Chapitre 6 : Le serpent

New York 23H

Depuis 6 heures du matin, Orochimaru guettait ses écrans, comme s'il cherchait quelque chose où quelqu'un. Cela faisait donc 17 heures de suite que le vieil homme scrutait les images d'un monde dont il avait depuis longtemps rejeté la compagnie. Vivant dans son antre, seul. Mais la maladie et la vieillesse l'ayant peu à peu rattrapé chaque jours devenait de plus en plus difficile pour lui. Malgré cela il ne lâchait jamais ses fenêtres vers le monde du regard. Il devait le trouver. Il le fallait. Pour sa propre survie. Cependant la fatigue le rattrapa tout de même et ses yeux humides et fatigués se fermèrent peu à peu. Il avait enfin trouvé le repos, même si cela était dû à l'épuisement. Petit à petit des rêves inondèrent son esprit. Ces mêmes rêves prirent des allures de souvenirs. Il se rappelait de tout, même de la scène de sa naissance qui lui avait tellement été raconté qu'il lui semblait réellement s'en souvenir comme s'il avait été en état de conscience à ce moment là.

Tout commença dans un hôpital, dans une salle d'accouchement plus précisément. Les médecins et sages-femmes étaient tous prêt pour la naissance du petit.

« Allez-y madame poussez! C'est bien! On voit la tête! Continuez! »

Le bébé finit par sortir sans mal du ventre de sa mère. On s'occupa de son cordon ombilical. On lui donna une petite tape sur les fesses et le nouveau-né se mit aussitôt à crier. Mais ce n'était pas le seul cri qui se fit entendre. En effet la sage-femme qui s'occupait de la toilette du nourrisson poussa un cri de terreur et enchaina :

« Docteur! Docteur! Regardez! Ses yeux...ils...ils....ils ne sont pas normaux! »

Le médecin s'approcha du petit et regarda l'objet de la terreur de la sage-femme. Il mit la main devant sa bouche et devint livide. Sans mot dire il prit le bambin et le sortit de la pièce sans que sa mère pu voir l'enfant qu'elle portait depuis 9 mois et qui lui avait demandé tant d'effort. Le médecin déposa l'enfant dans une pièce spéciale et appela plusieurs de ses confrères. Malgré qu'il était proche de la retraite, il n'avait jamais vu cela, ce bébé avait des yeux jaunes avec une pupille verticale, des yeux de serpent...

Un son se fit entendre dans la pièce qui réveilla le vieil homme. Ce n'était qu'un rat qui avait fait tomber une pile de CD vierge. Orochimaru ne s'en soucia pas et repartit dans ses songes, ou plutôt, dans ses souvenirs.

A l'âge de 5 ans, Orochimaru avait déjà testé une multitude de traitements pour que ses yeux redeviennent normaux mais aucun d'eux n'eut l'effet voulu. Ses parents avaient honte de leur enfant, n'hésitant pas à le traiter de monstre à longueur de journée. Malgré son âge il n'allait pas à l'école et ne sortait jamais de chez lui. Ainsi, l'affaire fut petit à petit oubliée et « l'enfant aux yeux de serpents » retourna dans l'oubli. Mais un jour, alors que ses parents l'enfermèrent dans sa chambre comme à leur habitude, Orochimaru entendit ceux-ci parler à son sujet :

« Tu vois ce que tu as mis au monde, un monstre, un paria. »

« Mais je ne vois pas en quoi ce serait de ma faute, je n'y peux rien moi. J'aurai préféré avoir un autre enfant, qu'il ne vienne jamais au monde. »

En entendant ces mots, le jeune Orochimaru se morfondit de plus en plus jusqu'à ce qu'il en arriva à émettre le souhait de voir ses parents disparaître. A ce moment bien précis, il entendit les cris jumelés de son père et de sa mère, puis un bruis sourd de chute. Là, deux serpents passèrent sous la porte et s'approchèrent du petit garçon qui, apeuré partit se réfugier sous son lit. Les serpents s'approchèrent davantage de lui et, à son grand étonnement il entendit une voix dans sa tête.

« Voilà, nous avons exaucé ton ssssssssssouhait. Que devons-nous faire à présent? »

Orochimaru était sous le choc mais ne parvint qu'à articuler un faible

« Allez-vous en... »

Les deux reptiles s'en allèrent aussitôt, laissant l'enfant sangloter seul dans sa chambre. Il était désormais seul, tout seul, orphelin.

Quelques heures plus tard les cadavres des deux parents furent découvert par la femme de ménage. La cause de la mort n'était pas difficile à déterminer et tout de suite, on comprit qu'ils avaient succombé au venin d'un serpent très dangereux. Orochimaru, quant à lui, fut placé dans une maison spécialisée pour les enfants à problème...

A nouveau, un bruit réveilla Orochimaru, cette fois c'était son ordinateur portable qui signalait qu'il n'avait quasiment plus de batterie. Le vieil homme chercha le câble de la batterie et le brancha au PC. Il jeta un regard vague sur ses écrans mais rien ne capta son regard. Il retourna à nouveau dans ses souvenirs.

Jusqu'à l'âge de ses 18 ans, Orochimaru vécu dans un foyer spécialisé. Il y apprit beaucoup de choses et s'intéressa peu à peu à tout ce qui se rattachait à l'espionnage. Il aimait voir sans être vu. Cela était probablement du au fait que chaque nouvelle personne qui croisait son regard était pris d'effroi en voyant ses pupilles de serpents. Maintenant qu'il avait atteint sa majorité il devait se débrouiller par lui-même, le foyer ne pouvant plus l'accueillir. Un soir alors qu'il marchait le long d'une ruelle deux jeunes hommes armés d'un couteau s'approchèrent de lui. Il voulait certainement lui soutirer de l'argent mais ils n'en eurent pas longtemps la volonté quand ils virent les yeux de leur victime.

« Oh mon dieu regarde ça. Trop chouette tes lentilles. »

« Ce ne sont pas des lentilles... Ce sont mes yeux. »

« Mais oui c'est cela prend moi pour un con. Allez! File les moi!. »

« Mais je ne peux pas! »

« Tu va me les donner ou ça va mal se passer. » dit l'un des deux jeunes tout en secouant Orochimaru.

« Je souhaite que vous disparaissiez! » dit-il.

Juste à ce moment là, un serpent sortit de la bouche d'égout situé à quelques centimètres des deux agresseurs et mordit celui qui malmenait Orochimaru. Le jeune homme s'écroula, prit de convulsions sous l'effet du venin. L'autre agresseur préféra prendre la fuite plutôt que d'aider son ami qui termina sa vie sur le trottoir, la bouche mousseuse. Le serpent s'approcha d'Orochimaru et celui-ci entendit :

« Voilà, j'ai exaucé ton ssssssssssouhait. Que dois-je faire à présent? »

Cette fois-ci le jeune homme aux yeux de serpents ne prit pas peur. Il reconnu la couleur violette singulière que possédait ce serpent. C'était l'un des deux serpents qui avaient tué ses parents. Il resta devant le reptile et lui demanda :

« Qui es-tu? Et que viens-tu faire ici? »

« Je me nomme Manda et je suis sous les ordres de celui qui possède les pupilles de serpents. »

Orochimaru eut un grand choc en comprenant que, sans le vouloir, c'était lui le responsable de la mort de ses parents. Certes, c'était lui qui avait souhaité les voir disparaître mais ce souhait avait mal été interprété par les reptiles car en aucun cas il n'avait souhaité leurs morts. Orochimaru enragea alors, s'en voulant d'avoir eu cette pensée pour ses parents et maudissant ces satanés reptiles qui lui avait valu une vie orpheline.

« Pars! Vas-t-en! Je ne veux plus jamais te voir! » hurla-t-il.

Le serpent s'exécuta et retourna dans les égouts sans dire un mot. Orochimaru s'écroula et sanglota en compagnie du cadavre du jeune qui l'avait agressé. Après quelques minutes, il sentit une présence toute proche de lui. En levant les yeux, il vit deux chaussures noires juste en face de lui. En continuant son mouvement, il finit par voir que ces chaussures appartenaient à un homme portant un bandana autour de la bouche ainsi qu'un smoking noir avec un badge en forme de nuage rouge.

« Qui êtes-vous? »

« Je suis là pour t'aider. »

« Vous aussi! J'en ai assez des gens qui viennent m'aider alors que j'ai rien demandé. »

« Je ne viens pas t'apporter la même aide que ton serpent. Je suis venu te proposer une toute autre chose. Je suis venu te proposer de vivre comme tout le monde, sans être considéré comme un monstre. Je suis venu te proposer de t'enlever ces yeux de serpents. »

Orochimaru resta bouche bée un long moment puis reprit la parole :

« Vraiment? Vous pourriez faire ça? Est-ce que ce sera douloureux? »

« C'est sans douleur et oui, je peux le faire. »

Après un court laps de temps, Orochimaru fit signe qu'il était d'accord et se releva.

« Suis moi, ce ne sera pas long. »

Le mystérieux inconnu emmena le jeune homme aux yeux de serpents dans un entrepôt abandonné. Au fond de celui-ci il y avait un ascenseur. Ils descendirent ainsi un long moment. Quand les portes se réouvrirent, ils étaient en face d'un long couloir blanc donnant sur une pièce dont l'intérieur n'était pas visible de l'ascenseur. L'homme au smoking noir avança alors, fit quelques pas, se retourna et dit :

« Allons petit, encore un petit effort et tous tes ennuis cesseront. Ce n'est pas ce que tu désirais? »

Le jeune homme hocha la tête et s'avança d'un pas déterminé. Plus il avançait et plus l'intérieur de la pièce d'en face lui était visible. Il s'agissait en réalité d'une tout petite pièce où en son centre était placé une table d'opération. Arrivé au bout du couloir la porte vitrée s'ouvrit d'elle-même. Une fois à l'intérieur, l'homme au smoking noir prit la parole :

« C'est bon, le jeune homme aux yeux de serpents est là. »

Une porte dérobée s'ouvrit et un autre homme entra dans la pièce. Il était vêtu d'une longue blouse blanche et portait le même insigne en forme de nuage rouge. Il semblait être très vieux et ces cheveux gris avait depuis longtemps viré au blanc. Il s'éclaircit la voix et dit :

« Dis donc ce n'est pas trop tôt. J'ai failli attendre moi. » Puis il regarda Orochimaru droit dans les yeux et poursuivit :

« Je vois, c'est donc toi mon patient. N'ai aucune crainte, malgré mon âge avancé, je sais encore très bien ce que je fais et mes mains sont toujours aussi habiles qu'autrefois. Bon, ceci étant dit, installe-toi là. » dit-il en lui montrant la table d'opération du doigt.

Le jeune eut un moment d'hésitation mais finit pas s'installer sur la table. A peine fût-il installé que des sangles lui étaient nouées tout le long du corps.

« C'est pour pas que tu glisses où que tu gesticules pendant l'opération. C'est tout de même assez délicat à accomplir. » le rassura le vieil homme.

Une fois Orochimaru correctement installé sur la table, le vieil fit apporter une tablette contenant divers outils chirurgicaux qu'il ne pouvait pas distinguer comme il pouvait à peine bouger. L'enfant qui apportait ces outils avait lui aussi les cheveux gris et portait de grosses lunettes. Il prit un tabouret pour être à bonne hauteur et pouvoir voir celui qui était sur la table.

« Oh, c'est dont ça les yeux de serpents. » pensa le gamin à haute voix.

« Bonjour, je me présente je suis Kabuto et... »

« Silence fiston ce n'est pas le moment de blablater, je suis prêt, regarde et apprend. » Tout en disant ces mots, le vieil homme approcha la tablette ce qui permis à Orochimaru d'en voir le contenu. Ce qu'il vit était terrifiant, autant d'outils pour une opération dites « sans douleur », c'était impossible. Tout à coup la motivation du jeune homme disparu, il ne voulait plus la faire.

« Je ne veux plus! J'abandonne! Laissez moi partir! »

« Hors de questions d'arrêter maintenant, tout est prêt, on commence. »

Orochimaru avait beau vouloir partir, les sangles le serraient bien trop fort pour pouvoir faire un seul mouvement. C'est là qu'il comprit, les sangles n'étaient pas la pour ne pas qu'il glisse mais bien pour l'emprisonner. En réalité il était tombé dans un piège dont il ne pouvait plus se sortir. Il avait beau vouloir faire appel aux serpents, là où il était aucun serpent ne pouvait venir à son secours. Il s'était enfoncé de lui même dans la gueule du loup. La seringue que tenait le vieil homme s'approcha de plus en plus de sa peau et Orochimaru avait beau crier et hurler comme il pouvait cela ne changerait rien. Le produit finit par faire son effet et le jeune homme aux yeux de serpents s'endormit.

Après l'opération Orochimaru se réveilla dans l'entrepôt, seul, groggy. Il vit qu'il avait devant lui un petit flacon contenant des pilules ainsi qu'une lettre. Il reprit peu à peu ses esprits et lu le mot qu'on lui avait laissé :

Jeune homme, l'opération a été réalisé avec succès. Par contre, cette chirurgie étant nouvelle le sujet doit prendre régulièrement des médicaments pour ne pas faire un rejet qui entrainerait une mort inévitable. Ces médicaments étant encore à l'état de prototype n'existent bien évidemment pas dans les pharmacies communes et possèdent certainement des effets secondaires encore indéterminés. Nous vous avons déjà muni d'un flacon contenant des pilules pour une semaine. D'autre pilules vous seront envoyé où que vous serez. Par contre, pour que ce flux constant de pilules vous soit envoyé sans fautes, vous devez en contrepartie suivre certaines règles énoncées ci dessous :

devez oublier votre passé. Ne plus en parler à quiconque. Personne ne doit être au courant de qui vous étiez avant ni de l'opération que vous avez subis. Vous êtes surveillé, nous connaissons le moindre de vos faits et gestes.

travaillerez pour nous, un homme vous contactera d'ici peu pour vous assigner votre fonction.

règles doivent être suivit scrupuleusement. Tout manquement à celles-ci stoppera votre approvisionnement en médicament ce qui équivaut à la mort

Fin du chapitre 6


Syssim : Voilà fin du chapitre 6 qui est un chapitre très important pour cette fic. Le bureau des réclamations est ouvert. Alors, personne?

Naruto : Ben on apparaît pas dedans donc...

Syssim : Oui c'est vrai, mais pas de jalousie vous aurez tous votre heure de gloire à un moment donné.

Kakashi : Oui tu dit ça mais moi je n'ai pas fait mon apparition.

Syssim : Tout simplement car je garde le meilleur pour plus tard (qu'est-ce qu'il faut pas dire...)

Kakashi : D'accord d'accord je reviendrais plus tard.

Syssim : Comme il n'y à plus personne, la séance est terminée.

PS : Soyez nombreux à me faire vos commentaires sur ce chapitre j'en ai besoin pour la suite.