Coucou ! Nouveau chapitre, comme prévu. Merci pour vos reviews, je n'ai pas eu beaucoup de temps pour y répondre (certaines choses oubliées pendant les examens ont retenues mon attention).
Alors, pour les joueurs et joueuses, voici les réponses du chapitre précédent :
1) Paul : McCartney, of course !
2) Eleanor : Eleanor Rigby, chanson mémorable.
3) LSD : Pour Lucy in the Sky with Diamonds
4) « pasteur dans ton petit village de campagne » : Eleanor Rigby
5) « Rigby et McKenzie » : Eleanor Rigby (oui, j'adore cette chanson !)
6) « Bois norvégiens » : Norvégian wood
7) « je fais partie du club du Sergent Pepper » : Sergent Pepper Lonely Heart Club Band
8) « Radio Caroline » : Radio diffusée par un bateau voguant sur la mer du Nord, totalement illégale, cf le film « Good Morning England » (que je vous conseille vivement !)
Cette fois, il y a 8 expressions à trouver. Je me suis cassée la tête, autant vous dire que vous allez en baver ! Indice : la plupart sont des titres traduits en français (et je dois vous avouer que pour les caser sans que cela ne paraisse étrange, j'en ai mis du temps !).
Bonne chance, chers amis :)
FireRox
- o -
Chapitre 4 : « Don't let HIM down. »
Hey Jude, don't let me down
You have found her, now go and get her
Remember to let her into your heart
Then you can start to make it better
« Hey Jude », The Beatles.
- o -
Autant vous dire que j'étais légèrement – euphémisme – essoufflée à mon arrivée au point de rendez-vous. Black m'attendait à côté de la porte de la Bibliothèque, tout occupé à discuter avec une blonde qui gigotait bizarrement devant son nez. A dire vrai, si Michelle ne m'avait pas prévenue, rien n'aurait laissé deviner que ce type m'attendait. Il devait certainement évacuer son stress avec une bonne séance de flirt. Brave petit.
Quand il me vit arriver, il prit un air trop sérieux pour lui appartenir réellement.
- On se voit tout à l'heure, Sadie ?
Ah, je venais donc de rencontrer Sexy Sadie, la muse de ces messieurs pré-pubères. D'après les informations de Michelle – et Merlin sait si Michelle n'a pas un réseau de commérages particulièrement développé – elle serait une proie difficile à attraper. A croire que rien n'échappait au grand Sirius Black. Ce jour et cette nuit allaient certainement être très très durs pour elle, surtout si elle continuait à remuer comme un petit chien devant Bl … Sirius.
Une fois que ladite Sadie s'en fut, j'eus pour moi l'entière attention de Sirius. Ce qui n'était pas pour me déplaire, surtout qu'il était un des quatre garçons dans le vent de cette école, et, qui plus est, le grand ami de mon abrutie de cible.
- T'as demandé à me voir ? Lui lançai-je avec une assurance feinte.
Il me sourit, posa un doigt sur ses lèvres pour me signifier de ne pas aller plus loin, et me traîna dans une salle de classe vide. Salle dont il prit soin de fermer la porte. Était-ce normal d'entendre les battements de mon cœur s'accélérer subitement ?
- Heu … commençai-je à bafouiller.
Il se retourna vers moi, toujours un grand sourire aux lèvres. Et ce qu'il me sortit me cloua sur place.
- Alors comme ça on est amoureuse de Remus ?
- Même pas vrai ! Répliquai-je sans réfléchir.
Ce qui me fit mourir de honte pour la deuxième fois en moins de dix secondes. Par voie de conséquence plutôt logique, la grande andouille se tenant devant moi éclata de rire. Misère de misère.
- Ne mentez pas, très chère, je vous ai observée hier soir, me taquina-t-il en agitant son doigt devant mon nez.
Je ne lui répondis rien, le silence obstiné étant ma meilleure arme face aux imbéciles.
- Et vous ne pouvez nier avoir subrepticement trempé ma chemise en me fonçant dedans lorsque vous cherchiez le chemin de vos dortoirs. Bien évidemment, j'aurai pu croire que mon physique exceptionnel vous avait mis la larme à l'œil, mais je ne suis pas si narcissique !
- Ben voyons … marmonnai-je en tentant désespérément d'ouvrir la porte. Alohomora !
Rien à faire, cette fichue salle ne voulait pas me laisser sortir. Deuxième tactique enclenchée.
- Et alors ? Criai-je presque, soudainement agressive. Ce ne sont pas tes oignons, Black ! Mes affaires ne t'appartiennent pas, pas plus que le droit de décider de ma vie !
Il devint cramoisi. Haha ! La petite et timide Jude allait-elle avoir raison du grand et fort Sirius Black ? Puis il explosa. De rire. J'avais comme l'impression que ce type avait un raisonnement totalement différent du mien. Généralement, quand on crie sur une personne, c'est pour montrer un semblant de colère. Pas pour raconter une blague bien marrante. Si ? Ma conception du monde tombait à l'eau.
Il reprit son sérieux, et je pus voir à quel point son visage changeait quand ses traits ne reflétait plus le clown, mais l'élève sérieux qu'il aurait pu être.
- Vraiment, Jude, tu pensais sérieusement réussir cette entreprise titanesque toute seule ? Fit-il en s'appuyant contre la porte nonchalamment.
- Quelle entreprise ? Balbutiai-je sans comprendre.
Il soupira en levant les yeux au ciel, puis me sourit. Un vrai sourire, pas une de ses mimiques charmeuses.
- Séduire Remus Lupin, voyons !
- o -
- Répète moi ça une nouvelle fois.
- Michelle !
- Mais c'est tellement …
- Incroyable ? Surprenant ? Horrifiant ? Statistiquement improbable, voir impossible ? Listai-je, enfouie sous mes couvertures.
- Gentil ? Mignon ? Merveilleux ? Risqua Michelle, elle aussi installée sur son lit.
- C'est de Sirius Black dont on parle. Le type qui marcherait sur la tête des Serpentards s'il lui était donné de pouvoir les décapiter !
- Tu es tellement naïve, parfois, soupira-t-elle en me lançant un regard noir.
- Quoi, ose me dire que ce n'est pas vrai ! Me récriai-je en me redressant.
- Et t'as essayé de savoir pourquoi ?
- Parce que c'est un abruti de Griffondor sans autre but que de faire régner la discorde et l'anarchie sur l'école ? Suggérai-je avec conviction.
- Ben voyons. Et tu te prétends contre les préjugés ?
- Je n'ai jamais prétendu ça ! M'insurgeai-je, tout en reconnaissant à part moi qu'elle avait peut-être – un peu – raison.
- Sirius est parti de chez lui cet été.
- Si j'avais eu la chance de partir en vacances, je l'aurai fait aussi !
- Définitivement, andouille ! Des fois, j'ai vraiment l'impression que tu vis dans un immense champ de fraises et d'autres trucs dégoulinants d'amour ou de bonté !
Cela faisait longtemps que le spectacle de Michelle énervée n'était apparu à mes yeux. Je compris alors que j'avais dit une énormité sans nom.
- Heu … Je m'excuse ? Tentai-je sans grande chance de succès.
Un silence me répondit. Je savais que Michelle avait quelques problèmes en ce moment, les lettres de sa mère, Mary, se faisaient de moins en moins fréquentes, tandis que ses combats verbaux contre notre Directeur de maison étaient de plus en plus rares. A dire vrai, je ne savais pas grand chose de la vie de mon amie à l'extérieur de Poudlard, mis à part que son oncle John avait fait les choux gras de la presse torchon il y avait deux ans, en abandonnant son entreprise de balais pour partir avec une certaine Sally.
Ce qui ne me donnait pas de grandes informations sur la famille des Starr.
- Je vais me fiancer, jeta-t-elle en fixant le plafond.
Patiente, j'attendis qu'elle me donna des explications. Ce qu'elle fit après quelques minutes de réflexion.
- Mes parents ont décidé que notre sang primait sur mes choix, déclara-t-elle amèrement. Aux prochaines vacances, je suis censée rencontrer l'élu de mes parents. Autant dire que je compte mon bonheur en jours depuis trois semaines …
J'osais une question.
- Qui ?
- Rosier.
Je ne pus m'empêcher de pousser un hurlement peu élégant.
- QUOI ?
- Ouais, le fervent partisan de l'autre timbré … grommela-t-elle en se tournant vers le mur. Paraît que son sang est aussi pur que le mien …
- Mais … commençai-je, sans savoir vraiment ce que j'allais pouvoir lui dire.
- Il n'y a rien à dire, me coupa-t-elle sans réelle brusquerie. Sirius a quitté sa famille pour échapper à toutes ces conneries. Dans quelques semaines, je compte bien suivre ses pas. Qu'ils me renient ou non, je ne suis pas un jouet que l'on manipule sans représailles, déclara-t-elle séchement.
Je savais sa décision irrévocable. Et je la respectais.
- Donc, tu peux me répéter ce que Sirius t'a dit ?
Changement de sujet. Autrement dit, Michelle ne voulait pas s'appesantir sur des problèmes, chose aisément compréhensible. Cette fois, je ne fis pas de manière pour esquiver la fatidique réponse.
- Qu'il pouvait m'aider, que Remus était incapable de comprendre ses propres sentiments puisqu'il refusait d'en avoir, que j'étais proche de la victoire, que si jamais j'avais besoin d'une âme compatissante, il était là, blablabla, et il m'a demandé si tu aimerais le rencontrer devant une bièreaubeurre à la prochaine sortie à Pré-au-Lard.
- QUOI ?
- Ah, je ne te l'avais pas précisé les trois fois précédentes ? Excuse moi de mon oubli, sans doute non intentionnel, me moquai-je en lui tirant la langue.
A présent Michelle était complètement redressée, les yeux emplis d'étoiles du nom de Sirius Black.
- Tu plaisantes ?
- Si, si.
- QUOI ?
- Mais non, australopithèque amorphe ! Tu veux que je le fasse en plus concret ? Sirius Black, beau, vouloir rencontrer toi, chance !
- Moi vouloir sauter sur lui. Toi croire lui comprendre ?
- Moi penser que toi être un peu folle.
- Moi savoir, et moi être fière.
- o -
Le lendemain, j'étais devant Sirius Black, prête à écouter ses précieux conseils. Accessoirement, prête à entendre le moindre de ses mots concernant Michelle – mission spéciale confiée par ma blonde favorite.
- Bien. Commençons par le principal. Il te faut savoir que Remus Lupin vit sur une planète à part, déclara-t-il sur un ton mystérieux.
- Je m'en étais aperçue, grommelai-je en m'asseyant plus confortablement sur le fauteuil.
Nous étions dans une petite salle, apparemment aménagée pour le confort et le repos des élèves du château. Fauteuils moelleux en velours bleu nuit, canapés confortables sans poussière, des tapis épais couvrant le sol inégal. Sympathique endroit.
- Et que, par logique, ses réactions sont également à part, continua-t-il.
- Il reste un homme, tout de même ! Clamai-je en citant Michelle.
- Tssss, Remus Lupin n'est pas un homme. C'est un surhomme ! S'exclama-t-il en se levant avec emphase. Il connaît tout sur tout, il est serviable, gentil, avec un grand sens de l'humour et du ridicule, bref, il est parfait !
- Ce que tu dis me rassure beaucoup …
Il eut la décence de paraître gêné.
- Mais il existe encore un espoir, reprit-il.
- J'espère bien.
- Il faut apprendre à décrypter ses réactions. Travail de longue haleine qui m'a pris six années, pour votre plus grand service.
- Quel honneur !
- Par exemple, lui as-tu déjà dis une phrase plutôt compromettante ?
Le souvenir de la soirée me revint en mémoire.
- Oui.
- Et tu as eu l'impression qu'il ne s'en était même pas aperçu ?
- Heu … Oui, répondis-je, intriguée par la suite.
- Et voilà ! S'exclama-t-il, triomphant.
- Pardon ?
- Un homme normal, prenons exemple, un homme comme moi, aurait immédiatement tiqué, et aurait été soit potentiellement intéressé, soit horriblement effrayé de la tournure de la situation. Mais Remus Lupin, lui, n'en a même pas conscience !
- Impossible, on ne peut pas être aveugle à ce point ! Protestai-je, incrédule.
- Mais si ! Tu ne sais le nombre de filles qui se sont cassées les dents sur le superbe Remus Lupin !
Une vague de jalousie me submergea, suivie de près par un raz de marée de désespoir. Au secours, j'ai besoin de quelqu'un pour m'aider dans cette tâche insurmontable !
- Autre exemple. As-tu déjà eu l'impression qu'il te faisait des avances ?
- Oui.
- Mais qu'il ne s'en apercevait pas ?
- Oui, me sentis-je obligée de dire, en repensant à ses phrases si pleines et pourtant si vides de sens.
- Et voilà ! Fit-il à nouveau. Remus Lupin ne se rend pas compte de son charme dévastateur !
- Ben voyons, c'est un être qui n'a pas de sentiment ! Ironisai-je, visualisant soudain une sorte de robot humanoïde.
- Non, me coupa gravement Sirius. C'est un être qui ne s'autorise pas à avoir des sentiments.
- Mais pourquoi ? Voulus-je savoir, agacée par tant de mystères.
- Tu le sauras bien assez tôt, murmura-t-il à part lui. Bref, s'exclama-t-il en se reprenant, voilà ma stratégie diabolique …
- o -
- Salut, me lança Remus en me rejoignant pour notre ronde du soir.
- Salut, marmonnai-je en ayant déjà le pressentiment d'être ridicule.
Nous avançâmes quelques minutes en silence. Les fichus conseils de Sirius me revenaient en mémoire.
« Le seul moyen de lui faire comprendre tes sentiments, c'est de les lui exposer. »
« Mais … Je risque de tout perdre si jamais il me rejette ! »
« Faudrait savoir ce que tu veux. Rester à ses côtés transie d'amour et pleurant la plupart du temps sur sa cécité, ou bien être fixée et passer à autre chose tant que tu en as le temps. »
« Je ne pleure pas ! »
« Mais rassure toi, quelque chose me dit que tout se passera bien … »
- Dis, Remus …
Il se tourna vers moi, et je me sentis défaillir. Merlin, aie un peu de courage des fois ! Avec un peu d'aide de mes amis, tout devrait bien se passer. Sirius me l'avait promis, Michelle m'avait motivée. Tout irait bien, pensais-je en inspirant une grande bolée d'air. Qui se bloqua dans ma gorge lorsque les mots sortirent sans autorisation.
- On se connaît depuis deux ans maintenant. Je t'apprécie beaucoup et heu … Enfin … Bref …
Je m'embrouillai, et lui continuait à me fixer sans avoir l'air de comprendre.
- Tu vois … Je suis heu … Enfin … C'est …
- Oui ? M'encouragea-t-il, les yeux plantés dans les miens.
C'en fut trop pour mon pauvre coeur.
- Je t'aime, bredouillai-je avant de tourner les talons et de m'enfuir sans attendre de réponse.
- o -
Alors, avez-vous trouvé mes 8 indices ? J'avoue, ils sont particulièrement compliqués !
Si vous avez aimé, détesté, ou même été totalement déçu à la lecture de ce chapitre, faites le moi savoir ! Pitié ! :)
Je vous dis donc à la semaine prochaine, qui va voir se profiler l'avant-dernier chapitre de cette aventure.
Que va répondre Remus ? Que va faire Sirius ? Jude va-t-elle faire quelque chose d'incroyablement stupide suite à cette déclaration pitoyable ? Suite au prochain épisode ! :)
A bientôt j'espère,
FireRox
