Titre: Vainqueur.
Auteur : Bouddha.
Résumé: « Axel, je veux savoir ! » Où Roxas ne cessera pas d'harceler son ami, jusqu'à avoir la réponse qu'il exigeait.
Disclaimer: Square Enix, again and again.
Couple: Axel et Roxas. Quoiqu'on ne peut pas tellement de parler de couple, ici. Plutôt un duo ? Vous verrez par vous-même ;)
Notes : Deux Os en moins d'une semaine ? Vous en avez de la chance ;p *Elle-même ironique de sa lenteur* … un jour, je me fouetterais pour que j'aille plus vite. Non, je le ferais moi-même, ça ira.
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- Axel, je VEUX savoir !
Un nouveau soupir blasé - et profondément agacé - s'échappa des lèvres du rouquin, qui lança pour la énième fois sans ouvrir les yeux :
- Mais je n'en sais rien, Roxas. C'est bon, c'est retenu ?
Il comprit son erreur d'avoir baissé les yeux lorsque apparurent devant lui deux orbes céruléens visiblement colérique, quoique pratiquement dissimulés sous les sourcils blonds froncés par l'irritation et l'incompréhension. Il leva aussitôt les yeux au ciel, redoublant l'impatience de Roxas.
- Mais enfin, ça signifie forcément quelque chose ! Tu m'as dis que tu savais tout, marmonna-t-il pour finir, la voix clairement emplie de reproche.
Un léger sifflement moqueur suivit les paroles du blond, et Axel lança un regard noir à Marluxia, assit non loin sur un canapé immaculé - comme tout le reste de la citadelle, d'ailleurs. Soupirant, le maître des flammes reporta son regard sur son protégé, qui n'avait pas du tout bougé de sa place, et ne l'avait d'ailleurs pas quitté des yeux. Axel leva les yeux au ciel. Ce qu'il pouvait être patient, quand il s'y mettait. Quoique cela relevait davantage de l'obstination, quand on y repensait.
- Tu es une vraie tête de mule.
- Je ne sais pas ce que ça veut dire.
Nouveau sifflement moqueur, nouveau regard noir.
- Ma patience a des limites, Marluxia.
Le onzième lui lança un regard amusé, sitôt reprit par sa collègue blonde qui les observait aussi depuis un moment. Mais ce fut l'Assassin Sublime qui répondit :
- Et à ce que je vois, elles ne sont pas bien hautes. Ne devrais-tu pas montrer au petit de bons exemples ? A ce rythme là, il deviendra comme toi.
- … ce qui est loin d'être un compliment, tu devines bien, termina Larxène.
- Je ne… commença Roxas qui venait de percevoir l'insulte, avant d'être interrompu par une main sur son épaule.
- Laisse, Roxas. Viens.
Et sur ces simples mots, il se leva, quittant le canapé opalescent sans même un regard envers l'étrange et insupportable duo que formaient Marluxia et Larxène. Saïx, muet comme une tombe comme à son habitude, suivit du regard sa silhouette élancée se reflétant dans la baie vitrée, ayant un instant quitté des yeux Kingdom Hearts mais leur tournant toujours le dos. Larxène et Marluxia pouffaient d'un rire gras, et Roxas, perplexe mais docile, suivit son meilleur ami hors de la salle.
Axel marchait sans se retourner, avançant dans les couloirs tout aussi blancs qu'aveuglants. Pourquoi diable Xemnas avait-il voulu que tout soit de cette couleur ? À force, Roxas commençait à la haïr. Trop de blanc tue le blanc. Tue les yeux, aussi. Et Axel qui ne cessait de le distancier ! Pourquoi avait-il de si grandes jambes, celui-là ?
- Axel !
Il dut courir pour le rattraper. Il n'allait pas le lâcher, quand même, il lui devait toujours sa réponse. Mais le roux semblait l'ignorer royalement.
- Hé, Axel ! Fait pas exprès ou j'te met une raclée !
Là, Axel s'arrêta net, surpris. Il se retourna, et baissa les yeux vers Roxas qui, ravi de son effet, l'avait rattrapé.
- Me mettre une raclée ? Depuis quand tu parles comme ça… ?
Pour simple réponse, le blondinet haussa les épaules.
- C'est Xigbar qui dit ça.
- Oui, mais tu n'es pas Xigbar, donc ne parle pas comme ça, conclut le rouquin dans un nouveau soupir blasé. Bon, qu'est-ce que tu me veux ?
Sur le coup, le jeune Simili afficha une moue consternée, mais ne répondit pas. Axel leva un sourcil. Ah oui, il se souvenait. Mais était-ce vraiment si important pour le blondinet ? Il médita longuement. Devant lui, Roxas ne semblait pas vouloir bouger, et fixait ses chaussures en fronçant les sourcils. Le numéro VIII finit par craquer. Qu'il était mignon.
- Bon, bon… Viens, je vais te montrer.
Aussitôt, le plus jeune redressa la tête, un sourire immense aux lèvres. Un sourire blanc, éclatant, limite aveuglant. Axel l'observa longuement, accablé. Venait-il de se faire avoir, là, ou Roxas était-il si angélique ? Il n'était là que depuis une ou deux semaines, et parlait depuis quelques jours. Le suivait partout, aussi. Néanmoins, son envie d'apprendre, palpable, était des plus adorables. Il étouffa un grognement dans sa barbe, et leva un bras. Sous les yeux étonnés de Roxas, un portail des ténèbres apparut sur sa gauche.
- Allez, passe. Je te suis.
Le blond lui jeta un dernier regard, à la fois incertain et méfiant, mais finit par traverser le portail. Un court laps de temps après, il se trouvait dans la Cité du Crépuscule, dans une des rues éclairée d'une douce lumière orangée. Il leva les yeux vers Axel, attendant. Ce dernier tendit une de ses mains vers lui.
- Donne-le moi.
Roxas comprit aussitôt. Il fouilla dans ses poches, puis finit par tendre au plus grand un bâtonnet de bois, celui d'une glace à l'eau de mer précédemment avalée. Axel le leva pour l'observer minutieusement. Sur l'une de ses faces était gravée l'inscription « Winner ». Voilà ce qui turlupinait le blondinet depuis qu'ils étaient rentrés de mission, il y avait pratiquement deux heures. Deux bonnes heures qu'il harcelait Axel pour avoir une réponse.
- Alors ?
- Mais qu'est-ce que tu peux être impatient quand tu t'y met. Je ne sais pas, cela doit signifier que tu as probablement gagné quelque chose.
- Oui, mais quoi ?
- Je ne sais pas, Roxas. On est là pour ça : allons demander au vendeur, soupira-t-il en prenant la direction du centre de la ville.
- Il est peut-être déjà rentré chez lui.
- Avec de la chance…
Ils gagnèrent le centre-ville assez rapidement. Malheureusement, la boutique était fermée, et aucune trace du vendeur. Derrière lui, Axel entendit Roxas lâcher une exclamation des plus déçues.
- Bon, bah… Ah, attends ! Monsieur !
Par chance, il venait d'apercevoir le vendeur au coin de la rue, visiblement en train de sortir ses poubelles. Axel courut vers lui, sous le regard mi-étonne mi-suspicieux de Roxas. L'échange avec le vendeur ne dura pas longtemps, Axel et lui se connaissaient bien, puisque client et vendeur se fréquentaient tous les jours, lorsque Axel ramenait une glace à Roxas. Ce dernier vit son meilleur ami présenter le bâtonnet au vendeur, et ce dernier rire doucement. Il fit une moue boudeuse : de là où il était, il n'entendait pas leur discours. Néanmoins, il ne voulait pas s'approcher. Sous ses yeux curieux, le vendeur disparu chez lui, mais Axel ne bougea pas. Le plus jeune s'apprêtait à l'appeler, mais le vendeur revînt, une glace à la main. Ils firent l'échange sous ses yeux surpris. Puis, Axel revint vers lui en essayant de contenir son rire. Roxas lui lança un regard mitigé, entre méfiance et curiosité. Cette dernière l'emporta.
- Alors ! Mon cadeau ?
Pour toute réponse, le rouquin lui présenta la glace bleutée. Roxas l'observa sans comprendre.
- Le voilà, ton cadeau.
- Une glace… ?
- Ah, tu n'en veux pas ? Bon bah je la…
- Noon ! Donne !
Ne pouvant se retenir de rire, Axel lui tendit sa glace. Roxas la prit avec possession, la tenant le plus loin du roux, mais il le regardait toujours, l'air sceptique.
- … c'est ça, mon cadeau ? La glace ?
- Il semblerait, répondit le plus âgé.
- Oh…
Le rouquin eut un petit sourire, et ébouriffa les cheveux du plus jeune. Puis, il prit lentement la direction des ruelles en s'assurant d'être bien suivit par le blond.
- Ça ne te convient pas, on dirait.
- Ben, si, mais… je m'attendais à autre chose, dit Roxas en toute franchise.
- Ah oui ? Comme quoi ?
Le Simili léchait son met, les yeux dans le vide, signe qu'il se perdait dans ses pensées. À vrai dire, il ne savait pas du tout. Mais autre chose.
- Je ne sais pas. Quelque chose… de différent ?
- C'est une glace gratuite. C'est différent.
- Pas tellement.
- Tu verras quand tu les paieras.
Roxas eut un sourire amusé, mais ne répondit pas. Ils pénétrèrent dans une autre ruelle, silencieuse comme le restant de la ville. Le Struggle semblait être la seule animation, par ici. Après avoir engloutit -avec rapidité- sa glace, Roxas leva les yeux vers Axel. Acquiesçant d'un accord silencieux, le rouquin fit apparaître un nouveau portail sombre. Ils pouvaient rentrer à la Citadelle. Le portail se referma sur leurs deux silhouettes, fines et sombres, et la ville du Crépuscule n'en parut pas ébranlée.
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Le lendemain, Roxas demandait à Axel ce qu'était un « coït », et la Rafale de flammes dansantes alla « mettre une raclée » à Marluxia.
Finiii ! Encore un Os ressortit du placard. Il ne me restait plus qu'à le continuer, oui, j'exagère. Non, pas de yaoï ici, mais bon vous l'avez vu, il s'agit des premiers jours de ce cher Roxas. Laissez-leur un peu de temps, enfin… ;p
Review ?
