Hey Jude !

Résumé : Lily aime James, James aime Lily. Merveilleux. Jude aime Remus, mais Remus peut-il aimer Jude ? Chassé croisé amoureux dans les couloirs de l'école. Remus/OC

Rating : K+

Disclaimer : Les chevaliers du "Ni" m'ont forcée à ne pas réclamer de droits pour cette histoire. JK Rowling serait-elle leur grand Maître ?

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Bonjour, et merci beaucoup pour vos messages, ça me fait très plaisir ! (D'autant plus que certains auteurs déplorent le manque de reviews, j'en suis honorée !) Je vous publie les statistiques du 1er chapitre : 76 Hits and 60 Visitors. Je croise les doigts pour que, à mon prochain passage, j'ai 60 reviews ! :)

Nous suivons toujours le périple amoureux de Jude, à travers la célèbre chanson. Une petite accélération ? Mais la voici !

Bonne lecture !

FireRox

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Chapitre 2. « Go out and get him »

Hey Jude, don't be afraid
You were made to go out and get her
The minute you let her under your skin
Then you begin to make it better

« Hey Jude », The Beatles.

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Un mois plus tard, j'avais fait un grand pas en avant. Remus m'invitait enfin à une des célèbres fêtes post-Quidditch de Griffondor, qu'ils gagnent ou perdent, par ailleurs. Inutile de vous dire à quel point j'avais failli hurler de joie quand il me l'avait maladroitement annoncé. Heureusement que je suis encore consciente de mes actes.

Quand je rentrai dans la salle commune, je filai directement au dortoir pour que personne ne puisse apercevoir le sourire béat qui s'étalait sur mon visage. Comme à son habitude, Michelle était étendue sur son lit, au milieu de ses cours. Je m'étais toujours demandée comment arrivait-elle à travailler sans s'endormir. Dès qu'elle me vit, elle se redressa, faisant tomber des dizaines de feuilles à terre.

- Tu t'es jetée un sortilège d'Allégresse, ou c'est ce que je crois ?

Me jetant sur mon propre lit, je m'étalai confortablement en repensant à la scène qui m'avait retirée une grande partie de mon bon sens. Le sourire radieux ne se décidant toujours pas à partir, Michelle reprit :

- Je crois que je devine. Quand est prévu le fameux soir ?

- Demain, dans la tour des Griffondors ! Lui répondis-je machinalement, la tête déjà à cet endroit.

- Hum, festivités post-match, en déduisit Michelle. En espérant qu'ils gagnent.

- Ils écraseront les Serpentards, comme depuis cinq ans ! Répliquai-je, catégorique.

Depuis que James Potter avait été nommé Attrapeur de l'équipe, en fait. Ce type était né sur un balai. Il évoluait dans les airs comme si le ciel lui appartenait. Seule l'équipe de Serdaigle était capable de le battre sur son propre terrain, car nos Poursuiveurs et Batteurs étaient les plus efficaces. Mais cette année, nos meilleurs joueurs avaient terminé leur cursus. La Coupe tendait donc les bras aux Griffondors.

- Et, sans indiscrétion, il te l'a proposé comment ? S'enquit – presque – innocemment mon amie.

- Pendant la ronde, fis-je évasivement.

- Ah.

Évidemment, je n'avais pas rempli les désirs cancaniers de Michelle. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, sa superficialité était totalement feinte. Sous ses airs angéliques se cachait un pendant de Wickham, dont elle se posait en rivale officielle lors des cours. Je dois avouer qu'elle m'avait transmis un goût de l'ironie qui m'apportait parfois quelques ennuis.

Bien évidemment, elle revint à la charge.

- Oui, mais comment ?

Obstinée, cette Michelle.

- Comme tout le monde, déclarai-je en haussant les épaules.

- Certes, mais encore ?

Une chose à ne pas oublier avec Michelle : quand elle veut quelque chose, elle finit toujours pas l'avoir. Même si vous vous étiez juré de ne jamais lui dire. Comme à cet instant.

- Tu vas me harceler toute la nuit avec ça ?

- Oui, répondit-elle, catégorique.

Je soupirai.

- Il a dit exactement : « A ce propos, on organise une soirée après le match demain. Pas mal de monde est invité, alors ça te dit de venir faire un tour ? Enfin, si tu n'as pas d'autre obligation ce soir là. » récitai-je méthodiquement.

- Et ?

- Et quoi ?

- J'en sais rien ! Une grande phrase pleine d'hésitations ou une petite à sens caché ?

- Heu … Non. J'ai accepté et on est retourné à nos salles communes.

Inutile de vous dire à quel point Michelle était profondément déçue par ce manque de passion. D'ailleurs, elle ne manqua pas de me le faire comprendre.

- A ce train là, tu devras lui enlever son dentier pour l'embrasser !

- C'est cela, oui, grommelai-je en m'enfermant dans la salle de bains.

Je l'entendis rire à travers la porte, pourtant en vieux chêne bien épais. Comme si j'envisageai un futur avec lui après Poudlard. Dehors, il y avait ce taré de mage noir surpuissant, que même Dumbledore craignait, d'après les dires. Dehors, il n'y avait plus aucune perspective d'avenir, sauf pour les Aurors. Chaque jour apportait son lot de nouvelles déprimantes, mais la vie continuait ici, à Poudlard. Mes parents se cachaient, amoureux des Moldus qu'ils étaient, tandis que je riais, chantais et bientôt dansais au milieu d'une foule de personnes insouciantes.

Mes pensées dérivaient vers la mélancolie et le désespoir, quand soudain un coup violent ébranla la porte.

- Bordel, Harrison ! Tu vas sortir de cette pièce, t'es pas seule au monde !

Hum, charmant retour à la réalité. Ma – très – sympathique camarade de dortoir, Maddy Waters, ou Lady Madonna, comme nous l'appelions tous, était une espèce rare, croisement entre élégance spontanée et vulgarité décadente. Aucun d'entre nous ne pouvait rivaliser avec ses douces paroles et sa voix mélodieuse.

- Tu vas ouvrir, oui ?

- J'arrive, j'arrive, répondis-je, à présent de très mauvaise humeur.

Je fus tentée de garder la porte fermée. Mais comme le suicide n'entrait pas dans mes perspectives d'avenir, et que, en tant que Préfète, voir le mobilier du château dégradé était source d'ennuis avec le concierge, je préférai déverrouiller la Salle de bains à ma condisciple.

Lady Madonna me fonça dedans comme un bœuf voulant s'échapper de l'abattoir, soufflant et renversant tout sur son passage.

- Pas trop tôt, 'spèce de gourde … marmonna-t-elle en se précipitant vers les douches.

Jugeant peu prudent de rester dans la même pièce qu'un animal prêt à charger, je sortis en prenant soin de fermer la porte derrière moi. Une fois remise de mes émotions, je me tournai vers le lit de Michelle, vide. Voilà pourquoi je ne l'avais pas entendue répliquer quelques remarques bien cinglantes envers Maddy.

Exténuée, je me couchai sans l'attendre, espérant récupérer quelques minutes de sommeil bien méritées.

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Le lendemain, les Griffondors avaient écrasé les Serpentards, dans un match qui resterait dans les annales de Poudlard, puisque Potter s'était emparé du Vif d'or sous la barbe de Dumbledore, littéralement parlant, avant de s'écraser dans la tribune professorale. Toute attaque kamikaze envers ses maîtres à penser n'étant pas considérée comme une faute disqualifiante au Quidditch, Potter avait donc fait remporter le match à ses camarades. Pour ma plus grande joie.

Ne sachant comment m'introduire dans leur Salle Commune plus tard, je choisis de suivre le petit groupe de Griffondors endiablés vers le lieu de la fête. A distance, bien évidemment. Je n'oserai imaginer la réaction de mes amis si jamais j'affichais ouvertement mon soutien à une équipe adverse. Comme à mon habitude, Michelle était à mes côtés.

- Tu comptes y aller comme ça ? Me demanda-t-elle en examinant ma tenue débraillée, mes cheveux plus ébouriffés que jamais par le vent et mes joues rosies par l'excitation du match.

- Bah, pourquoi pas ?

- Oh, pour rien. Moi qui pensais que tu comptais sur cette fête pour tenter un rapprochement stratégique envers la personne de Remus Lupin … soupira-t-elle théâtralement.

- Quoi, j'ai de la boue sur ma jupe ?

J'examinai précipitamment mes vêtements, sans rien découvrir de suspect.

- Mais non, mais non. J'ai juste l'impression que tu ne fais pas beaucoup d'efforts, ma chère Jude.

Je haussai les épaules devant ces futilités.

- Je n'ai pas l'intention de me transformer en Miss Monde pour me rapprocher de lui, c'est mal le connaître, et ME connaître !

- Tu comptes sur ton intelligence redoutable, ton caractère d'ange et ta conversation inépuisable ?

- Un truc comme ça … marmonnai-je en passant la main dans mes cheveux.

- Mais arrête de te décoiffer encore plus ! S'indigna Michelle, les yeux levés au ciel devant si peu d'élégance.

- Au contraire, je les recoiffais ! Nuance ! Protestai-je, amusée.

- Pauvre, pauvre, pauvre Jude … soupira-t-elle, désespérée. Comment te faire comprendre que, malgré ses airs de chien battu et ses expressions mélancoliques, il n'en reste pas moins un homme ?

- Et donc ?

- Et donc forcément sensible aux efforts féminins ! Faut-il que je t'apprenne la dure et cruelle réalité de notre condition de femme ? Me déclama-t-elle d'une traite.

- Remus n'est pas comme … commençai-je.

- Mais si, comme tous les autres ! M'interrompit-elle brusquement. D'ailleurs, pour ton bien comme pour le mien, je suis résolue à t'aider. Allez, suis moi !

Elle me tira par la manche, tant et si bien que je me résolvais à la suivre, la mort dans l'âme. Comment pourrais-je entrer dans la Salle Commune des Griffondors sans leur mot de passe ?

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Une demi-heure plus tard, toutefois, je ne pus que la remercier de son aide. Je n'avais pas remarqué que mon uniforme était tâché dans le dos par quelque matière rougeâtre gluante, que je soupçonnais lancée par des supporters en folie de l'équipe gagnante. J'étais donc prête à partir, vêtue d'un uniforme propre et repassé, les cheveux lavés – mais toujours autant décoiffés – et les idées plus claires.

- Tu m'autorises à appliquer ma touche personnelle ? Me lança Michelle de son lit, tandis que je resserrais la cravate réglementaire.

- Non.

- Pitié, Jude !

- J'ai dit non.

- Juste un petit détail !

- Mais non !

- Tu veux vraiment aller à cette fête ?

- Oui, pourquoi ?

- Parce qu'un petit Petrificus Totalus tomberait vraiment très mal, non ?

- C'est bon, ajoute ta « touche personnelle », maugréai-je, battue.

- Merci de ta confiance !

Un coup de baguette plus tard, un hurlement suivait. Le mien.

- Enlève moi ça tout de suite !

- Mais enfin, Judy, c'est pour Rem …

- TOUT DE SUITE ! La coupai-je, furieuse.

Le maquillage dont elle m'avait affublé m'avait transformée en vulgaire catin de bas étage. Heureusement pour elle, il partit sitôt la formule prononcée.

- Accepte au moins ça, me dit-elle, honteuse, en me tendant une boîte de velours noir.

Curieuse, je l'ouvris, m'attendant au pire. Pourtant, je ne pus retenir une exclamation admirative devant les boucles d'oreille que j'y découvris.

- C'est pour ton anniversaire de cet été, que j'ai manqué, m'expliqua-t-elle en retournant à son lit.

Ce n'était que du métal gravé, mais avec une telle finesse que j'avais l'impression de voir les gravures bouger sous mes yeux ébahis. Ciselées d'argent, formant des arabesques gracieuses, ces bijoux, sitôt accrochés à mes lobes, semblaient étinceler. Ils avaient dû coûter à mon amie une fortune.

- Merci, lui soufflai-je, avant de partir vers les dortoirs des Griffondors.

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Une fois arrivée devant le portrait de la Grosse Dame – sympathique nom pour un tableau, d'ailleurs – je me trouvais réellement stupide. Je n'avais ni le mot de passe, ni un moyen de communiquer avec quelqu'un à l'intérieur. La fête battait son plein, je pouvais l'entendre, plantée comme une gourde devant le tableau.

- Le mot de passe ? Me demanda pour la dixième fois le personnage qui commençait singulièrement à m'exaspérer.

- La ferme, marmonnai-je.

Désespérée de ne pouvoir entrer dans la salle de tous les miracles, je tournai les talons, prête à rentrer piteusement dans mon dortoir.

- Jude ! Entendis-je derrière mon dos.

Comme sous l'effet d'un sortilège, mon corps se paralysa. Un telle réaction ne voulait dire qu'une seule chose.

- Excuse moi, j'ai été stupide d'oublier de te donner le mot de passe. J'espère que tu n'attends pas depuis trop longtemps !

Je me reprenais au plus vite, me retournant vivement pour le découvrir à quelques centimètres de mon visage. Mon cœur manqua un battement, comme à chaque fois dans ces situations.

- Je suis désolé, reprit-il d'une voix douce.

Comment voulez-vous ne pas lui pardonner, quand il vous regarde dans les yeux ainsi ?

- Pas grave, lui répondis-je en souriant. Tu me prendras un tour de garde la prochaine fois, ajoutai-je pour détendre l'atmosphère.

Il grimaça, puis esquissa un sourire.

- Vendu ! Je te fais entrer, ô tortionnaire de mes heures de sommeil ?

Bien entendu, il voulait parler de la ronde que je venais de lui ajouter. Pas de sous-entendu, Jude, n'oublie pas qu'il est Remus Lupin, pas Michelle !

- Je vous suis, humble serviteur !

J'entrai alors dans la caverne des merveilles. En espérant que ma soif de trésors ne m'y tienne pas enfermée à jamais.

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Sadique, moi ? :) Absolument pas ! Rendez-vous au prochain chapitre, si celui-ci vous a plu !

Je promets une apparition du mot de votre choix dans le prochain chapitre au premier lecteur qui me poste une review !

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Je conclus par un lien : forum. fanfiction. net /forum /Bibliotheque_francophone_vos_coups_de_coeur /70262/ (supprimez les espaces inutiles)

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