J'ai écrit cette fic il y a longtemps. Je n"avais pas la force de la publier à l'époque mais le temps atténu les blessures.

Résumé: Karupin est mort POV de Ryoma.

Seul...

Je ne sais pas ce qui se passe.

J'ai mal.

J'ai mal dans ma tête.

J'ai mal dans mon coeur.

J'ai mal dans mon esprit.

J'ai mal dans tout mon être.

J'ai même mal de vivre.

Je ne sais pas pourquoi.

En fait si je sais, je sais pourquoi, je sais ce qui me fait si mal, je sais que je l'aime mais qu'il ne reviendra pas.

Oui.

Oui.

Oui, il est parti.

Oui, il est parti, parti à tout jamais.

Oui, il est parti, parti à tout jamais, parti sans dire au revoir.

En fait je m'en moque qu'il ne m'ai pas dit au revoir.

Je m'en moque.

Je m'en moque.

Je m'en moque.

Je m'en moque.

C'est moi que je déteste.

Moi que je hais.

Moi qui ne lui ai pas dit au revoir.

Moi qui ne l'ai pas protéger.

Moi qui ne lui ai pas montré tout mon amour.

Je me hais.

Je me hais.

Je me hais.

La tristesse fait parti de notre monde.

Personne n'y échappe.

Elle referme ses crocs et sort ses griffes lorsqu'on s'y attend le moins.

Elle fait mal.

Elle transperce.

Elle fend.

Elle touche.

Elle touche notre coeur, notre âme, notre vie.

Elle nous touche nous.

Elle viens de me toucher moi.

Moi. Moi. Moi. Moi. Moi. Moi. Moi.

Elle m'a fait mal.

M'a meurtri.

M'a tué.

M'a tué intérieurement.

M'a mutilé.

M'a brisé.

M'a broyé.

M'a détruit.

M'a écrasé.

M'a déchiré.

Et moi je suis là, maintenant.

Maintenant.

Seul.

Et je frappe, je frappe, je frappe.

Je frappe cette balle.

Je frappe cette balle sur ce mur.

Ce mur sur lequel je me suis tant de fois entraîné.

Et lui était là.

Là à me regarder.

A me soutenir du regard pour que je fasse des progrès.

A jouer avec une balle lui aussi.

Seul.

Je suis seul.

Je frappe, je frappe.

Et je frappe.

Et je frappe.

Et je frappe.

De plus en plus fort.

Je frappe cette balle comme si ma vie en dépendait.

Et je serre de plus en plus fort cette raquette.

Je la serre.

Je la serre comme si ma vie, là aussi, en dépendait.

De plus en plus fort.

Je la serre.

De plus en plus fort.

Je la frappe.

Tellement je la serre ça me meurtri les mains.

Tellement je la serre, j'en saigne.

Mes mains saigne.

Mais qu'est ce que cette douleur.

C'est rien.

Rien.

Rien du tout.

C'est rien comparé à celle que je ressens maintenant.

Une douleur plus profonde.

Une douleur plus vive.

Oui, pire.

Maintenant mes mains saigne mais pas seulement.

Mon esprit saigne.

Mon âme saigne.

Mon coeur saigne.

Je saigne.

Oui je saigne à tout jamais.

Seul...

hitori no...

Elodie. Le 07/07/06.