Chapitre 2
L'immortel ne bougeait plus et le Gallois vint se placer devant lui, laissant glisser sa main le long de son bras. Jack ferma les yeux et soupira doucement. Ce contact était une torture, mais il voulait que cela continue. Puis des lèvres se posèrent sur les siennes, délicatement et une main glissa derrière sa nuque. Le baiser se fit plus pressant et il sentit le corps de Ianto contre le sien. Avec un gémissement, il l'enserra dans ses bras. Sa langue quémanda le passage qui s'ouvrit instantanément, laissant sa consœur venir à sa rencontre. Elles se caressèrent, se goûtèrent, s'enroulèrent sensuellement et le baiser se fit plus passionné. Lorsqu'ils se séparèrent pour reprendre leur souffle, leurs regards se vrillèrent. Aucun mot n'était utile, tout avait été dit.
Lentement, les mains du Gallois firent glisser les bretelles et ôtèrent les boutons de la chemise qui tomba doucement sur le sol. Jack butinait son cou par petites touches et le libéra de sa veste et de son gilet, commençant à déboutonner la chemise. Il sentait le jeune homme frissonner sous ses doigts et retourna prendre ses lèvres pour un baiser langoureux. Ses mains dégrafèrent le pantalon qui tomba, laissant apparaître le boxer. Il passa la paume sur le tissu malmené et de son autre main, il l'attira plus près de lui. Ianto gémit en se cambrant, il avait attendu si longtemps cet instant, cachant son attirance pour son leader derrière une apparente désinvolture.
Un instant, le Capitaine quitta ses lèvres pour se rapprocher de son oreille tout en continuant à le caresser.
– L'as-tu déjà fait ? souffla-t-il doucement.
Le Gallois s'écarta et baissa les yeux, brusquement gêné. Il n'avait pas pensé à ça, évidemment qu'il ne l'avait jamais fait, toutes ses conquêtes avaient été des femmes, il n'avait jamais envisagé de faire l'amour avec un homme, mais il désirait tellement cet homme !
– Eh ! murmura Jack en le regardant, ne te sauve pas, c'était juste une question.
– Non, soupira Ianto, les yeux toujours baissés.
Le Capitaine prit son menton et lui releva la tête, l'obligeant à le regarder.
– Ce n'est pas grave, simplement, je veux être bien sûr que tu le veuilles vraiment.
– Oui, souffla le jeune homme.
– Bien, alors je crois que nous serions mieux dans ta chambre. Je peux prendre une douche ? demanda l'immortel.
– Oui, bien sûr, c'est par-là, fit Ianto en se détournant rapidement.
Il l'accompagna et lui indiqua la salle de bain. Avant d'y entrer, Jack tendit la main, l'invitant à le suivre. Le Capitaine quitta les vêtements qu'il lui restait, se glissa dans la cabine et ouvrit le robinet, laissant l'eau couler sur son corps. Le Gallois pénétra dans la pièce, l'interrogeant du regard. De nouveau, son leader l'invita à le rejoindre. Ianto quitta son boxer et l'accompagna sous le jet. L'immortel le prit dans ses bras et l'embrassa délicatement.
– On va prendre tout le temps qu'il faudra, souffla-t-il avant de lui mordiller le lobe de l'oreille. Si tu veux arrêter, il te suffira de le dire.
Sa bouche glissa sur la peau humide, goûtant chaque parcelle du cou à la clavicule et descendit sur le torse pendant que les mains le caressaient doucement. La langue s'attarda sur un téton qui réagit sous le contact, tirant des gémissements du jeune homme qui se cambra, se tendant vers son futur amant. Peu à peu, la bouche descendit vers le bas-ventre du Gallois et la joue frôla le sexe tendu de désir puis s'en écarta, laissant à Ianto un sentiment de frustration. Il s'appuya contre le mur, ses mains se posèrent sur les cheveux du Capitaine et ses doigts s'enroulèrent dans les mèches. Les lèvres continuèrent leur lente descente jusqu'aux bourses, goûtant doucement la peau sensible puis remontèrent le long du membre désireux, laissant un sillon de baisers brûlants.
Ianto sentait des milliers de sensations exploser au creux de ses reins. Il se soumettait aux douces tortures que l'immortel lui faisait subir, son corps en appelant toujours plus. Quand il se sentit enfermé dans la bouche chaude et humide du Capitaine, un râle s'échappa de ses lèvres. Un lent mouvement de va-et-vient débuta, faisant monter le plaisir dans son corps. Une main se glissa entre ses cuisses, caressant la peau de l'entrejambe. La bouche quittait doucement le sexe pour titiller le gland, le reprenant ensuite entièrement avant de le quitter de nouveau. Puis elle le délaissa pour remonter le long du torse, laissant la main prendre sa place et continuer la douce masturbation.
Le Gallois avait toujours les yeux fermés et haletait, il n'allait pas tenir encore bien longtemps. Ses lèvres furent capturées pour un baiser délicat puis la bouche s'écarta, laissant un grand vide quand la main cessa à son tour. Il ouvrit les paupières et croisa les yeux azur de son compagnon. Le regard voilé, le jeune homme tenta de parler, mais aucun son ne sortit de sa gorge. Le Capitaine l'embrassa de nouveau, reprenant le sexe dans sa main et recommençant son lent va-et-vient. Jack quitta ses lèvres et se baissa pour prendre le membre dans sa bouche, accélérant progressivement la cadence de ses mouvements. Il sentait que le jeune homme était au bord de l'orgasme et il s'appliqua à l'y amener progressivement.
– Jack… souffla le Gallois, je… viens, finit-il dans un cri, déversant sa semence dans la bouche de son amant.
Après quelques instants, l'immortel quitta le membre radouci pour venir reprendre les lèvres entrouvertes, faisant goûter au jeune homme sa propre saveur. Puis il le serra dans ses bras et attendit qu'il reprenne le contrôle des battements de son cœur qu'il sentait cogner dans sa poitrine.
– Ça va, murmura le Capitaine en s'écartant un peu pour le regarder.
– Oui, souffla-t-il en s'accrochant à lui. J'ai juste la tête qui tourne un peu.
– Ça va passer, respire profondément et ça ira.
Peu à peu, le Gallois se calma et l'étreinte se relâcha. Jack s'écarta pour prendre le gel-douche et entreprit de laver le jeune homme, délicatement, passant doucement ses mains sur toutes les parties de son corps. Ianto se laissa faire, sentant le désir monter de nouveau sous les caresses. Le Capitaine s'en rendit compte et sourit puis s'empara de ses lèvres pendant un instant. Il s'écarta et le laissa se rincer puis sortir de la cabine pendant que lui-même se savonnait. Une fois qu'il eut terminé, il se sécha et le rejoignit dans la chambre, une serviette autour des hanches.
Le Gallois s'était glissé sous la couette et l'attendait, calé contre les oreillers. Jack s'assit près de lui et lui caressa le visage, regardant le jeune homme fermer les yeux sous le contact. Il se pencha et l'embrassa, passant sa main derrière sa nuque pour le rapprocher de lui. Ianto répondit au baiser et fit courir ses doigts le long de son dos. De nouveau, son corps s'embrasait et il se colla contre le torse de son amant. L'immortel s'écarta pour se lever et repoussa la couette, dévoilant le désir naissant du Gallois. Il se coucha près de lui après avoir déposé le petit tube de lubrifiant qu'il avait récupéré dans son pantalon et commença à embrasser sa peau, distillant une pluie de petits baisers qui faisait frissonner le jeune homme.
Il écoutait les gémissements de son partenaire, le sentant repartir vers les sphères du plaisir. Il s'appliqua à attiser le feu qui couvait, il se sentait d'humeur à jouer les pompiers. Peu à peu, il descendit vers l'objet de son désir et le caressa du bout de la langue. Ianto ne s'était pas attendu à pareil déferlement de sensations, c'était magique et il en redemandait. Les mains du Capitaine se promenaient sur son corps, ses doigts malmenaient doucement ses tétons. Sa langue vint se perdre dans son ombilic, le faisant se cambrer de surprise. Il sentit l'immortel passer une jambe entre ses cuisses et les écarta pour lui laisser la place, entrouvrant les yeux pour le regarder.
Son sexe retrouva la douce humidité de la bouche qui lui prodiguait autant de bien-être et il gémit, ondulant son bassin sous la succion. Puis une main se perdit dans son entrejambe, s'en allant caresser son intimité. Il se crispa un instant puis se détendit, confiant. Un doigt humide dessina le bord de son anneau de chair, mais sans entrer, attendant le moment propice. L'autre main se saisit de son sexe et accompagna le mouvement de la bouche, faisant se tendre le corps du jeune homme. C'est à ce moment que le doigt pénétra doucement dans l'antre chaud. Ianto poussa un petit cri de douleur et se mit à haleter.
– Détends-toi, fit le Capitaine, ça va passer.
La bouche avait quitté le sexe pour venir prendre ses lèvres, le doigt ne bougeait plus, la main caressait toujours la hampe tendue. Attaqué de toutes parts, Ianto s'abandonna et sentit peu à peu la douleur s'estomper. Il se cambra lorsqu'un second doigt vint rejoindre le premier, mais bien vite, le plaisir monta de nouveau et il accueillit le troisième sans broncher. Ils se mirent à bouger doucement, dessinant des petits cercles pour préparer l'entrée. Il gémissait doucement, tendant son bassin vers l'homme qui lui faisait subir cette douce torture. Puis les doigts le quittèrent, les mains se posèrent sur ses hanches, l'incitant à se mettre sur le ventre.
– Vas-y, mets-toi à genoux, fit le Capitaine en le guidant.
Ianto obéit et se retrouva à quatre pattes sur le lit. Il entendit le bruit d'un bouchon que l'on dévisse et tourna la tête, rougissant en voyant l'immortel enduire son sexe de lubrifiant.
Jack le redressa et se colla contre son dos, parsemant ses épaules de petits baisers, caressant son bas-ventre d'une main et saisit son sexe de l'autre, appliquant de doux va-et-vient. Le Gallois renversa sa tête contre son épaule et le Capitaine prit ses lèvres tendrement puis il le fit se pencher et présenta son sexe devant son intimité. Un bras enserrant toujours le bas-ventre du jeune homme, se collant contre son dos, Jack entra doucement, s'arrêtant en le sentant se contracter. Un cri de douleur s'échappa de ses lèvres, vite étouffé par la bouche qui vint les capturer. L'immortel attendit que Ianto se détende puis continua sa lente progression à l'intérieur de son corps chaud. Quand il eut pénétré jusqu'à la garde, il se redressa et resserra son étreinte, relevant le Gallois avec lui pour qu'il s'appuie contre sa poitrine, dispensant de nouveau une pluie de petits baisers enflammés.
Après quelques minutes d'un lent va-et-vient, de caresses sur le torse de son partenaire et d'effleurements des lèvres sur son cou et son épaule, il quitta le corps accueillant.
– Retourne-toi, fit-il doucement, et allonge-toi.
Ianto s'exécuta. Couché sur le lit, il regarda son amant s'approcher de son visage et Jack se glissa entre ses cuisses qu'il écarta un peu plus pour se placer de nouveau devant son intimité. Le Capitaine l'embrassa tendrement, sa langue demanda le passage et sa consœur vint à sa rencontre. Occupé à répondre au baiser, le Gallois ne ressentit que très peu de douleur lorsque Jack se glissa en lui. Peu à peu, l'immortel commença ses lents va-et-vient, cherchant à toucher le centre du plaisir de son partenaire. Quand il finit par le trouver, Ianto vit des étoiles derrière ses paupières closes et une bouffée de chaleur envahit son corps qui se cambra brusquement.
Plusieurs fois, le Capitaine buta contre la prostate de son amant, le faisant gémir à chaque coup de boutoir. Progressivement, il accéléra la cadence de ses mouvements de hanches, amenant son compagnon au paroxysme du plaisir. Se sentant lui-même au bord de la jouissance, il s'empara du sexe tendu et lui appliqua le même rythme que celui de ses reins.
Brusquement, il sentit le corps du Gallois se cambrer, un cri puissant sortit de sa gorge au moment où il se libérait dans la main de son amant, ses spasmes tirant le Capitaine à son tour vers la délivrance. Avec un râle rauque, il se déversa profondément enfoui dans l'intimité du jeune homme. Il resta un moment sans bouger, calmant le rythme de son cœur et reprenant le contrôle de son souffle puis il se pencha et déposa des baisers sur le torse humide de sueur de son partenaire, remontant jusqu'à sa bouche pour l'embrasser délicatement.
Les mains du Gallois se nouèrent autour de sa nuque, l'attirant pour approfondir le baiser. Quand ils se séparèrent, Ianto fixa le regard de son amant puis chercha son oreille.
– Je t'aime, souffla-t-il avant de l'embrasser dans le cou.
Le Capitaine se redressa, sondant les yeux du jeune homme. À l'expression qu'il avait sur le visage, il savait qu'il lui disait la vérité, ce n'était pas qu'une simple attirance physique. Il lui sourit sans rien dire et se retira doucement pour se coucher près de lui. Il le prit dans ses bras et posa un baiser sur son front.
– J'ai dit quelque chose qu'il ne fallait pas ? s'inquiéta Ianto devant son silence.
– Non, absolument pas, quelle question ?
– Tu ne m'aimes pas, c'est ça ?
– Ce n'est pas ce que j'ai dit, répondit le Capitaine.
– Non, mais justement, tu n'as rien dit !
Ianto se redressa pour le regarder. Sa bouche n'avait pas prononcé les mots, mais la lueur qui dansait dans ses yeux valait toutes les déclarations.
Ses doigts dessinèrent les courbes de la mâchoire de son amant, son regard se perdit dans le sien puis avec un soupir de bien-être, il posa sa tête sur son torse, écoutant battre son cœur et il finit par s'endormir. Jack resserra sa prise autour de ses épaules, déposa un baiser sur ses cheveux et ferma les yeux à son tour.
Quand il s'éveilla au matin, le Gallois croisa le regard azur de son compagnon qui lui sourit. Le jeune homme glissa sa main sur son torse et y déposa un baiser avant d'aller prendre les lèvres du Capitaine pour l'embrasser tendrement.
– Bonjour, fit-il en s'écartant. Tu as bien dormi ?
– Ça n'aurait pas pu être mieux, fit l'immortel en caressant son visage.
– Merci, souffla le Gallois.
– Pour quoi ? s'enquit le Capitaine.
– Pour la soirée, pour la nuit, enfin, pour tout, répondit Ianto en se nichant dans le cou de son amant.
– Dis-moi, fit Jack après un moment de silence, cela fait combien de temps ?
– De quoi parles-tu ? demanda le jeune homme en se redressant pour le regarder.
– Que tu m'aimes !
– Pourquoi ?
– C'était juste une question, tu n'es pas obligé de répondre, fit-il en l'attirant pour l'embrasser.
– Je vais aller faire du café, dit Ianto en s'écartant, tu en veux un ?
– Bien sûr, quelle question ?
Le Gallois attrapa son peignoir et sortit de la chambre. Jack resta un moment les yeux fermés puis se leva à son tour et le rejoignit après avoir ceint sa taille d'une serviette.
– Ça sent bon, glissa-t-il dans le cou du jeune homme avant de déposer un baiser sur son épaule.
Ianto ferma les yeux et se laissa aller contre le torse de son amant, soupirant doucement sous les lèvres qui le caressaient. Puis il ouvrit les paupières, prit la tasse et se tourna vers le Capitaine pour la lui donner.
– Depuis le premier jour, fit-il en le regardant.
– De quoi tu parles ? demanda l'immortel en levant le sourcil d'un air surpris.
– Je t'aime depuis le premier jour, dès le premier regard que j'ai posé sur toi, répondit Ianto en baissant les yeux sur sa boisson.
Jack lui prit le menton et remonta son visage pour embrasser ses lèvres. Puis le baiser se fit plus pressant et la langue demanda le passage puis retrouva celle du Gallois qui lui répondit fiévreusement. Dans l'empressement, le jeune homme oublia sa tasse et renversa le liquide chaud sur sa cuisse.
– Aïe, fit-il en s'écartant.
– Désolé, répliqua le Capitaine en lui tendant un torchon. Ça va aller ?
– Oui, bien sûr, ce n'est pas la première fois que ça m'arrive.
– Comment ça ! Tu t'es déjà brûlé en embrassant quelqu'un ! fit Jack taquin.
– Non, ce n'est pas ce que j'ai voulu dire, dit-il en rougissant. Il m'est arrivé d'être maladroit et je n'ai pas besoin d'être dans les bras de quelqu'un pour ça.
– Je plaisantais, ironisa l'immortel en lui volant un baiser avant de quitter la cuisine.
Ianto s'essuya en soupirant puis nettoya le café tombé sur le sol. Lorsqu'il rejoignit son amant, celui-ci regardait la baie par la fenêtre ouverte, perdu dans ses pensées. Il se colla contre son dos et posa son menton sur son épaule, caressant son torse du bout de ses doigts.
Jack se retourna entre les bras qui l'enserraient et prit le visage du Gallois entre ses mains, le balayant du regard puis posa un baiser délicat sur la bouche entrouverte, hésitant à prononcer les mots qui lui brûlaient les lèvres. Ianto le fixa un moment, sentant le dilemme qui semblait le torturer.
– Tu as un problème ? s'enquit-il.
– Pourquoi ?
– Tu m'as l'air bien soucieux. Tu sais, notre nuit ne t'engage à rien. Je saurai me contenter de ce que tu m'offres.
Le Capitaine le regarda, il devait lui dire, il ne fallait pas qu'il croie qu'il ne représentait rien pour lui.
– Tu penses donc que tu n'es qu'une passade, l'envie d'une nuit, c'est ça ! Tu te trompes Ianto, je peux te l'assurer. Cela fait des semaines que tu me hantes, des semaines que chaque fois que je te vois, j'ai envie de te serrer dans mes bras, de t'avouer à quel point tu m'attires, de te dire quels tourments j'endure. Je t'aime Ianto Jones, je t'aime au-delà de tout ce qui est concevable.
Le Gallois sentit son cœur rater un battement, ses sentiments étaient partagés, c'était le plus beau jour de sa vie. Il s'approcha et passa sa main derrière la nuque de son Capitaine, l'attirant pour l'embrasser. Collé contre lui, il sentit sa virilité se réveiller et Jack s'en rendit compte, approfondissant le baiser, passant ses mains sur ce corps qu'il désirait de nouveau. Il le bascula sur le canapé et ils refirent l'amour tendrement, prenant leur temps pour savourer le moment.
Le Capitaine embrassa le torse mouillé de sueur, remontant jusque dans le cou pour retourner capturer les lèvres soupirantes. Le regard embué, Ianto lui sourit, passant ses mains dans son dos jusqu'à sa nuque, glissant ses doigts dans les cheveux humides de son amant.
– Je crois qu'il faudrait penser à nous préparer, tu ne crois pas ? demanda-t-il.
– Pas envie d'aller bosser, j'aimerai rester là, soupira l'immortel.
– Je m'en doute, mais tu n'as pas le choix et moi non plus d'ailleurs, j'ai du boulot dans les archives.
Jack grogna et se redressa, tendant la main au jeune homme pour l'aider à se relever. Ils allèrent prendre une douche et s'habillèrent puis lorsqu'ils furent prêts, le Capitaine récupéra son manteau et il sortit, laissant le Gallois fermer derrière eux.
Ils traversèrent la place et pénétrèrent dans l'office de tourisme. Ianto laissa son leader descendre au Hub pendant qu'il prenait un moment pour lire les e-mails qui étaient arrivés, certains étaient urgents et ne souffraient pas de retard. Quand il eut terminé, il s'engagea dans le couloir et rejoignit ses collèges, les saluant au passage.
– Ianto, pourrais-je avoir un café ? demanda Jack quand il vit le jeune homme traverser la zone informatique.
– Oui, bien sûr, fit-il en levant la tête vers la passerelle. Tosh, Owen, je vous sers aussi ?
– Oui, merci, dirent-ils d'une même voix.
Le Gallois prépara les tasses puis les distribua et monta voir le Capitaine. Il s'avança vers le bureau et posa la boisson. Jack releva la tête et lui sourit.
– Merci, j'en avais besoin. Ces dossiers me prennent la tête, je ne sais pas comment tu fais pour t'en sortir.
– Avec de la méthode et de la patience, Monsieur, on arrive à bien des choses ! fit-il ironique.
– Ianto, tu sais que je n'aime pas quand tu m'appelles Monsieur, dit-il en se levant.
Il s'arrêta près du jeune homme et prit sa main dans la sienne puis la porta à ses lèvres pour embrasser délicatement l'intérieur de son poignet, faisant soupirer le Gallois qui avait fermé les yeux sous le contact. Jack l'enserra dans ses bras et déposa un baiser sur ses lèvres. Ianto se raidit puis s'écarta sous le regard surpris du Capitaine.
– Nous ne sommes pas seuls, fit-il voyant l'air interrogateur de son amant.
– Oui et alors, ils ne nous voient pas. C'est juste un baiser, mais si tu en veux plus…
– Pas le temps, le coupa le jeune homme, il faut que j'aille dans les archives. J'ai du boulot en retard.
Il s'échappa de ses bras et quitta le bureau après un dernier regard en arrière. Il prit la direction des archives, passant ses doigts sur ses lèvres, le cœur encore battant après ce baiser des plus tendres. Quand il entra dans la salle, il ouvrit sa veste et posa ses mains sur ses hanches, regardant les divers artéfacts entassés sur la table puis il s'avança et commença le tri.
Dans son bureau, Jack avait allumé la CCTV et regardait le Gallois évoluer dans la pièce. Il repensait à leur nuit précédente, une nuit particulièrement émouvante pour lui puisque Ianto lui avait avoué ses sentiments. Il l'avait aimé et le jeune homme s'était donné à lui corps et âme, se perdant dans les méandres du plaisir.
Soudain, il y eut une baisse de tension dans la base et il se leva précipitamment. À son ordinateur, Tosh essayait de comprendre ce qu'il se passait, mais elle ne voyait pas ce qui avait pu provoquer ce problème. Jack descendit rapidement vers elle.
– Qu'est-ce qu'il se passe ?
– Je n'en sais rien, mais ça vient d'en bas !
– D'où ? s'inquiéta le Capitaine.
– Des archives, lança Tosh.
Jack partit en courant, rapidement suivi par Owen et la jeune femme. En arrivant à la porte, il se figea, incapable de faire un mouvement.
La pièce brillait d'une intensité aveuglante, Ianto fit un pas vers lui et tendit le bras. Le Capitaine tenta de le rejoindre, mais le médecin le retint. Ils entendirent un chuintement puis tout s'éteignit brusquement, laissant la pièce dans l'obscurité la plus totale.
Tosh actionna le commutateur, mais l'ampoule semblait avoir grillée. Owen lui tendit sa lampe-torche et elle balaya la pièce. Au bout de quelques instants, l'éclairage de secours se mit en route. Ils entrèrent dans la pièce sous la lumière orangée.
– Où est-il ? demanda la jeune femme.
– Je n'en sais rien. Mais que s'est-il passé bon sang ! martela Jack.
À suivre…
