Disclaimer : personnages pas à moi. (Mais si je lance un appel aux dons, peut-être que je pourrai m'offrir les yeux de Mü pour commencer ^^).

Couple : DMxMü

Résumé : Mü, libraire rencontre Angelo lors de l'inauguration d'un nouveau centre commercial. Le cancer tombe sous le charme du bélier mais celui-ci l'ignore. Les deux hommes se retrouvent chez des amis communs...

Notes de l'auteur : Cette fic est déjà finie alors je vais essayer de poster un chapitre par semaine.

Reviews : Merci pour vos commentaires et désolée pour la mise en page. Normalement ces problemes sont réglés.

Un ange et un démon

Angelo regardait Mü qui dormait. Cela faisait une semaine qu'ils étaient ensemble et qu'ils n'étaient toujours pas passés à l'étape supérieure. Et c'est ce qui le troublait le plus. Il aurait pu laisser tomber Mü, voyant qu'il n'obtiendrait pas tout de suite ce qu'il voulait ou trouver une relation parallèle. Mais il n'en avait pas envie. Il se sentait bien avec Mü. Ils se voyaient presque tous les jours. Et Angelo avait tous les jours un message du bélier. D'habitude, il détestait ça. Mais il s'était aperçu qu'il était devenu dépendant de son SMS quotidien.

Mü dormait d'un sommeil profond. Angelo l'enviait de pouvoir dormir aussi bien, lui qui était insomniaque. Mais, en même temps, cela lui permettait de le regarder dormir. Ce qui rendait ses nuits avec Mü aussi belles que s'ils faisaient l'amour. Et quelque part, cela l'apaisait. Il avait remarqué que son rendement sommeil augmentait quand il dormait chez Mü.

Le bélier se mit à remuer : « Bonjour.

_ Bonjour.

_ Insomnie?

_ Oui.

_ Ça doit être frustrant.

_ De?

_ De me voir dormir comme un bébé alors que toi tu n'y arrives pas.

_ J'aime bien te regarder dormir, murmura Angelo en lui caressant la joue.

_ C'est frustrant pour moi.

_ Pourquoi?

_ Je ne peux pas me laisser aller, faire des bruits bizarres, ou baver en dormant ». Angelo sourit : « Je suis sûr que même quand tu baves tu es super sexy ». Mü rit doucement. « Angelo? Tu es vraiment insomniaque? Ou c'est juste en ce moment?

_ Je suis insomniaque depuis toujours ». Mü se redressa et prit Angelo dans ses bras. Il se rallongea et posa la tête du cancer sur son torse. Angelo fut surpris. Il n'avait pas l'habitude d'être traité de cette manière. Il entendait le cœur de Mü battre au travers de sa poitrine. C'était terriblement apaisant... et troublant. Le bélier avait enfoui ses doigts dans la chevelure rebelle de l'Italien et jouait avec. « Tu ne trouves pas qu'ils sont assez indisciplinés comme ça.

_ J'aime bien. C'est une des choses qui font ton charme. En plus, je peux te décoiffer sans prendre le risque de me faire engueuler ». Angelo passa ses mains sous le dos de Mü et le serra contre lui. « En plus, j'adore leur odeur, ajouta le bélier en enfouissant son nez dans la crinière du cancer ». Mü avait calé ses caresses sur les battements de son cœur et, inconsciemment, Angelo suivait ce mouvement. Il se redressa pour embrasser son amant, posant sa bouche sur ses lèvres, son cou et son torse avant de s'y frotter le nez comme sur son propre oreiller. Angelo y reposa sa tête et écouta le cœur de Mü qui lui paraissait de plus en plus lointain. Sans qu'il s'en rende vraiment compte, Angelo s'endormit dans les bras de Mü.


Mü patientait devant son immeuble. Il avait rendez-vous avec Angelo. Celui-ci avait assisté à un forum sur l'architecture et, ce soir, c'était la cérémonie de clôture. Mü était ravi qu'Angelo lui ait demandé de l'accompagner. Cela voulait dire que leur relation comptait pour le cancer. Mais le Tibétain ne pouvait s'empêcher d'avoir un peu d'appréhension. Il détestait les soirées mondaines.

La voiture d'Angelo s'arrêta juste devant lui. Le cancer en sortit. Il était vêtu d'un costume noir très élégant et avait laissé ses cheveux à l'état naturel.« Pas de gel aujourd'hui ?

_ Non. Après trois jours de calvaire, ils ont besoin de liberté ». Mü sourit en embrassant l'Italien. « On y va ? proposa Angelo.

_ Allons-y ». Les deux hommes montèrent dans la voiture.

« Tu as l'air stressé, constata Angelo ». Cela faisait plusieurs minutes qu'ils roulaient et Mü n'avait toujours rien dit. « Je ne suis pas très fan de ce genre de soirée.

_Moi non plus. Mais ne t'inquiète pas, la moitié des gens que je connais détestent ça ».

Angelo gara la voiture devant le bâtiment. Il se pencha vers Mü : « Tu es magnifique.

_ Tu ne m'as même pas vu sans mon manteau.

_ Je n'en ai pas besoin pour savoir que tu es super canon ». Il embrassa le bélier. « On y va ? Plus vite ça commencera, plus vite ça finira ». Mü soupira et sortit de la voiture. Angelo lui prit la main et ils se dirigèrent vers l'entrée. Arrivés au vestiaire, les deux hommes quittèrent leur manteau. Mü était vêtu d'un costume beige qui lui allait comme un gant. Il avait attaché ses cheveux en une queue basse qui mettait en relief sa chute de reins. « J'avais raison, tu es magnifique, murmura Angelo à l'oreille du Tibétain.


Mü et Angelo dansaient l'un contre l'autre. C'était la fin de la soirée et après les discours d'usage, une piste de danse avait été improvisée. Dès qu'il avait entendu les slows, Angelo avait entraîné Mü pour une danse très lascive.

« Ça ne te dérange pas que tes collègues nous voient ensemble ? demanda Mü.

_ Non. Ils savent très bien mon penchant sexuel.

_ Alors pourquoi j'ai l'impression que tous le monde nous regardent ?

_ Parce qu'ils sont jaloux.

_ De ?

_ De moi.

_ Pourquoi ?

_ Parce que j'ai la chance d'être aux bras d'un des plus beaux hommes ». Angelo se pencha vers Mü et l'embrassa. « Je ne crois pas que ça va arranger les choses, murmura Mü ». Il glissa son doigt dans le col entrouvert d'Angelo. « Tu as quitté ta cravate.

_ Oui. J'en avais assez ». Mü laissa glisser son doigt jusqu'à la chaîne de l'Italien. « Elle te plaît ?

_ Je la trouve très belle. Elle te va bien. C'est indiscret de te demander qui te l'a offerte ?

_ C'est un cadeau de ma mère ». Mü hocha la tête. Il se reposa sur l'épaule d'Angelo. Il se sentait bien. La soirée avait été très agréable. Angelo n'avait pas caché la nature de leur relation. Il n'avait pas honte de le présenter à ses collègues. Il l'encourageait même à parler de son métier de libraire.

Angelo serrait Mü contre lui. Il sentait le souffle du Tibétain dans son cou. Il avait voulu rentrer plus tôt pour avoir un peu de temps en tête à tête avec le bélier, mais quand il a entendu la musique, il n'a pas pu résister à l'envie de danser langoureusement contre lui. Le cancer sentit les lèvres de Mü se promener sur sa gorge. La bouche du Tibétain fut rejointe pas sa langue. « Mü, qu'est-ce que tu fais ? murmura Angelo.

_ Qu'est-ce qu'il y a ? Tu n'apprécies pas ?

_ Si. Mais il y a du monde.

_ Et alors ? Au fait, on est obligés de rester jusqu'à la fin de la soirée ?

_ Non. On peut partir quand tu veux.

_ À la fin de la série de slows.

_ D'accord ». Le bélier reprit ses léchouilles dans le cou du cancer qui tentait vaguement de garder le contrôle de lui-même.


Comme d'habitude, Mü eut à peine le temps d'atteindre la dernière marche du perron qu' Angelo l'embrassa. « Attends, dit Mü en détachant ses lèvres de celles de son amant. Laisse-moi au moins ouvrir la porte ». Angelo se colla à lui, lui mordillant le lobe de l'oreille. Mü n'avait aucun doute sur la suite de la soirée. En même temps, c'est lui qui avait allumé Angelo.

Les deux hommes étaient entrés dans l'ascenseur. Angelo serrait Mü contre lui, se retenant de lui sauter dessus. Le cancer attendit qu'ils soient entrés dans l'appartement et qu'il se soient débarrassés de leur manteaux et de leurs chaussures pour porter Mü jusque dans la chambre. Angelo posa son futur amant sur le lit et plongea la chambre dans une lumière tamisée. Il s'allongea à côté de lui et prit le temps de l'admirer. Bien que cela faisait deux semaines qu'il attendait cela, Angelo ne se jeta pas sur Mü. Il prit son temps, embrassant langoureusement le bélier tout en le caressant par-dessus ses vêtements. Mü se sentait consumé par le désir. Il essayait de passer sa main sous les vêtements d'Angelo. Le cancer le rendait fou et le fait de ne pas pouvoir sentir sa peau contre la sienne l'impatientait. Angelo souriait intérieurement de sentir Mü aussi impatient. Le Tibétain tira sur la chemise de son amant et passa sa main dessous. Angelo resserra Mü contre lui. Celui-ci le caressait sous sa chemise et Angelo se sentait partir. Mü passa ses mais sur le torse d'Angelo et dégrafa son vêtement. Angelo attrapa les mains du tibétain et les posa au-dessus de sa tête. « Tu es bien pressé, souffla Angelo.

_ J'aime bien sentir ta peau contre la mienne, répondit Mü dans un sourire ». Angelo fixa son vis-à-vis. Celui-ci avait les yeux brillants de désir, les joues rouges et la voix légèrement rauque. Mü se consumait littéralement sous les caresses d'Angelo. Le cancer aurait du être ravi d'avoir atteint son but. Mais quelque chose le gênait. Il s'était habitué à Mü. Et après cette nuit...

Angelo fut tiré de sa réflexion par quelque chose de chaud et de mouillé dans son cou. Mü était en train de lui faire un suçon. Angelo se dégagea de l'étreinte du bélier et l'embrassa. L' Italien se mit à déshabiller Mü avec beaucoup de douceur. Le Tibétain se sentait électrisé par les attouchements d'Angelo. Une fois qu'il eut complètement ouvert sa chemise, Angelo se redressa pour contempler Mü. Ce n'était pas la première fois qu'il voyait le bélier à moitié nu, mais à chaque fois, il ne pouvait s'empêcher de l'admirer. Mü tendit les mains vers Angelo. Le bélier s'impatientait.

Angelo prit une des mains de son amant et la couvrit de baisers. Une fois qu'il eut terminé avec la main, il prolongea jusqu'au poignet, puis le long du bras et enfin le cou du Tibétain. Angelo avait la réputation d'être un très bon amant; mais ce soir, il avait vraiment envie d'emmener Mü au septième ciel. Le bélier ne retenait plus ses soupirs. Il se laissait porter par les caresses d'Angelo. Celui-ci se débarrassa de leurs chemises et se rallongea sur Mü, le couvrant de baisers. Angelo descendait de plus en plus bas, terminant de déshabiller son amant. Mü s'était mis à onduler sous les caresses de l'Italien. Celui-ci finit de se déshabiller. Une fois qu'Angelo fut nu, Mü le détailla et eut un regard paniqué. Angelo savait que la nature avait été généreuse avec lui mais jamais il n'avait vu une telle réaction. « Qu'est-ce qu'il y a?

_ Rien. Ça fait longtemps que je n'ai pas eu de rapport.

_ Je te promets de faire attention ». Angelo embrassa Mü et le serra contre lui. Il s'allongea et le couvrit de baisers. Mü sentait son corps se couvrir de marques brûlantes. Angelo écarta les jambes du bélier et se plaça au milieu. Il posa ses deux mains sur les genoux de son amant et les remonta lentement jusqu'à ses hanches. Ensuite, il prolongea jusqu'à son bas-ventre. Mü se faisait haletant, attendant la suite. Angelo patienta quelques secondes avant de se mettre à le caresser très lentement. Mü calait sa respiration sur les mouvements de son bassin pour éviter de crier son plaisir dans tout l'immeuble. Il se sentait sombrer peu à peu et pas seulement à cause des caresses d'Angelo. Celui-ci le fixait de son regard perçant, se nourrissant du spectacle de Mü haletant de plaisir. Cette image d'Angelo le dominant, l'observant d'un sourire à demi-ironique, faisait autant d'effets à Mü que ses caresses. Il sentait qu'Angelo appréciait de lui donner du plaisir et que les préliminaires n'étaient pas qu'une étape. Le cancer passa sa main libre sous le dos du Tibétain et se mit à l'embrasser, partant de son ventre, remontant jusqu'aux tétons qu'il titilla avant d'arriver à ses lèvres. Mü profita de ce qu'Angelo soit allongé sur lui pour frotter son corps contre celui de l'Italien. Angelo comprit ce que désirait le bélier. Il posa sa main sur la hanche de Mü et colla son bassin contre celui du Tibétain. Il suivit les mouvements de Mü, frottant leur virilité l'une contre l'autre. Angelo détacha ses lèvres de celles de Mü, parcourant son corps de baisers. Le bélier ne se retenait plus d'exprimer son plaisir. Angelo avait atteint son but et promenait sa langue sur la verge tendue de son amant. Mü cria quand il se sentit prisonnier dans la gorge d'Angelo. Il sentait son plaisir augmenter de manière vertigineuse et essaya d'arrêter Angelo quand il sentit la jouissance venir. Mü avait passé sa main dans les cheveux de l'Italien et tira doucement dessus pour se faire comprendre. En même temps, il le suppliait de s'arrêter. Mais Angelo ne l'entendait pas de cette oreille, il voulait provoquer le plaisir de Mü de toutes les manières possibles. Mü finit par jouir dans la gorge d'Angelo qui avala jusqu'à la dernière goutte de la semence chaude. Le cancer embrassa Mü sur le coin de l'aine et remonta jusqu'à ses lèvres mais le bélier refusa de l'embrasser. « Qu'est-ce qu'il y a ?

_ Pourquoi tu ne t'es pas arrêté quand je te l'ai demandé ?

_ Parce que j'avais envie de te faire plaisir.

_ Et de ce dont j'ai envie t'en as rien à foutre ? ». Angelo ne répondit pas. Il était surpris par une telle réaction. « Pour moi, une relation, même si elle est purement sexuelle, se fait à deux. S'il n'y a que toi qui t'intéresses, tu peux partir ». Disant cela, Mü se tourna sur le côté et ferma les yeux. Angelo resta interdit au milieu du lit. Il prit ses affaires et se dirigea vers la salle de bains.

Le cancer réfléchissait en même temps qu'il se brossait les dents . Il n'arrivait pas à s'expliquer la réaction de Mü. Angelo posa sa brosse, déterminé. Il avait attendu deux semaines pour se retrouver dans le lit de Mü. S'il le fallait, il attacherait le bélier.

Angelo se glissa dans le lit et prit Mü dans ses bras. Il se mit à lui embrasser la nuque, prolongeant jusqu'à l'épaule et remontant jusqu'à son oreille. En même temps, le cancer caressait le ventre de son amant. Il était sûr que Mü en avait autant envie que lui. Le bélier avait posé ses mains sur celles d'Angelo. Il avait légèrement tourné la tête, permettant à Angelo de lui embrasser la pommette et le front. Le cancer remonta ses mains sur le torse de son amant, jouant avec les perles rosées. Mü avait totalement tourné la tête et avait happé les lèvres du cancer. Celui-ci s'était collé contre son amant et sentait Mü redevenir brûlant de désir. Angelo descendit ses mains sur les hanches de Mü. Il lui écarta les jambes et caressa l'intérieur de ses cuisses. Mü gémit d'impatience mais Angelo n'accéléra pas le rythme. Le bélier se retourna et obligea l'Italien à s'allonger sur lui. Le cancer détacha ses lèvres de celles de son amant et se mit à parcourir son corps. Il contourna sa virilité pour s'attarder sur l'intérieur des cuisses. Il prolongea jusqu'à l'intimité de Mü qu'il lécha délicatement. Le bélier sentait la langue de l'Italien s'insinuer en lui, lui donnant un avant goût de la suite. Mü espérait qu'Angelo finirait par le prendre car il allait finir par jouir. Le Tibétain cria quand il sentit un doigt en lui. Tout en faisant des va-et-vients avec ses doigts, Angelo embrassait les cuisses et le ventre de Mü. Il hésitait à lui faire une fellation. Il voulait éviter un nouvel incident. Mü cria à nouveau. Angelo venait d'introduire un nouveau doigt et l'avait pris en bouche. Mü se disait qu'il n'arriverait jamais à tenir le rythme imposé par Angelo si celui-ci continuait de manière aussi agréable. Angelo retira ses doigts et pénétra Mü. Celui-ci se mordit la lèvre pour ne pas crier de douleur. Malgré la préparation, Mü restait étroit. Angelo se pencha vers lui et embrassa les larmes qui perlaient au coin de ses yeux. Le cancer commença à se retirer mais le bélier le retint : « Non, continue.

_ Mais je vais vraiment te faire mal.

_ Ça passera, ne t'inquiète pas ». Mais le cancer continua à se retirer. Il se mit à faire de lents va-et-vients, s'enfonçant un peu plus profondément à chaque fois. En même temps, il caressait Mü pour l'aider à se détendre. Angelo sentait les mains du Tibétain se contracter dans son dos à chaque spasme de douleur. L'Italien embrassait le visage de son amant, essuyant ses larmes. Il aurait aimé arrêter la douleur de Mü. Le bélier eut un nouveau spasme mais différent des autres. Angelo arrêta de le caresser et se mit à faire de longs mouvements amples, continuant d'embrasser Mü. Puis, il décida de changer de rythme, faisant des mouvements plus rapides. Mü ne retenait plus ses cris. Angelo allait le faire mourir de plaisir. Tout en lui l'excitait, et pas seulement son sexe qui allait et venait dans son intimité : ses yeux qui le fixaient, voilés par le plaisir, son souffle chaud, ses gémissements, sa manière de murmurer son nom, son corps frottant contre le sien. Mü eut un nouveau cri. Angelo avait encore changé de rythme. Mü se dit que l'Italien méritait vraiment son titre de " roi du plumard ". Même s'il détestait cette expression, il devait avouer qu'Angelo était un amant exceptionnel. Jamais Mü n'avait ressenti un tel plaisir. Angelo accéléra encore le rythme, les menant tous les deux à la jouissance. Le cancer fixa un moment Mü avant de l'embrasser. Ils continuèrent à s'embrasser jusqu'à retrouver une respiration normale. Angelo se retira en douceur et s'allongea à côté de Mü. Celui-ci se blottit dans ses bras, soupirant de contentement: « Ça va ? demanda Angelo.

_ Oui ». Mü se serra un peu plus contre lui et nicha sa tête dans son cou. « Tu sens bon ». Angelo souleva les sourcils d'étonnement. « J'adore ton odeur, continua le bélier. Tu sens l'homme mais pas trop ». Angelo continua à ne pas comprendre. Mü s'expliqua : « Il y a certains hommes, t'as l'impression qu'il se sont vidés la bouteille d'après-rasage parce qu'ils ont peur de ne pas être assez virils. Mais pas toi. Tu sens l'homme mais pas celui de croc-magnon. C'est très agréable. Comme le reste d'ailleurs. Tu es merveilleux ». Angelo le serra contre lui. On lui disait souvent qu'il était un excellent amant. Mais venant de Mü, il avait l'impression qu'il ne parlait pas que de sexe. Angelo se pencha vers son amant pour l'embrasser mais le bélier répondit tout juste à son baiser car il était en train de s'endormir. Angelo remonta les couvertures sur lui et le laissa dormir contre son épaule.


Mü se levait quand deux bras le retinrent. « Où vas-tu ?

_ Préparer le petit déj'.

_ Non. Pas avant de m'avoir fait un câlin ». Mü n'eut pas le temps de protester qu'il se retrouva cloué sur le lit, les lèvres collées à celles d'Angelo. Le cancer délaissa les lèvres de son amant pour s'attaquer à sa gorge. « Angelo, laisse-moi sortir du lit, s'il te plaît.

_ Non, j'ai trop envie de toi.

_ Tu es insatiable. On l'a déjà fait cinq fois cette nuit.

_ J'y peux rien, j'adore les câlins. Et t'as de la chance que je ne t'ai pas réveillé plus cette nuit.

_ J'ai intérêt à te canaliser si je ne veux pas me retrouver très vite en fauteuil roulant ». Angelo rit. « Je te promets de faire attention ». Il repartit à l'attaque de son amant. « Angelo, laisse-moi me lever. J'ai vraiment envie de prendre une douche et de manger.

_ J'aurais droit à mon câlin, après ?

_ Oui ». Angelo relâcha Mü qui sortit du lit. Le cancer en profita pour détailler encore une fois son amant : la silhouette svelte finement musclée, la peau d'albâtre... Angelo entendit la douche se mettre en marche et se mit à imaginer les gouttes rouler sur le corps du bélier. Le cancer essaya de penser à autre chose mais tout le ramenait à l'image de Mü nu sous la douche. N'y tenant plus, Angelo se leva et se dirigea vers la salle de bains.

Mü laissait couler l'eau sur ses muscles endoloris. Il s'en voulait d'avoir été un peu brusque avec Angelo mais il avait absolument besoin de détendre ses muscles et de se restaurer. Un courant d'air froid passa dans son dos : Angelo venait d'entrer dans la cabine. Celui-ci l'entoura de ses deux bras et se mit à lui dévorer le cou. Mü se laissa aller contre le torse de l'Italien. Angelo était vraiment un amant hors-norme. C'est vrai qu'il était insatiable mais il était surtout très doué. Il savait allier la douceur et la passion d'une manière qui rendait Mü complètement dingue.

Angelo continuait de lui dévorer le cou et prolongeait jusqu'à son épaule. En même temps, il caressait le ventre du bélier. Mü avait posé ses mains sur celles du cancer et suivait ses caresses. Le bélier sentait son excitation grandir. N'y tenant plus, Mü se retourna et embrassa Angelo à pleine bouche. Celui-ci entoura ses hanches de ses jambes et plaqua Mü contre le mur. Il lâcha les jambes de son amant et se mit à parcourir son corps. Il prit la jambe gauche de Mü et la posa sur son épaule. Il embrassa l'intérieur de la cuisse, se rapprochant de plus en plus de la virilité du Tibétain. Le bélier griffait inutilement la faïence. L'eau qui coulait sur son corps n'éteignait pas le feu qui le consumait. Angelo remonta jusqu'aux lèvres du Tibétain et vint en lui. Le corps de Mü tapait contre le mur au rythme que lui imposait Angelo. Les deux hommes jouirent en même temps et Mü retomba sur l'épaule d'Angelo.

Les deux hommes restèrent un moment dans les bras l'un de l'autre, puis Mü retira ses jambes des hanches d'Angelo et les posa par terre. « On devrait sortir, dit le bélier, il commence à ne plus y avoir d'eau chaude.

_ Tu as raison ». Angelo observa Mü. « Ça va ?

_ Oui ». Le bélier semblait perdu presque...gêné de se retrouver nu devant Angelo. « Tu es sûr ?

_ Oui. J'ai juste un peu froid ... ». Leurs estomacs se mirent à gronder. « ...et faim ». Mü sembla plus prendre la fuite que sortir de la douche, laissant Angelo perplexe.


« Tu aurais du te sécher les cheveux.

_ On n'aurait pas eu de croissants autrement.

_ Tu devrais te les sécher quand même.

_ Le café n'est pas prêt.

_ Tu vas attraper une pneumonie.

_ Je croyais que tu adorais jouer au docteur ». Angelo leva les yeux au ciel. Mü le désarmait. Autant il pouvait jouer les vierges effarouchées, autant il pouvait être très taquin. « C'est vrai mais ce n'est pas une raison pour que tu tombes réellement malade ». Mü laissa le café et alla à la salle de bains. Il avait décidé de taquiner Angelo, pas de s'engueuler avec lui, surtout après leur première nuit.