploration, et je donnais une rapide étreinte à Quatre. 'Ecoute, vas-y et change toi. Nous allons rapatrier tes affaires et passer au magasin DIY sur le retour ; prendre un peu de peinture et de matériel. Et ne t'inquiètes pas, OK ? Tu peux rester avec moi aussi longtemps que tu veux.'
Duo était sur moi à la minute où Quatre ferma la porte de la chambre. 'Alors qu'est-ce qui est arrivé à Môssieur Je Ne Suis Pas Pour Les Coups d'Une Nuit.'
J'haussais les épaules. 'Je ne le fais toujours pas. Il est plus que ça. Je pensais que tu l'appréciais.'
'Bien sûr, il semble gentil, mais voyons, tu ne le connais depuis même pas vingt-quatre heures ! Et je doute que vous ayez passé votre nuit à parler. Tro, tu as vu comment il a regardé cet endroit en entrant ; Qu'est-ce qu'il se passera s'il décide qu'il ne peut pas vivre comme ça et retourne chez lui à toute vitesse ?' Il vit mon expression et la sienne s'adoucit. 'Désolé, mec. Je ne veux juste pas que tu t'accroches à lui et soit blessé, tu sais ? Peut-être pourrais-tu aller plus doucement ?'
'Trop tard. Je suis déjà trop loin.' Il ne fit même pas de blague sur ça. 'Qu'est-ce qu'il s'est passé entre toi et ce Heero ?'
'Pas grand-chose. Pas comme vous deux, apparemment.' Sa bouche se tordit. 'Il m'a emmené manger, puis on a fait un tour en voiture près de la mer. Il a vraiment une voiture cool. Il a dit qu'il m'appellerait.' Il grogna. 'Qu'importe. Un renversement de situation, pas vrai ? Tu as tiré un coup dès le premier rencart, et j'ai juste eu droit à un chaste baiser de bonne nuit.'
'Tu l'appréciais ?'
Encore plus de triturage de natte. 'Ouais. Je te raconterais plus tard, ok ? Je ferais mieux d'y aller. Zech et Wufei attendent avec le bébé et tu sais ce que Wufei pense de la ponctualité. Te verrais plus tard.'
'Duo ! Attends une seconde, veux-tu ?' Mince ; trop tard. Il était parti. Rien dans la nature ne bougeait aussi vite que Duo Maxwell quand il fuyait une conversation qu'il ne voulait pas avoir.
'Qu'est-ce qui ne va pas ?' demande Quatre, revenant juste alors que la porte claquait.
'Duo devait partir. Je ne pense pas que les choses se soient bien passées entre lui et ton ami la nuit dernière. Merde. Maintenant je suis inquiet pour lui ; il a vraiment été blessé par son enfoiré d'ex ; il n'a pas besoin d'un autre chagrin d'amour.'
'Heero n'est pas comme ça,' dit doucement mon charmant petit blond. 'Il est la personne la plus honorable que je connais. S'il est intéressé par Duo, je te promets qu'il le traitera bien.'
'Ouais,' je murmurais. 'Il vaudrait mieux.' Mince. Cela ne me servirait pas pour attirer Quatre si je tapais son meilleur ami. 'Allons-y. Tu as dit que tu devais être à ton travail pour dix heures.'
L'immeuble de Quatre était une création chic sur le port avec un portier en uniforme et un lustre et une fontaine dans l'entrée. Merde. Si c'était ça son habitat naturel, comment par l'enfer il allait pouvoir s'installer dans deux-trois pièces au-dessus d'un magasin ? Le sien ou le mien. Il s'était changé pour un costume sur mesure coûteux ; une autre indication que son monde était très différent. Je ne possédais même pas un costume. Et son premier bureau était le plus étincelant de tous les gratte-ciels dans le Quartier des Affaires. Très, très éloigné de là où je vivais.
Son appartement était un appartement terrasse. Naturellement.
'Je n'avais pas réalisé que les comptables étaient si bien payés. Tu es sur de vouloir changer de carrière ?'
'Certain,' il acquiesça. 'Et je n'étais en fait pas si bien payé que ça. Une des entreprises de mes parents possède cet immeuble, donc j'ai eu une remise. C'est encore trop cher si je n'ai pas de revenu garanti.'
Bien. Ses parents avaient des entreprises. Plusieurs. Et ils n'étaient pas encore apparemment préparés à aider leur fils dans son propre création d'entreprise.
'Tu ne vas pas regretter cet endroit ?'
'Tu l'aimes ?' Quatre regarda autour de lui comme s'il n'avait jamais vu cette place avant. 'Pour être honnête, je ne me suis jamais senti chez moi. Il a été décoré par un professionnel avant que je n'emménage, et je n'ai jamais eu le temps de changer quelque chose. Je vais regretter la vue, mais la plupart du temps, je travaillais si dur, je n'avais pas le temps de me relaxer ici.'
'Pourquoi as-tu étudié la comptabilité si tu hais ça autant ?'
'Ce n'est pas le cas. J'aime travailler avec les chiffres. Ce que détestais était passer douze heures par jour dans un cube avec des comptes de société qui arrivaient chaque jour et sans voir une personne vivante de la journée. Quand j'étais étudiant, j'ai fait un stage dans un cabinet comptable qui traitait uniquement avec les petites entreprises. J'adorais ça ; Je rencontrais les patrons d'entreprise personnellement et je sentais que je les aidais.'
'Tu pourrais toujours faire ce genre de chose en plus du magasin, tu sais. Je suis épouvantable avec la comptabilité et je dépense une fortune pour qu'on les fasse pour moi. Quatre, tu réalises que tenir une boutique c'est presque du 24h/24, 7 jours sur 7, pas vrai ? Tu ne peux pas le considérer comme un passe-temps. Pas si tu en as besoin pour vivre.'
Il hocha la tête. 'Mais c'est quelque chose qui m'intéresse vraiment. Et je vais travailler avec des gens. C'est différent.'
Il se dirigea vers moi, mettant ses bras autour de ma taille et posant sa joue sur mon épaule. 'Tu étais bien plus encourageant ce matin. Pourquoi ai-je le sentiment que tu essayes de m'effrayer ?'
'Je ne fais pas ça.' J'embrassais le haut de sa tête, avec douceur. 'C'est juste en voyant ce lieu ; en te voyant dans tes vêtements de travail. Je comprends maintenant pourquoi tu pensais que la pièce au-dessus du magasin était une décharge. Merde, tu vis pratiquement dans un palace.'
'Un palace dans lequel je n'ai jamais eu le temps d'inviter mes amis,' il répondit doucement. 'Je travaillais plus de seize heures par jour ; c'est ce qu'attendait ma société des jeunes employés. Parfois, je tombais de sommeil à mon bureau et ne rentrais même pas à la maison. Je me moque de travailler dur ; J'ai juste pensé que j'allais perdre l'esprit si j'avais dû passer un autre jour dans un cube sans fenêtres et regarder une autre feuille de calcul. Je savais que je devais partir et quand je t'ai rencontré la nuit dernière, j'ai réalisé tout ce que j'avais manqué. Juste sortir dîner et parler de choses qui n'ont rien à voir avec le travail, et s'amuser et être avec quelqu'un qui s'intéressait à moi.'
Je fondais avec son baiser.
'Je suis vraiment intéressé par toi aussi, Trowa. Juste au cas où tu ne l'aurais pas compris.'
'Je pense que j'ai compris ça, en fait.' Je lui souriais. 'Tu sais, nous pourrions retourner à mon appart maintenant, ou nous pourrions nous faire quelques bons souvenirs dans cet appartement-ci avant que tu ne lui dises adieu ?'
