Coucou ! Désolée du retard, j'ai eu quelques petits problèmes de voiture dernièrement, je n'ai malheureusement pas eu le temps de me finir l'histoire en temps voulu. Ce qui explique que ce chapitre est un peu court :S

Voici les réponses du chapitre précédent, tadaaaaaaa ! :)

1) « Sexy Sadie », de la chanson éponyme

2) « Ce jour et cette nuit allaient certainement être très très durs » : It's been a hard day night, « Hard day night »

3) « Quatre garçons dans le vent », surnom des Beatles, et film du même nom.

4) « Tu vis dans un immense champ de fraises » : « Strawberry Field », chanson

5) « Sa mère, Mary » : Mother Mary de « Let it be » (Oui, je sais, c'est la Vierge Marie normalement, mais bon !)

6) L'histoire de l'oncle John qui s'en va avec Sally : Paroles de la chanson « Long Tall Sally », ou, si vous préférez, John Lennon qui abandonne les Beatles

7) « la famille des Starr » : Ringo Starr, membre du groupe

8) « Au secours, j'ai besoin de quelqu'un » : Help, I need somebody, de la chanson « Help ! »

9) « Avec un peu d'aide de mes amis » : « With a little help from my friends », chanson.

Bref, vous dire que je n'ai pas eu beaucoup d'inspiration cette semaine serait un euphémisme. Je n'ai RIEN réussi à faire ces derniers jours, mis à part à couper un fil et de faire sauter les plombs de la maison …

Je remanierai peut-être ce chapitre quand la muse daignera à nouveau me rendre visite. En attendant, désolée de nouveau du retard et le la qualité médiocre de ce chapitre. Toujours des allusions dans ce chapitre, mais beaucoup plus faciles à trouver. Bon courage ! :)

Bonne lecture,

FireRox

- o -

Chapitre 5 : « You're waiting for someone to perform with »

So let it out and let it in, hey Jude, begin
You're waiting for someone to perform with
And don't you know that it's just you, hey Jude, you'll do
The movement you need is on your shoulder
Nah nah nah nah nah nah nah nah nah yeah

« Hey Jude », The Beatles.

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- Tu as fait QUOI ?

Double hurlement dans mes pauvres oreilles. Michelle et Sirius se tenaient devant moi, un air furieux plaqué sur le visage.

- Faut-il vraiment que je le répète encore une fois ? Bredouillai-je, les joues en feu.

- Misère de misère ! S'exclama Sirius, effondré. Voilà pourquoi il paraissait totalement absent hier soir !

Noooooooon !

- Absent, dis-tu ? Ça me paraît être très encourageant, au contraire ! S'extasia Michelle.

Merci, merci, merci !

- Mais tu ne connais pas Remus ! Il vit dans le ciel avec des diamants ! Fit Sirius, atterré. Il va se persuader qu'il ne s'est rien passé, un bonjour et un au revoir, voilà ce qu'il retiendra d'hier soir !

- Franchement, Jude, je me demande ce que tu peux trouver à un ahuri pareil, me lança Michelle en se tournant vers moi, exaspérée.

Je soupirai, ne souhaitant pas même répondre à cette nouvelle provocation. Oui, j'étais amoureuse d'un type incapable d'envisager le moindre changement dans sa vie. Oui, c'était une situation horrible à vivre et à subir chaque jour de ma vie. Mais pourquoi parfois avais-je l'impression que ma semaine comptait huit jours ?

- Bon, récapitulons, dit calmement Sirius. Tu lui as fait une déclaration, certes pitoyable, mais c'est une grande avancée pour toi, non ?

- Ben, je me demande si je n'aurais pas mieux fait de continuer à me cacher, quand on voit sa réaction … soupirai-je une nouvelle fois.

- Ridicule, me coupa sèchement Michelle. Si ce comateux du sentiment n'est pas capable de se réveiller, il va falloir employer les méthodes fortes !

- J'aime cet état d'esprit, remarqua Sirius en lui lançant un clin d'œil, auquel ma grande amie sembla indifférente – quelle actrice !

Elle haussa les épaules, mais je la connaissais assez bien pour savoir qu'elle était fière de son petit effet.

- Il faut savoir foncer dans le tas, à trop attendre on finit par être déçu, répliqua-t-elle.

- Les grands esprits se rejoignent ! S'exclama Sirius, enthousiasmé de voir qu'il n'était pas le seul à partager cette vision du monde.

- Dites, on pourrait revenir à mon problème ? Leur lançai-je, un peu froissée d'assister à une parade nuptiale où je n'avais aucun rôle.

Les deux paons se tournèrent vers moi d'un seul mouvement, heureusement honteux de m'avoir oubliée. Merlin, je passais mon temps à construire des couples, tandis que je restai seule. Quelqu'un m'en voudrait-il dans une dimension supérieure à la notre ?

- Pour Remus, je ne vois qu'une seule solution, déclara Sirius.

- Et laquelle ?

- L'attaque.

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C'était fou à quel point hier, mes problèmes semblaient si loin de moi. Alors que je déambulais dans les couloirs du château, en attendant que mes généraux mettent au point une stratégie offensive digne de Wellington ou de Napoléon, ma tête fourmillait de questions toutes plus déprimantes les unes que les autres.

Mon but était inconsciemment de toute évidence de me perdre dans cet immense château et de mourir d'inanition avant la fin de la semaine, car au bout d'une longue heure de marche, je m'aperçus que je ne savais absolument pas où je me trouvais. N'étant pas d'une nature particulièrement anxieuse – sinon, il y aurait longtemps que le cas Remus m'aurait rendue boulimique, voir dépendante aux antidépresseurs – je me contentais de revenir sur mes pas. Sauf que, compris-je au bout d'un court moment, j'étais incapable de me souvenir de mes pérégrinations précédentes.

- Sac à papier … grommelai-je en me retrouvant devant le même tableau que j'avais croisé cinq minutes plus tôt.

- Un problème, mademoiselle Harrison ?

Je dus retenir un hurlement. Me retournant vivement, je découvrir devant moi ce que chaque fille un tant soit peu intelligente considérait comme un cauchemar.

Le Professeur Wickham.

- Heu, non, non, je me promène … D'ailleurs j'allais repartir ! Lui lançai-je avec une joie - un peu – forcée.

- Vraiment ? Il me semblait pourtant que vous étiez perdue, fit-il sur un ton négligé tout en continuant à avancer vers moi.

Instinctivement, je reculai de quelques pas, malheureusement insuffisants pour empêcher mon cher Directeur de maison de se tenir devant moi quelques secondes plus tard. Je déglutis difficilement en priant un dieu quelconque pour qu'une trappe miraculeuse s'ouvre sous le séducteur. Celui-ci fronça les sourcils en me voyant augmenter l'espace entre nous.

- Auriez-vous peur, Harrison ? Susurra-t-il en accélérant ses pas.

- J'allais repartir, répétai-je avec effroi, tout en calculant la distance qui me séparait de lui.

- Voyons, il n'y a aucune raison de me fuir …

« MAIS SI ESPECE DE SALE PERVERS ! » hurlai-je intérieurement. Les larmes commençaient à me monter aux yeux, tandis que ma prise sur ma baguette s'affermissait. Pas question de ce type ne tente quoique ce soit sans me défendre avec honneur.

Il ne restait plus que quelques centimètres entre nous, quand une voix retentit dans mon dos.

- JUDE !

Je me retournais vivement, prête à sauter dans les bras de mon sauveur. Sirius Black, suivi de très près par une Michelle essoufflée, courait pratiquement à ma rencontre.

- Ecartez-vous d'elle, monsieur le « professeur », cracha-t-il en prononçant d'un air dégoûté ces derniers mots.

Michelle m'attrapa le bras et me tira violemment en arrière. Ses yeux lançaient des éclairs, et quiconque, hormis cet imbécile de Wickham, se serait sauvé à toutes jambes sous le poids de ce regard brûlant.

- Comptez sur moi pour faire un rapport en détails à ma Directrice, « Professeur » ! continua Black avec le même ton méprisant.

Wickham ne bougeait plus, mais gardait pourtant cet air malsain de supériorité.

- Un rapport sur quel problème, monsieur Black ? J'aidais seulement mademoiselle Harrison ici présente à retrouver son chemin, déclara-t-il tranquillement, sans même avoir la décence de paraître coupable.

Je posais la main sur le bras de Sirius, afin de lui faire comprendre que toute violence envers un professeur, même si ce dernier était un pervers notoire, ne lui rendrait pas justice. Sirius me jeta un regard rageur, son tempérament n'était pas à la négociation. Cependant, en bonne Serdaigle j'étais, un simple « Non » murmuré lui remua les méninges, et sa baguette levée se pointa vers le sol.

- On s'en va, lançai-je tout en dardant un regard furieux sur Wickham.

Ce dernier me répondit par un sourire calculateur. Je n'avais pas fini d'en entendre parler, malheureusement. Nous tournâmes les talons, tandis que le beau parleur faisait de même. Sirius suivait le chemin sur un vieux bout de parchemin, que j'avais déjà vu entre les mains de Remus un soir de ronde préfectorale. Je m'abstins de tout commentaire, car Remus n'avait pas voulu me donner plus de détail sur cette carte la dernière fois. Un secret doit rester un secret, m'avait-il répondu avec un clin d'œil.

Nous arrivâmes enfin dans un couloir dont je connaissais l'existence. Un soupir de soulagement m'échappa, mais mon calvaire n'était pas terminé.

- MAIS QU'EST-CE QUI T'A PRIS D'ALLER TRAÎNER DU CÔTE DE WICKHAM ? Hurla Michelle sitôt mon sourire retrouvé.

- Heu … Je me suis perdue et je …

- ET QUOI ? TU PENSAIS A QUOI ? Continua-t-elle, écarlate.

Heureusement pour moi, Sirius l'empêcha d'aller plus loin. Ce qui était assez bien, vu que je me trouvais déjà six pieds sous terre, mourante de honte.

- Je suis désolée … bredouillai-je en me tordant les mains.

Je voyais toujours danser le flamme de la colère dans les yeux de mon amie, mais la main de Sirius posée sur son épaule semblait calmer toutes ses envies de meurtre. Merlin soit loué d'avoir inventé l'amour, finalement.

- Et si on revenait au sujet initial, hum ? Lança Sirius sur le ton de la conversation.

- On n'avait pas encore commencé, grommela Michelle, les dents serrées.

- Bref, j'ai parlé à Remus, me dit-il en souriant.

- Tu as quoi ? Fis-je, consternée par cette nouvelle affligeante.

- Oh, rien de bien méchant, juste quelques petits « Tout ce dont tu as besoin, c'est un peu d'amour », ou « Elle t'as dit qu'elle t'aimait, et tu sais que tu devrais en être heureux ».

- Merlin, je suis perdue … murmurai-je en m'effondrant au sol, anéantie.

- Mais non, repends toi, Jude ! Tu sais ce qu'il m'a répondu ?

- J'ai pas envie de le savoir …

- Mais justement, il ne m'a rien répondu ! Et tu sais ce que ça veut dire ? Beugla-t-il, rayonnant.

Il continua en l'absence de réponse de ma part.

- Mais qu'il va te répondre positivement ! C'est la tactique préférée de Mister Lupin, voyons ! Claironna Sirius en esquissant un pas de danse.

Et malgré mon pessimisme latent, je repris espoir.

- o -

C'était une ronde comme les autres, telle qu'elle avait lieu d'être dans les couloirs de Poudlard. Un simple travail de Préfets. Mais ce soir-là, c'était ma première sortie avec Remus après ma catastrophique déclaration. Trois jours avaient passés, et ce dernier ne m'avait toujours pas reparlé de cet événement pourtant insolite.

Nous marchions côte à côte, silencieux. Je savais que, dans mon dortoir, Michelle m'attendait impatiemment, de même pour Sirius côté Griffondor. Tous deux comptaient sur moi pour conclure cette histoire au plus vite. Et, pour la première fois depuis le début de mon béguin pour Remus, je devais avouer mon impatience à voir arriver un dénouement.

Mes amis m'avaient remonté le moral l'après-midi, surtout Sirius, à vrai dire, puisqu'il ne parlait que de sorties entre couples à Pré-au-Lard prochainement. Car, oui, effectivement, Michelle et lui étaient ensemble. D'un bel accord après ma déconvenue avec Wickham, ils s'étaient rapprochés fortement.

Ce qui, je devais le dire, me donnait le courage nécessaire à cette tâche monumentale.

- Remus, lâchai-je brusquement. Il faut que je sache.

Il se tourna vers moi, avec un air innocent qu'il savait si bien prendre.

- De quoi veux-tu parler ?

- Ne me prends pas pour une imbécile, par pitié. J'ai besoin de savoir ta réponse.

Ridicule, j'étais presque en train de le supplier alors que Sirius m'avait affirmé que sa réponse serait positive.

- Je ne peux pas.

Ses mots fendirent l'air comme un couperet. Impossible.

- Pardon ? Balbutiai-je, perdue.

- Je suis désolé, Jude, je ne peux pas. Je ne suis pas amoureux de toi.

Le couloir semblait tourner autour de moi, me rendant nauséeuse. A moins que les mots de Remus aient eu un pouvoir sur mon cœur, qui semblait vouloir s'arrêter de battre.

- Je suis désolé, souffla-t-il en évitant mon regard empli de larmes impossibles à retenir.

Il se détourna, et partir continuer la ronde seul. Je restais sur place, incapable de bouger. C'était impossible, n'est-ce pas ? Pas après tout ce que Sirius m'avait dit, pas après avoir si longtemps espéré ? Juste quelques mots, et tout était terminé.

Condamnée à rester dans l'ombre.

Seule.

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Ouch ! Je sais que vous me trouvez, huum … Sadique, méchante, horriblement horrible, détestable, j'en passe et des meilleures !

MAIS je vous avais prévenus dès le début que cette histoire serait différente des autres. Que j'en avais assez de ces fics qui se finissaient bien, alors que la majorité du temps, en réalité, les histoires d'amour finissent mal. Désolée si j'en ai choqué certains.

Après ce difficile passage, plus qu'un épilogue et puis s'en vont.

A bientôt donc !

FireRox

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