Jasmin Noir
Chapitre 1 : La nuit ou Grell lui promis sa veste
-C'est pas vrai! Où est ce que j'ai bien pu la mettre?
-Tu cherches quelque chose, Willy?
Il se retourna et fit face à un Grell nonchalamment appuyé au bord de sa fenêtre.
-Que fais-tu ici Grell?
-Je suis venu pour ce que tu cherches pardi!
-C'est toi qui a ma veste!
-Hum... ça se pourrait bien!
-Grell...
William le regarda sourire tranquillement, tapotant de l'index contre le montant de la fenêtre. Puis devant le silence grandissant de Grell il comprit.
-Bon, que veux-tu en échange de ma veste?
Il n'en fut pas plus pour faire bondir Grell! Il se jeta sur lui les deux bras en avant.
-Fais-moi un enfant!
-Quoi?
Il fut tellement surpris par la demande qu'il ne bougeât pas et se prit le boulet de canon en plein dedans, tombant à la renverse dans un fauteuil.
-Aie... tu pouvais pas faire...
Soudain il réalisa quelque chose.
-Heu Grell... tu peux te lever s'il te plait?
-Hum... pourquoi? Je suis bien là.
-Oui peut être mais tu es sur mes genoux!
-Et?
-Et j'aimerai que tu te pousses!
-Ah ça non!
-Grell...
-Tu veux récupérer ta veste ou non?
William le regarda, ses yeux, d'un vert aussi émeraude que ceux de Grell, lançant des éclairs.
-Serait-ce du chantage?
-Bien sûr, quoi d'autre de ma part?
-Tu es pénible... alors vite, à part un enfant, que veux tu de moi?
-Fais moi l'am...
-Quelque chose de REALISABLE s'il te plait.
-Et bien, c'est réalisable! Il suffit juste que tu me...
-Quelque chose qui soit dans mes cordes alors.
-Mais c'est dans tes cordes! A moins que tu ne sois une femme en fait...
-Non je ne suis pas une femme, Grell. Il me semble que cela ce voit assez, non?
-Hum... attends, laisse moi vérifier.
Et sans lui laisser le temps de réagir, il glissa sa main sur l'entrejambe de Will.
-Mais qu'est ce que tu fais? Enlève ta main!
Ce qu'il fit vite, connaissant son supérieur. Puis il se pencha et lui murmura à l'oreille.
-Hum oui en effet, tu es bien un homme, et un homme bien monté à ce que je vois...
Il rit et passa un léger coup de langue contre le cou de Will.
-Grell ça suffit!
-Pourquoi?
-Parce que!
-Tu as peur que ça te plaise?
Il accompagna ses mots en emprisonnant les poignets de William pour les maintenir plaqués aux bras du fauteuil malgré la réticence du Dieu de la Mort.
-Réfléchi un peu! Ce n'est pas parce que je suis un homme que ce que tu t'apprêtes à me faire ne me fera pas plaisir! C'est bien ça le problème!
-Héhé, voilà qui est plutôt bien pour moi.
-Grell, n'y pense même pas...
Ils échangèrent un long regard et finalement Grell rit de bon cœur et relâcha les poignets de Will mais resta sur ses genoux. William avait fini par s'y faire.
-Bon, si je te laisse m'embrasser, tu me rendras ma veste?
Le visage de Grell fut d'abord marqué par l'étonnement. Voilà que William lui permettait de l'embrasser! Elle devait lui tenir à cœur cette veste!
-Avec la langue?
-Pardon?
-Bah oui! Elle a l'air super importante pour toi cette veste! Alors il me faut une bonne contre-partie...
William soupira.
-Comme tu voudras... on est plus à ça près.
-Oh mon Willy chéri! Enfin tu acceptes mon amour pour toi!
-Tais-toi un peu et approche!
Il se surprit lui même de ses paroles, et rougissant un peu sur le coup il tourna la tête. Mais Grell le fit le regarder puis lui enleva ses lunettes qu'il posa sur la commode non loin.
-Ne t'inquiète pas Willy, je me suis pas un monstre.
-Non, juste un Dieu de la Mort.
-Hihi... ça ne te plait pas?
Il approcha son visage de celui de Will et frôla ses lèvres des siennes.
-En tout cas, toi tu me plais.
Les yeux de Will fixaient ceux de Grell qui s'amusait à caresser les lamelles de chairs roses sans jamais appuyer le contact.
-Et moi? Est ce que je te plais?
La main de William partie se poser contre la nuque chaude de Grell et il combla d'espace entre eux. Leurs lèvres s'écrasèrent les unes contre les autres alors que leurs yeux étaient toujours l'un dans l'autre.
Ceux de Grell étaient pétillants et amusés alors que ceux de Will étaient froids et inexpressifs, comme à leur habitude à chacun.
Puis le roux les ferma et il ne vit pas son vis-à-vis en faire de même.
Les bras de Grell s'enroulèrent autour du cou de Will alors que celui-ci, résigné à ce que ce prétendu calvaire devienne agréable, laissait glisser ses mains le long des flancs du roux, mêlant ses doigts aux longues mèches rouges.
Le baiser durait depuis quelques secondes et déjà Grell le rompait.
-Que t'arrive t-il?
-Hum... on avait dit avec la langue non?
-En effet, c'est ce que je t'ai autorisé.
Le Dieu de la Mort se réjouissait du spectacle qu'un William T. Spears prit dans les limbes du plaisir pouvait offrit.
Il sourit puis s'empara à nouveau de ces lèvres qui ne souriaient presque jamais. Tout de suite, une langue taquine vint caresser ces lèvres qui s'entrouvrirent pour la laisser passer.
Les muscles chauds et humides se découvraient pour la première fois, se lovant l'un contre l'autre, taquinant puis caressant.
Il semblant que cette proximité buccale donna des pulsions à Will car il agrippa ses hanches de Grell pour le rapprocher de lui. Quand le roux sentit son bassin frotter contre celui de Will, il ne put réprimer un gémissement.
Will était en train de se sentir partir. La chaleur qui grandissait dans son bas ventre, il savait très bien ce que ça signifiait, et il ne le voulait pas.
Alors il rétracta sa langue et poussa le bassin de Grell qui l'interrogeât du regard.
Mais il ne répondit pas, détournant le regard.
Alors Grell sourit, embrassant la joue de son collègue avant de se lever et de disparaître dans la nuit après un bref «Bonne nuit Willy chéri, encore merci, tu es délicieux...»
Ledit Willy soupira longuement puis s'affala dans son fauteuil, passant ses mains sur son visage.
Il sentant encore la présence de la langue de Grell contre la sienne, la douceur de ses lèvres, la finesse de sa taille...
-William T. Spears, je t'interdis de penser à de telles choses! Aussi agréables soient-elles …
Aussi agréables soient-elles...agréables... non impossible, ce n'était pas agréable c'était nécessaire! C'était pour récupérer sa veste! Sa...
-Et mer... l'enfoiré...
De son côté, Grell riait sous cape, il avait réussit à garder la veste de Will pour lui encore un peu. De toutes façons, il ne comptait pas la lui rendre ce soir. Il avait juste profité de l'état de Will pour s'éclipser.
Il s'étala sur son lit et prit la veste dans ses bras pour la serrer contre lui!
-Hihi, Willy chéri doit être furieux! Hu?
Il pressa la veste contre son visage.
-Hum... quel parfum agréable...
Il la serra encore plus et se roula en boule dans son grand lit.
-Hihi... j'espère que tu as apprécié autant que moi mon cher William
