Disclaimer : personnages pas à moi. (Mais si je lance un appel aux dons, peut-être que je pourrai m'offrir les yeux de Mü pour commencer ^^).
Couple : DMxMü
Résumé : Mü, libraire rencontre Angelo lors de l'inauguration d'un nouveau centre commercial. Le cancer tombe sous le charme du bélier mais celui-ci l'ignore. Les deux hommes se retrouvent chez des amis communs...
Notes de l'auteur : Cette fic est déjà finie alors je vais essayer de poster un chapitre par semaine.
Reviews : Merci pour toutes les reviews. j'espere que vous aurez vos réponses en ce qui concerne Mü.
Un ange et un démon
Mü et Angelo dînaient en tête à tête dans un petit restaurant grec. Cela faisait deux semaines qu'ils se voyaient en coups de vent et ils étaient contents de pouvoir apprécier une soirée tranquille. C'est Saga qui avait conseillé ce restaurant à Mü. La nourriture était bonne, sans être trop chère, et comme ce n'était pas un restaurant branché, il y avait de la place, même le samedi soir. « Bonsoir ». Les deux hommes levèrent la tête. « Ah. Bonsoir, répondit Mü, déçu, quand il reconnut la personne qui les avait dérangés ». Un silence pesant s'installa. « Tu ne nous présentes pas? Suggéra l'inconnu.
_ Si. Angelo voici Shura. Shura, Angelo.
_ Enchanté, dit Shura en tendant la main à Angelo.
_ De même, répondit l'Italien ». L' Espagnol toisait le cancer de toute sa hauteur mais celui-ci ne le lâchait pas du regard. « Et qu'est-ce que vous faites? demanda Shura à Mü.
_ Nous dînons, répondit calmement le bélier, avant de replonger le nez dans son assiette ». Voyant qu'il n'arriverait pas à obtenir plus d'attention, Shura prit congé : « Bon, je vais pas vous importuner plus longtemps. Bonne soirée.
_ Au revoir, répondirent les deux hommes en chœur.
_ Qui est-ce? Demanda Angelo une fois qu'il se fut éloigné.
_ Mon ex, souffla Mü ». Voyant que le bélier ne voulait pas pousser plus avant la discussion, Angelo ne posa pas d'autres questions.
Mü et Angelo venaient de rentrer du restaurant et avaient passé une agréable soirée, même si elle avait été plus ou moins plombée par l'intervention de Shura. Angelo sentait au silence de Mü que son histoire avec Shura avait du être douloureuse. Angelo prit Mü dans ses bras : « Mon ange?
_ Mmh.
_ Tu es resté combien de temps avec Shura? ». Mü garda le silence. Angelo tenait Mü contre lui : « Pourquoi tu ne veux rien me dire? ». Mü se cala encore plus contre son torse. « J'ai pas envie d'en parler. Y'a rien à en dire ». Angelo lui releva le menton. « Tu es si silencieux.
_ Et toi, tu es trop impatient, trop impétueux ». Mü disait cela d'une voix tranquille. Il fixait Angelo avec ses grands yeux verts. Lentement, il défit la chemise de son amant. Il laissa glisser sa main le long du torse du cancer. Angelo ferma les yeux et, quand il les rouvrit, Mü le fixait toujours. Mais il n'y avait aucun défi dans ses yeux. Il défit la braguette d'Angelo et y glissa ses doigts. Le cancer soupira : « Mü, tu n'es pas obligé ». Le bélier fixait toujours son vis-à-vis silencieusement. Angelo le serra plus fort. Mü ne cessait de le caresser. Angelo s'abandonna. Il embrassa Mü, le souleva dans ses bras et l'emmena dans la chambre. Là, il déposa Mü sur le lit et se débarrassa de sa chemise. Les deux hommes continuaient de se fixer. Angelo s'allongea à côté de Mü et l'embrassa. Le bélier répondit à son baiser et laissa les mains d'Angelo glisser sur son corps.
Angelo regardait Mü endormi sur le lit. Il se demandait comment il en était arrivé là, à un tel état de soumission. Quelque chose lui disait que son ex n'était pas étranger à cela. Pourtant, quand on connaissait Mü, on avait qu'il pouvait être extrêmement déterminé voire buté. Angelo caressa la joue du Tibétain. Il aurait aimé savoir pourquoi Mü était aussi traumatisé. En même temps, les quelques minute où il avait aperçu Shura lui avait suffi. Celui-ci l'avait toisé et avait souri en coin quand Mü les avait présentés. C'est vrai qu'avec ses yeux d'acier et son accent italien, il avait l'air d'un mafioso. Mais ce n'était pas une raison pour le jauger comme une merde. Angelo se dit qu'il lui faudrait beaucoup de patience pour comprendre certaines réactions de Mü. Pourquoi est-ce qu'il refusait qu'il lui dise je t'aime pendant l'acte? Ou qu'il lui fasse une fellation jusqu'au bout? Et cette manie de vouloir aller dans la chambre dès qu'ils commençaient à se câliner. Angelo ne demandait pas forcément quelque chose d'extravagant. Mais même le canapé était interdit et il lui arrivait très souvent de trouver la porte de la salle de bains fermée à clef. Comme le fait d'avoir insisté pour qu'Angelo l'emmène dans son appartement. Après y avoir passé une nuit, Mü n'en avait pas reparlé. C'est vrai qu'ils y étaient retournés. Et son attitude de ce soir? Cette manière de prendre la fuite? Comme s'il voulait éviter les conflits. Angelo revint à sa conclusion de départ. Mü était totalement soumis. Amoureusement du moins. Et là où c'était le plus flagrant, c'était au niveau sexuel. Jamais il n'avait essayé de prendre le dessus sur Angelo. Celui-ci se demanda quelle tête ferait Mü s'il lui faisait une telle suggestion. Il serait certainement surpris, surtout de la part d'un homme tel qu'Angelo. Mais l'Italien en avait envie. Depuis quelques temps déjà, cette envie d'appartenir à Mü comme il lui appartenait le taraudait. Il avait envie de s'abandonner totalement à Mü car il fallait beaucoup d'abandon et aussi de confiance pour laisser quelqu'un nous posséder aussi intimement. Angelo posa sa main sur la joue de Mü. Ils s'étaient endormis loin l'un de l'autre après avoir fait l'amour. Enfin, ils n'avaient pas fait l'amour; enfin, pas comme les autres fois. Certes, ils avaient eu beaucoup de plaisir, mais c'était mécanique, il manquait quelque chose. Ça ne dérangeait pas Angelo d'habitude de faire ça que pour le sexe. Mais pas avec Mü. Avec Mü, c'était différent. Il posa ses lèvres sur celles du Tibétain et le prit dans ses bras. Le bélier émergea brièvement : « Tu as encore envie?
_ Non. Ça me manque que tu ne dormes pas dans mes bras ». Mü passa ses bras autour d'Angelo et se rendormit. « Je ne supporte pas que tu sois loin de moi, pensa le cancer. Comme je ne supporte pas le mur que tu dresses entre toi et moi. Je t'aime, murmura-t-il à l'oreille du Tibétain avant de se laisser glisser lui aussi dans le sommeil ».
Mü et Angelo regardaient avec plus ou moins d'attention les tableaux. Le bélier avait reçu des invitations pour le vernissage d'une artiste coréenne et le Tibétain n'arrivait pas à décider si les œuvres avaient réellement une quelconque beauté ou si elles avaient été créées dans un but purement lucratif. Quant à Angelo, il était encore plus dubitatif. Les deux amants furent interrompus dans leur contemplation par un homme qui vint aborder Angelo. Mü comprit que c'était un client du cancer. Au bout de quelques minutes, le Tibétain les abandonna pour continuer seul. Il était en train de regarder une sculpture quand on l'interrompit : « Je vois que tu es toujours aussi intéressé par l'art asiatique ». Mü se tourna vers celui qui lui parlait : « Bonsoir Shura.
_ Tu es seul?
_ Non.
_ Ah. Tu as emmené ton Italien. Où est-il?
_ Il discute.
_ Ça fait longtemps que vous êtes ensemble?
_ Ça ne te regarde pas, répondit sèchement Mü.
_ Tu as changé. Tu étais beaucoup plus docile avant ». Disant cela, Shura lui frôla la hanche. Mü fut traversé d'un frisson qui le paralysa. « Dis-moi, murmura Shura, est-ce qu'il arrive à te contenter, est-ce qu'il est à la hauteur de sa réputation? Parce que tu étais difficile à satisfaire, même si tu avais tendance à aimer ça ». La main de l'Espagnol se promenait sur les fesses du Tibétain. Mü se sentait sali par cette main qui l'avait humilié pendant des années. Le bélier se dit qu'il devait réagir avant qu'il ne soit trop tard mais quelqu'un fut plus rapide que lui. « Je peux savoir ce que ta main fait sur mon chéri, gronda Angelo.
_ Je vérifie quelque chose.
_ Quoi?
_ Que Mü réagit toujours quand je le touche, répondit Shura dans un sourire ». Le poing du cancer mit fin à la discussion. Angelo prit Mü par le poignet et l'entraîna jusqu'à la sortie.
Les deux hommes restèrent silencieux pendant tout le trajet. Mü était en colère, en colère contre lui pour ne pas avoir été capable de repousser Shura. Une fois de plus, celui-ci l'avait humilié. Si Angelo n'était pas intervenu, il aurait pu le remettre en boîte. Mü sentit sa colère glisser petit à petit vers Angelo. Il se retint jusqu'à l'appartement où il explosa : « Tu étais obligé de faire ça ?
_ Que voulais-tu que je fasse ? Te laisser peloter devant moi ?
_ Tu n'étais pas obligé de lui casser la gueule.
_ Tu voulais peut-être que je lui demande poliment de te foutre la paix.
_ Tu m'emmerdes Angelo.
_ Toi aussi tu m'emmerdes. Il faudrait que je calme tes angoisses sans les connaître.
_ Je te parlerais peut-être de mes angoisses si je savais au moins ce que tu voulais. Tu ne sais même pas ce que tu veux.
_ Et toi Mü, est-ce que tu sais ce que tu veux ? ». Le bélier ne répondit pas. Il fixait de nouveau Angelo de son expression vide. Angelo s'approcha de lui et l'embrassa avec une certaine passion. Il ne voulait pas brusquer le bélier juste le faire réagir. Angelo souleva Mü et l'allongea sur la table de la cuisine avec autorité. Il commença à le caresser et à l'embrasser. Tout en le déshabillant, Angelo lui dit : « Je sais exactement ce que je veux et je te veux toi. Mais j'ai aussi besoin de savoir ce que toi tu veux ». Angelo continuait d'embrasser et de caresser son amant. La respiration de Mü s'accélérait. « Angelo ?
_ Oui.
_ Je ne veux... je ne veux... Pas ici. Emmène-moi dans la chambre... s'il te plaît ». Angelo se releva. Mü était toujours allongé sur la table, les larmes aux yeux. Angelo ne chercha pas à comprendre. Il souleva Mü et l'emmena jusqu'au lit sur lequel il l'allongea. Angelo se débarrassa de son tee-shirt et s'installa à côté de son amant. Celui-ci avait toujours son regard vide. Angelo lui caressa la joue. Mais Mü ne bougeait pas. Angelo se pencha vers lui et l'embrassa, le serrant contre lui : « Mü, qu'est-ce qui ne va pas? ». Aucune réponse. « Mü?
_ Fais-moi l'amour? ». Angelo réprima un soupir. Il embrassa Mü de multitudes de baisers papillons. Pendant qu'il continuait à l'embrasser et à le caresser, Angelo réfléchissait à la manière de briser la carapace du bélier. Mü s'était mis à gémir doucement. Le cancer s'attardait sur le torse du Tibétain et commençait à descendre vers son nombril quand il s'arrêta brusquement. Mü, surpris dans sa chaîne de soupirs, ouvrit les yeux. Angelo s'installa côté du bélier et commença à lui caresser le visage. Le Tibétain le regardait, interrogateur. Angelo attendit un peu observant Mü : « Mon ange, j'aimerais qu'on change notre manière de faire». Mü leva un sourcil. «C'est-à-dire?». Angelo se pencha à son oreille et murmura : «J'aimerais que ce soit toi qui me fasse l'amour.
_ T'es sérieux?
_ Oui». Mü regardait Angelo dubitatif. « J'ai vraiment envie de me donner à toi, de te sentir en moi ». Mü ne répondit rien. Il semblait gêné par la demande de l'Italien. « Qu'est-ce qu'il y a? Tu n'en as pas envie?
_ Si. C'est juste que...
_ Tu ne l'as jamais fait en position dominante.
_ Non. C'est même la première fois qu'on me le demande.
_ Alors ce sera une première pour nous deux.
_ Angelo, tu es sûr que c'est ce que tu veux?
_ Oui. Mais si tu n'en a pas envie, c'est pas grave.
_ C'est pas ça... J'ai juste peur de ne pas savoir m'y prendre, de te faire mal...
_ Je suis sûr que tu seras très doux. J'ai confiance en toi ». Angelo embrassa Mü et le força à s'allonger sur lui. Le cancer prit la main du bélier et la posa sur son entrejambe, montrant qu'il s'abandonnait totalement à lui.
Mü n'avait pas déplacé sa main et continuait à embrasser Angelo à pleine bouche. Les baisers langoureux étaient une des seules choses sur lesquelles Mü n'avait pas d'appréhension et ça Angelo l'avait compris assez rapidement. Le cancer avait laissé ses mains sur les hanches du bélier et essayait de ne pas les bouger. Il savait que même s'il se contentait de caresser le dos de Mü, celui-ci penserait qu'il veut reprendre le contrôle, ce qu'Angelo refusait. Perdu dans les baisers de Mü, l'Italien ne s'aperçut pas tout de suite que le Tibétain le caressait au travers de son pantalon. De doux effleurements qui mettaient Angelo dans un drôle d'état. Le cancer émit quelques gémissements de plaisir pour inciter Mü à continuer. Le Tibétain était un amant hors-pair mais il l'ignorait. Mü retira sa main et la passa derrière la nuque d'Angelo. Il détacha ses lèvres de celles de l'Italien et lui déposa plusieurs baisers papillons sur la bouche comme s'il ne s'en rassasiait pas. Mü finit par s'arrêter d'embrasser Angelo et le fixa attentivement, lui caressant le visage. Le cancer attendit que Mü se décide à faire quelque chose. « Angelo?
_ Oui ». Mü semblait chercher ses mots. « Je t'aime.
_ Je t'aime aussi ». Angelo embrassa Mü et le serra contre lui. Mü se releva légèrement : « Mon cœur?
_Mmh...
_ Tu m'arrêtes si...
_ Oui. Ne t'inquiète pas ». Angelo sourit devant la sollicitude de Mü. « Angelo c'est vraiment douloureux la première fois et ...
_ J'ai confiance en toi. Je sais que tout ira bien ». Mü se pencha vers Angelo et l'embrassa dans le cou, laissant une marque rosée. Le bélier continua sa progression descendant toujours plus bas pour le plus grand plaisir du cancer qui ne retenait plus ses gémissements. Mü finit de le déshabiller et s'arrêta pour admirer Angelo. Ce n'était pas la première fois qu'il voyait l'Italien nu mais il n'avait jamais prit le temps de le détailler. Le bélier allait se rallonger sur le cancer quand celui-ci l'arrêta : « Enlève ton pantalon, s'il te plaît ». Mü obéit et Angelo en profita pour admirer son ange : la peau de nacre, les muscles fins, l'odeur parfumée... Le bélier rejoignit son amant qui soupira lorsque leurs peaux se rencontrèrent. Mû se mit à caresser le torse d'Angelo et descendait toujours plus bas. Angelo se laissait totalement aller, guidé par les caresses de Mü. Celui-ci tournait autour de la virilité du cancer et ne semblait pas décidé à le prendre en bouche, ce qui augmentait l'excitation d'Angelo. Mü remonta jusqu'aux lèvres de l'Italien. Angelo avait instinctivement enroulé ses jambes autour des hanches de Mü. Il comprenait mieux pourquoi Mü le retenait prisonnier entre ses cuisses. C'était une façon d'anticiper l'acte et c'était très agréable. Angelo laissait courir ses mains sur le dos de Mü, donnant autant qu'il recevait. Angelo était en train de découvrir quelque chose de nouveau et il était presque sur le point de regretter de ne pas avoir essayé plus tôt. Mü l'obligea à s'allonger sur le ventre. Il admira quelques instants le dos musclé de l'Italien et s'attarda sur les fesses parfaitement galbées. Mü se pencha vers Angelo et commença une lente descente le long de son dos. Le cancer suivait les lèvres du Tibétain. Il notait mentalement tous les points où s'arrêtait Mü, se promettant de reproduire cette caresse. Le bélier avait atteint son but et embrassait et léchait les fesses de l'Italien. Angelo faisait de lents mouvements de va-et-vient. Il attendait impatiemment que Mü s'occupe de son intimité. Le bélier s'allongea sur le cancer et se pencha à l'oreille d'Angelo : « Mon cœur?
_ Oui.
_ Tu as une préférence?
_ Pour?
_ La position ». Angelo réprima l'envie de lui demander de le prendre tout de suite. Il sentait le corps de Mü collé au sien, son sexe pulsant contre ses fesses, ce qui le rendait impatient. « Je ne sais pas mon ange.
_ Tu n'as pas de position préférée?
_ Si. Mais peut-être qu'elles ne me plairont plus si on inverse les rôles ». Mü écoutait silencieusement. « Pourquoi tu me demandes cela ?
_ Parce que recevoir peut parfois être humiliant.
_ On n'a qu'à commencer par la plus basique. Et on expérimentera petit à petit ».Mü sourit et embrassa Angelo. Le bélier profita de leur baiser pour retourner son amant. Celui-ci sentait son excitation augmenter sachant qu'elle serait la suite des événements. Mü descendait sensuellement le long du torse d'Angelo. Arrivé au point stratégique, il souffla sur la verge tendue du cancer avant de l'embrasser et de la lécher. Quand Mü l'avala complètement, Angelo eut un hoquet de surprise. Il ne réfléchissait même plus à l'origine des vagues de plaisir qui le traversaient. Mü descendit plus bas et s'attarda sur l'intimité d'Angelo. Le cancer sentit son impatience monter d'un cran. Le bélier se releva et présenta deux de ses doigts fins à l'Italien qui les suça avec volupté. Angelo observa son amant. Celui-ci avait gardé sa douceur mais quelque chose avait changé, comme si l'ange était devenu démon. En fait, Mü découvrait sa capacité à donner du plaisir et apparemment, cela lui plaisait. Le Tibétain retira ses doigts et Angelo en sentit un en lui. Quand l'Italien fut parfaitement détendu, un second doigts vint s'adjoindre au premier. Angelo se perdait en gémissements, se laissant porter par les sensations que Mü faisait naître en lui. Quand Angelo fut parfaitement préparé, Mü enleva ses doigts. Angelo avait posé ses mains sur les avant-bras de son amant. Mü entra en Angelo. Celui-ci se contracta et se mordit la lèvre sous la douleur mais il laissait le bélier continuer. Celui-ci progressait avec lenteur pour ne pas le blesser. Quand Mü fut au plus profond de lui, Angelo sentit un éclair de plaisir le traverser. Mü fit plusieurs aller-retours et Angelo sentit la douleur se transformer peu à peu en plaisir. Quand il fut sûr qu'Angelo ne ressentait plus aucune douleur, Mü s'allongea sur lui. Angelo essayait de canaliser ses sensations pour ne pas lacérer le dos du bélier. « Angelo, souffla Mü, arrête d'essayer de garder le contrôle.
_ Je ne veux pas te faire mal ». Mü remonta les jambes d'Angelo sur ses hanches, ce qui fit gémir le cancer. Celui-ci se perdait dans les sensations que le Tibétain faisait naître en lui : son sexe allant et venant dans son intimité, son ventre frottant contre sa virilité, ses immenses yeux verts, voilés par le plaisir, dans lesquels Angelo se noyait, ses cheveux formant un paravent à leurs ébats. Angelo sentait tout son corps s'enflammer. Ce n'est que lorsqu'il sentit la semence chaude de Mü en lui qu'il s'aperçut qu'ils avaient joui. Mü écarta quelques mèches rebelles du visage d'Angelo et l'embrassa. Instinctivement, le cancer resserra ses bras et ses jambes autour du bélier : « Reste ». Mü continua à câliner Angelo et attendit que leurs respirations redeviennent normales pour se retirer. Il s'installa à côté de l'Italien et remonta le drap sur eux. « Ça va ?
_ Oui. Tu es merveilleux, murmura Angelo.
_ Je ne t'ai pas fait trop mal ?
_ C'est vrai que la première sensation n'est pas des plus agréables mais la suite compense largement la douleur ». Mü observait Angelo silencieux. « Ça va ? demanda l'Italien.
_ Oui.
_ Tu n'as pas aimé ?
_ Si. C'est très agréable de te sentir réagir, de sentir que je suis capable de te faire plaisir.
_ J'ai toujours aimé tes caresses ». Mü se pencha vers Angelo et l'embrassa. Le Tibétain serrait l'Italien contre lui. Angelo sentait les larmes de Mü couler sur ses joues. Il détacha ses lèvres de celles du bélier qui le ré-embrassa aussitôt. Angelo serrait Mü contre lui. L'Atlante se blottissait dans les bras de son amant et ne semblait pas décidé à le lâcher. Angelo se sépara de Mü pour reprendre son souffle. Il essuya la visage du bélier : « Ça va ? ». Mü acquiesça. « C'est... c'est juste que je viens de me rendre compte. Je n'ai jamais vécu ce que je vis avec toi et... ». De nouvelles larmes jaillirent des yeux du bélier. Angelo le consola. « Mon cœur, demanda Mü, tu veux bien me faire l'amour? ». Angelo s'exécuta. Il allongea Mü sur le dos et commença à lui suçoter le cou. Le Tibétain se détendit et laissa son corps entre les mains de l'Italien. Angelo s'attaqua au torse de Mü. Il allait remonter quand le bélier l'arrêta : « Continue s'il te plaît ». Angelo obéit et prolongea jusqu'au nombril de Mü qui gémit. Le cancer s'attarda quelques instants sur le ventre du Tibétain qui se mit à onduler doucement. Angelo s'apprêtait à rejoindre les lèvres de Mü quand celui-ci l'arrêta à nouveau : « S'il te plaît Angelo... ». Le cancer se releva, surpris. « Tu es sûr?
_ Oui.
_ Mais je croyais que...
_ Que quoi?
_ Que tu n'aimais pas les fellations.
_ Je n'ai jamais dit ça?
_ Alors pourquoi?... ». Mü s'assit et Angelo s'installa à côté de lui. « En fait, je trouve ça dégoutant. Pas la fellation en elle-même. J'aime bien. Surtout quand c'est toi qui me le fait ». Angelo sourit. Mü avait rougi en disant cela. « Mais le fait d'aller jusqu'au bout, jusqu'à l'éjaculation, je trouve ça vraiment dégueu.
_ Pourquoi tu ne me l'as pas simplement dit au lieu de... de...
_ De devenir hystérique. Peut-être parce que j'ai toujours été habitué comme ça. En fait, je me rends de plus en plus compte que ma relation avec Shura était totalement à sens unique. J'étais complètement écrasé par cette relation ». Angelo écoutait attentivement Mü. Il attendait le moment où il allait craquer. « Tu es un ange, murmura Mü en passant sa main dans les cheveux du cancer.
_ Je ne suis pas sûr que tout le monde partage ton opinion.
_ Tu parles de tes innombrables conquêtes?
_ Pas seulement.
_ Je suis content de ne pas faire partie de cette liste.
_ Tu m'as quand même testé : ne pas vouloir coucher le premier soir, aller absolument à mon appartement...
_ Je voulais être sûr qu'il y avait un minimum de respect entre nous. De toute façon, je n'aurais jamais coucher avec toi le premier soir. Je suis trop romantique pour ça. Angelo?
_ Mmh.
_ Tu n'as jamais cru en l'amour?
_ Si. Une fois. Et la personne en a profité pour me briser le cœur ». Les deux hommes restèrent silencieux un moment, Mû appuyé contre l'épaule d'Angelo. Le bélier se mit à sourire. « Qu'est-ce qui te fait rire?
_ Nous. On était en pleine action, et à cause de moi, on se retrouve comme deux ados à parler du prince charmant.
_ C'est vrai. Tu veux que je nous prépare un thé ou tu préfères qu'on reprenne où on s'était arrêtés?
_ Je préférerais qu'on reprenne notre séance de câlins.
_ Mais c'est que tu deviens un véritable pervers!
_ Tu n'as qu'à pas être un aussi bon amant ». Angelo embrassa Mü à pleine bouche et profita de leur baiser pour le rallonger sur le lit. Il s'attarda sur la gorge du bélier avant d'entamer une longue et sensuelle descente. Mü avait glisser ses doigts dans la chevelure rebelle du cancer. Celui-ci lui avait donné une des plus belle preuves d'amour ce soir et Mü en était encore bouleversé. Il se rendait compte que comme Angelo il ne savait pas vraiment ce qu'était l'amour, ce que c'était d'être vraiment aimé et... Angelo avait atteint son but et les sensations de Mü s'intensifièrent. Contrairement à Shura, Angelo savait toujours comment provoquer le plaisir de Mü. Les neurones du bélier s'arrêtèrent de penser, submergés par les vagues de sensations provoquées par le cancer. Au moment où Angelo allait le pénétrer, Mü l'arrêta. Il força l'Italien à s'asseoir au milieu du lit et il se plaça sur lui en position du lotus. « C'est ma position préférée, souffla Mü ». Angelo sourit et glissa ses mains sous les fesses du Tibétain pour pouvoir l'accompagner dans ses mouvements. Le cancer comprenait pourquoi Mû aimait cette position. Même si c'était lui qui avait le contrôle, Angelo pouvait le faire ralentir ou accélérer. En même temps, les deux amants pouvaient en profiter pour ce caresser, ce que le cancer ne manquait pas de faire. Sentant la jouissance approcher, Angelo serra Mü contre lui. Les deux hommes jouirent en même temps. Mü embrassa Angelo avant de se blottir contre son épaule, essayant de reprendre une respiration plus régulière. Angelo se mit à lui caresser les cheveux, essayant lui aussi de s'apaiser. Le bélier se redressa remettant de l'ordre dans les cheveux de l'Italien. « Angelo?
_ Mmh.
_ Je sais bien que je ne te le dis pas souvent mais... je t'aime.
_ Moi aussi je t'aime ». Les deux amants s'embrassèrent et profitèrent de leur baiser pour se rallonger. Ils restèrent un moment silencieux, profitant du plaisir d'être ensemble. Soudain, Mü frissonna. « Qu'est-ce qu'il y a? demanda Angelo.
_ J'ai froid ». L'Italien remonta les draps sur eux et serra Mü contre lui. « Pour quelqu'un qui vient d'un pays d'un pays où y'a pas mal de neige, t'es plutôt frileux.
_ C'est parce que j'en ai gardé un peu en moi.
_ Ça expliquerait pourquoi j'ai toujours chaud. Moi aussi j'ai du garder du soleil italien.
_ Comme ça on se complète.
_ Oui ». Angelo réfléchit. « On pourrait peut-être y aller.
_ Où?
_ Au Tibet. Pour les vacances, ça pourrait être sympa.
_ Oui. Mais c'est un peu tard pour ces vacances-ci.
_ C'est vrai.
_ On pourrait aller en Italie.
_ Tu sais l'été c'est blindé de touristes.
_ Je suis sûr que tu connais des endroits qui sont encore sauvages ». Angelo sourit. « Quoi? Demanda Mü.
_ C'est la première fois que je planifie mes vacances avec quelqu'un.
_ C'est la nuit des premières alors.
_ Oui ». Le bélier bailla. « T'es fatigué?
_ Oui. Notre séance câlins m'a épuisé.
_ Moi aussi. En plus, je sens que je vais avoir des courbatures.
_ J'aurais du te laisser te reposer.
_ C'est pas grave ». Mü se blottit contre Angelo et commença à s'endormir. Le cancer nicha sa tête dans le cou du bélier et se laissa bercer par la respiration régulière de son amant.
« Bonjour, entendit Angelo quand il ouvrit un œil.
_ Bonjour, répondit-il.
_ Bien dormi ? demanda Mü.
_ Bien. Et toi ?
_ Bien ». Le bélier se pencha pour l'embrasser, un simple baiser bonjour, lèvres contre lèvres. Il laissait ses doigts courir sur le visage d'Angelo, en redessinant les contours qu'il connaissait déjà par cœur. « Ça va ? demanda le cancer.
_ Oui. J'ai passé la nuit la plus merveilleuse de toute ma vie.
_ Moi aussi ». Angelo s'approcha de Mü et l'embrassa. Le baiser fut rapidement approfondi et le cancer se retrouva sur le bélier. Les deux hommes interrompirent leur baiser et Angelo se blottit dans les bras du Tibétain, ce qui le fit sourire. « Qu'est-ce qu'il y a ?
_ Rien. C'est juste que tu as eu du mal au début, d'être blotti dans mes bras.
_ J'ai pas l'habitude.
_ T'as jamais eu envie de te réfugier dans les bras de quelqu'un ?
_ Si.
_ Et ?
_ J'ai rencontré Milo quand j'étais ado. Je suis tombé fou amoureux de lui. Mais il était amoureux de quelqu'un d'autre. En fait, il est sorti avec moi pour rendre Camus jaloux et sortir avec lui.
_ Et ça a marché ?
_ Oui. Quand je lui ai dit que je l'aimais, il a ri. Il m'a dit qu'il ne m'avais jamais aimé et que maintenant qu'il avait eu ce qu'il voulait, je pouvais partir.
_ C'est cruel.
_ Oui. J'ai décidé de ne plus tomber amoureux. Jusqu'à ce que tu arrives ». Mü sourit. « Et toi et Shura ?
_ Shura a été mon premier amour. J'ai eu le coup de foudre pour lui. Mais lui, il me voyait comme une marionnette faite pour son plaisir. On ne se voyait que pour ça, que j'ai envie ou non. On a du le faire dans tous les coins de l'appartement.
_ Et dans le sien ?
_ Jamais. Je n'y ai jamais mis les pieds, j'aurais fait tâche. Et j'aurais pu tomber sur ses autres amants.
_ Il n'a jamais été amoureux de toi ?
_ Il me disait qu'il m'aimait uniquement quand il avait envie de moi et que je rechignais. C'était un moyen de m'amadouer et ça marchait. Mais j'en ai profité aussi. Quand il commençait à me prendre la tête, je l'allumais. J'étais sûr d'être tranquille comme ça.
_ Je comprends mieux certaines choses maintenant.
_ Je t'aime, murmura Mü en passant sa main dans les cheveux d'Angelo.
_ Je t'aime aussi, répondit Angelo en l'embrassant ». Mü fit glisser ses mains des épaules à la nuque d'Angelo. « Qu'est-ce que tu veux faire aujourd'hui ? demanda l'Italien.
_ Passer la journée au lit me semble une bonne option.
_ À moi aussi ». Angelo reposa sa tête sur le torse de Mü savourant le sentiment de bien-être qu'il ressentait.
