Bonjour à tous !
Voici enfin le chapitre 3 qui je l'espère vous plaira autant que le précédent ! Merci à tous pour vos encouragements et compliments, je vous assure, ça motive !
Comme pour les autres chapitres, n'hésitez pas à me faire part de vos impressions !
Bisous !
Chapitre 3
Trois semaines s'étaient à présent écoulées. Depuis cette fameuse soirée de juillet, Harry et Hermione se fuyaient comme la peste. Il n'en était plus rien de leurs confidences, de leurs crises de rire, de leurs bons moments passés ensemble. Tout s'était brisé en mille morceaux.
Harry n'avait cessé de penser à Hermione. Quand il la voyait, si belle et si froide, il ne pouvait s'empêcher d'éprouver un pincement au cœur. Comment avait-il pu penser qu'il la méritait ? Il tournait et retournait cette question dans sa tête des milliers de fois par jour mais il n'avait toujours pas trouvé de réponse.
Le soir, il dormait mal, sans cesse secoué de cauchemars et d'indécision. Il ne se satisfaisait plus de l'amitié d'Hermione, il le savait, il voulait plus, tellement plus. Malheureusement, elle ne pouvait pas le lui offrir. Enfin si, elle le pouvait. Mais elle ne voulait pas.
« Harry, petit déjeuner !
- J'arrive, vieux. »
Au moins, il restait Ron. Harry ne savait plus s'il devait le considérer comme son meilleur ami ou bien un rival redoutable dans le cœur d'Hermione.
Le jeune homme se prit la tête dans les mains. Hermione, tout se rapportait toujours à elle. Si seulement il pouvait la sortir de son esprit d'un coup de baguette magique…
« Harry, qu'est ce que tu fabriques, tu viens ?
- Oui. »
Harry descendit l'escalier et arriva dans la cuisine où tout le monde était déjà réuni. Il salua la tablée d'un geste maussade et s'assit à la place qui lui était réservée. Il entama ses œufs brouillés sans grand enthousiasme.
« Hé bien mon garçon, tu n'as pas l'air dans ton assiette. »
Harry leva la tête et croisa le regard de M. Weasley. Il lui adressa un pâle sourire :
« Je vais bien, merci. »
Avant que M. Weasley ne puisse riposter, un grand fracas se fit entendre. Tout le monde tourna la tête vers la fenêtre.
Un hibou grand duc au pelage fauve venait de s'écraser contre la vitre. Ginny se mit à rire et se leva pour aller lui ouvrir. Le rapace lui tendit faiblement sa patte où quatre lettres cachetées étaient minutieusement attachées. La jeune fille les décrocha d'une main experte et s'exclama :
« Des lettres de Poudlard ! »
Elle les distribua. Alors que tout le monde était plongé dans la lecture des courriers, un petit cri aigu se fit entendre. Toutes les têtes se levèrent. Hermione affichait un grand sourire, le rose aux joues et brandissait un badge doré devant elle :
« Je suis Préfète-en-chef ! »
Toute la tablée l'applaudit et la félicita. Tous, sauf Harry remarqua-t-elle. La déception l'envahit. Il savait pourtant ce que ce badge représentait pour elle…
Mrs Weasley se leva et la serra dans ses bras bientôt suivie par tout le monde. Quand vint le tour d'Harry, Hermione sentit battre son cœur un peu plus fort. Le sourire froid du jeune homme ne la laissait pas indifférente. Il lui faisait si peur…
Il se pencha lentement vers elle et frôla sa joue avec son nez. Hermione retint sa respiration. Le jeune homme promena sa bouche contre son oreille et murmura :
« Félicitations, Mione… »
La jeune fille ferma les yeux et fut parcourue d'un frisson. Quand elle les rouvrit, Harry n'était plus là. Elle regarda autour d'elle. Personne n'avait rien remarqué. Elle soupira et se rassit sur sa chaise.
Elle ne savait plus quoi penser de Harry. Depuis ce fameux soir, rien n'était plus clair dans sa tête... Elle se rappelait de tous les moindres détails : son souffle sur sa bouche, sa main sur sa joue, ses baisers dans son cou… A ce souvenir elle frissonna de nouveau. Le problème avec lui, c'était que tout était noir ou blanc, il ne pouvait pas lui offrir un juste milieu. Elle le haïssait autant qu'elle l'adorait, le redoutait comme elle l'admirait. Tout en lui l'attirait comme un aimant… Mais qu'est ce qui la retenait ? Ron, elle le savait. Elle l'aimait tellement, jamais elle ne pourrait lui faire ça… Et si… Et si celui-ci n'était qu'un moyen de se sortir Harry du coeur ? Non, c'était ridicule ! Elle n'aimait pas Harry, il fallait qu'elle se le mette dans la tête une bonne fois pour toute.
Ses lèvres tremblèrent et des larmes commencèrent à monter dans ses yeux. Pourquoi la torturait-il ainsi ?
Une main se posa sur son épaule. C'était Ron.
« Hermione, tout va bien ? »
Elle essuya ses larmes d'un geste rapide et répondit d'un pâle sourire :
« Je crois oui. »
Le jeune homme lui caressa la joue de son pouce.
« Tu veux aller faire un tour ?
La brunette acquiesça. Ron la prit alors par la main et l'entraîna dehors. Ensemble, sans dire un mot, ils prirent le chemin qui menait à la colline. Ils n'en avaient encore jamais parlé mais cette colline était leur endroit, celui où ils pouvaient tout se dire, confier leurs pensées les plus intimes et livrer leurs secrets à cœur ouvert.
« Hermione, qu'est ce qui ne va pas ? »
L'intéressée détourna le regard et se laissa lourdement tomber dans l'herbe. Elle avait tellement envie de parler de ce qui la rongeait mais quelque chose la poussait à ne pas le faire et l'enfermait dans une forme de mutisme.
« Tout va bien. Je suis juste un peu fatiguée…
- Tu es sûre ? Je te trouve bizarre depuis quelques temps. Comme si tu étais… distante.
- Je t'assure Ron, tout va vraiment bien.
- Hermione… Tu me dirais si… si… il y avait autre chose ?
- Comme quoi ?
- Si c'était… à cause de moi…
- Oh bien sûr que non Ron ce n'est pas à cause de toi ! »
Elle prit le visage du jeune homme dans ses deux mains. Il leva le regard vers elle, un regard tellement empli d'amour et de désespoir à la fois qu'Hermione en fut complètement chamboulée. Elle approcha ses lèvres des siennes, lentement et ferma les yeux. Il l'embrassa avec une infinie douceur, d'un baiser rempli de promesses.
La brunette vit soudain apparaître devant elle le visage d'Harry. Ses lèvres se pressèrent de plus belle. Le baiser devenait délicieusement interminable. Lorsqu'il se rompit, elle ouvrit les yeux. Quand elle vit Ron, en face d'elle, elle eut un mouvement de recul et ne put s'empêcher d'éprouver un sentiment de déception. L'espace d'un instant, elle avait cru que… Non, elle délirait complètement. Elle ne voulait pas qu'Harry l'embrasse. Encore moins qu'il soit amoureux d'elle.
Ron lui sourit gentiment et la prit dans ses bras.
« Ce qui est bien avec toi Hermione, dit-il, c'est qu'on a pas besoin de se parler pour savoir ce qu'on pense l'un de l'autre. »
L'intéressée leva les yeux vers le ciel complètement déroutée par ce que le jeune homme venait de lui dire.
« C'est vrai, répondit-elle, tu me connais par cœur. »
Ou presque.
