Et voilà le deuxième et dernier chapitre! (Et oui ce fut court _... Enfin 10 000 mots c'est déjà ça!) Alors le texte n'a pas été corrigé donc excusez-moi encore pour les fautes.. Mais avant tout! Réponse à la seule (bouhouuuu T_T *se mouche*) review du chapitre précédent :

~oOOOmerlette : Merci pour cette première review! :D Et en plus il est positif! (Hourra!) Je dois avouer que pour décrire les actions c'est un peu difficile mais je ferai tout pour m'améliorer! :D Enfin bon, voilà le deuxième et dernier chapitre mais j'espère que ça t'aidera quand même à te faire une idée sur ce que j'écris x) Et non, Aizen n'est pas du tout un mégalo... et encore moins un sadique! XD Enfin voilà encore merci (^^)

Sur ce je vous souhaite une bonne lecture!

Les personnages sont à Tite Kubo!


Chapitre 2 :

Ginjo et Ichigo marchaient dans les allées du festival. Les stands étaient plus beaux les uns que les autres aux yeux du roux qui ne cessait d'entrainer son amant à nombres d'entre eux. Ils se baladaient main dans la main, se fichant à présent éperdument du regard des autres. Ils étaient heureux d'être ensemble et préféraient profiter du moment au lieu de vouloir se cacher.

Après cette longue journée à avoir fait pratiquement tous les stands, à refaire certain comme par exemple celui du tir à la carabine qui plaisait beaucoup aux deux amoureux. Tirer sur des ballons n'était pas chose facile, et cela leurs plus immédiatement puisqu'ils aimaient relever les défis. Ichigo avait d'ailleurs fait un très bon score et avait gagné une énorme peluche représentant un tigre qu'il avait offert à un petit garçon qui lui n'avait rien gagné. Le petit avait été très heureux de recevoir ce cadeau et avait remercié le roux de tout son cœur avant d'aller montrer la peluche à ses parents.

Les deux amants étaient donc maintenant assit sur un banc à partager une barbe à papa démesurée.

-Alors, content de ta petite journée ?

-C'est probablement la plus belle journée de ma vie ! Merci de m'avoir emmené ici. Je… T'avais raison, j'adore vraiment les festivals. Il y a cette ambiance si enfantine et animée que j'aime.

Ichigo souriait en regardant un point fixe sans vraiment le voir. Ginjo remarque immédiatement l'expression mélancolique sur son visage.

-Cela t'évoque des souvenirs, n'est-ce pas ?

Ichigo acquiesça puis prit un petit morceau de la sucrerie, la laissa fondre dans sa bouche puis poursuivit en regardant Ginjo :

-Cela me rappelle lorsque j'étais enfant… On allait souvent à des festivals, avec mes sœurs, mon père… Et maman… c'était vraiment chouette. Mais c'est du passé, alors n'y pensons plus !

Ginjo nota dans son esprit que cela était un sujet sensible et décida de changer les idées de son amour.

-Cela te va si nous allons marcher un peu près de la rivière avant de rentrer ? J'aimerais que l'on soit un peu tout les deux…

-D'accord !

Ichigo avait accepté avec enthousiasme et ils partirent donc en direction du court d'eau.

Ils marchaient silencieusement, l'un contre l'autre, le bras de Ginjo entourant les épaules frêles du plus petit. Le silence n'était dérangeant mais relaxant. En ce moment précis, Ichigo se sentait aux anges. Il avait récupéré la confiance de ses amis, il n'avait plus d'ennemis en ligne de vue, donc plus de stress et d'angoisses permanentes, et pour finir en beauté, il avait un homme dont l'amour était réciproque et débordant à ses côtés. Quoi demander de plus ?

Rien.

Il n'avait besoin de rien en plus.

Il était heureux.

Non loin de là, marchant en retrait sur le trottoir et non sur le bord de la rive, un homme marchait en fixant le couple sans cesse. Son visage à moitié camouflé n'exprimait strictement aucune émotion. Les gens qu'il croisait ne semblaient pas le voir.

Aizen s'arrêta soudainement, fixant toujours le couple des yeux. Son œil visible se plissa légèrement en les regardant s'embrasser avec passion.

0°0°0

Aizen se propulsa jusqu'au premier étage de la maison et fit coulisser la fenêtre. Il put enfin s'appuyer convenablement pour ne pas tomber mais resta sur l'appui de fenêtre, se disant qu'il était bien inconscient de constamment laisser cette fenêtre déverrouillée. Le lit d'Ichigo était juste en dessous de lui, le roux dormant d'un sommeil profond et calme. Il jeta un regard vers l'horloge sur le bureau et celui-ci indiquait deux heures du matin.

Un soupir lui échappa alors qu'il passait avec précaution sur le lit, veillant à ses gestes pour ne pas réveiller l'endormit. Ses doigts tirèrent la chaise du bureau et il s'assit sur celle-ci, croisant les doigts, les coudes posés sur ses genoux. Son regard ne quittait plus l'orangé. Il patienta une heure pendant laquelle il avait semblé réfléchir intensément.

C'est donc après ce temps là qu'il décida de réveiller l'adolescent. Ne sachant pas trop comment faire, il passa simplement ses doigts sur la joue d'Ichigo avec le plus de délicatesse qu'il pouvait.

-Ichigo… Réveille-toi…

Sa voix s'était faite basse et grave. Et visiblement cela sembla fonctionner, lorsqu'il vit Ichigo ouvrir les yeux en affichant une moue fatiguée et contrariée.

-Ginjo ?

Lorsque la vue du rouquin fut plus claire, il reconnu sans mal Aizen et cela le fit se reculer à l'opposé du brun dans des gestes nerveux, se sentant soudainement bien réveillé.

-Aizen ! Que…

-Chuuut… Tu vas réveiller tout le monde.

-Je m'en fiche ! Qu'est-ce que tu fou ici ?

Malgré tout, Ichigo avait baissé le son de sa voix.

-C'est ta faute, ce n'est pas prudent de laisser ta fenêtre ouverte.

Ichigo n'eut aucun mal à déceler l'expression moqueuse sur son visage. Ce qui l'énerva d'ailleurs.

- Ca ne me dit toujours pas pourquoi t'es ici !

- Je voulais te parler. Mais comme tu es toujours avec ton copain, ça devient difficile de te parler la journée.

-D'où la visite en pleine nuit.

-C'est ça.

Ichigo se détendit un peu mais restait tout de même sur ses gardes. Ses yeux parcouraient sa chambre. Il jura intérieurement en voyant que son badge était sur son bureau, c'est-à-dire bien trop loin et trop près d'Aizen.

-Et donc ? Tu voulais me parler de quoi ?

Aizen sembla réfléchir un instant, son visage n'exprimant à nouveau plus aucune expression.

-En fait, je voulais juste te dire, que si quoi que ce soit t'arrives, si tu as un problème, si tu as besoin d'aide, alerte-moi avec ton rieatsu. Je viendrais t'aider.

Il avait sortit la phrase assez vite, contrairement à son habitude, et n'avait pas vraiment fait de pause pour reprendre son souffle.

-Pourquoi tu me dis ça ?

-Parce que je ne voudrais pas que tu meurs.

La franchise du brun étonna le roux au plus haut point.

-Pourquoi ?

-C'est important, c'est tout.

Ichigo jaugeait l'homme devant lui depuis qu'ils avaient commencé à parler. Ce dernier était devenu extrêmement sérieux. Les rouages de son cerveau fonctionnaient à fond pour essayer de comprendre ce que lui voulait Aizen.

-Ne te pose pas trop de question, ce serait te tordre l'esprit pour rien. Je te demande juste de m'appeler si quelque chose de mal t'arrive.

-D'accord.

Il avait accepté plus pour qu'il le laisse au plus vite tranquille qu'autre chose. Savoir cet homme dans sa chambre, dans sa maison où se trouvait sa famille, ça ne le rassurait absolument pas !

-Et sinon, pourquoi portes-tu toujours ta combinaison ?

Aizen esquissa un sourire narquois.

-Je ne peux pas l'enlever.

-C'est-à-dire ?

Pour toute réponse, Aizen se leva pour se mettre dos à l'orangé qui put voir entre ses omoplates une croix légèrement lumineuse de couleur rouge, mais pas énormément.

-C'est le sceau qui m'empêche de me libérer de cette tenue atrocement inconfortable.

Aizen regarda l'adolescent par-dessus son épaule.

-Peux-tu me l'enlever, s'il-te-plait ?

-Heu.. Je-je peux essayer.

-Tu y arriveras.

Ichigo le regardait, un peu sceptique. Il se redressa un peu et se positionna appuyé sur les genoux, sur son matelas. Aizen s'approcha un peu plus de lui en lui présentant son dos.

Ichigo fit une mine contrariée puis leva la main pour la poster juste au croisement des branches de la croix.

-Je ne sais pas ce que je dois faire… Ca semble très puissant.

-Vas chercher la croix dans mon dos.

-Hein ?

Aizen regardait droit devant lui, se concentrant pour rester calme.

-enfonce tes doigts dans mon dos et attrape la croix pour la sortir.

Ichigo déglutit en assimilant les paroles du brun. Enfoncer ses doigts dans la chaire de ce type ? Il est pas complètement singlé ? Il approcha tout de même sa main, quoi que très méfiant. Il avait peur que le sort ne se retourne contre lui.

-T'en est sur au moins ?

-Certain.

Ichigo fit un geste négatif de la tête puis se décida à le faire. Il enfonça donc ses doigts dans la croix lumineuse. Celle-ci sembla devenir plus vive mais Aizen ne vacillait pas. Il sentit alors quelque chose de plus solide entre ses doigts. Il saisit cela et tira de toutes ses forces vers lui.

Il posa une main sur l'épaule d'Aizen pour avoir plus de facilité à tirer l'objet. Il sentit d'ailleurs l'épaule tremblante sous sa main, mais ne s'arrêta pas.

Après quelques secondes, il chuta vers l'arrière, la force disparaissant soudainement. Il se retrouva avec une grande croix noire en main alors qu'Aizen tombait à genoux au sol.

Il lâcha la croix sur le sol, celle-ci devenant de plus en plus chaude. Une légère vapeur en émanait à présent.

Mais il reporta son attention sur l'homme qui tremblait imperceptiblement, seul son souffle hiératique se faisant entendre dans la pièce. La croix se refermait, la légère lumière disparaissant du dos du brun.

Ichigo se leva de son lit et se dirigea à côté d'Aizen, s'accroupit à côté de ce dernier pour voir comme il se portait après cette épreuve. Il resta un peu choqué en voyant l'expression du brun.

-Aizen…

Les bandes qui couvraient son visage tombèrent sur le sol d'elles même, dévoilant l'œil entièrement blanc, y compris la pupille et l'iris par conséquent, qui était jusqu'à présent camouflé par les bandes. Ses longs cheveux bruns tombèrent de chaque côté de ses épaules, touchant le sol devant lui. Ils avaient jusqu'à présent été retenus par les bandes noires.

-Ca va ?

Mais l'expression du brun ne changeait pas. Ses yeux étaient grand ouverts, fixant le sol, les mains plaquées sur celui-ci. Et ses épaules ne cessaient de trembler.

Ichigo posa sa main sur l'une d'elle, ce qui eut pour effet de faire sortir Aizen de sa transe. Ce dernier tourna vivement le visage vers l'orangé, et ses traits furent immédiatement plus doux.

-Merci…

-Mmh.. De rien. Le truc est là-bas, dit-il en désignant la croix qui fumait toujours autant, abandonnée sur le sol de sa chambre.

Aizen regarda la croix un instant puis se dirigea vers celle-ci, la saisissant.

-Mais tu vas te brûler !

Il n'en fit rien. La croix semblait ne plus être autant en surchauffe qu'auparavant. Elle était aussi grande que le dos d'Aizen et ses pointes étaient parfaitement pointues, et donc aiguisées. Lorsque le brun la prit par la partie la moins grande, il semblait tenir une épée en main.

-Une arme ?

-Je ne sais pas… Mais… Je sens Kyoka Suigetsu à l'intérieur..

-Ton Zanpakuto n'avait pas été détruit ?

-Si… Mais ce n'est surement qu'une impression.

Ichigo se leva à son tour et constata que les vêtements d'Aizen se défaisait, faisant partie du sceau, ils n'étaient plu tenu par rien. Ichigo s'empressa d'attraper un Kimono qu'il avait reçut et qui était trop grand pour lui pour le donner à Aizen.

Ce dernier refusa en premier lieux mais du accepter car Ichigo insistait. Il le remercia et ils se mirent de dos l'un à l'autre le temps que le brun se change.

Ichigo entendait seulement le bruit des mouvements des tissus et il sentit ses joues chauffer un peu. Il se donna une gifle mentale.

Le plus âgé le prévint qu'il avait fini de se changer, ce qui soulagea le roux.

-Merci pour ça. Je vais te laisser te rendormir maintenant.

-Mmh…

-Et n'hésite pas à m'appeler.

-Oui oui je sais.

Le ton qu'avait employé Ichigo était faussement énervé. Le brun lui adressa un regard indéchiffrable pour le roux avant de partir comme il était venu, par la fenêtre.

Ichigo resta pensif un moment puis remarqua avec étonnement les vêtements de cuir d'Aizen se dissoudre en fine particule pour finir par disparaitre.

C'est sous ce spectacle étonnant qu'il décida de se recoucher et de retomber dans les limbes du sommeil, animé par toute sorte de question concernant son visiteur nocturne.

0°0°0

Cela faisait deux semaines qu'Aizen lui avait rendu visite, et franchement, Ichigo avait laissé cette histoire de côté, préférant profiter des instants précieux avec son cher et tendre amant.

-je t'aime tant mon amour…

-Moi aussi je t'aime mon cœur…

Les deux amoureux s'embrassèrent doucement mais avec un amour sans bornes. Ils profitaient que personne ne puisse les voir dans la petite allée de la maison pour se dire au revoir.

C'est à regret qu'ils se séparèrent, comme toujours, le cœur serré.

Ils s'embrassèrent encore, les joues un peu rosies par leur promiscuité.

-Je reviens demain matin Ichi…

-Ok…

Ichigo laissa enfin partir son amant à contre cœur, alors que celui-ci enfilait son casque pour enfourcher sa moto d'un noir de jais. Il démarra après avoir adressé un regard amoureux à Ichigo, ainsi qu'un bisou envoyé avec sa main.

Ichigo le regarda partir et ne rentra qu'à partir du moment où il n'était plus dans la rue.

0°0°0

-Quoi ? Qu'y a-t-il ? Je ne comprends pas !

-Ichi…je…

La voix au téléphone était très basse et difficile.

-Je t'en prie dis-moi où tu es ?

-je.. Sais pas…

Ichigo se concentra au maximum. Il ne parvenait pas à trouver la présence de son amant qui était visiblement en mauvaise posture. L'angoisse le prenait aux trippes. L'amour de sa vie était quelque part dans les environs, visiblement en très mauvais état, mais il était incapable de se concentrer pour percevoir son énergie.

Il se souvint alors des paroles d'Aizen deux semaines plutôt :

« Si tu as besoin d'aide, appelle-moi. »

Ichigo se pressa d'émettre son énergie le plus fort qu'il pouvait, priant qu'Aizen la ressente et comprenne l'urgence de la situation.

-Je vais arriver avec de l'aide, surtout reste éveillé mon cœur ! Je t'aime, tu le sais que je t'aime, alors reste conscient, je vais arriver d'ici peu de temps !

-Ichi…

-Je serais là dans peu de temps… Promis… J'arrive.

Il n'avait plus de réponse de la part du brun. Il l'appela à tout va mais rien ne se faisait entendre ! Son amant n'était plus conscient ! Il craignait maintenant le pire, bien qu'il ne refuse de se l'avouer. Il raccrocha et fut surpris d'entendre une voix venant de devant lui. Il leva le regard. Aizen était là, le regard on ne peut plus sérieux. Ses cheveux longs cachaient la moitié de son visage alors que la croix noire était attachée à sa ceinture, passée dans son obi. Il était totalement vêtu de noir.

-Que se passe-t-il ?

-C'est Ginjo ! Il a eut un accident de moto mais n'a pas pu me dire où il était et maintenant il ne répondait plus au téléphone !

Devant l'angoisse fulgurante du jeune homme, Aizen fronça les sourcils.

-Tu ne parviens pas à le localiser ?

-Non !

Aizen ferma les yeux un instant, semblant se concentrer.

-Viens avec moi. Je sais où il est.

Ichigo resta un peu méfiant.

-je peux te faire confiance ?

-oui. Tu veux le sauver, non ?

-Biensûr !

-Alors arrêtons de trainer !

Ichigo fronça les sourcils puis suivit Aizen, sautant de toits en toits. Aizen s'arrêta après quelques minutes.

-On est trop lent !

- On a pas le temps pour une pause !

Aizen regarda Ichigo droit dans les yeux, laissant un instant de flottement entre eux deux.

Il disparut de la vue d'Ichigo qui se sentit soudainement soulevé et propulsé à une vitesse fulgurante, bien qu'entouré par des bras puissants. Il avait oublié ce que cette vitesse impressionnante pouvait donner l'impression de voler.

Cependant, il se sentit un peu sonné lorsqu'il fut redéposé à terre avec douceur. Il croisa le regard d'Aizen. Leurs visages étant si proche…

-Il est là-bas…

Ichigo détacha son regard de celui du brun et vis son amant au sol, sa moto à cinq mètres et une voiture échouée contre un arbre. Il se précipité vers Ginjo qui était visiblement inconscient. Son casque avait été fracassé pendant l'accident et il en restait les débris plus loin.

Il prit immédiatement la pulsation dans le cou du brun, pris par une peur panique ! Et tout ce sang ne le rassurait pas d'avantage.

Il tâtait la peau, cherchant désespérément une pulsation sous ses doigts. Il ne trouvait rien. Il glissa alors ses doigts sur le poignet du brun, se disant qu'il ne trouvait pas le point de pulsation de la carotide. Il tâta le poignet, la respiration de plus en plus rapide. Une main se voulant rassurante se pausa sur son épaule. Ichigo sentait sa gorge se nouer et ses yeux s'embuer. Son âme sembla brûler son cœur tel des braises incandescentes. Il avait si mal ! C'était impossible ! Ginjo ne pouvait pas être mort !

-Ichigo… Il… N'émet plus d'énergie…

Ichigo n'entendait pas les paroles qui lui étaient dites. Il regardait fixement les yeux clos de son amant. Les larmes coulèrent d'un seul coup, submergé par cette sensation de mourir, de se détruire, que son corps se décompose en vous laissant tel un vulgaire objet abandonné. Ichigo hurla son désespoir sur le corps de son amant, serrant la veste de se dernier de toutes ses forces.

Il ne pouvait pas… Tout était si parfait ! Tout allait bien ! Pourquoi cela devait-il arriver ? Pourquoi être heureux était si difficile ? Pourquoi lui avoir enlevé sa moitié, son ami, son amant ! Tout allait si bien il y a à peine une vingtaine de minutes ! Ils s'embrassaient encore il y a une vingtaine de minutes… Il aurait du l'empêcher de partir… il aurait du…

Il prit délicatement Ginjo par les épaules et le serra contre lui, s'imprégnant de son parfum qui était faussé par le sang. Il caressa délicatement la joue du brun avec tout l'amour qu'il possédait. Il se pencha sur lui et déposa un baiser, salé par les larmes, sur les lèvres ternes de son amant.

Il passa pour probablement la dernière fois sa main dans les cheveux sombre et si doux de son amour, alors qu'un nouveau sanglot s'étouffa dans sa gorge, faisant secouer ses épaules.

-Ichigo… Viens… Les urgences ont été prévenues. Elles s'occuperont de son corps…

-Je… ne veux…pas…

-Ichigo…

Aizen attrapa avec une grande délicatesse le bras du jeune homme détruit pour le faire se relever.

-Aller Ichigo… Viens…

Ichigo déposa avec une infinie précaution le corps de son tendre amour et se releva pour se précipiter sur Aizen. Il pleura toutes les larmes de son corps contre Sosuke qui l'entoura de ses bras pour le rassurer, bien que ce fut inutile. Ichigo pleurait à chaud de larmes et bruyamment. Aizen le souleva et disparut de ce lieu où arrivaient les urgences.

0°0°0

Ichigo était inconsolable. Aizen restait à distance, assit en le regardant du coin de l'œil. Le rouquin fixait le sol, les bras croisés sur ses genoux, replié sur lui-même. Les larmes roulaient silencieusement sur ses joues, ne semblant pas vouloir s'arrêter.

Aizen se leva, prit une couverture pliée dans un coin et recouvrit l'adolescent avec. Celui-ci se blottit dedans, même s'il n'avait pas froid. Il tremblait juste à cause du choc.

Aizen l'avait emmené dans le temple sacré où il se cachait. Ce dernier était en plein milieu d'un bois, et grossièrement caché par les grands arbres. Les passages étaient très rares, ce qui faisait que ce lieu était parfait.

-Ichigo… Arrête de pleurer.

L'interpelé lui jeta un regard noir. « Comment ose-t-il m'ordonner ça ? » pensa-t-il.

-Laisse-moi tranquille, je t'ai rien demandé !

Sa voix fut moins assurée qu'il l'espérait.

-Ne sois pas agressif, je t'ai rien fait…

Les deux hommes se regardèrent. La voix d'Aizen s'était faite basse et douce.

-Pardon. Je suis juste…

-Je sais.

Ichigo regardait le brun qui le fixait sans pouvoir précisément comprendre l'expression inscrite sur son visage.

-Mais c'est juste que là je… C'est beaucoup trop difficile !

Ichigo éclata en sanglots à nouveau.

-Pourquoi il faut toujours que ça tombe sur moi ? Ginjo n'aurait jamais du devenir mon petit ami ! S'il ne l'était pas devenu, il n'aurait pas prit sa moto à ce moment, il n'aurait pas été sur cette route, il ne serait pas mort !

Ces mots lui avaient coutés cher.

-Ichigo…

-C'est ma faute ! Il est mort par ma faute ! Je suis responsable !

Aizen posa sa main sur l'avant-bras de l'adolescent.

-Je ne mérite pas… De vivre..

-Ne dit pas ça !

Aizen avait élevé un peu la voix.

-Ce n'est en aucun cas ta faute. Le seul responsable dans cette histoire c'est cet idiot de conducteur qui n'a pas été fichu de conduire convenablement !

Ichigo baissa la tête, se cachant dans la couverture pour pleurer.

Il sentit la main d'Aizen ébouriffer ses cheveux avant de d'entendre ses pas s'éloigner.

-Où vas-tu ?

-Je suis là. Je vais juste surveiller l'entrée.

Ichigo réajusta un peu la couverture et ferma les yeux.

0°0°0

Ichigo à disparut… Il n'est ni dans sa chambre, ni dans les rues, ni même dans les parcs environnants. Pourtant tout allait bien la dernière fois que je l'ai vu. Nous sommes plusieurs à le chercher, tous ses amis réunis, sauf un.

Mon regard se planta dans le ciel, comme pour implorer les Dieux.

-Où es-tu, fils ?

0°0°0

Ichigo se réveilla avec un mal de crâne carabiné. Il essaya de se redresser mais il en fut incapable. La lampe au-dessus de lui l'aveuglait d'autant plus qu'il venait de se réveiller.

-Bonjour, Ichigo.

L'orangé tourna la tête pour essayer d'apercevoir celui qui l'appelait mais en fut incapable. Tout autour de lui était noir, il ne voyait que cette lampe qui l'éclairait. Il voulut porter une main à sa tête mais en fut incapable également. Ses poignets et ses chevilles étaient retenues par des anneaux. Il constata alors qu'il était en fait allongé sur une table métallique, du moins c'est ce qu'il en déduit au touché.

-Où…Suis…Je…

-Là où tu t'es endormi…

-N-Non… C'est..

-Faux ? Disons alors que tu es dans le même lieu, mais pas précisément dans la même salle.

Un silhouette apparut enfin et il reconnu sans mal Aizen.

-Pour..quoi ?

Aizen le regardait, toujours avec cette même expression indéchiffrable.

-Dis-moi que tu me pardonneras.

-Quoi ..?

Ichigo ne comprenait strictement rien à tout ça.

-Ginjo.. C'est moi qui l'ai tué.

Ichigo sentit un frisson le parcourir, alors que la rage envahissait son corps, l'émergeant totalement du demi-sommeil dans lequel il était plongé.

Ses poings se serrèrent et il tira sur les anneaux soudés à la table dans le but de se libérer. Il s'était redressé, l'air très menaçant. Il avait complètement oublié son mal de tête, la douleur morale et la rage l'ayant effacée d'une traite.

-Connard ! Tu… Je vais te tuer !

Aizen le regardait, un air presque.. Triste ? Résigné ? Impossible de le dire exactement.

Il le vit attraper quelque chose et le glisser dans sa main. Il reconnu immédiatement son badge. Ni une, ni deux, il l'actionna sans attendre ni réfléchir avant de l'utiliser. Un rieatsu noir l'entoura avant de le dévoiler dans sa tenue de fullbring. Il tira à nouveau sur ses liens métalliques qui se tordirent sous la force déchainée. Une fois libre, il bondit de la table alors qu'Aizen avait reculé pour arrêter de justesse l'attaque de l'orangé à l'aide de la croix de métal.

-Je vais te tuer ! Encore ! Mais cette fois tu n'as plus le Hogyoku pour survivre !

Aizen ne répondait pas, affichant toujours cette même expression qui énerva d'avantage le roux.

Une lutte emplie de puissance destructrice débuta entre les deux anciens rivaux, qui l'étaient à nouveau depuis seulement deux minutes.

Ichigo était très hargneux et violent dans ses coups alors qu'Aizen ne pouvait que parer. Le brun fut envoyé à travers un mur par un coup de pied très violent au flanc droit, se retrouvant dans les bois.

Il se rattrapa comme il put mais ne put échapper à un coup de lame. Il se rattrapa à un arbre, essoufflé et déjà à sa limite. Son dos était lacéré par le dernier coup reçut.

-Pourquoi tu as fais ça ?

Aizen releva la tête malgré son état devenu critique. Un de ses poumons était touché par ses côtes brisées. Du sang dégoulinait de son menton.

-Je… T'emmerde !

Il sourit doucement, un air sadique à présent affiché sur le visage. Il lâcha l'arbre qui lui servit de support pour se poster bien devant Ichigo.

-Tu n'as pas dit que tu voulais… Me tuer ?

La rage envahit Ichigo de plus belle, et il s'élança vers le brun à vive allure.

Un bruit glauque.

Du sang tombant à leurs pieds en grande quantité.

Une lame noire traversant un corps.

Ichigo regardait Aizen dans les yeux. Ce dernier avait de nouveau cette expression triste. Mis il semblait plus… apaisé ? Soulagé ? Voir même heureux…

Ichigo retira sa lame du cœur d'Aizen. Ce dernier chuta comme au ralentit jusqu'à être totalement allongé au sol, le sang se répandant autour de lui. Ses yeux mi-clos étaient toujours rivés vers le jeune homme.

Ichigo sentit comme une culpabilité l'envahir. Il venait d'essayer de tuer un homme de sang froid.

C'était comme une vérité qui éclatait.

Il se pencha au-dessus de l'homme.

-Mer… ci…

Ichigo le regarda, sans comprendre.

-Perso..nne…

Il se pencha vers le brun pour mieux entendre. Sa voix était presque inaudible.

-Ne… pou..vait.. me…tuer…

Du sang coula plus abondamment de la bouche de l'homme à l'agonie.

-A part…toi…

-Aizen… Tu as fais tout ça pour que je te tue ?

Ce dernier approuva d'un geste faible. Une larme coula sur sa tempe. La seule depuis bien longtemps.

-Tu… es…le seul… Je… voulais… mour..ir.. de.. ta.. main…

-Aizen…

-Je.. suis.. heureux… Merci…

Aizen le regardait fixement, succombant à ses blessures. Son souffle s'arrêta après quelques spasmes étouffés. Tout devint soudainement très calme d'un seul coup autour de l'adolescent.

Aizen était étendu à côté de lui, les yeux mi-clos et la bouche entre-ouverte. Sa mâchoire et son cou étaient couverts de sang.

Ichigo le regarda un instant, puis, touché par ce que le brun lui avait avoué, il versa quelques larmes.

Il posa sa main sur le front du corps sans vie et soupira douloureusement.

-Je te pardonne.

Il fit glisser sa main, fermant ainsi les paupières du mort à tout jamais.

Son cœur se serra. Sa gentillesse était telle qu'il était capable de le pardonner. Et ce même si son cœur était vide. Il avait perdu l'amour de sa vie. Et sa vengeance ne le soulageait pas vraiment.

Il fut un peu surpris en voyant le corps d'Aizen de désintégrer lentement. Son corps se transformait en particules d'énergie violettes qui semblaient s'enfuir vers le ciel. Ichigo le regarda disparaitre avec un pincement au cœur.

Il avait été proche de cet homme dans la haine et la guerre. Mais cela ne l'empêchait pas d'être triste.

Les dernières particules s'envolèrent et Ichigo les regarda longtemps s'envoler vers le gigantisme du ciel. Un sourire apparut néanmoins sur ses lèvres. Après tout, il était fier. Il avait pu rendre cet homme heureux. C'était bien la raison de sa quête au départ, après tout.

Aizen n'aura pas eut de regret avant de mourir.

-Ichigo !

Cette voix…

L'orangé se retourna vivement. Il n'en revenait pas.

-Ginjo !

Ichigo se leva d'une traite et se précipita vers l'homme qui faisait de même. Ils s'enlacèrent, se serrant l'un contre l'autre d'une force à leur couper le souffle. C'était si bon. Se retrouver ! Enfin se retrouver !

-Je t'ai cru mort !

-Non. Il m'avait enfermé, privé de mon collier et avait actionné un sort pour m'empêcher de sortir. Mais il s'est rompu. Est-ce que ça voudrait dire que..

-Oui. Je l'ai fait.

Ils se regardèrent intensément. Ichigo pleurait à nouveau, trop heureux de retrouver son amour. Son cœur semblait battre à nouveau. Ginjo quand à lui était heureux qu'Ichigo aille bien. Aizen lui avait expliqué en détail son but, ce qui l'avait assez troublé.

Aizen avait fait tout cela uniquement pour mourir de la main de celui qu'il admirait.

Car oui, Sosuke admirait énormément Ichigo. Il avait une admiration sans limite pour l'adolescent qui, pendant un instant, l'avait surpassé.

Il avait médité son évasion pendant une année entière, avait soigné Ginjo pour qu'Ichigo vive heureux avec lui et enfin avait organisé tout ça dans l'unique but de mourir de la main de celui qui avait su être son supérieur, celui qu'il cherchait depuis tant d'année et qu'il avait finalement trouvé.

Ichigo se jeta sur Ginjo pour l'embrasser passionnément, ses bras encerclant la nuque de ce dernier. Ginjo lui rendit son baiser avec tout l'amour qu'il pouvait lui transmettre.

-Je t'aime tant mon cœur…

-Moi aussi, je t'aime mon amour…

Alors que le soleil disparaissait derrière les montagnes basses qui entouraient la ville alors que la Lune apparaissait dans le ciel pastel. Le couple restait enlacé dans une étreinte à la fois tendre et puissante, les deux êtres étant envahis par la plénitude du moment.

Leur amour à jamais lié par la promesse de la Lune.

.The End.

Voilà! J'espère que ça vous aura plu :D , que vous n'aurez pas vidé votre boite de mouchoirs (si c'est le cas, je tiens à m'excuser!), et je vous dis à la prochaine pour la fiction suivante! (Qui je vous l'annonce, sera un AixIchi! :D Avis aux amateurs!)