HEY JUDE !

Résumé : Lily aime James, James aime Lily. Merveilleux. Jude aime Remus, mais Remus peut-il aimer Jude ? Chassé croisé amoureux dans les couloirs de l'école. Remus/OC

Rating : K+

Disclaimer : Non, rien de rieeeeeen ! Non, je ne réclame rieeeeeeen !

- o -

Bonjour, bonjour ! :) Mes examens sont terminés, je vais donc pouvoir me remettre à écrire !

Je vous remercie pour vos reviews (d'ailleurs, j'ai tenu ma parole, Mak64 !). J'avoue que vous êtes une motivation suffisamment importante pour me donner envie de finir cette histoire !

Hum, que dire ? L'histoire suit son cours, aujourd'hui, 3ème couplet.

Bonne lecture !

FireRox

PS : Je mets souvent des chapitres à jour, quand je trouve une faute d'orthographe ou quoique ce soit. Désolée de vous faire de fausses joies lorsque vous recevez le message de ff :S

- o -

Chapitre 3 : « Don't carry the world upon your shoulders »

And anytime you feel the pain, hey Jude, refrain
Don't carry the world upon your shoulders
For well you know that it's a fool who plays it cool
By making his world a little colder
Nah nah nah nah nah nah nah nah nah

« Hey Jude », The Beatles.

La musique que diffusait la radio magiquement sonorisée me rendait nostalgique. Je me souvenais de mon père, Paul, bataillant pour écouter Radio Caroline, tandis que ma mère, Elenor, tentait par tous les moyens de comprendre le fonctionnement du micro-ondes. Déjà deux ans que nous nous cachions, et que nos retrouvailles se passaient dans un sombre cottage du Nord de l'Écosse. Autant dire que nous nous y amusions comme des petits fous …

Deux Maraudeurs – les citer serait un affront à votre intelligence, cher lecteur – se trémoussaient au milieu de leur salle commune, tels des pantins désarticulés. Un autre était assis près d'un groupe de filles qui gloussaient en regardant les deux premiers. Et le dernier me dépassa pour aller nous chercher une Bièraubeurre, charmante attention pour ma personne assoiffée. Ce qui me laissait le temps d'observer la pièce.

Apparemment, les Griffondors formaient deux groupes. D'un côté les joyeux lurons et les amoureuses de la nouvelle vague de la mode sorcière, et de l'autre les personnes qui, à mon sens, étaient plus fréquentables. Non pas que je sois contre les blagueurs et les jolies filles. Voyons, comment pourrais-je sinon supporter les meilleurs amis de mon hypothétique futur petit-ami ? J'étais juste plus à l'aise avec des personnes posées et discrètes. Quoi, le portrait de Remus ? Ridicule.

Un nouveau morceau du groupe moldu AC/DC – « TNT » - emplissait la pièce, et Potter se livrait à un combat de faux guitaristes avec Black, en hurlant comme des possédés. Je pleurai de rire, comme une bonne partie de la salle. Vraiment, ce Black, avec ses cheveux volant dans les airs – tout comme les lunettes de Potter, le pauvre – était parfait dans le rôle du rocker déglingué.

- Parfaitement siphonnés, n'est-ce pas ? Me souffla-t-on à l'oreille.

Sursautant, je faillis lui faire renverser ses bièraubeurres. Remus, souriant, me tendit un verre à présent un peu moins plein.

- Je ne savais pas que tu avais peur de moi, très chère.

- Mon bon ami, je suis un aigle parmi les lions. La moindre erreur, et je me ferai dévorer ! Lançai-je sur un ton tragique.

- Croyez bien que je ne laisserai jamais cette tragédie se produire !

Je cachais mon trouble dans mon verre. Ce type disait ces phrases avec un tel naturel que je ne pouvais chercher de sens caché derrière elles. Parfois, je priais pour que Remus soit un garçon comme les autres, lourd et sans finesse. Au moins aurais-je l'impression de le comprendre un peu mieux.

Je décidai de changer de sujet, celui-ci devenait un peu trop glissant pour moi.

- Ils sont toujours ainsi ? Demandai-je en désignant les deux fous furieux, qui continuait leur duel en hurlant.

Remus eut une grimace étrange.

- Ils ont un léger côté animal qui ressort souvent, ces temps-ci …

- Bla … Sirius, me repris-je de justesse, me fais penser à un chiot sous LSD.

- Je ne nierai pas les prises de drogue fréquentes au sein du groupe, répondit-il calmement.

- QUOI ? M'exclamai-je en me tournant – trop vite pour mon verre – vers lui. Et mer … Sac à papier !

La bièreaubeurre qui trempait sa chemise ne l'empêcha pas d'exploser de rire, et moi de me teinter en l'honneur de l'équipe gagnante, c'est à dire en cramoisi.

- Sac à papier ! Réussit-il à prononcer entre deux hoquets.

- Oui, bon, ben … bredouillai-je, écarlate. Désolée …

Il s'essuya les yeux, tandis qu'au fond de moi, je me sentais rétrécir sous les regards de mes voisins, et surtout voisines. Il tentait de reprendre son sérieux, mais je voyais bien aux tressautements de ses épaules que le combat contre le rire était perdu d'avance.

- C'est bon, moque-toi, ornithorynque mal embouché, marmonnai-je en plongeant une nouvelle fois dans mon verre vide.

Deuxième explosion de rire de la soirée. Décidément, j'y allais fort. Ou alors, Môsieur n'avait pas bu que de la bièreaubeurre. Alcoolique, va !

- Tu en as d'autres comme celles-là ? Me demanda-t-il après trois bonnes minutes passées plié en deux.

- J'en ai tout un répertoire, mon cher.

- J'ai hâte de les entendre, surtout devant nos amis tout de vert vêtus.

- Le son mélodieux de ma voix n'est réservé qu'à mes amis, lui rétorquai-je avec un sourire.

- Quel dommage, et moi qui pensais je faire mourir de rire des Serpentards était une vengeance douce et raisonnable ! Soupira-t-il en levant les yeux au ciel.

Je lui donnai en riant une légère tape sur la tête.

- Médisant personnage !

- Que nenni, j'énonce la vérité telle qu'elle se doit d'être !

- Certes, je te vois bien pasteur dans ton petit village de campagne.

Au regard qu'il me lança, je conclus que les sorciers n'avaient jamais entendu parler de religion.

- Un type habillé en noir qui lance des sermons en haut d'une échelle, expliquai-je - un peu trop - rapidement.

- Les moldus sont parfois bien étranges, lança-t-il après un instant de réflexion. Ça te dit d'aller s'assoir ? Passer la journée debout fut une torture pour mes jambes frêles et gracieuses.

J'acquiesçai, aussi nous allâmes nous poser sur un canapé en velours bordeaux, excentré mais tout aussi confortable que ceux de Serdaigle. A croire que Poudlard avait acheté un stock de meubles en gros. Un silence s'installa entre nous, pendant lequel ma tête bougeait au son de ABBA, un autre groupe moldu. Silence que Remus rompit après que les dernière notes de la chanson aient rendues l'âme.

- Magnifiques boucles d'oreille, au fait.

Par réflexe, j'agrippai ces dernières, de peur d'avoir perdu un bien si précieux.

- Cadeau de Michelle, répondis-je, fière de mon amie.

- La poursuiveuse de votre équipe ?

- Exact.

- Plutôt douée, si je me souviens bien. Elle nous a fait perdre bien des match !

- Rassurez-vous, équipe adverse, Rigby et McKenzie sont partis dans les bois Norvégiens, chercher des bestioles encore inconnues aux yeux du monde.

- La fine équipe est donc dissoute ?

- J'ai bien peur que nous devions perdre la coupe cette année.

- Quelle tragédie !

- Je sais.

Et le silence revint, heureusement coupé par les éclats de rire des Griffondors autour de leurs mascottes. J'avais peur de voir Remus se lever et rejoindre des gens d'une compagnie plus animée que la mienne, mais au contraire, il s'installa plus confortablement sur le canapé, sans la moindre intention de bouger. Un fol espoir m'envahit soudain. Serait-ce ridicule de penser que, peut-être …

- Remus ?

- Huuum ?

Il semblait sortir d'une étrange torpeur, levant ses yeux dorés sur moi. J'entendais presque la voix de Michelle dans ma tête, « Lance toi ! ».

- Heu … Je ne sais pas si tu … Heu …

- Oui ?

- Heu … Non, rien.

Mais quelle idiote ! Je me levai brusquement, horriblement honteuse de mes paroles. Une suite de « heu », s'il n'avait pas compris, il était définitivement amorphe et insensible !

- Je dois y aller, lançai-je sans même oser le regarder.

- Déjà ?

- Le couvre feu, tentai-je, connaissant sa réponse d'avance.

- Mais nous sommes préfets !

- Heu … J'ai oublié de faire un truc.

- Ah … Bon, à bientôt alors ! Lança-t-il en replongeant dans son demi-sommeil.

Je partis quasiment en courant vers le portrait de la Grosse Dame, tout en bousculant au passage quelques Griffondors éméchés. Les larmes me montaient aux yeux, mais je me promis de les retenir au moins jusqu'à ma chambre. Peine perdue, je butais sur quelque idiot se trouvant sur mon chemin, et je sentis soudain couler le long de mes joues les preuves de mon échec.

- Désolée, réussis-je à hoqueter avant de traverser le passage qui me rendrait la liberté.

- o -

- Jude, souffla Michelle, tu ne veux vraiment pas descendre ?

- Pas faim.

- Tu veux que je te ramène quelque chose ?

- Pas envie.

Elle soupira, résignée. Ce ne serait pas ma première peine de cœur, et elle le savait. Seulement, se voir à ce point ignorée, était une torture mentale à la limite du supportable. Même pas un regard avant de partir, à croire qu'il ne m'avait invitée que pour avoir une bonne raison de ne pas être dérangé par ses imbéciles d'amis !

De longues minutes passèrent, tandis que je fixais le plafond en vidant mon esprit.

- Jude ?

- Humpf …

J'étais tellement certaine que Michelle n'allait pas lâcher le morceau, même un état catatonique ne pouvait l'arrêter.

- Tu veux un Helter Skelter ?

J'ouvris les yeux pour la première fois depuis cette longue matinée.

- Pardon ?

- Tu sais, le truc moldu pour repousser le mal de crâne !

J'explosai de rire, devant la tête emplie de fierté de Michelle.

- Alka Seltzer ! La corrigeai-je, toujours secouée par ce fichu rire nerveux.

- C'est exactement ce que j'ai dit, se défendit-elle.

- Mais bien sûr !

- Au fait, Sirius veut te parler.

- Qui ?

Elle me dévisagea comme la reine des cinglées.

- Black, Sirius Black ! Il n'y a pas cinquante personnes qui portent ce nom dans le monde !

- Très drôle, Michelle.

- Mais je suis on ne peut plus sérieuse !

- Black ne m'a jamais adressé la parole, c'est pas maintenant que ça va commencer.

- Tu lui as peut-être tapé dans l'œil à la soirée ? Risqua-t-elle, avide d'informations que je ne lui avais pas encore communiquées.

Le regard meurtrier que je lui lançai suffit à lui faire perdre de sa curiosité malsaine.

- Au cas où tu n'aurais pas remarqué, je fais partie du club du Sergent Pepper.

- Raison de plus pour qu'il t'ait remarqué, alors ! Dit-elle d'un ton triomphant. Allez, lève toi et marche !

Pour moi, la seule raison qui pousserait Black à venir me parler était de m'annoncer que Remus me laissait un tour de garde. Après tout, le mois était bientôt fini, ce qui signifiait qu'il allait recevoir une nouvelle autorisation de sortie pour voir sa mère. Et à la vue de ce qui s'était passé hier, ce lâche ne pouvait venir me l'annoncer lui même.

Je me levai en soufflant, les cheveux plats d'un côté et ébouriffés de l'autre, les paupières encore collées par le sommeil.

- Vais me laver, grommelai-je en me traînant vers la salle de bains.

- Fais vite, ton Prince Noir t'a donné rendez-vous dans dix minutes devant la bibliothèque, m'annonça malicieusement Michelle.

- T'es au courant qu'il faut cinq minutes pour aller d'ici aux sanctuaires des heures de recherche ?

- Alors tais-toi et bouge tes fesses, il te reste quatre minutes, répondit-elle tranquillement.

- o -

Alors, qui a remarqué mes allusions aux Beatles dans ce chapitre ? Il y en a au moins 7 ! Les avez-vous toutes remarquées ? :)

Chapitre suivant bientôt, Jude va-t-elle survivre à sa rencontre avec Sirius ? Remus va-t-il réussir à sortir de son flegme légendaire ? Et où est Wickham ?

Réponse au prochain épisode ! :)

FireRox