One Shot n°2
Titre anglais : Rama's Fifteenth Birthday
Titre français : Le quinzième anniversaire de Rama.
Rating : T pour la petite quantité de vulgarité.
Résumé : C'est l'anniversaire de Rama, il a quinze ans, et pour certaines raisons, tout va de travers.
Avertissement : Quelques vulgarités, un peu de jurons.
Note de l'auteur : Cette petite histoire se déroule durant la quatrième année de Gabe. Pour les curieux, Dee et Léonis (Léo) sont deux copains Griffon, complétant ainsi la liste des garçons Griffondors de quatrième année.
Note de la traductrice : Deuxième one shot traduit ! :D
Note bis : Correction et révision de ma part, en espérant que le texte soit plus fluide et moins « traduit ».
Bonne lecture !
Le quinzième anniversaire de Rama.
PFUIT !
Encore endormi, Rama fronça les sourcils et se roula en boule sous les couvertures alors que ses camarades de chambre se mirent à jeter des objets sur les rideaux magiquement fermés.
« Rama, si tu ne lèves pas ton cul de là, comment on est supposé te donner tes putains de cadeaux ? », cria Mack, récupérant son chausson qu'il avait jeté tout en tirant fortement sur les rideaux.
Rama se fichait des cadeaux. Il allait sur ses quinze ans cette année. QUINZE ! Il était pratiquement majeur maintenant ! Sacré Godric, où est-ce que les années étaient passées ?
Il était sûr d'entendre son corps protester quand il essaya de bouger.
« Oh, allez, Mack. Laisse-le un peu faire la grasse matinée. Après tout, Mindy Friskin l'a plaqué la nuit dernière, tu te souviens ? », dit Gabe.
Oh ouais, il avait presque oublié ça. Mindy, la jolie petite première année à Poufsouffle. Ils étaient sortis ensemble pendant à peu près une semaine avant que Mindy ne s'effondre sous la pression qu'elle recevait des autres parce que Rama était beaucoup plus âgé qu'elle.
Il ne pouvait pas vraiment la blâmer d'avoir été si douce et innocente. La plupart des premières années l'étaient de toute façon. Ah, si seulement il avait été plus jeune. Après tout, « les garçons de quinze ans ne devraient vraiment pas sortir avec des filles de onze ans. »
« Mindy ? Mindy, la Poufsouffle ? La Poufsouffle en première année ?, demanda Léonis Griffin, sur son lit.
– La seule et l'unique, dit Gabe, cherchant une paire de chaussettes propres.
– Attends, laisse-moi résumer tout ça. Rama Lupin, le canon s'est fait largué ?, demanda incrédule Dee Ryder.
– Par une Poufsouffle de première année ? », ajouta Léo.
Le dortoir des Griffondors de quatrième année fut remplit du rire des deux garçons qui riaient à gorge déployée.
« Eh bien, vous ne pouvez pas vraiment la blâmer de s'en aller. Rama a tendance à corrompre même les plus douces des vierges, ricana Mack.
– Honnêtement, Rama, à quoi tu pensais, à courir après une première année comme ça ?, gronda légèrement Gabe, ouvrant son armoire. C'est comme essayer de sortir avec Lief !
– Lief ? Pourquoi Lief ? Pourquoi pas Jasmine ou Rose ?, demanda Mack.
– Parce que Lief est mille fois plus innocent que les jumelles, » fut la réponse neutre.
Cette affirmation n'améliora pas beaucoup l'humeur de Rama. Enfin, pour des raisons étranges, cela semblait plutôt l'aggraver alors il se plongea la tête sous l'oreiller dans une tentative d'assourdir la conversation de ses camarades.
L'action fut annulée par le son de la porte qui s'ouvrit et qui claqua contre le mur.
« Ben, tu vas juste rester là à nous regarder bouche bée toute la journée ou tu as besoin de quelque chose ?, demanda Gabe à l'intrus.
– Où est Rama ?, » demanda une jeune voix.
Rama la reconnut instantanément comme étant celle de Lief.
« Il boude dans son lit.
– Pourquoi ?
– Mindy l'a largué.
– Comment Mindy a pu le larguer ? Ils ne sortaient même pas vraiment ensemble !
– Oui, eh bien, c'est plus pour le principe qu'autre chose, hein ?, dit Mack en ajustant sa cravate.
– Oh, pour l'amour de Rowena ! Rama, sors du lit ! Tu n'as aucune raison de faire comme si c'était la fin du monde !, cria Lief, se dirigeant vers le lit du loup-garou et tirant d'un coup sec sur les rideaux.
– Non.
– Rama, tu dois sortir ! Je veux de te souhaiter un joyeux anniversaire !, dit Lief. C'est la première fois que je suis capable de te le dire en personne et tu n'as pas le droit de le ruiner !
– Je ne veux pas que ça soit mon anniversaire, protesta Rama. Je ne veux pas avoir quinze ans ! Je veux avoir quatorze ans pour toujours !
– Espère d'idiot ! Si tu avais quatorze ans pour toujours, qu'est-ce que tu ferais quand nous grandirons ?, demanda Mack.
– Je traînerai avec Lief, répondit Rama.
– Je déteste briser ton rêve, mec, mais Lief grandira aussi un jour ou l'autre, » signala Mack.
Silence.
« Rama, ouvre juste les rideaux et finissons-en aujourd'hui, amadoua Gabe.
– Non.
– Rama, si tu ne sors pas et que tu ne me laisses pas te souhaiter un bon anniversaire, je te jure que je ne te pardonnerai jamais ! », cria Lief en croisant les bras et faisant une moue énervée.
Il y eut un instant de silence avant que des bruissements et un « Finite Incantem » furent entendus.
Lief ouvrit les rideaux qui révélèrent un Rama, le visage enfouit sous l'oreiller, sa baguette dans sa main tendue.
« Et tu dis que je suis une Drama Queen ?, demanda Gabe quand il vint à côté du lit.
– JOYEUX ANNIVERSAIRE, RAMA !, cria joyeusement Lief, sautant sur le lit de Rama.
– Oh, tire-toi, » vint la réponse étouffée.
PAM !
La tête de Rama se leva rapidement et il lança un regard à Gabe, qui était actuellement en train de tenir un oreiller dans ses mains.
« Ne parle pas comme ça à mon frère, » dit Gabe, levant l'oreiller, comme s'il le menaçait de le frapper encore avec ça.
Lief rit et sauta sur le lit d'à côté, prit un oreiller et revint rapidement.
PAM !
« Ouais ! Ne me parle pas comme ça ! », dit Lief en frappant Rama plusieurs fois.
Rama prit instantanément l'oreiller, l'arracha des mains de Lief et le jeta à travers la chambre, où Mack le reçut brutalement. Ignorant le cri de protestation de Mack (« Oh, c'est pas fini maintenant ! »), Rama plaqua Lief au sol où il commença à chatouiller le pauvre premier année aux larmes alors que le reste de ses camarades s'étaient engagés dans une bataille de polochon féroce.
Le jeu s'arrêta seulement quand Lief commença à s'étouffer, haletant, avec l'une des plumes qui emplissaient la chambre.
Mack baissa les yeux vers son oreiller mou.
« Ça doit être la dixième fois que nous déchirons ces trucs en seulement une année. Vous pensez que les elfes de maison vont commencer à être fatigué de remplacer nos oreillers ?
– Nan. Ils aiment probablement le faire. Aller chasser des oies qui font taille, les tuer et les déplumer, dit Gabe d'un ton dédaigneux. Ne sois pas surpris si nous avons une oie rôtie comme dîner demain. »
Les garçon ricanèrent et ils s'époussetèrent, enlevant les plumes de leurs vêtements et de leurs cheveux en chemin vers la porte.
« Allez, on ne veut pas rater le petit-déjeuner, dit Mack tenant la porte ouverte. On a toujours des cours où on doit faire attention. Surtout Potions.
– Arg. Comment ruiner un anniversaire », dit Dee en passant devant Mack et descendant les escaliers.
Mack leva simplement les yeux au ciel et suivit Lief à l'extérieur quand soudainement le garçon se leva d'un bond, cria un rapide au revoir et se précipita en bas des escaliers, frappant presque Dee en ce faisant.
« J'te jure, ce gosse a trop d'énergie le matin », dit Rama. Il se releva du sol et alla s'habiller.
« Donc, Mindy et toi n'étiez pas vraiment ensemble ?, demanda Gabe, se laissant tomber sur son propre lit en attendant que Rama soit prêt.
– Non.
– Alors comment ça se fait que la rumeur que vous sortiez ensemble a circulé ?
– Elle était la binôme de Lief sur un projet en Botanique et Lief m'a demandé de les aider un soir parce que leur Termaculus leur donnait des problèmes. Alors, étant le gentil mec que je suis, j'ai squatté, je les ai aidé et je n'étais rien de plus qu'un gentleman pour elle.
– Ça veut dire que tu as excessivement flirté avec elle, corrigea Gabe.
– Eh ben, j'ai pas pu m'en empêcher. Son rougissement était plutôt une ombre intéressante de rose soutenu. J'étais... plutôt amusant, dit Rama d'un haussement d'épaule.
– Alors, laisse-moi résumer. Tu disparaissais touts les soirs de la semaine dernière pour aller dans les serres faire rougir Mindy et tout ça pour des conneries et des gloussements ?, demanda Gabe.
– Ce n'est pas de ma faute ! Lief pensait que son rougissement était absolument hilarant !, se défendit Rama.
– Donc, Lief aussi était là tous les soirs .
– Ouaip.
– Génial. Il doit maintenant y avoir des rumeurs circulant à propos d'un plan à trois, grommela Gabe.
– J'en doute. Les histoires qui circulent viennent plus que probablement de la bouche de Mindy, ce qui veut dire que Lief n'était même pas là, dit Rama en mettant sa robe de sorcier.
– J'espère que tu as raison. Hé, quand est-ce que tu vas ouvrir tous tes cadeaux ? », dit Gabe, faisant un geste vers la pile de cadeaux posée au pied du lit de Rama.
Rama y jeta un coup d'œil.
« Plus tard. Je ne suis toujours pas prêt pour accepter le fait que je sois vieux.
– Espèce de chochotte, » grogna Gabe quand ils sortirent de la chambre.
« Jasmine, s'il te plaît ?
– Lief, tu oublies qu'on n'aime pas Rama, dit sèchement Rose.
– Exactement, acquiesça Jasmine. Alors, pourquoi est-ce que tu veux qu'on participe à ton plan ?
– Parce que je suis votre frère et que j'ai dit s'il te plaît, dit Lief.
– Non, on veut savoir : qu'est-ce qu'on y gagne ?, clarifia Jasmine.
– Eh bien, il est à la limite d'être déprimé pour le reste de la journée. Cacher tous ses cadeaux est la garantie de le faire se sentir encore plus mal. Ce qui vous donne de la satisfaction en sachant que vous y avez participé, dit pensivement Lief. Et si ça marche, ça voudra dire une fête avec des gâteaux et des glaces à volonté ce soir.
– Ton marché est un peu mauvais, affirma Jasmine.
– Quel parfum de glace ?, demanda Rose.
– Euh... »
Pas même perturbé par les réponses contradictoires que ses sœurs lui donnaient, Lief se trouva étourdit en essayant de se rappeler quel était leur parfum préféré de cette semaine.
« Donnes-en à la fraise et nous verrons », dit Jasmine, prenant en pitié leur jeune frère et lui donnant la réponse. Si cela avait été Gabe, elles l'auraient cuisiné.
« Ok !
– Donc on pourra se moquer de Rama ?
– Non, parce qu'après il finira par suspecter quelque chose.
– Je ne sais vraiment pas comment tu vas faire pour te débrouiller à tout préparer à la dernière minute », dit Jasmine d'un ton incertain en jetant un coup d'œil aux nombreux paquets que Lief avait laissé tomber sur leur table.
« C'est pourquoi je vous demande de l'aide, dit Lief. Tout le monde sait que c'est vous, les filles, qui êtes les meilleurs quand il s'agit d'accomplir des complots.
– C'est vrai, renifla Rose.
– Nous en sommes, sourit Jasmine.
– Et qu'est-ce qu'il vous arrive ce matin ? »
Le professeur Malfoy-Potter en aurait ri quand les trois visages surpris se tournèrent soudainement vers lui si la pile de cadeau et le léger regard de culpabilité de ses trois enfants l'empêcha de le faire.
Rose fut la première à reprendre ses esprits.
« Génial ! Juste la personne qu'on a besoin de voir !
– Euh... vraiment ?, demanda Lief, hésitant.
– Oui, » dirent Jasmine et Rose en se levant.
Les jumelles attrapèrent les manches de Harry et commencèrent à le traîner en dehors du grand hall, laissant Lief reprendre les cadeaux et les suivre.
« Papa, on a quelque chose facile et plutôt intéressant à te proposer... »
X.
Harry était debout, combattant le froncement de sourcils qui menaçait d'apparaître en voyant l'air scandalisé de son mari.
« Tu veux que je fasse quoi ?, demanda Draco, incrédule.
– Je dois vraiment me répéter une troisième fois pour toi ?, » dit-il d'un ton brusque.
Draco se renfrogna.
« Ce n'est pas parce que je tolère les Lupin que ça signifie que tu peux te tenir là et me demander d'aller accourir ch–
– Écoute, je ne te demande pas si tu es heureux avec ça–
– Pourquoi tu ne peux pas aller leur parler ?
– J'ai déjà essayé de leur rendre visite et leur elfe de maison m'a dit qu'ils seraient de retour chez eux plus tard et j'ai des cours à donner, dit Harry. Et si tu ne fais pas ça, tu auras à faire face à la terrible colère de soixante-quinze pour cent de nos enfants.
– Et pourquoi as-tu accepté ça, en premier lieu ? Ça transgressera beaucoup de règles de l'école, souligna Draco.
– Parce qu'ils m'ont attaqué avec leurs grands yeux mouillés de chiots qu'ils savent si bien faire. Tous en même temps. »
Harry ne semblait pas s'être complètement remit de ce geste comme il le devrait.
« Et toi, étant le cœur d'artichaut que tu es, tu as complètement cédé. »
Draco leva les yeux au ciel.
« Oh, s'il te plaît, tu es juste aussi mauvais que moi quand ça arrive.
– Tu rêves.
– S'il te plaît, Draco ? Je te promets que je t'en vaudrai une plus tard, dit Harry, ayant recours aux supplications.
– Me rendre service comment ?, demanda Draco, légèrement intéressé.
– Ce que tu veux, » dit Harry en regardant l'horloge. Les classes allaient bientôt commencer et il devait y retourner.
Alors qu'il allait prendre de la poudre de cheminette, Harry fut arrêté par une forte paire de bras, l'enlaçant au niveau de la poitrine et du ventre.
« Hum, si c'est le cas, tu ferais mieux de me rendre la pareille maintenant. », dit doucement Draco, ses lèvres frôlant l'oreille de Harry.
« Plus tard Malfoy, j'ai... cou... cours... »
La voix de Harry faiblit quand la main sur son ventre commença à plonger plus bas, embrasant ses hanches.
« Désolé, Potter. Je n'accepte pas les reconnaissance de dettes », chuchota Draco contre le cou de son mari avant de gentiment le mordre et le sucer.
« Putain... tu as vraiment besoin de le faire devant la che... cheminée ?, réussit à demander Harry. N'importe qui peut facilement nous interrompre.
– Tu es vraiment en train de te plaindre de mon choix de location ?, demanda Draco en massant le dur renflement dans le caleçon de son Golden Boy.
– Va... va te faire voir, Malfoy.
– Hum, c'est dans l'idée, n'est-ce pas Potter ?, » dit Draco, attrapant brutalement l'entrejambe maintenant dur de Harry et en s'appuyant sur la table basse derrière lui.
« Merde... j'ai... ma classe commence dans dix minutes ! Merlin... es-tu seulement en train de m'écouter ?
– Hum.
– Est-ce que tu t'en préoccupes au moins ?, insista Harry.
– Hum. Tant que c'est mon nom que tu cries, je m'en préoccuperais pas. »
Le professeur Malfoy-Potter arriva exactement vingt-trois minutes en retard à son cours de Défense Contre les Forces du Mal, ayant l'air extrêmement échevelé et désorganisé.
Draco Malfoy-Potter se tenait devant l'entrée de la maison des Lupins, empêchant le ricanement qui menaçait d'exploser en attendant que Bikky, l'elfe de maison, aille chercher son mètre.
Après la séance hallucinante de sexe, Harry lui avait dit qu'il avait plutôt intérêt à lever son cul pour aller voir Remus et faire à ce que les choses se passent bien ou il y aurait des conséquences tragiques – l'une d'entre elles impliquait de ne pas toucher les fesses de l'un ou l'autre, ainsi que tous ce qui se trouvait dans la région de l'aine.
Cela avait presque fait regretté Draco de pendre son mari à ce moment-là, surtout avec tant de répercussions possible ensuite. Presque.
« Je ne suis pas un Malfoy, je suis un Malfoy-Potter. Je ne suis pas un Malfoy, je suis un Malfoy-Potter. Je ne suis pas un Malfoy, je suis un Malfoy-Potter. Je ne suis pas un Malfoy, je suis un– »
« Malfoy ? », demanda Lupin, entrant dans le hall. L'homme semblait surpris de voir Draco malgré l'avertissement que Bikky lui avait donné. « Y-a-t-il quelque chose où je pourrais vous aider ? »
Se saisissant la présence de Harry, à nouveau là dans son esprit, pour l'aider à garder ses bonnes manières, Draco expliqua la proposition de ses enfants.
Rama était assit, en train de jouer avec sa nourriture, avec une pensée fermement ancrée dans on esprit. Ça n'avait PAS était une bonne journée. En fait, ça avait été le PIRE anniversaire de l'histoire entière.
Premièrement, tous ses cadeaux avaient été volés. Et non pas ceux envoyés par hiboux, pensez-vous, mais ceux qui étaient importants et qui avaient été posés au pied de son lit. Il aurait voulu partir à leur recherche mais c'était un jour d'école et il ne pouvait pas sécher les cours.
Entre deux cours, il était tombé sur les jumelles qui lui avaient demandé s'il passait un bon anniversaire. Naturellement, il leur parla sèchement à cause de leur air satisfait, pour ensuite se recevoir un coup de le bras de la part de Gabe.
Puis, alors qu'il était en Potions, Rogue enleva des points à Griffondor parce que Rama avait grogné. Rogue dit à Rama que s'il ne pouvait pas arrêter ces conneries alors il pouvait quitter la classe, ce que Rama aurait fait volontiers si Mark et Gabe n'avaient eu une prise si ferme à l'arrière de sa robe de sorcier. Castor Abernethey choisit ensuite ce moment-là pour ouvrir la bouche, disant que c'était sans doute dans la nature de Rama et qu'il fut possible qu'il ait grogné à quelque chose qui flottait dans son chaudron.
Cela fit naturellement Rama grogner plus fort, faisant éclater de rire tous les Serpentards (et quelques Griffondors). Quand les rires s'arrêtèrent, Parker Winchester suggéra que Rama passait simplement une très mauvaise journée.
Rama était maintenant convaincu que c'était les Serpentards qui avaient saboté son anniversaire.
Bien entendu, il n'en vint à la conclusion qu'après les cours, quand Vega Falken lui demanda méchamment si lui et Lief s'étaient disputés, considérant le fait qu'il avait vu Lief amener une tonne de paquet – tous adressés à Rama – à la table des Serpentards, ce matin.
Cette accusation fut la goûte de trop et Falken se retrouvait maintenant à l'infirmerie avec plusieurs côtés cassées, un poignet déboîté et un gros coquard.
Le prix de cette action coûta cinquante points à Griffondor et des heures de colles avec Rusard pendant une semaine.
C'est pourquoi, après une aussi horrible chaîne d'événements, Rama était en train de jouer avec son steak sans grand enthousiasme.
« Hum... Rama ?, demanda Lief, hésitant.
– Ouais ?
– Tu te souviens que tu m'avais promis de m'emmener dans la Cabane Hurlante un jour ? »
Rama leva les yeux de son repas malmené.
« Ouais.
– Eh bien, que penses-tu de m'y emmener ce soir ?, demanda Lief, avec espoir.
– Lief, quand j'ai fait cette promesse, j'avais le week-end en tête. Comme ça, on pourrait passer toute la journée là-bas, dit Rama.
– Oh, allez, Rama, dit Gabe. C'est dix fois plus amusant dans le noir et je pense que nous avons bien besoin d'une nuit à l'extérieur pour être de meilleure humeur.
– Ouais, c'est une excellente idée !, » accepta Mack.
Rama haussa les épaules et se leva de la table.
« Ok. Alors allons-y.
– Attends, tout de suite ?, demanda Lief alors qu'il se levait pour suivre.
– Pourquoi pas ?, Rama lança un coup d'œil dans le Grand Hall. Tout le monde est occupé à manger, ce qui est plus facile de sortir furtivement pour nous.
– Euh, est-ce que je peux prendre ma cape avant ?, demanda Lief, lançant un regard à la table des professeurs.
– Il fait un peu froid dehors, dit Gabe pensivement en arrivant dans le hall d'entrée.
– Ouais, ok, » dit Rama. Le groupe montèrent les escaliers récupérer leurs capes.
A la table des professeurs, le Professeur Malfoy-Potter se leva rapidement et acquiesça aux élèves à qui il avait parlé plus tôt.
« Gabe, tu pourrais te dépêcher ?, demanda Mack, le groupe s'arrêtant pour la troisième fois durant leur avancée dans le tunnel.
– J'y peux rien ! Ces murs sont très sales et cette cape vient juste d'être lavée, » se plaignit Gabe, marchant précautionneusement à travers le passage, évitant de marcher dans les flaques d'eau boueuse et de se frotter contre les murs étroits.
« Bien sûr que les murs sont sales ! Ils sont fait à partir de cochonneries ! Pourquoi tu portes cette cape si tu savais où on allait ?, demanda Rama, le groupe se remettant à marcher.
– Parce que c'était la seule que Lief m'a passé, renifla Gabe, évitant une autre flaque boueuse.
– Lief, pourquoi tu lui a donné cette cape ?, demanda Mack.
– Comme ça, il aurait l'air cool, » dit Lief, le groupe arrivant aux escaliers qui les mèneraient à leur destination finale.
« Nous allons explorer une maison détruite, alors pourquoi doit-il avoir un putain d'air cool ?, demanda Rama en ouvrant la porte.
– Parce que–
– SUPRISE ! »
Les trois Griffondors de quatrième année s'arrêtèrent et regardèrent, choqués, le groupe de personne devant eux.
« –il y a une fête surprise pour Rama et que Gabe déteste ne pas être parfait aux fêtes », finit Lief.
Se remettant du choc, Rama cligna des yeux deux fois avant de reconnaître la foule qui était là. Il y avait son père et Sirius, Wolcott, sa cousine Akela(1), Harry et Draco, Dee, Léo, Jasmine, Rose, Fred et George Weasley, et enfin, Lief.
« Quoi... comment... quoi... hein ?, demanda faiblement Rama avant que sa cousine le ne serrât fort dans ses bras.
– Ben, ça explique certainement où est-ce que les cadeaux avaient disparu, » dit Mack en montrant une grande table croulant sous le poids d'une vingtaine de paquets emballés.
« Tu l'avais prévu, demanda Gabe, se tournant vers son jeune frère.
– C'était mon idée mais le reste de la famille m'a aidé, dit Lief, regardant ses pères et les jumelles.
– Qu'est-ce que tu veux dire « le reste de la famille » ? C'est moi qui ai fait la majeur partie, ce qui veut dire qu'aucun de vous ne devrait s'attendre à aucune de mes faveurs pour la prochaine année, dit Draco avec humeur alors que Harry rit et entoura sa taille d'un bras.
– Oui, oui, oui et nous en sommes tous très reconnaissants, » dit Harry.
Rama était extatique. C'était facilement le MEILLEUR anniversaire de tous les temps.
Il n'avait pas vu Akela depuis qu'il avait déménagé, malgré le fait qu'ils avaient toujours gardé contact. Le nombre de cadeau de cette année avait largement surpassé celui de l'année précédente. Les bougies sur le gâteau avaient été ensorcelées pour qu'elles dansent tout autour, ce qui rendait l'action de les éteindre impossible. Tout le monde avait trouvé cela amusant et cela avait fini en une bataille générale de nourriture. La pièce avait été ridiculement trop décorée, cachant efficacement la poussière et les objets cassés. Fred et George garantirent un excellent divertissement, s'assurant que la fête continuait jusque tard dans la nuit.
Ce ne fut que lorsque Remus jeta un regard à la vielle montre de son grand-père et qu'il remarqua qu'il était minuit passé, qu'il insista pour que la fête se termine.
« La dernière chose dont j'ai besoin est que mon fils rate les cours à cause d'une fête que j'ai encouragé, » dit Remus à la foule qui huait, les enfants dirigés vers la cheminée, normalement non utilisée, pour être renvoyé au château par poudre de cheminette.
Rama donna à ses parents et à sa cousine un dernier câlin avant de faire un pas dans les flammes vertes et dire : « Poudlard, Salle Commune des Griffondors. »
« Lief, attends une seconde ! », cria Rama en sortant de l'âtre et entrant dans la salle commune.
Lief s'arrêta et se tourna, se tenant toujours la rampe d'escalier.
« Tu sais que ton plan m'a fait vivre un enfer, aujourd'hui, dit Rama, montant quelques marches des escaliers pour être au niveau du jeune Malfoy-Potter.
– Ouais, désolé pour ça. J'avais besoin de l'aide de Jasmine et de Rose pour le faire et elles ont insisté sur le fait que tu sois maussade fasse partie du marché, dit Lief en s'excusant.
– Oui, et bien, ça n'aurait pas été trop mal si je n'avais pas eu des heures de colle.
– La prochaine fois, essaie juste de ne pas grogner trop fort, blagua Lief.
– T'as entendu ça ?
– Seulement parce que les Serpentards ont tendance à tout se dire. »
Rama fronça les sourcils.
« Tu n'es pas un Serpentard.
– Jasmine et Rose me l'ont dit, » dit Lief avec un sourire qui se transforma en un long bâillement.
Secouant la tête, Rama descendit les marches de l'escalier.
« Enfin, merci. »
Lief revint au bas des marches et enlaça fortement Rama.
« Tu me dois quelque chose.
– Je te devrais toujours quelque chose, sourit malicieusement Rama.
– Alors, je suppose que tu auras pour toujours des dettes envers moi.
– Ça ne me fait pas devenir ton esclave ? »
Lief prit un moment pour réfléchir.
« Ça dépend. Comment tu prendrais le fait de m'appeler « Maître » ? »
Les sourcils de Rama se soulevèrent de surprise puis il se reprit.
« Attention, avertit-il, je pourrais le prendre plus sérieusement que tu ne le penses. »
Il y eut un petit moment pour que le jeune esprit de Lief déchiffre complètement le sous-entendu de Rama mais quand il le fit, un rougissement apparut sur ses joues, au plus grand amusement de Rama.
« Presque aussi mignon que celui de Mindy. », sourit le loup-garou avant de frôler Lief en se dirigeant vers son propre dortoir pour le reste de la nuit.
FIN.
(1) Le texte n'est pas vraiment clair si c'est un homme ou une femme. J'ai pris la facilité, vu que le prénom se finit en « A » et j'ai décidé que his cousin serait sa cousine. :)
