Chapitre 6
L'immortel lui tendit sa tasse et ils burent en silence, chacun à sa façon regrettant l'absence du Gallois. L'après-midi, Jack retourna dans son bureau pour continuer son travail sur les dossiers, mais brusquement, une alarme se déclencha. Lorsqu'ils se penchèrent sur l'écran, ce fut pour constater que des Weevils avaient décidé de faire une virée dans le centre-ville. Rapidement, ils se dirigèrent vers le garage. Pour cette chasse, ils ne seraient que deux, mais ils se débrouilleraient.
En arrivant sur place, ils se séparèrent pour retrouver les créatures. Au nombre de quatre, elles déambulaient dans une ruelle et ils s'avancèrent prudemment. Brusquement, elles se tournèrent vers les deux hommes et prirent la fuite en entrant dans un immeuble. Jack fit signe à Owen de passer par l'escalier extérieur pendant que lui-même se précipitait à la suite des intrus. Il fallait absolument éviter que les locataires fassent une mauvaise rencontre.
Méfiant, le Capitaine s'engagea dans les escaliers. Il entendait des grognements mais il n'arrivait pas à les localiser précisément.
– Sois prudent, murmura Ianto.
– Bien sûr, comme toujours.
– Pas certain que ce soit toujours le cas.
Jack continua sa progression, raffermissant sa prise sur la crosse de son arme. Soudain, il fut violemment percuté par un Weevil qui s'était réfugié dans un recoin. Tous crocs dehors, il s'approcha du Capitaine qui avait été sonné par sa rencontre brutale avec le mur du couloir. Lorsqu'il rouvrit les yeux, ce fut pour constater qu'il était en fâcheuse posture, la créature était tout près de son cou et s'apprêtait à le mordre. Brusquement, elle fut saisie d'un tremblement et poussa un grognement en se redressant, brassant l'air de ses bras pour échapper à la sensation de froid qui l'envahissait. L'immortel en profita pour l'assommer d'une décharge électrique et le Weevil s'effondra à ses pieds.
– Tu vois ce que je disais, tu n'es pas assez prudent, lui souffla Ianto.
– Tu as beau jeu de dire ça, il ne pouvait pas te voir.
– C'est un avantage, tu ne crois pas ?
– Pas toujours, je préfèrerais que tu sois près de moi.
– Je le suis.
– Tu comprends ce que je veux dire !
– Oui, mais pour le moment, il faudra se contenter de ça.
– Bon, je vais le ramener, j'espère que Owen n'a pas eu de souci, lui dit le Capitaine.
– Je vais aller voir, alors fais gaffe à tes fesses.
– Je te dis que ça va se payer quand tu reviendras.
– Des promesses, Capitaine, toujours des promesses, fit-il en tirant un sourire à son amant.
Jack redescendit jusqu'au véhicule et fut rejoint par le médecin. Les autres créatures étaient retournées dans les égouts en passant par les caves et ils pouvaient rentrer à la base.
– Ça va ? s'inquiéta Owen devant le silence de son leader.
– Oui, mais Ianto m'a tiré d'un mauvais pas.
– Comment ça ?
– Cette bestiole s'était planquée et elle m'est tombée dessus, si Ianto n'avait pas été là, je serais mort une fois de plus.
– Tu es sûr que c'était lui ?
– Oui, la lumière était allumée et il m'a parlé, il est même allé voir si tu n'avais pas de problème.
– Oh ! Et bien, merci, fit-il en regardant autour de lui.
Quand ils arrivèrent au garage, le Capitaine prit le Weevil sur son épaule et descendit dans les voûtes. Avant de remonter, il nourrit les pensionnaires et s'assura que tout était en ordre. À son retour dans la zone centrale, il croisa Owen qui lui souhaita une bonne soirée et passa le sas. Jack monta voir Myfanwy et resta près d'elle pendant quelques minutes.
Après avoir mis les ordinateurs en veille, l'immortel quitta le bâtiment et se promena le long de la baie. Depuis son retour de chasse, il n'avait pas pu entrer en contact avec Ianto et cela l'inquiétait. Il laissa ses pas le conduire puis il rentra à l'appartement du Gallois. Toute la soirée, il tenta des connections, mais tout restait silencieux, Ianto avait disparu. Il prit une douche et se coucha, espérant qu'à son réveil, il serait près de lui, à sa façon.
Lorsqu'il ouvrit les yeux après une nuit agitée, il se concentra, mais il n'obtint aucune réponse. Cette fois, la panique commençait à le gagner. Depuis qu'il pouvait lui parler sans danger, le jeune homme ne restait jamais silencieux aussi longtemps. Rapidement, il se leva et s'habilla pour se rendre au Hub en espérant que Tosh aurait une explication à cet état de fait.
Quand il passa le sas, il n'y avait personne dans la salle et les lumières étaient en veille. Il consulta les ordinateurs puis se rendit à la cuisine. En ressortant, il croisa la jeune femme qui venait d'arriver. Voyant sa mine fermée, elle s'approcha et le scruta quelques instants.
– Jack, il y a un problème ?
– Je ne sais pas où est Ianto !
– Tu sais bien qu'il est toujours près de toi, fit-elle sans comprendre.
– Non, pas depuis hier, il n'est plus là.
– Comment ça ! Que s'est-il passé ?
– Nous avons eu une alerte et nous y sommes allés. Ianto m'a évité de me faire tuer et il est allé voir si Owen s'en sortait. Depuis, je n'ai plus de contact, il a disparu. J'ai essayé de lui parler dans la soirée et ce matin, mais je n'ai rien.
– Attends, je vais voir si j'ai quelque chose, dit-elle en retournant à son poste.
Elle pianota sur son clavier et des données s'affichèrent. Elle rechercha l'heure à laquelle ils étaient intervenus et scruta les données. Après un moment de silence, elle releva les yeux.
– Je crois qu'il y a eu un problème. Au moment où tu dis qu'il est parti rejoindre Owen, il y a eu un pic d'énergie et son signal a disparu. Écoute, ce n'est peut-être rien, je ne sais pas comment réagit l'univers où il se trouve. Je vais examiner ça de plus près et je te tiens au courant. En attendant, reste ouvert, s'il revient, il te contactera, j'en suis sûre.
Le Capitaine acquiesça sans rien dire puis monta dans son bureau. La matinée passa sans changement. Jack n'arrivait pas à se concentrer et lorsque Tosh entra dans son bureau, il se releva brusquement, dans l'espoir qu'elle lui apporte de bonnes nouvelles. Cependant, de son côté non plus, il n'y avait rien. La seule chose positive était qu'elle avait réussi à faire un parallèle entre les symboles et la disparition de son collègue.
– J'ai trouvé ça, fit-elle en lui montrant des photos. Il semblerait que ce soit une sorte de mode d'emploi.
– Est-ce que cela nous explique comment ramener Ianto ?
– Non, mais comment utiliser l'artéfact ! Je pense qu'avec un peu de chance, nous allons finir par tout comprendre.
– L'utilisation de ce truc n'est pas… fit-il en s'arrêtant brusquement.
Tosh le regarda fixement, il venait de fermer les yeux et un léger sourire flottait sur ses lèvres. À n'en pas douter, Ianto était près de lui.
– Où étais-tu, je me suis fait du souci !
– J'ai été contacté par les créateurs de l'artéfact.
– Peuvent-ils t'aider ?
– Oui, mais ils ont besoin d'un coup de main.
– Comment ça ?
– La créature que tu as vue était un prisonnier qui leur a dérobé un appareil. Ils doivent le capturer avant qu'il ne cause trop de dégâts.
– Que veulent-ils que l'on fasse ! Nous ne pouvons pas le suivre.
– Toi non, mais moi si !
– Je t'en prie Ianto, je ne veux pas te perdre.
– Jack, je dois les aider.
– Peux-tu être en danger ?
– Je n'en sais rien, les Gardiens m'ont dit qu'ils ne pouvaient pas assurer ma protection, mais je sais me défendre.
– Les Gardiens ?
– Oui, c'est comment ça qu'ils se font appeler. Je dois y aller Jack, fais-moi confiance. Quand nous l'auront attrapé, je pourrai revenir.
– Et si ce n'est pas le cas, imagine qu'ils t'aient piégé volontairement !
– Je n'ai pas le choix, tu devrais le comprendre, si je ne tente rien… Je t'aime Jack, ne l'oublie pas.
Le silence se fit de nouveau et le Capitaine ouvrit les yeux, croisant le regard de Tosh. Une larme roula sur sa joue et la jeune femme l'essuya de son pouce.
– Que s'est-il passé ? demanda-t-elle.
– Il est parti.
– Mais où ?
– Ils ont besoin de lui.
– Qui çà ? fit-elle ne comprenant pas de quoi il parlait.
– Les Gardiens, il m'a dit qu'il devait les aider.
Tosh le regarda un instant. Elle était un peu perdue. En quoi Ianto pouvait-il les aider ? Owen arriva à ce moment-là et fut surpris par l'ambiance triste qui régnait dans le bureau.
– Euh ! fit-il, quelqu'un est mort ?
Jack leva les yeux vers lui et ses larmes coulèrent de nouveau. Tosh se redressa et le fusilla du regard. Elle le prit par le bras et l'entraîna avec elle. Il fallait qu'ils trouvent une solution. Ils passèrent l'après-midi à essayer de décrypter les nouvelles données, mais le soir, ils n'avaient toujours rien de concret.
La semaine se termina sans que Ianto n'ait contacté le Capitaine. Celui-ci commençait à désespérer de retrouver son amant, ses nuits étaient très agitées et le peu de temps qu'il arrivait à dormir ne lui permettait pas de se reposer correctement. Il se rendait au Hub sans réfléchir, lisait ses dossiers sans vraiment les comprendre, saluait ses collègues sans les voir. Il n'était plus que l'ombre de lui-même.
Un matin, l'alarme se déclencha alors qu'il était seul et il se rendit sur place, mais il ne fut pas aussi prudent que d'habitude et cette fois, Ianto n'était pas là pour le protéger. Jack mourut dans cette allée sombre et son dernier mot fut le prénom de son amant.
Quand il revint à lui dans la souffrance de la résurrection, il était sur la table de la baie médicale. Tosh et Owen l'avaient trouvé après l'avoir cherché dans toute la ville. La jeune femme avait suivi son trajet puis finalement, ils étaient passés par cette allée et l'avait découvert, gisant dans son sang. Les yeux vitreux, il les fixa quelques instants avant de fermer les paupières. Il n'avait plus envie de se battre, il n'avait plus envie de vivre. Il appelait la mort désespérément, mais elle se refusait toujours à lui.
Il resta à l'infirmerie pendant deux jours, Owen ne comprenait pas, Jack aurait dû aller mieux, ses blessures étaient maintenant guéries, mais il semblait toujours aussi faible si ce n'est plus. Ce qu'il n'avait pas remarqué, c'est que le Capitaine ne portait pas son bracelet et les efforts qu'il faisait pour contacter Ianto l'épuisaient d'une manière alarmante.
Soudain, le moniteur se mit à biper, indiquant un tracé plat, une fois de plus, Jack venait de mourir. Owen se précipita, vite rejoint par Tosh qui s'inquiétait. Elle remarqua l'absence de l'appareil et monta rapidement dans le bureau. Quand elle redescendit le Capitaine avait repris douloureusement connaissance. Elle lui attacha le bracelet au poignet et passa sa main sur sa joue.
– Jack, tu savais ce qu'il se produirait, crois-tu que Ianto accepterait que tu te tortures autant.
Peu à peu, l'immortel retrouva ses forces et put enfin quitter la baie médicale. Il resta auprès de la jeune femme, la regardant analyser les données. Soudain, il la vit se redresser et fixer un point. Il suivit son regard et se leva brusquement. Ianto était visible mais ses contours n'étaient pas définis, il ressemblait à un être éthéré, mais c'était bien lui. Jack s'avança et s'arrêta près de lui. Tosh le suivit, rapidement rejointe par Owen qui ne comprenait pas ce qu'il voyait.
– Jack, je vais bien, fit-il à son esprit.
– Où étais-tu, ça fait des jours que tu as disparu !
– Ils ont besoin de moi, je te l'ai dit.
– Moi aussi !
– Je sais, mais il n'y a que moi qui puisse les aider. J'ai entendu tes appels, mais je ne pouvais pas te répondre. Ils ont fait en sorte que tu puisses me voir, mais ce n'est que momentané. Ils veulent te prouver leur bonne volonté. Je t'en prie, fais-moi confiance et cesse de te torturer, Tosh a raison, écoute-la.
– Mais tu me manques tellement.
– Toi aussi, tu ne t'imagines pas à quel point. Ils m'ont montré ta mort, je t'en prie, sois plus prudent, je ne peux pas te protéger. Je dois partir maintenant, ne m'oublie pas.
– Ianto, fit le Capitaine, des larmes roulant sur ses joues
Le Gallois venait de disparaître de nouveau, laissant un grand vide dans le cœur de l'immortel. Tosh le prit dans ses bras et le serra contre elle. Owen passa sa main dans ses cheveux, en proie à une profonde réflexion, puis retourna à l'infirmerie.
Comme il l'avait promis, Jack fit plus attention, mais il se jeta à corps perdu dans toutes les interventions qui se présentaient. Il voulait faire taire la douleur de l'absence de son amant.
Un matin, Tosh arriva dans la base et constata que la CCTV était allumée et affichait les images des archives. Un peu inquiète, elle suivit le Capitaine qui tournait autour de la table. Il s'arrêta devant l'artéfact, semblant réfléchir. Rapidement, elle courut le rejoindre et arriva à temps pour l'empêcher de le prendre.
Il la regarda, elle vit son regard vide de toute expression, un regard de douleur et d'angoisse. Elle le prit par le bras et l'entraîna avec elle jusque dans son bureau. Il devait se reposer, il devait faire confiance au Gallois.
– Jack, je voudrais que tu viennes dîner avec moi ce soir, fit-elle en prenant son visage entre ses mains.
– Merci Tosh, mais je ne serai pas de bonne compagnie.
– Ce n'est pas un problème, j'ai aussi besoin de parler de lui. Tu me ferais plaisir en acceptant, il me manque aussi, dit-elle en essayant d'être convaincante.
– Ok, si tu insistes.
– Bien, je viendrai te chercher à 19 h à moins que tu préfères que l'on se retrouve quelque part !
– Oui, si tu le veux bien, viens me rejoindre à la Bayside.
– D'accord, fit-elle en posant un baiser sur sa joue.
Ce soir, elle serait de sortie avec son patron et elle en profiterait pour essayer de lui rendre son irrésistible sourire.
Elle retourna à son poste et continua ses analyses. Elle avait quelques pistes concernant l'artéfact et elle était sûre de toucher à la solution. Plusieurs symboles étaient identiques à ceux du bracelet, ce qui laissait supposer que ce n'était pas sans rapport. Le soir, elle quitta les locaux à 17 h pour rentrer se préparer pour la soirée.
De son côté, le Capitaine monta sur le toit du bâtiment, restant immobile sur les poutrelles, laissant son regard vagabonder sur les toits de la ville. Il aurait voulu hurler sa douleur, mais aucun son ne passait ses lèvres. Ianto n'aurait pas voulu cela, il devait lui faire confiance. Après un long moment, il redescendit et partit prendre une douche puis s'habilla pour la sortie prévue.
Quand il arriva au restaurant, il croisa des jeunes gens qui se retournaient en sifflant sur Tosh qui l'attendait déjà. Lorsqu'ils virent le Capitaine la prendre dans ses bras et poser un léger baiser sur ses lèvres, ils s'arrêtèrent et les regardèrent d'un air envieux puis continuèrent leur chemin en silence, intimidés par cet homme charismatique et séduisant.
La jeune femme s'écarta doucement, ne comprenant pas la raison de ce baiser, mais Jack avait le regard pétillant et un sourire étirait ses lèvres.
– Pardonne-moi, fit-il, mais je ne supporte pas ce genre de réaction. Maintenant, s'ils te croisent de nouveau, je pense qu'ils te respecteront.
– Que dirait Ianto ? demanda Tosh.
– Je pense que ça l'aurait amusé ! Il aurait pu le faire à ma place tel que je le connais.
– Vous êtes deux gamins, il n'y en a pas un pour rattraper l'autre, fit-elle en riant.
Ils entrèrent dans le restaurant et un serveur les accompagna jusqu'à la terrasse. La soirée était douce et les étoiles commençaient à apparaître sur le velours du ciel. Un bref instant, le visage de Jack se ferma au souvenir de sa soirée avec Ianto, mais la jeune femme se rappela à lui et il discuta avec entrain. Il lui raconta des anecdotes de ses voyages, sur les mondes qu'il avait visités, sur les personnes qu'il avait appréciées et même aimées. Plus il parlait, puis Tosh se disait qu'elle ne le connaissait pas. Tout naturellement, la conversation se porta sur le Gallois.
– Je peux te demander quelque chose ? fit-elle en le dévisageant.
– Oui, bien sûr !
– Si tu estimes que cela ne me regarde pas, n'hésite pas à me le dire, tu me connais, je suis curieuse.
– Ok, pose ta question !
– Comment as-tu rencontré Ianto ?
– Un soir, j'étais en chasse, un Weevil se baladait dans le parc et j'ai eu maille à partir avec lui. Ianto était dans le coin et il est venu m'aider.
– Et que s'est-il passé ? s'enquit la jeune femme.
– Rien ce soir-là, j'ai ramené la créature et je suis rentré à la base, mais le lendemain, il m'attendait avec une tasse de café à la porte de l'office.
– Pourquoi ?
– Il voulait que je l'engage, je pensais pourtant vous l'avoir dit.
– Oui, mais tu nous as simplement précisé qu'il venait de Londres et que tu ne voulais pas de lui. Je n'ai jamais vraiment compris ton revirement, tu semblais décidé à ne pas l'embaucher.
– C'est vrai, plusieurs fois, je l'ai trouvé sur ma route, jusqu'à cette fameuse nuit où j'ai ramené Myfanwy. Nous avons eu un contact plutôt brutal lorsque je suis tombé, mais ce que j'ai ressenti à ce moment-là a éclipsé tout le reste et je l'ai engagé.
– Tu l'aimais déjà à cette époque ?
– Non, je ne peux pas dire ça, je dirais plutôt qu'il m'attirait, les sentiments sont venus plus tard presque naturellement.
– Et lui ?
– Il m'a dit qu'il m'aimait depuis le premier jour. Mais dis-moi, pourquoi toutes ces questions, je croyais que tu voulais parler de Ianto.
– C'est ce que l'on fait, non ! fit-elle espiègle.
– Ok, je vois, tu veux que je me rappelle les bons moments, c'est ça !
– C'est le meilleur moyen pour que tu n'oublies pas à quel point il t'aime. Alors pense uniquement à toutes les choses positives que vous avez vécues, je suis sûre que c'est ce qu'il voudrait. Il n'aimerait pas que tu te morfondes dans l'attente de son retour.
– Tosh, tu aurais dû être psy, tu as raté ta vocation.
– Oh non, je ne le pense pas ! Il n'y a que les amis que je veuille aider, j'ai mes propres soucis sans pour autant m'embarrasser de ceux de personnes qui ne me sont rien. Bien, ce n'est pas que je m'ennuie, j'ai passé une excellente soirée, mais voudrais-tu me raccompagner, demain, j'ai encore du boulot qui m'attend.
– D'accord, Madame, fit Jack en se levant, vos désirs sont des ordres.
Ils partirent dans un éclat de rire, faisant se retourner les clients présents dans le restaurant. Le Capitaine alla régler la note et aida la jeune femme à mettre son manteau puis lui ouvrit la porte et attendit qu'elle sorte. Il la raccompagna à son domicile avec son véhicule et s'assura qu'elle était bien rentrée chez elle avant de retourner à pied à l'appartement du Gallois. Cette soirée lui avait fait du bien et il sourit en repensant à la ténacité de sa collègue.
En arrivant dans le salon de Ianto, il se sentait apaisé. Après s'être fait un café, il s'installa sur le canapé et écouta la musique que diffusait la chaîne. Il ferma les yeux, cherchant à capter un signe de son amant, mais au bout d'un moment, force fut de constater qu'il était seul. Il se leva péniblement, éteignit l'appareil, prit une douche et se coucha, espérant que le lendemain, Ianto lui donnerait des nouvelles.
Mais de nouveau, le Gallois resta silencieux et les jours s'égrainèrent, mornes et monotones pour le Capitaine. Plusieurs alertes s'étaient déclenchées et il avait repris les chasses, mais plus prudemment cette fois.
À suivre…
