Information traducteur : Désolée pour le retard. Mais voici pour vous. Merci à l'auteur.
Information : L'univers des GW ne m'appartient pas et ceci est uniquement pour le fun, pas de profit.
Note : Celui-ci est pour mon indescriptible géniale correctrice, Kaeru Shisho, qui a suggéré l'actualisation du chapitre le jour de la Saint-Valentin. En espérant que ce sera apprécié.
Merci beaucoup à tout ceux qui ont aidés pour ce chapitre ; à Snow, pour ses encouragements, à Maskelle pour le titre, et plus spécialement à Wolfje pour son édition tordante.
Attention : Angst. Sape. Chatons.
Une Saint-Valentin duveteuse :
Des chatons, quoi que l'on vous en dise, n'ont rien à faire dans un garage. Quelles que soient les circonstances.
Zechs, a trouvé la maman chat et ses trois petits bébés dans l'allée derrière le garage quelques semaines auparavant, et les a ramenés à la maison, roucoulant sur combien ils étaient adorables, et à quel point son petit-ami aimerait ces nouveaux membres de la famille.
Il est revenu le lendemain matin, avec les chats, et avec en plus la nouvelle instructive que Wufei y était allergique. Et ouais. Allergique à une famille de chats dans un luxurieux appartement rempli d'antiquités. Il a donc décidé qu'il serait mieux de les installer dans le garage, en tant que dératiseurs. Il est mon patron, et ils étaient mignons, donc je ferais avec.
Ils sont restés mignons comme, ben, des chatons, mais ils sont devenus de sacrés plaies lorsqu'ils ont découverts le pouvoir de la mobilité. Je dis ça dans tous les sens possibles ; Ils aiment escalader et ma peau est couverte de petites marques rouges d'où j'ai enlevé les griffes des chatons explorateurs.
C'était aussi un sacré bordel de les garder enfermer dans leur petit enclos pour minou ; par exemple, ce matin, Rolly et Royce étaient en train d'attraper le bout de ma natte avec leurs duveteuses petites pattes griffues et Bentley était en train de zieuter la crinière balayée de Zechs, les yeux ronds comme des pneus de voiture.
Zechs était en train de profiter de sa tasse de café habituelle après avoir laissé Wufei à son travail et n'avait aucune idée du danger malicieux qui était en train de traquer sa parfaite chevelure. Il possède une chaîne de six garages autour de Sanque, tous les autres dans des quartiers plus riches. Etrangement, celui-ci, le moins profitable, est là où il passe le plus de temps. Bien sûr, cela peut être dû au fait que le magasin d'armes anciennes de son petit-ami est à un pâté de maisons.
Lorsque j'ai commencé à travailler ici, je pensais que ses visites journalières étaient un moyen de garder un œil sur moi, quoique j'ai bien vite compris que c'était juste une excuse pratique pour être dans le voisinage et mettre la main sur un certain vendeur d'antiquités. Depuis Wufei a finalement succombé à l'adoration de Zechs, ils vivent maintenant ensembles, mais je suppose que ses passages matinaux ici sont devenus une habitude.
'C'est vraiment bizarre,' je commentais, lui montrant le programme de la journée. 'J'avais six voitures affichées pour aujourd'hui, mais ils ont tous rappelé et annulé.'
Il haussa juste les épaules, passant ses cheveux sur une épaule, et Bentley avança de quelques pas, fascinée par tous ces cheveux en mouvement. 'Ça arrive. J'ai oublié de te le dire ; J'ai un autre client pour toi. Un Mr Lowe. Il apporte sa voiture pour dix heures.' Il souri à quelque chose ; probablement en train de penser à Wufei.
'Puisque c'est si tranquille, pourrais-tu jeter un rapide coup d'œil à la Rolls d'abord ? Son moteur faisait un bruit bizarre ce matin.'
'Bien sûr. C'est pas comme si j'étais overbooké, non ?' J'étais presque sûr qu'il l'avait imaginé-il couvait cette voiture comme une maman avec son bébé-mais c'était une beauté, et ce n'était absolument pas une torture de la bricoler.
'Merci. Je vais la laisser ici alors.'
'Où vas-tu ?'
'Juste finaliser des plans pour ce soir.' Il me fit un rictus. 'Saint-Valentin, tu sais.'
'Oh, ouais.'
Dieu, J'avais en fait réussi à l'oublier. Un grand merci à mes pouvoirs de déni, car tous ceux que je connaissais se vautraient dans les méandres de l'amour. Le nouveau béguin de Trowa, Quatre, avait décoré sa vitrine de magasin grâce à des pochoirs de cupidons et de cœurs roses et dorés, et convaincu Tro de le laisser en faire de même dans sa librairie.
Beurk.
Ils étaient insupportables lors d'une journée normale ; ils n'avaient pas besoin de romance supplémentaire dans leurs vies.
Quatre avait déjà repoussé la date d'ouverture de son magasin de musique trois fois, pour tout un tas d'excuses. La vraie raison, bien sûr, était qu'il passait chaque moment d'éveil-ou de sommeil- avec Trowa. Apparemment, il avait réussi à vendre son appartement pour une somme astronomique, donc il n'était pas fauché.
Il avait officiellement emménagé chez Trowa, disant que les quartiers au-dessus du magasin de musique n'étaient juste pas habitables, et bien qu'il est fait quelques vagues plans pour rénover l'endroit, rien ne s'était fait pour le moment.
Comme Trowa, l'homme était follement épris. J'aurais pu en vouloir à mort à Quatre pour m'avoir volé mon meilleur ami, sauf que je ne pouvais lui en vouloir d'apporter cette joie à mon ami.
Il allait et venait dans le coin comme s'il avait eu des sièges au premier rang d'un concert de Céline Dion et chantait des versions massacrées de « My heart will go on » et « Sous le vent » quand il pensait que personne n'écoutait. Quatre avait eu du mérite, je l'avais vu grimacer seulement quelques fois, quand son compagnon avait tenté des notes aigues qui étaient tombées à plat.
J'étais vraiment, vraiment content pour lui. Pour les deux. Quatre était un chic type même s'il m'avait rendu fou dernièrement, passant des petits mots d'Heero et essayant de nous mettre ensemble.
J'avais mis fin à ce manège quelques jours auparavant, l'informant que s'il ne gardait pas son mignon petit nez hors de mes affaires, il allait finir cassé.
Au lieu de se mettre en colère, il avait mis ses bras autour de mon cou, assez étroitement pour m'empêcher de respirer et avait dit qu'il savait juste que ça pouvait marcher pour moi, mais je devais être courageux et laisser une chance à Heero.
Ouais, OK. Le gars avait eu sa chance, et il me l'avait renvoyé en pleine tête. Je ne suis pas stupide ; lorsque tu t'es brûlé une fois, tu fais attention de garder ta main-ou ton cœur- loin des flammes.
'Et pour toi ?' demanda Zechs prêt à partir, et me lançant un autre de ses sourires idiots. 'Un plan romantique personnel ?'
Bâtard.
Il savait fichtrement bien que non et je ne m'embêtais pas à lui répondre. Abruti. J'allais entraîner mes chatons à attaquer ses cheveux à vue. Ils allaient devenir des chatons Ninja. Qu'il essaye de garder cette pose de décontraction sophistiquée avec trois boules duveteuses se balançant dans ses cheveux.
'Oh bon, ça n'a pas d'importance,' dit Zechs légèrement. 'Peut être qu'un mec splendide va arriver et t'emmener à Paris ce week-end ?'
'Ouais, sûrement,' je grommelais aigrement, secourant ma pauvre, maltraitée natte de ces sournoises petites griffes des chatons et l'envoyant par-dessus mon épaule. 'Sur son cochon volant, pas vrai ?'
Il refit un mouvement façon « l'oréal je le vaux bien » avec ses cheveux et trois chatons commencèrent à s'approcher plus près de l'imposant Mont Zechs. 'Maintenant, Duo, c'est ta faute si tu ne fais rien ce soir. Tu vas devoir lui parler à un moment.'
'Qui dit ça ?'
Il était prêt à me faire la leçon quand son téléphone sonna. Yeah. Dieu, je devenais malade de tous ces gens me bassinant sur le parfait Heero Yuy, qui avait été clair comme de l'eau de roche sur le fait qu'il n'était pas intéressé, et puis pour une quelconque raison avait décidé de m'harceler.
La leçon n'arriva jamais. Les chatons ont plongé à couvert au premier son de la voix colérique de Wufei, et Zechs tint le téléphone un peu plus loin de son oreille.
'Non, chéri,' il tenta de façon rassurante. 'Tu m'as dit de ne pas t'acheter de roses, ou de carte, ou tout autre camelote commerciale de la Saint Valentin. Tu ne m'as jamais dit que je ne pouvais te donner un autre genre de cadeau. Et je vais avoir autant de plaisir avec, que toi.'
Il y eut un silence, un silence bénit, sur l'autre bout de la ligne, et puis Wufei murmura quelque chose comme 'c'est trop'.
'Jamais assez,' ajouta promptement Zechs, toujours homme aux meilleurs réponses cruches. 'Chéri, je suis au garage. Penses-tu qu'il y ait la moindre chance que tu fermes la boutique pour la matinée, et nous pourrions sortir et essayer ton cadeau ?'
Je n'entendis pas la réponse mais Zechs claqua son téléphone et parti en direction de la porte, avec le pas enjoué du mec qui sait qu'il est en chemin pour une session assez phénoménale de sexe avec l'amour de sa vie. OK, je fais une supposition pour le sexe phénoménale, mais Zechs était normalement d'assez bonne humeur le matin.
'Il l'a aimé alors ?'
Il me fit un clin d'œil. 'C'est plus que certain. Je suis sûr que je vais devoir passer les prochaines semaines à écouter ses complaintes au sujet de mon extravagance, mais je survivrais. Maintenant, Duo, ce Mr Lowe pourrait devenir un client important, donc fais en sorte qu'il soit complètement satisfait, d'accord ?'
Je passais l'heure suivante à joyeusement communier avec la Rolls, et les trois petites choses poilues continuèrent à jouer avec ma natte et à être dans mes pattes.
A neuf heures, Trowa téléphona en disant que 'quelque chose est arrivé', et qu'il ne pourrait pas manger avec moi le midi, comme nous avions prévu. Son excuse aurait pu sonner de façon plus convaincante si Quatre n'avait pas ricané à propos d'un truc en fond.
Super, Duo. Fais un baiser d'adieu à ton meilleur ami. Il avait un compagnon maintenant. Je ne figurais manifestement plus dans sa lite de priorités.
Je perdais la mesure du temps après ça, ne réalisant pas que l'heure du rendez-vous avec Mr Lowe approchait, jusqu'à ce que j'entende quelqu'un racler sa gorge derrière moi.
'Oh, hé. Je suis désolé.' Je me redressais, me retournais et il était là. Heero foutu Yuy.
'Sors.'
'Duo, je veux juste te parler.'
'Ouais ? Ben, moi je ne veux pas. Je pensais avoir été clair.' OK, je savais qu'à un moment dans ma vie je devrais le revoir. Il était un ami de Quatre, après tout, et il avait passé pas mal de temps dans les environs dernièrement.
J'avais le scénario de notre prochaine rencontre tout prêt. Je serais habillé dans quelque chose de super sexy et j'aurais un splendide, très épris mec au bras, et il verrait ce qu'il avait manqué.
Enfoiré, Heero.
Dans aucuns de mes fantasmes je ne portais ma salopette de travail tâchée, avec un chaton roux essayant de conquérir le Mont Duo par ma natte.
'Sors.' Je répétais. 'Je suis occupé. J'ai un client dans quelques secondes.'
'Ça doit être moi.'
'Non, ça doit être un gars qui s'appelle Lowe.'
'C'est mon beau-père. Duo, je suis désolé. J'ai essayé de te parler depuis des jours et tu continuais à m'éviter.'
'Ça impliquerait que je fais assez attention à toi pour faire ces efforts. Ce n'est pas le cas. Tu n'es même pas enregistrer sur mon radar.' Je cherchais à enlever le chaton balançant et tirais. Rien ne se passa.
'Laisse-moi t'aider.' Le petit traître l'écouta lui, bien sûr, et se blotti joyeusement dans ses bras. Bien. Pas de dîner pour lui.
'Tu m'évites,' dit fermement Heero. 'Tu ne m'as pas rappelé.'
'Je suis occupé.'
'J'ai passé une heure à sonner à ta porte mercredi soir.'
'Je n'étais pas à la maison.'
'Alors tu as un fantôme, parce que j'ai vu les rideaux bougés un certain nombre de fois. Et tu as passé deux heures à te cacher dans la chambre froide du restaurant mercredi soir juste parce que j'y dînais avec Quatre.'
'Je faisais l'inventaire,' je l'informais superbement. C'était vrai. En quelque sorte. J'avais compté les cartons de glaces jusqu'à ce que mes mains soient gelées. Quand je daignais enfin sortir, il y avait des petits glaçons sur ma natte.
'De toute façon, ce ne sont pas tes affaires. Où tu te crois ? On a eu un rendez-vous désastreux et tu te prends pour mon putain de rôdeur parce que je t'ai laissé me payer un repas ? Est-ce que c'est ça ? Tu veux que je paye ma part que je te dois ?'
Je cherchais maladroitement dans mes poches en jean mon portefeuille quand il attrapa ma main. 'Arrête-ça. Je ne veux pas d'argent. Je veux savoir comment j'ai pu t'offenser.'
'Si tu ne sais pas, il n'y a pas de raison que je te le dise. Et si tu ne lâches pas ma main, je vais attraper cette clé et te casser chaque doigt. Tu saisis ?'
'Vas-y.' Ces yeux bleus plongèrent dans les miens, me défiant de le faire. 'Mais je ne te laisserais pas partir avant que tu ne m'aies dit ce qui n'allait pas. D'après ce que je me souviens, notre rendez-vous a été extraordinaire. Pas du tout un désastre. Je t'ai dit que je voulais passer plus de temps avec toi et je le pensais. Je le pense encore. Duo, dis moi ce qui ne va pas. S'il te plaît. Tu ne crois pas que tu me dois une explication ?'
J'haussais les épaules. La vérité était que ça avait été assez extraordinaire.
Nous avions roulé le long de la côte jusqu'à un petit restaurant de fruits de mer chicos. J'avais même refusé son offre de conduire sa voiture, ainsi je pouvais le regarder lui plus que la route. Après dîner, il avait suggéré une balade sur la plage.
J'avais pensé que ça serait une cession de pelotage intensif et nous nous étions embrassés mais nous avions aussi discuté pendant des heures. C'était nouveau, pour moi. La plupart des mecs ne m'avaient pas demandé de sortir avec eux pour ma conversation. Je ne suis pas vaniteux, mais je ne suis pas aveugle non plus. Heero avait dépensé une petite fortune dans un restaurant chic ; il attendait sûrement un retour.
Heero avait semblé sincèrement intéressé par moi, pourtant, et j'y avais répondu en lui racontant à peu près tout ma vie. Je lui avais même dit des choses que je n'avais raconté à personne ; comment mon rêve d'avoir mon propre garage s'était évaporé il y a à peu près un an, lorsque mon petit-ami avait vidé mes économies du compte-joint qu'il m'avait persuadé d'ouvrir avec lui, et était parti se marier à Las Vegas avec une fille dont il m'avait juré qu'elle était 'juste une amie'.
'Je ne te dois rien, abruti,' je lui lançais, en tirant ma main. Merde, il était fort. J'avais oublié ça. Il avait été si gentil et tendre sur la plage, j'avais oublié qu'à notre première rencontre, il m'avait collé contre une voiture.
Il le refit maintenant. Chanceux que Zechs ne soit pas là, au cas où la peinture blanc arctique de la Rolls aurait été abimée ou dentelée. Enfer. Ce n'est pas facile de paraître intimidant quand on tient un chaton tout poilu de six semaines. Heero y arrivait sans problèmes, et je sentais en fait un minuscule petit frisson de quelque chose comme de la peur ou du désir ou un mix des deux.
'Tu me dois une explication, mince !' Il cria. Dieu, il était complètement, totalement splendide quand il était furieux. Des étincelles bleu saphir sortaient de ses yeux, et sa chevelure sexy se dressait. Mince, s'il avait été mon petit-copain, j'aurais provoqué ces accès de rage régulièrement, juste pour le voir comme ça. Purée, je pouvais parier que le sexe dans cet état serait à enregistrer sur l'échelle de Richter. Ouah.
OK mauvaises pensées, Maxwell. Tu détestes ce mec rappelle-toi ?
'J'en ai marre de te voir fuir à chaque fois,' il siffla, lâchant le chaton et en profitant pour m'attraper aux poignets contre la portière. 'Maintenant, tu vas me parler, Duo. Plus d'excuses. Je sais foutrement bien que tu n'as rien d'autre à faire ce matin. J'ai déjà payé pour un service complet sur ma voiture et si nécessaire je vais rester sur ton dos tant que tu ne m'auras pas dit ce qui ne va pas.'
'Vas te faire voir !' Je frappais rageusement, sentant un petit jet de joie lorsque je le touchais aux tibias et il tressailli. Ha ! Dommage que je n'ai pas touché ses boules. 'Tu ne m'as pas acheté Yuy, salaud. Maintenant prends ta voiture et sors de ma vie.'
'Non.'
C'est un mensonge, un pur mensonge comme quoi le tonnerre ne tombe jamais deux fois au même endroit. Cela semble être le mode de relation entre Heero et moi. Une sorte de relation. Quoi que ce soit. Il allait me coller contre une quelconque superbe voiture et je ferais tout pour m'échapper.
Bien. Il y avait quelques différences. Nous étions face à face cette fois, son magnifique, furieux visage juste à un cheveu du mien. Et ce sournois, fort, parfait corps était en train de me presser contre la voiture. Pauvre voiture.
Pauvre moi.
J'arrêtais de me débattre après quelques minutes. Cela n'arrangeait rien. Il s'en amusait même, le bâtard. Il relâcha sa prise de mes poignets, juste un peu, et alors me lâcha entièrement, glissant ses bras autour de moi.
'Duo,' il chuchota, et je le jure, il y avait un truc bizarre dans sa voix. 'Dis moi juste ce que j'ai fais de mal.'
Ça aurait été la chance parfaite pour le mettre à terre.
Je ne le fis pas.
'Je ne te comprends pas,' je dis finalement. 'Je ne vois pas comment tu peux être si chaud et froid. Je pensais que nous avions un vrai lien lors de cette première nuit. Et alors tu m'as juste reconduit chez moi, et laissé sur le pas de ma porte et parti aussi vite que possible. Merde, je t'ai demandé de rentrer, et normalement je ne fais pas ça, et tu as bien montré que tu n'étais pas intéressé par moi.'
Je pouvais encore rejouer cet épisode humiliant dans ma tête quand je le voulais. Je ne faisais normalement jamais de trucs comme ça. J'aimais flirter un peu, mais je reculais quand les choses commençaient à devenir trop fortes. Il n'y avait eu personne de sérieux depuis Solo. Je m'étais offert sur un plateau à Heero, et il avait refusé.
J'avais passé un temps considérable à agoniser sur ce que j'avais pu faire de mal, avec des périodes : il avait pensé que j'étais une pute avec un tourniquet à l'entrée de sa chambre, ou il n'était juste pas intéressé par moi. Peut être avais-je passé trop de temps à lui casser les oreilles avec mes problèmes, et il n'avait été pas intéressé.
Cela me prit une minute pour réaliser que ce son bizarre, rude était le rire d'Heero. On aurait dit qu'il n'avait pas beaucoup de pratique pour ça.
'Tu as tout faux. Ce n'était pas ça du tout,' il ajouta désespérément, juste à temps pour m'empêcher de le taper. 'Je te jure, j'étais intéressé, mais je ne voulais pas que tu penses que je voulais juste du sexe.'
'Quoi ?'
Il secoua la tête. 'Je te voulais tellement, mais tu m'avais tout raconté au sujet de cet homme qui t'avais fait du mal, et de ces autres mecs avec qui tu avais été depuis, et je voulais que tu saches que j'étais différent. Que je voulais plus ; être ton ami et quelqu'un en qui tu puisses croire et avec qui parler.'
'Vraiment ?' Je lui jetais un œil à travers ma frange.
'Vraiment.' Il prit à nouveau ma main, cette fois je la lui laissais. 'Je veux encore toutes ces choses. S'il te plaît donne-moi juste une chance.'
'Mais…' Merde, il était difficile de penser avec ses doigts touchant les miens, ses yeux me regardant comme ça. 'Jésus, Heero. Je pensais que tu n'étais pas intéressé par moi. Je veux dire, après t'avoir invité à entrer, tu attendais impatiemment que je sorte de ta voiture. Tu es parti comme si la Mort était après toi.'
'Oh, Maxwell,' il dit, se penchant pour embrasser mes lèvres, doux comme un souffle de moustaches de chatons. 'Combien de self-control penses-tu que je possède vraiment ? Je te voulais tellement, mais je voulais encore plus que ce soit plus qu'un coup d'une nuit. Je voulais que ça signifie quelque chose, pour nous deux.'
Je me pinçais moi-même, juste pour être sûr que je ne rêvais pas. C'était trop, trop parfait pour être réel.
'Mais je t'ai appelé le jour suivant et tu m'as complètement ignoré.'
Il soupira fortement, passant sa main libre autour de ma taille, et se rapprochant plus. Pas du jeu, mince ; expliquez moi comment je pouvais penser en étant tenu contre ce splendide corps ? 'Duo, je t'ai dit que je devais partir pendant trois jours pour le travail. J'ai essayé de t'appeler chaque jour depuis lors et tu as refusé de me parler.'
'Je pensais que tu m'avais envoyé balader,' je marmonnais. 'Je ne voyais pas pourquoi tu m'harcelais encore.'
'Tu es un idiot,' il dit doucement, presque affectueux. 'Je pensais que nous avions une connexion, aussi.' Il s'approcha encore un peu plus, faisant de la Rolls mon soutien physique et qui allait avoir une bosse à la forme grandeur nature de Duo sur la portière droite. Zechs allait me tuer. Bon, Heero pourrait me protéger. 'Laisse-moi te sortir ce soir.'
'Non.'
Il me regarda bouche bée, comme une morue sentant le premier coup de couteau du poissonnier.
'C'est la Saint-Valentin,' j'ajoutais doucement. 'Tout va être bondé ; un service pourri, des prix exorbitants. Laisse-moi cuisiner pour toi ; le restaurant ferme tôt, donc nous l'aurons pour nous seuls. Je vais te faire le meilleur burger que tu n'as jamais eu dans ta vie et on pourra utiliser le jukebox et parler. Ou autre.'
Je lui envoyais un timide petit sourire, un geste que j'avais vu Quatre utiliser sur Trowa un certain nombre de fois. Heero apparemment n'était pas immunisé contre. Oui !
'Qu'impliquerait le autre ?'
'C'est toi qui voit.' Mon sourire était super-sage, un autre petit bout piqué au blond de Trowa. 'Nous pourrions danser un peu, et voir ce qui se passe.'
'Je t'ai dit que je ne voulais pas aller trop vite,' il murmura.
Oh ouais. Ça. Pas de précipitation ; une sorte de flatterie dans un sens. OK, vraiment flatteur. Il voulait apprendre à me connaître entièrement ; personnalité et loisirs et d'autres trucs. Et je voulais tout savoir de lui aussi. Bien que je voulais aussi le traîner dans la Rolls et essayer ces sièges en cuir faits-main.
'Comment danser peut être une précipitation des choses ?'
'Duo.' Il recula d'un pas, me tenant au bout de ses bras, et me lançant un long regard appréciateur. Très sexy. 'Tu es incroyablement séduisant. Mais nous allons prendre les choses lentement.'
'Danse lente ?' Je taquinais. 'Je peux faire ça. Je te laisserais même mener, parfois.'
Il maugréa. 'Pourquoi je doute de ça ?'
'Tu doutes de moi ? Je suis blessé.'
'Dîner.' Il énuméra comme s'il cochait une liste dans sa tête. 'Danser. Parler. Mais pas de sexe.'
'Même pas un peu ?' Oh, je pouvais voir sa résolution fondre sous mes yeux. Et il y avait d'autres choses…dures. 'Pas de baiser, aussi ?'
'S'embrasser pourrait être acceptable.'
'Juste sur la bouche ou à d'autres endroits ?'
'Gamin.' Il me fit un baiser sur le front. 'Peut être d'autres places. Maintenant, j'aime ton plan pour ce soir et nous le ferons sans aucun doute une prochaine fois, mais j'ai déjà des dispositions pour nous ce soir. Portes-tu quelque chose sous ce sexy bleu de travail ?'
'Bien sûr que oui.'
'Hum. Dommage.' Avant d'avoir eu le temps de cligner des yeux, il avait descendu la fermeture éclair et je me tenais là dans mon pull rouge et jeans, une flaque de denim à mes pieds. 'Tu es très beau en rouge. Maintenant, allons-y. Tu vas avoir besoin d'un manteau et tu devrais poser ces chatons dans un lieu sûr avant que nous partions.'
'Partir ?' J'haussais un sourcil. 'Heero, de quoi tu parles ? Je ne peux pas partir.'
'Tu peux certainement.' Il m'arrêta dans mes tentatives de protestation de façon très efficace avec un autre baiser. 'Comme je disais, j'ai des projets et nous avons un planning horaire assez serré…Et avant que tu commences à argumenter, tout est planifié. Trowa et Quatre ont fait un sac pour toi, avec ton passeport, et ils vont venir nourrir les chats. Zechs a déjà prévenu tes clients que le garage est fermé pour les trois prochains jours, et ton oncle a trouvé quelqu'un pour l'aider au restaurant.'
'Vous étiez tous dans la combine ! Je n'y crois pas !'
'Crois ça !' Il plongea sur mes lèvres. Plus gentil du tout. Ce baiser a tué toutes autres objections. Ne jamais argumenté avec un homme dont la bouche peut faire tourner vos os en gelée.
Vous ne gagnerez jamais.
'Tu envisages vraiment de m'emmener ailleurs pour le week-end ?' Je ne m'embêtais même pas à demander où nous allions. D'un, ce n'était pas la question. Mais, sérieusement, s'il avait fait tout ça, demandant de l'aide à mes amis, il devait connaître le lieu que je rêvais de visiter.
Il me tapa le front du bout des doigts. ' Tu es lent ce matin. Oui, Duo, je le suis. Est-ce acceptable ?'
'Heu. Je suppose.' Je pris une respiration profonde, amenant de l'air dans mes poumons. Dieu, c'était vrai.
'Bon, tout ce truc comme quoi il faut se connaître d'abord ; c'est toujours d'actualité ?'
Heero me fit un sourire. 'J'espère que nous passerons le reste de nos vie à faire connaissance.' Ses superbes yeux bleus scintillèrent d'amusement. 'Comme mesure à court terme, j'ai fait deux questionnaires pour nos recherches initiales. Nous pourrons les remplir dans l'avion. Que nous allons rater si on ne se dépêche pas. Viens.'
Tomber amoureux au premier coup d'œil est facile. Cela prend seulement trente sept minutes. Comme Heero l'a dit, apprendre à connaître quelqu'un prend beaucoup plus longtemps.
Mais je ne pense à rien que je préfèrerais faire dans ma vie.
