Chapitre 8
Au matin, quand il se réveilla, le Capitaine regarda Ianto dormir paisiblement. Le sentiment de solitude qui l'avait accompagné tout au long des jours de son absence s'était envolé, ne restait que le bonheur de l'avoir près de lui. Il resserra son étreinte, faisant grogner le jeune homme qui se lova un peu plus contre lui et soupira doucement, passant son bras sur son ventre. Ses doigts caressèrent délicatement la peau et il releva la tête pour croiser le regard azur qui lui avait tant manqué. Avec un sourire, il se redressa et vint embrasser ses lèvres.
– Tu as bien dormi ? demanda-t-il en s'écartant.
– Oui, ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé. Tu ne dois plus me laisser, murmura le Capitaine, j'ai trop souffert de ton absence.
– Tu sais bien que je ne l'ai pas fait de mon plein gré !
– Oui, mais tu ne voulais pas revenir.
– Je n'ai jamais dit ça, mais les Gardiens m'avaient promis de m'aider et le temps ne passait pas de la même manière là-bas, je suis désolé.
– Tu n'y es pour rien, mais quand nous retournerons à la base, je verrai comment je peux rentrer en contact avec eux. Mais je dois dire que même si j'appréciais tes contacts, je préfère quand même ta chaleur. À un moment, je passais mon temps à frissonner au point que Owen me dévisageait en se demandant ce qu'il se passait.
– Je sais, mais au moins, tu pouvais me sentir, ce n'était pas mon cas. Tu m'as vu deux fois, c'est tout ce que j'ai pu obtenir d'eux.
– Comment ça deux fois ? s'enquit le Capitaine.
Il réfléchit un instant puis se frappa le front. Ce n'était pas une hallucination qu'il avait eue, c'était bien Ianto qu'il avait vu la première fois.
– J'ai eu peur de ta première réaction, quand je t'ai vu sur le sol, je me suis dit que j'avais fait une erreur, c'est pour ça que je n'ai pas réapparu, te voir dans cet état m'a fait trop de mal. Je ne le supportais pas. En fait, tu es passé à travers moi, c'est ce qui t'a arrêté.
– J'avais cru avoir rêvé, j'avais tellement mal que je croyais… J'ai eu brusquement très froid, je ne comprenais pas.
– Chut… fit Ianto en l'embrassant tendrement. Je suis là maintenant.
Le Gallois le prit dans ses bras et se serra contre son cœur. Le Capitaine laissa couler ses larmes qui tombèrent sur le torse du jeune homme. Puis peu à peu, il se calma et se détendit, il ne voulait plus se montrer faible, mais il aimait Ianto à un point qui dépassait l'entendement, jamais il n'avait été attaché à quelqu'un à ce point.
– Jack, je voudrais me lever, il faut que je fasse du café et nous devons aller au Hub.
– J'aimerais plutôt rester dans tes bras.
– Je sais, moi aussi, mais n'oublie pas que nous avons un destructeur de mondes dans la nature et que maintenant, je ne peux plus le suivre.
– Très bien, alors on y va, fit le Capitaine en se redressant.
Il sortit du lit et regarda son amant quitter la chambre en tenue d'Adam. Il alla prendre une douche rapide et le rejoignit dans la cuisine. Il l'enserra dans ses bras, caressant son torse tendrement. Ianto s'appuya contre lui en soupirant, il était bien.
– Au fait, j'espère que tu ne m'en veux pas de m'être installé ici, souffla Jack avant de déposer un baiser dans son cou.
– Bien sûr que non, tu es chez toi aussi longtemps que tu le souhaiteras, fit le jeune homme.
Le Capitaine le tourna pour qu'il le regarde, il avait des mots qui lui brûlaient les lèvres depuis longtemps, mais il n'arrivait pas à les prononcer. Ianto l'interrogea du regard, soudain inquiet de son silence. Il s'écarta doucement, posant ses mains à plat sur le torse de son compagnon, cherchant dans ses yeux la réponse à ses questions. Mais Jack restait silencieux et son regard ne parlait pas. Il sentit des frissons remonter le long de sa colonne vertébrale, annonciateurs d'un mauvais pressentiment.
– Tu ne veux pas rester, c'est ça ! souffla Ianto devant le silence de son amant.
– Pourquoi dis-tu ça ? Non, non, ce n'est pas du tout mon intention. Écoute, chaque jour de ton absence, j'ai vécu dans ton appartement en me disant qu'au moins, tu pourrais être près de moi. Je me disais qu'en étant dans ton environnement, ce serait un peu comme si tu étais là.
– Mais alors, que veux-tu exactement ?
– Je voudrais vivre avec toi Ianto, je voudrais m'endormir à tes côtés et me réveiller dans tes bras, je voudrais…
Le Gallois posa un doigt sur ses lèvres pour l'empêcher de continuer et l'embrassa tendrement, le poids sur son cœur s'envolant sous l'accélération de ses battements.
Puis leurs lèvres se séparèrent et Ianto se blottit dans les bras de son compagnon. Son avenir allait changer, il allait vivre avec son amant, il ne le quitterait plus jamais.
– Il faudrait vraiment que l'on se prépare, fit-il doucement, nous avons du boulot. Pour le reste, nous en reparlerons.
– Ok, mais je voudrais d'abord mon café si tu veux bien.
– Oui, évidemment, dit Ianto en se tournant pour servir la boisson.
Il lui tendit sa tasse et prit la sienne puis partit dans le salon et s'appuya à la baie vitrée.
– Heureusement que personne ne peut te voir, fit Jack en le rejoignant.
– Pourquoi ? demanda le Gallois.
– Eh bien, comment dire, tu es un peu… nu !
Ianto rougit légèrement et fit demi-tour pour rentrer dans la pièce. Ce n'était pas dans ses habitudes de se promener ainsi dévêtu, mais aujourd'hui, il se sentait bien. Il avait retrouvé son appartement, son amant et de plus, il ne vivrait plus seul, ils allaient construire une vie à deux.
– Au fait, Jack, peux-tu me dire comment cela se fait que je puisse t'entendre lorsque tu te sers de la télépathie, je n'ai pas cette faculté !
– C'est simple, j'entre dans son esprit pour y glisser mes paroles, mais si tu ne souhaites pas que je le fasse, il te suffit d'imaginer des portes fermées et je ne les passerai pas. Je suis désolé, je ne pensais pas…
– Non, je ne t'en veux absolument pas, mais je voulais comprendre. Donc, je peux te parler, tu m'entendras, mais pour que tu ais mes pensées et pour entendre les tiennes, il faut que j'ouvre mon esprit, c'est bien ça !
– Oui. Mais je ne l'ai jamais fait avant que tu disparaisses. Les pensées de chacun sont privées et je n'ai pas besoin de les connaître. Mais de mon côté, je reste toujours ouvert, cela me permet de capter les appels qui pourraient me parvenir. Quelquefois, une personne en danger peut faire une demande inconsciente, je peux l'entendre et donc intervenir.
– Ok, j'ai compris, répondit le Gallois. Donc, je laisse les portes ouvertes !
– Oui, aussi longtemps que tu voudras que j'entre.
– Je crois que tu n'es pas prêt de trouver porte close, fit le jeune homme en souriant. Une dernière chose, risques-tu quelque chose lorsque tu utilises la télépathie ?
– Comment ça ? fit le Capitaine un peu surpris par la question.
– Quand j'étais là-bas, tu avais besoin du bracelet, commença Ianto.
– Oui, parce qu'il s'agissait d'un univers différent, ici, c'est autre chose, les pensées n'ont pas à traverser l'espace-temps, ne t'en fais pas, je ne risque absolument rien et toi non plus d'ailleurs.
Tendrement, il le prit dans ses bras et l'embrassa, puis il retourna dans la chambre pour s'habiller.
Une fois prêts, ils quittèrent l'appartement. Jack alla directement à la base et Ianto fit un détour par le centre-ville pour acheter le petit déjeuner de l'équipe. Les habitudes étaient difficiles à perdre, mais il ne s'en plaignait pas. Déjà la veille, ses équipiers avaient eu l'air d'avoir apprécié le retour de son excellent café et tout était rentré dans l'ordre. Il avait passé une nuit merveilleuse après tous ces longs jours loin des bras de son amant, mais pourtant si près de lui en pensées.
Quand il passa le sas, Tosh leva les yeux vers lui et lui sourit. Il se rendit dans la cuisine pour préparer le café et fit la distribution. La jeune femme l'embrassa sur la joue, visiblement heureuse de sa présence et Owen le remercia, contrairement à son habitude. Puis le Gallois monta voir le Capitaine. Celui était déjà plongé dans ses dossiers mais le regarda venir à lui, se levant pour le prendre dans ses bras. Il avait passé tellement de jours à espérer son retour qu'il profitait des moindres moments près de lui pour le toucher, le caresser, l'embrasser. Ils avaient du temps à rattraper et ne s'en priveraient pas. Après avoir goûté ses lèvres, Jack but son café avec un soupir de bien-être, faisant sourire le jeune homme.
Deux jours passèrent ainsi, dans la joie et la bonne humeur. À la base, le travail avait repris sur les dossiers en attente et le soir, les deux amants se donnaient l'un à l'autre dans une frénésie de baisers et de caresses.
Alors qu'ils venaient d'arriver dans la salle informatique, l'alarme se déclencha soudain et ils se précipitèrent au poste de Tosh qui cherchait déjà la raison de l'activation. Une nouvelle baisse de tension se fit dans toute la base et ils se regardèrent, légèrement inquiets. Jack se précipita dans les archives, suivi par ses coéquipiers et lorsqu'il poussa la porte, la lumière était intense.
– Vous n'avez pas tenu votre parole, entendit-il dans son esprit.
– Vous ne l'aviez pas prévenu du danger, répondit Jack de vive voix, faisant sursauter les autres membres de l'équipe.
– Le destructeur est toujours en liberté, il nous faut l'arrêter.
– Pourquoi n'avez-vous rien dit ? Nous aurions pu vous aider, mais prendre mon ami en otage n'était pas la bonne solution.
– Il avait touché le Spacetron et nous l'avons détecté.
– Qu'est-ce que c'est ? interrogea le Capitaine en regardant l'objet en question. Comment ça marche ?
– Il permet de passer un univers à un autre. Nous nous en servons pour récupérer les prisonniers que nous devons ramener et garder, mais le destructeur a déjoué notre surveillance et il nous en a volé un. Par contre, nous ignorons d'où provient celui que vous avez.
– Il a été trouvé sur un humain avec le bracelet, tout près de la faille de Cardiff. Nous ne savions pas qu'il fonctionnait et encore moins de quoi il s'agissait.
Jack commençait à se sentir de plus en plus faible. La concentration épuisait son énergie même s'il n'utilisait pas la télépathie pour répondre. Tosh s'en aperçut et se précipita vers la table, saisissant le bracelet pour lui mettre au poignet. Le Capitaine eut un étourdissement et Ianto le rattrapa avant qu'il ne touche le sol.
L'immortel leva les yeux vers son amant, croisant son regard inquiet. Il passa sa main sur sa joue, en tentant de le rassurer, mais rien n'y fit. Une larme coula doucement et le Gallois l'embrassa sur le front.
– Nous avons besoin de votre aide, reprit son interlocuteur. Nous ne pouvons pas être physiquement dans votre monde.
– Je vais voir comment je peux faire, dit le Capitaine en se redressant, mais pour le moment, je n'ai pas de solution. Tant que votre fugitif ne sera pas détecté chez nous, nous ne ferons rien.
– Bien, je vous aurais prévenu. Il a déjà détruit quatre mondes et le prochain sur sa liste, c'est le vôtre. Faites votre choix !
La lumière s'éteignit, laissant l'obscurité et le silence dans la pièce. Ianto aida l'immortel à se relever et l'accompagna jusqu'à son bureau. Pendant le trajet, ils restèrent silencieux. Le Gallois s'inquiétait et Jack réfléchissait. Il ne voyait qu'une seule solution, mais elle passait par son départ et pour le moment, il ne pouvait s'y résoudre. Il venait de retrouver son amant et n'avait pas l'intention de le quitter.
– Que vas-tu faire ? demanda Ianto.
– Je n'en sais rien encore, mais je n'aurai peut-être pas d'autre choix que d'y aller.
– Tu n'y penses pas, tu ne vas pas me laisser !
– Ianto, tu ne peux pas y retourner. Moi, je ne crains rien, tu le sais bien.
– Non, Jack, il n'en est pas question. J'ai vu ce que cette énergie pouvait te faire, je ne veux pas te perdre.
– Je reviendrai, ne t'en fais pas, je reviens toujours. S'il n'y a pas d'autre solution…
– Non, tu ne peux pas, le coupa le Gallois.
– Nous devons protéger la Terre, Ianto. C'est notre travail.
– Et moi, que vais-je devenir si tu ne reviens pas ? demanda-t-il les larmes aux yeux.
– On aura toujours la télépathie en attendant de trouver le moyen de me ramener définitivement. Ils ont vu que l'on avait compris le fonctionnement de leur appareil, je me doute qu'une fois là-bas, ils sauront m'empêcher de revenir.
Le jeune homme se blottit dans ses bras, l'enserrant pour le rapprocher de lui. Il ne voulait plus qu'ils soient séparés, il ne le supporterait pas, mais d'un autre côté, Jack avait raison, ils devaient protéger la Terre, c'était leur devoir.
– Écoute, reprit l'immortel. Pour le moment, je ne vais nulle part. Si vraiment il n'y a pas d'autre moyen, tu mettras le bracelet et tu pourras me répondre sans problème. Nos conversations pourront rester privées tant que tu parleras par ton esprit. Si Tosh et Owen ont besoin d'entendre tes questions, il te suffira de parler normalement et de leur transmettre mes réponses. Mais quoi qu'il se passe, je te promets que je ne serai pas bien loin de toi.
Ianto s'écarta, le regardant fixement puis il quitta le bureau, le cœur lourd. Jack était déchiré entre son amour pour le Gallois et son devoir envers la Terre. Mais il savait qu'il n'avait pas le choix. Il descendit voir Tosh et lui demanda de surveiller les activations similaires à celles qui avaient permis de récupérer le jeune homme. La prochaine fois qu'elle se produirait, il devrait empêcher le destructeur de mener son projet à son terme.
Une semaine passa sans autre changement puis un après-midi, l'alarme se déclencha. En l'entendant, Ianto pâlit, une sueur froide le faisant frissonner. Il avait un mauvais pressentiment. Il se rendit auprès de Tosh qui lui confirma ses craintes. Le Gallois leva les yeux vers le bureau au moment où la base subissait une baisse de tension.
– Non Jack, hurla-t-il en s'élançant vers les archives.
Quand il arriva à la porte, la pièce était lumineuse. Jack tenait l'artéfact dans sa main, une larme roula sur sa joue puis l'obscurité se fit de nouveau. Le Capitaine avait disparu avec l'objet qui aurait permis de le ramener. Ianto tomba à genoux, une douleur lui vrillant les entrailles. Tosh se pencha sur lui et l'aida à se relever. Son cœur se serra devant la détresse de son ami et elle le prit dans ses bras. Elle comprenait la décision de son leader, il n'avait pas eu le choix. Le Gallois s'appuya au mur, fixant l'espace vide où s'était trouvé son amant quelques minutes plus tôt puis il frissonna et sourit légèrement. La jeune femme comprit que l'immortel lui signalait qu'il était là et elle se tourna vers la table pour prendre le bracelet et le mettre au poignet du jeune homme.
– Je vais bien, entendit-il.
– Pourquoi as-tu pris l'appareil, maintenant, nous ne pouvons plus te ramener.
– Je sais, mais ils voulaient le récupérer pour être sûrs que je ne repartirais pas.
– Jack…
– Non Ianto, il fallait que je le fasse et tu le sais. Ne t'en fais pas, je reviendrai, je reviens toujours. Je t'aime.
Ianto ne répondit rien, la douleur était trop forte. Il mit son visage entre ses mains et laissa sa peine se déverser. Il glissa le long du mur et resta un moment silencieux. Owen prit Tosh par le bras et l'entraîna avec lui. Ils ne pouvaient rien faire d'autre que d'attendre qu'il s'en remette. Jack était passé par-là et ils savaient que Ianto devait reprendre le dessus.
Au bout d'un long moment, il se leva et remonta vers la zone principale. Il fit du café et en proposa à ses amis. La douleur se lisait sur son visage, mais il continua son travail. Le Capitaine avait supporté son absence, maintenant, il devait en faire de même. Il lui avait promis qu'il reviendrait et il lui faisait confiance.
Le soir, il rentra chez lui et resta un long moment dans le salon, essayant de le contacter, mais le bracelet ne réagissait pas, Jack n'était pas près de lui. Il se leva péniblement et alla se coucher après une douche rapide.
Son sommeil fut peuplé de rêves étranges et douloureux. Il voyait l'immortel lui tendre la main dans une demande muette puis il tombait sans connaissance et ne se relevait pas. Ianto hurla en se réveillant, le corps en sueur et des larmes coulèrent sur sa joue. Il avait peur, peur que Jack ne revienne pas malgré sa promesse. Il se sentait vide, comme si une partie de lui avait disparu.
Péniblement, il se leva et alla se doucher. Devant la glace, il fixa son reflet puis baissa la tête. Il devait reprendre le dessus. Le Capitaine avait supporté son absence pendant deux mois et demi et lui désespérait déjà au bout d'une journée. Il devait être fort, pour lui, pour eux !
Il quitta la salle de bain pour se faire un café puis se prépara à quitter l'appartement. Avant de fermer la porte, il jeta un dernier coup d'œil et s'en alla. Il traversa la place et entra par l'office de tourisme. Quand il passa le sas, il était seul, la base était silencieuse. Il alla préparer le café puis monta dans le bureau avec sa tasse. Il s'installa dans le fauteuil et ferma les yeux, se rappelant le regard de son amant lorsqu'il lui portait sa boisson préférée. Un sourire éclaira son visage à ce souvenir.
Il ouvrit brusquement les yeux et vit Tosh près de lui. Il ne l'avait pas entendue arriver.
– Désolé, fit-il en se levant. J'ai préparé le café, je vais te servir.
– Ianto, comment vas-tu ? demanda-t-elle en l'arrêtant.
– Ça va, ça va bien, fit-il ses yeux humides démentant ses dires.
– Il reviendra, fais-lui confiance.
– Je sais, mais les Gardiens m'ont trompé, ils pourraient en avoir fait de même avec Jack.
– La différence, c'est qu'il ne peut pas mourir.
– Et si ce n'était pas le cas. Leur univers est différent du nôtre. Et si là-bas, il n'était pas immortel !
– Que veux-tu dire ? s'enquit la jeune femme.
– J'ai fait un rêve, enfin, c'était plutôt un cauchemar, fit-il doucement, il avait des problèmes et ne s'en remettait pas. Que vais-je devenir s'il meure !
– Ianto, ce n'était qu'un rêve, cela ne veut pas dire que c'est la vérité. Il faut que tu positives. Ne te laisse pas dépasser par ta douleur. Il n'est pas là et nous avons besoin de toi.
Le Gallois la regarda puis passa sa main sur sa joue et sourit légèrement.
– Il avait raison de dire que tu es une amie. Merci Tosh. Et je dois te dire que je ne lui en veux absolument pas de t'avoir embrassée, je l'aurais fait à sa place, il a eu raison.
– Il t'en a parlé ! fit la jeune femme en rougissant à ses paroles.
– Oui, bien sûr ! Il m'a aussi dit que tu l'avais beaucoup aidé. Je t'en remercie, dit-il en la prenant dans ses bras.
– Euh ! Excusez-moi, fit Owen en entrant dans le bureau. Je dérange peut-être !
– Non, pas du tout, répondit Ianto en adressant un sourire à Tosh qui s'écarta. Tu as besoin de quelque chose ?
– Oui, je voudrais savoir ce que l'on va faire maintenant que Jack est parti.
– Notre boulot, ni plus ni moins ! On surveille la faille et on met bon ordre s'il y en a besoin. Je pense que c'est ce qu'il y a de mieux.
– Ok, alors je vois que tu prends les rênes.
– Absolument pas, chacun doit faire son boulot, c'est tout. Je ne veux pas prendre la place de Jack. Tu sais ce que tu dois faire, alors fais-le. Si tu as besoin d'aide, nous sommes là. Le spectacle doit continuer comme il dit, alors continuons.
– Ianto a raison, Owen, Jack l'aurait voulu ainsi. Nous connaissons notre boulot alors faisons-le bien pendant son absence.
– Bien, fit le médecin, alors j'y vais.
Il quitta le bureau et retourna à la baie médicale. La jeune femme le suivit et se rendit à son poste. Ianto, quant à lui, descendit passer commande pour le repas du midi et alla à l'office pour attendre la livraison.
À suivre…
