Le moins que l'on puisse dire et que vous avez aimé Emmett en cupidon mdr. J'aurais du préciser qu'il était habillé normalement, trop d'entre vous l'ont imaginé en petit pagne avec l'arc et les joues joufflues, mdr, je me suis bien marrée en vous lisant.
Oui, délivrer Edward de sa folie ne sera pas une chose facile mais je ne peux rien révéler ça serait gacher la surprise.
Je voulais remercier les anonymes, je suis ravie que l'histoire vous plaisent et j'espère que ça sera le cas jusqu'à la fin.
Je n'ai rien de plus à ajouter, bonne lecture on se retrouve en bas
CHAPITRE 3
-Tu es bien songeur, à quoi penses-tu ?
Nous marchions tranquillement le long des boutiques pour retourner à la voiture et je pouvais toujours sentir la chaleur d'Edward, sa main dans la mienne, qu'il serrait doucement. Nous étions sortis voir le dernier film à la mode, Thor, je pensais que ça plairait à Edward, mais il n'avait rien dit depuis que nous avions quitté la salle.
-Tu n'as pas aimé le film ?
Edward cligna des yeux comme s'il revenait sur terre avant de reporter son regard sur moi, un sourire mince sur les lèvres.
-Si, j'ai aimé, c'était plutôt extraordinaire.
-C'est vrai, c'était du grand spectacle.
Il hocha la tête mais je pouvais voir qu'il était préoccupé, il n'était pas vraiment avec moi.
Je tirai un peu sur sa main et il me regarda à nouveau.
-Qu'est-ce que tu as ? Tu es inquiet, je le vois bien !
Il passa sa main libre dans ses cheveux avant de soupirer doucement.
-Ça va, je t'assure, je suis juste un peu…tendu.
Je lui fis un sourire.
-J'avais remarqué.
Une idée me vint tout à coup et je mordis ma lèvre inférieure, se pourrait-il qu'il soit déjà…frustré ?
-Tendu dans le genre…stressé ou bien tendu dans le genre…
Je ne pouvais pas le dire à voix haute, et je me sentis rougir.
-Je ne suis pas encore tendu sexuellement si c'est à ça que tu penses!
Il me fit un sourire irrésistible et moqueur et je soupirai en douce, de soulagement. Au moins, je pouvais toujours le faire sourire.
-Tant mieux.
-Tu sais, ce n'est pas pour ça que je n'aimerais pas utiliser mes mains et ma langue comme je te l'avais suggéré il y a peu.
Je haussai un sourcil, voulant paraître amusée alors que je me liquéfiais intérieurement. J'avais encore du mal avec sa franchise, sa spontanéité sur le sujet du sexe, pas sûre que je m'y fasse un jour.
-Tu changes de sujet Monsieur Masen.
-Non, j'aime juste la jolie couleur que prennent tes joues quand je parle de sexe, tu n'en es qu'encore plus désirable.
-Edward !
Je lui donnai un coup de poing sur l'épaule et il éclata de rire. Il était si beau lorsqu'il riait, insouciant et adorable, j'aurais voulu qu'il le soit pour toujours.
Il cessa son rire et nous stoppa pour me prendre dans ses bras, rivant ses yeux aux miens, il se fit tout à coup sérieux.
-Je vais bien Bella, je me trouve juste chanceux d'être là, à tes côtés.
Je secouai la tête.
-C'est moi qui ait de la chance entre nous deux, j'ai tiré le gros lot.
Il posa une main sur ma joue qu'il caressa doucement de son pouce.
-Tu es tellement belle et désirable, c'est un crime que tu ne le saches pas.
Il déposa un baiser chaste mais doux sur mes lèvres avant de desserrer son étreinte et de m'entraîner à nouveau vers ma voiture, son bras autour de mes épaules.
-Tu n'as pas vu de femmes depuis trop longtemps, tu n'es pas objectif.
Il roula des yeux avant de les plisser et de me regarder.
-Qui est-ce ?
Je fus plutôt surprise, et ne compris pas de qui il parlait.
-Qui donc ?
-L'homme qui t'a fait perdre toute estime de toi, dis moi son nom, je le tuerai volontiers pour toi.
Je faillis m'étrangler devant son air si sérieux, j'étais certaine qu'il le ferait si je lui donnais un nom, il tuerait la cible sans hésiter, c'était…flippant et incroyablement chevaleresque, mais…flippant.
-On ne peut pas tuer les gens comme ça Edward, ça ne se fait pas, et tu irais en prison.
Il grogna et renifla avec dédain.
-Dans mon temps, on tuait pour venger un affront.
-Oui et bien les temps ont changé Monsieur Muscles, et ce n'est pas quelqu'un, mais les mecs en général.
Il fronça les sourcils.
-Comment ça en général ?
Nous arrivions à la voiture et je m'écartai un peu de lui pour chercher mes clés dans mon sac. Je déverrouillai les portières et fis le tour pour monter côté conducteur alors qu'il prenait la place passager.
-Dis-moi Bella.
Je ne voulais pas trop aborder le sujet de ma vie amoureuse quasi inexistante avec un mec qui avait connu des milliers de femmes, mais je savais qu'il ne lâcherait pas l'affaire, il était du genre tenace.
-Boucle déjà ta ceinture.
Il le fit, une mine exaspérée sur le visage et je démarrai la voiture pour me lancer dans le trafic.
-Il n'y a rien à dire, je n'ai jamais été ce qu'on peut appeler un canon de beauté, les mecs ne se retournent pas sur moi.
Je pouvais sentir son regard sur moi et lui jetai un bref coup d'œil pour voir qu'il avait l'air atterré.
-Quoi ? Je suis plutôt banale, je me fonds dans le décor.
-Il n'y a absolument rien de banal chez toi Bella, ces mecs sont des crétins c'est tout.
Je sentis monter en moi une bouffée de désir et je crispai mes mains sur le volant. Ce mec pouvait mettre ma libido au supplice rien qu'avec des mots et je ne pouvais même pas imaginer ce que ça me ferait d'avoir ses mains sur moi.
Je me sentais différente avec lui, plus belle et désirable que je ne l'avais jamais été et rien que pour ça, Edward méritait que je me défonce pour lui, il méritait d'être libre et heureux, même si ça ne serait sûrement pas avec moi.
Je lui fis un sourire timide.
-Tu es gentil.
-Non, je ne le suis pas. Je suis réaliste, nuance, et je compte bien te le prouver.
Je ne voulais pas partir sur le sujet, je me contentai donc de fixer mon regard sur la route, le cœur tambourinant dans ma poitrine.
J'étais certaine qu'il allait tenir parole, et j'étais déjà morte de trouille.
Nous n'avions plus reparlé des mecs minables qui avaient traversé ma vie et j'en fus soulagée. Nous avions passé une soirée agréable, à regarder la télé jusqu'à ce que la fatigue s'empare de moi. Je m'étais donc rendue à la salle de bain pour me brosser les dents et enfiler un long tee-shirt que je mettais souvent pour dormir avant de me rediriger vers le salon.
Edward était toujours là, sur la canapé, sa tête reposant sur le dossier alors qu'il fixait l'écran plat en face de lui.
Je tirai un peu sur mon tee-shirt qui m'arrivait au dessus du genou et lui jetai un regard timide.
-La journée à été longue, je vais aller me coucher.
Il se tourna vers moi, me détailla un instant et me fit un petit sourire.
-C'est une bonne idée, je vais te suivre.
Il passa sa main dans sa chevelure soyeuse et soupira.
-Je sais que le canapé est confortable, mais je serai bien mieux dans un lit.
Je me mordis la lèvre inférieure. Ca m'ennuyait de le laisser dormir dans le salon mais je n'avais pas d'autre solution, je n'avais qu'une seule chambre.
-Je le sais, je suis désolée, si j'en avais un à te proposer, il serait pour toi.
-Il reste toujours le tien, il est bien assez grand pour nous deux.
Bon sang c'était une idée lumineuse, mais dangereuse surtout, très dangereuse.
-Je ne pense pas que dormir ensemble dans le même lit soit une bonne idée.
-Je promets d'être sage.
Je haussai un sourcil et lui jetai un coup d'œil.
-Permets-moi d'en douter.
Il me fit un sourire charmeur et je dus me retenir de gémir.
-Je ne ferai pas l'amour avec toi Bella, je le jure sur ma vie et celle de mes ancêtres.
Je savais que sa formule pouvait être interprétée de plusieurs façons mais je me laissai convaincre car…je mourais d'envie de me laisser convaincre.
-Très bien, tu peux dormir avec moi.
Il se leva, m'attrapa dans ses bras et déposa un baiser sur mon nez avant de prendre ma main et de me tirer dans le couloir qui menait à ma chambre. Nous pénétrâmes à l'intérieur et Edward retira ses chaussures et son tee-shirt avant de s'installer sur le lit. Je fis de même de mon côté et lui jetai un petit regard, pour voir qu'il avait gardé son jean.
-Tu seras assez à l'aise comme ça ?
Il tourna la tête pour me regarder et me sourit.
-C'est pour rester sage, un genre de barrière tu vois.
-Qui peut facilement être enlevé.
Il grogna un peu et mes joues s'empourprèrent.
-Il est vrai que je risque de l'arracher plus vite si tu m'en donnes l'idée.
Je ne répondis pas et il s'enfonça un peu dans le matelas, cherchant sans doute la bonne position avant de poser son bras sur le mien.
-Viens ici Mademoiselle Swan, je ne peux pas te faire l'amour, mais je peux toujours te serrer dans mes bras.
-L'idée me plait.
Je me rapprochai de lui et passai mon bras autour de son torse avant de poser ma tête tout contre son cœur.
Je soupirai de plaisir et il déposa un baiser sur le sommet de mon crâne.
-Tu es bien ?
-Hum…oui, parfaitement bien. Bonne nuit Edward.
-Bonne nuit mon ange.
J'allais me retourner sur lui lorsque je le sentis m'échapper alors qu'il s'éloignait de moi.
Je rallumai la lumière soudain inquiète et je pus voir Edward cligner des yeux, regardant autour de lui d'une façon affolée, la respiration sifflante et de la sueur perlant sur son front.
Il avait l'air terrifié et je compris.
Le livre, l'enfermement.
Il avait peur du noir.
-Je suis désolé Edward, je n'ai pas réfléchi. Je vais laisser la lampe de chevet ok ?
Il ne répondit pas et je tripotai le variateur de lumière pour nous faire une ambiance tamisée qui ne me gênerait pas pour dormir, mais qui rassurerait aussi mon compagnon.
Je me rapprochai de lui et posai une main sur son bras.
-Tout va bien, tu vois ? Viens te coucher.
Il se tourna pour me regarder dans les yeux un instant puis se laissa entraîner sous les couvertures à nouveau. Lorsqu'il se pelotonna contre moi et qu'il me serra dans ses bras, sa respiration se fit plus apaisée mais malgré ça, il s'accrocha tout de même à moi, comme un naufragé à sa bouée.
Un cri me fit sursauter et je me réveillai en jetant un regard affolé autour de moi.
Je n'étais plus dans les bras d'Edward mais il était toujours à mes côtés, gesticulant, se débattant au milieu des draps, en proie à un mauvais rêve.
-Non ! Pas ça non !
Je posai une main sur son torse afin de le calmer.
-Edward ! Edward réveille-toi ! C'est un rêve, c'est juste un rêve !
Il cessa de gesticuler et ouvrit sur moi des yeux hagards. Il avait le souffle court, la peau moite et il tremblait légèrement. Je caressai sa joue et lui parlai doucement.
-Tu as fais un cauchemar, ce n'est rien, je suis là.
-Bella ?
Il semblait désorienté et je pris sa main que je serrai dans la mienne.
-Oui, tout va bien, c'était juste un rêve.
Il ferma les yeux et soupira doucement avant de les rouvrir sur moi et de me détailler un instant.
-Est-ce que ça va ?
Il hocha la tête et je fus un poil rassurée, mais je pouvais voir qu'il était encore tourmenté.
-Tu veux en parler ?
-Non ça va, comme tu l'as dit, ce n'était qu'un rêve.
-Tu veux boire quelque chose ? Je peux aller te chercher…
Je repoussai déjà les couvertures lorsqu'il me stoppa d'un geste, en posant sa main sur ma joue. Il se pencha pour m'embrasser et lorsque ses lèvres touchèrent les miennes, je pus sentir son corps qui s'était rapproché du mien se détendre.
Il m'embrassa éperdument, comme si j'étais sa bouée de sauvetage, s'accrochant à moi et je m'entendis gémir de plaisir, alors que le feu remplaçait le sang dans mes veines. Je ne sais pas vraiment où je trouvais la force de m'écarter de lui alors que ses mains glissaient sous mon tee-shirt pour caresser le bas de mon dos mais je rompis notre baiser et posai une main sur son torse pour le repousser doucement.
-Edward, on ne peut pas, tu le sais.
Ses mains restées accrochées à mes hanches remontèrent doucement et ma peau frissonna alors que j'haletais.
-Je le sais, mais je peux toujours te faire plaisir, ma bouche et mes mains, tu te souviens ?
Je me souvenais que trop de ses paroles aguicheuses mais je secouai la tête de droite à gauche, faisant de mon mieux pour me faire comprendre, alors que les mots se coinçaient dans ma gorge.
-S'il te plait Bella, laisse-moi te faire du bien. Je le veux, j'en ai besoin.
Il y avait comme une supplique dans sa voix et je rendis les armes, plus qu'heureuse de perdre cette bataille.
-Mais…et toi ?
Il secoua la tête.
-Ne t'inquiète pas de moi.
Il fondit sur ma bouche et j'accueillis son baiser comme une droguée en manque de sa dose. Nos dents s'entrechoquèrent sous le choc, nos langues se cherchèrent l'une l'autre avec une soif évidente de vouloir plus, toujours plus. Edward se coucha sur moi et je ne pus retenir un gémissement de plaisir alors que son corps épousait le mien. Il était ferme et chaud et son odeur de mâle mélangée à celle de son gel douche inonda mes narines. Je n'avais jamais rien senti d'aussi bon. Edward quitta mes lèvres pour picorer mon menton puis descendit doucement pour m'embrasser dans le cou et je laissai tomber ma tête en arrière, pour lui en donner suffisamment l'accès.
Je savais que nous ne devions pas, c'était mal, enfin pour lui, de me donner du plaisir alors que je ne pourrais pas en faire de même pour lui. Je voulais moi aussi le toucher, sentir ses muscles sous mes doigts, prendre son sexe dans ma main, lui faire du bien avec ma bouche et ma langue. Je n'avais jamais fait ça avant, mais j'aurais été prête à le faire pour lui, avec lui, ça ne me paraissait pas dégoûtant, ça me paraissait naturel, un acte d'amour.
Edward caressa mes côtes doucement et lorsqu'il arriva à ma poitrine, il prit l'un de mes seins en coupe dans sa main et je m'arquai contre lui, voulant qu'il me caresse plus fort.
Il se redressa légèrement sur ses bras et je glapis de frustration mais il me fit un sourire amusé.
-Ton tee-shirt est de trop, ma beauté.
Il attrapa le tissu qui recouvrait mes cuisses et le fit remonter doucement, ses mains faisant pression sur moi à chaque passage alors que son regard me parcourait des yeux. Je passai mes bras au dessus de ma tête pour l'aider dans sa tâche et il jeta le tee-shirt plus loin dans la chambre puis détailla un instant ma poitrine avant de lécher sa lèvre inférieure.
-Magnifique.
Je me sentis rougir, je détestais cette manie qu'avaient mes joues de se colorer.
-Edward, tu…
Il posa une main sur ma gorge et je soupirai de bien-être, me perdant dans son toucher, interrompant le fil de mes pensées.
-Ne t'inquiète pas, je ferai attention. C'est tout pour toi Bella, rien que pour toi.
Je rivai mon regard au sien et fus presque déçue de ne pas pouvoir voir le vert de ses yeux, la lumière dans la pièce était trop faible.
-Ça ne me semble pas très juste pour toi.
Il secoua la tête et sa main descendit doucement sur ma poitrine.
-Te combler me suffit.
Je ne pus répliquer car sa main caressa tendrement mon sein. Il se pencha à nouveau sur moi et prit mon téton dans sa bouche, l'embrassant, le torturant du bout de ses dents, l'aspirant entre ses lèvres…
Je n'avais jamais connu ça, je ne savais même pas qu'on pouvait connaître ça.
Il cajolait mon sein avec sa bouche et titillait son voisin avec ses doigts, le pinçant, faisant rouler mon téton entre ses doigts.
J'étais surprise d'entendre ces gémissements autour de moi, encore plus surprise lorsque je compris que c'était moi qui les poussais.
La main d'Edward quitta mon sein et lorsqu'il descendit le long de mon corps pour atteindre ma petite culotte en satin, il n'eut qu'une pression à faire et j'explosai dans un orgasme virulent, qui me fit m'accrocher plus fort à lui, alors que mes talons s'enfonçaient autant que je le pouvais dans le matelas.
Bon sang de merde, il n'avait même pas passé le rempart de ma culotte.
Je laissai mon souffle reprendre ses droits dans ma gorge et ouvris sur mon dieu grec un regard remplit d'étoiles.
-Mon dieu Edward…
Il se pencha et déposa un baiser sur mes lèvres.
-Je suis ravie d'avoir été à la hauteur ma princesse.
Je haussai un sourcil.
-À la hauteur ? Ce n'est pas ce que je dirais, je n'ai jamais éprouvé ça avant et tu m'as à peine touchée.
Il se mordilla la lèvre inférieure et me fit un sourire qui fit remonter la chaleur dans le creux de mes reins.
-Il va falloir remédier tout de suite à ça.
Je n'opposai aucune résistance lorsqu'il m'écarta un peu plus les jambes alors qu'il venait de ramper doucement le long de mon corps et qu'il embrassait l'intérieur de mes cuisses offertes pour lui. Il retira le dernier morceau de tissu qui le séparait de ma féminité et passa ses mains sous mon corps afin de placer mes jambes sur ses épaules.
Je le regardai faire comme dans un état second, ouvrant grands les yeux alors qu'il se penchait sur moi et que sa bouche se posait sur mon sexe brûlant. On ne m'avait jamais touchée comme ça, et lorsque sa langue se mit à me lécher doucement, je laissai ma tête tomber en arrière et mes mains s'enfouir dans sa chevelure soyeuse.
-Mon dieu !
Je ne parvenais plus à avoir de pensées cohérentes alors que sa bouche s'activait de façon si érotique sur moi. Il me lécha, me suça, me pénétra et me tourmenta inlassablement jusqu'à ce que je rende grâce et que je hurle son nom dans un orgasme qui me coupa le souffle, me laissant fourbue, vidée de tout énergie. Edward remis tendrement mes jambes sur le lit avant de remonter vers moi et de me prendre dans ses bras, nichant son visage dans mon cou.
Il soupira et y déposa un baiser, en resserrant sa prise sur mon corps.
-Tu vas bien ?
Je m'inquiétais maintenant, ça n'avait pas dû être facile pour lui.
-Oui, j'aime beaucoup ton goût, tu es merveilleuse Bella.
Je sentis mes joues se chauffer… encore, mais remarquai surtout qu'il n'avait pas vraiment répondu. Il dû sentir un changement en moi car il déposa un baiser sur ma peau avant de reprendre la parole.
-Je vais bien et j'ai adoré Bella ok ?
-A cause de la malédiction ?
Il était fait pour ça après tout, il avait sûrement touché des milliers de filles, et il avait dû souvent apprécier du fait de son statut.
-Non parce que c'est toi. Si je laissais la malédiction parler pour moi, je serais en toi en ce moment.
-C'était fantastique Edward, mais je ne veux pas que tu sois mal à l'aise.
-Ne t'en fais pas, lorsqu'il faudra m'attacher, je le sentirais bien avant de perdre complètement le contrôle, je ne prendrais pas de risque avec toi, jamais.
Il ramena le drap sur nos corps et nous recouvrit avant de se lover un peu plus contre moi.
Mon cœur battit plus vite dans ma poitrine. Il était tellement gentil avec moi, tellement doux et soucieux de mon bien-être, je voulais faire les choses bien pour lui, je voulais que se soit le plus facile possible.
-Rendors-toi mon demi-dieu, je veille sur tes rêves.
Un petit rire secoua son corps.
-Tu es ma princesse guerrière des temps modernes.
Je me mis à rire également.
-J'aime cette idée, l'égalité des sexes, être une combattante qui protège son mâle, très sexy, comme Xena la guerrière.
-Qui est Xena ?
-Une combattante hors pair dans une série télé. Elle était toujours habillée de vêtements de cuirs très courts et très sexy, et elle mettait une raclée au méchant, je suis sûre que tu aurais adoré.
-Hum…tentant, mais juste à la télé alors, laisse-moi croire que je peux encore être celui qui protège ok ?
-Chéri, tu es un demi-dieu, je ne pourrai jamais rivaliser avec ça.
Il nicha son visage dans mes cheveux et sa voix se fit plus basse.
-Tant mieux. Dors ma jolie guerrière.
-Bonne nuit mon doux protecteur.
J'étais prête à être tout ce qu'il voulait, je m'en fichais, du moment qu'il restait avec moi.
Je le regardais dormir depuis un bon moment, et je ne me lassais pas du spectacle que j'avais devant moi. Edward était si beau ainsi, détendu, apaisé dans son sommeil, sans la moindre trace d'angoisse dans son regard, ou de tension dans le corps. Il paraissait plus jeune aussi, un gamin à peine sorti de l'adolescence, qu'on voulait protéger pour qu'il n'ait jamais à souffrir.
Je savais pourtant qu'à 25 ans et quelques millénaires, il avait déjà eu sa dose de souffrance. On ne pouvait le juger à son corps, qui était magnifique, sans trace de combat ou de violence, mais ce qu'il avait vécu pouvait se lire dans son regard, un regard trop lourd et trop vieux dans un corps aussi jeune.
Je savais qu'Edward avait quelques millénaires à son actif, pourtant son apparence était celle d'un jeune homme de vingt-cinq ans.
Il ne pouvait vieillir dans le livre, la malédiction y veillait, et il était aussi le fils d'une déesse, un demi dieu, il n'aurait pas vieilli normalement, de toute façon.
Si je parvenais à le libérer, est-ce que j'allais devenir vieille et fripée alors que lui resterait jeune et sexy à croquer ? Je ne pourrais pas le supporter, qui voudrait d'une vieille peau pour compagne ?
La question ne se poserait sûrement pas, je n'étais pas prétentieuse au point de croire qu'Edward allait vouloir passer le reste de sa vie (ou de la mienne) avec moi, une fois qu'il serait libre.
Je dus soupirer un peu trop fort car Edward remua dans son sommeil et se réveilla doucement en se frottant les yeux.
-Bonjour ma princesse.
Sa voix était rauque de sommeil et je lui fis un petit sourire encourageant.
-Bonjour mon guerrier de légende.
Il grogna un peu et se releva légèrement pour poser sa tête sur mon ventre, en soupirant d'aise.
-Je voudrais me réveiller chaque jour ainsi. Tu sens bon, tu es chaude et douce, j'adore ça.
Je grimaçai et passai ma main droite dans sa tignasse désordonnée.
-Je sentirai bon lorsque j'aurais pris une douche, là le terme me parait inapproprié.
Il releva la tête et un petit sourire apparut sur ses lèvres.
-J'aime ton odeur Bella, je t'assure, encore plus depuis que je sais quel goût se cache derrière.
Je me sentis rougir et un sourire satisfait éclaira plus fort son visage.
-Ne sois pas si fier de toi.
Il haussa les épaules mais son foutu sourire resta en place.
-J'arrive à te faire rougir à peine réveillé, je suis plutôt doué, je dois dire.
Je lui donnai un petit coup sur la tête et il éclata de rire avant de rouler et de m'emprisonner dans ses bras. Son corps pesant sur le mien me donna immédiatement chaud et je décidai d'aborder un sujet moins dangereux.
-As-tu bien dormi ?
Il se frotta contre moi et sentir son érection matinale sur mon intimité me fit gémir de plaisir. Il déposa un baiser sur ma gorge avant de me répondre doucement, murmurant contre ma peau.
-Merveilleusement bien. Je n'avais pas si bien dormi depuis ma captivité.
Ses mots envoyèrent une bouffée d'amour directement dans mon cœur.
-C'était la bonne décision alors de te faire dormir ici.
-Sans aucun doute.
Il se frotta à nouveau lentement contre moi et je poussai un nouveau gémissement. J'avais une envie folle furieuse de nouer mes jambes autour de sa taille mais je ne le fis pas, et le repoussai gentiment.
-Ne fais pas ça, ce n'est pas juste ni pour moi, ni pour toi.
Il soupira et laissa sa tête retomber dans mon cou, restant immobile cette fois.
-Je le sais, ça me bouffe littéralement.
Je sentis mon corps se tendre et je paniquai intérieurement.
-Est-ce que tu commences à avoir des pulsions de destruction ou des visions morbides de chatons écrasés parce que si c'est le cas…
Il se dégagea de mon cou et haussa un sourcil d'un air moqueur.
-Des chatons écrasés ?
Je fis la moue.
-Ben quoi ? C'est répugnant. Rien que de savoir ces petites boules de poils toutes douces aplaties comme des crêpes ça me…
Je frissonnai exagérément et il éclata de rire.
-Si j'ai des pensées morbides, je verrai autre chose que des chatons, tu peux me croire. Des membres humains déchiquetés et pissant le sang surement avec des….
Je posai une main sur sa bouche et mis un doigt au fond de ma gorge pour mimer mon dégoût.
-Par pitié, c'est dégoûtant Edward !
Il déposa un baiser sur ma paume et je laissai ma main glisser le long de son cou en une douce caresse.
-Pardon, il est vrai que tu es une petite chose délicate ma princesse, je ne voudrais pas te choquer.
Je plissai les yeux pour le regarder d'un air que je voulais mauvais puis croisai mes bras sur ma poitrine en un geste boudeur.
-Tu m'as dit hier soir que j'étais ta princesse guerrière.
Un sourire sexy dessina ses lèvres et je grognai.
-C'est vrai et tu m'as vaincu. Je suis déjà ton esclave, fais de moi ce que tu veux.
Je perdis ma mine boudeuse et une tristesse accablante s'abattit sur moi. Il avait raison, il était mon esclave et je détestais cette idée. Un homme tel que lui n'aurait jamais dû se soumettre, devant rien, n'y personne.
Je baissai les yeux et secouai un peu la tête. Edward dut sentir ma tristesse car il posa une main sur mon menton et releva doucement mon visage vers le sien.
-C'était de l'humour Bella, je ne me plains absolument pas d'être là avec toi. Je suis ravi que tu m'aies invoqué.
Il se pencha pour m'embrasser et je le laissai faire. J'étais un peu gênée de le laisser explorer ma bouche sans avoir déjà fait un tour dans la salle de bain, mais je savais qu'il était sincère lorsqu'il disait aimer mon odeur, je m'abandonnai donc à son baiser, avec bonheur.
Il me relâcha au bout d'un moment qui me parut bien trop court et glissa une mèche de mes cheveux derrière mon oreille.
-Qu'est-ce que des crêpes ?
Je fus surprise et clignai plusieurs fois des yeux.
-Tu as parlé de chatons aplatis comme des crêpes.
-Oh ! C'est un plat, un genre de galette très fine, qu'on peut manger salé ou sucré.
-Je ne connais pas.
Un sourire étira son visage et je compris ce que cela voulait dire. Je repoussai les couvertures et tendis une main vers lui.
-Il faut y remédier tout de suite dans ce cas. Partant pour un atelier cuisine Monsieur Masen ?
Il attrapa ma main et la porta à ses lèvres.
-Je suis toujours partant pour ça Mademoiselle Swan.
Nous nous rendîmes ensemble dans la cuisine et Edward s'installa au bar, alors que je sortais tous les ingrédients pour la préparation. Je lui expliquai la recette et lui montrai comment on les faisait cuire. J'en fis quelques-unes puis lui laissais le relais. Il s'amusa beaucoup à les faire sauter dans la poêle et son enthousiasme me fit sourire. C'était tellement mignon de le voir découvrir des choses qui me paraissaient si simple, alors que pour lui, tout était nouveau et le voir s'émerveiller devant un simple plat de crêpes me faisait fondre d'avantage.
Edward se lécha les doigts après avoir englouti ce qui devait être sa dixième crêpe et il soupira de bien-être, avant de se laisser tomber en arrière sur sa chaise.
-Je veux ça à chaque petit déjeuner, c'est vraiment un régal.
Je lui fis un sourire sincère.
-Contente que tu aies aimé, bien que je ne connaisse personne qui n'aime pas les crêpes.
-Je suis sûr que tu y es pour quelque chose, tu cuisines très bien Bella.
Je haussai les épaules.
-Je me débrouille. Ma mère était une piètre cuisinière, j'ai appris très jeune pour nous éviter à mon père et à moi de mourir de faim.
Edward fronça les sourcils et je me traitai d'idiote. La signification de certaines phrases ne sonnaient pas pareil pour lui, et je ne voulais pas qu'il croie que je serais vraiment « morte de faim ».
-C'est une expression tu sais ? Nous ne serions pas vraiment morts de faim…enfin peut-être si on avait mangé les trucs cramés de maman, mais…enfin bon tu vois quoi !
Il avait haussé un sourcil et me regardait d'un air amusé.
-Je crois que j'ai compris.
Je soufflai et il éclata de rire.
-C'est juste que je m'embrouille tu vois ? Tu me fais perdre les pédales.
Un sourire sexy illumina son visage et je grondai un peu pour la forme.
-Ne sois pas si fière de toi Masen !
-Pourquoi ? J'aime l'effet que je te fais.
Je me pris la tête entre les mains et gémis.
-Pitié changeons de sujet !
-Seulement si j'ai encore droit à des crêpes demain.
Je laissai tomber mes mains pour le dévisager et son visage plein d'espoir me fit céder. S'il n'y avait que ça pour lui faire plaisir, je voulais bien cuisiner des crêpes tous les matins pour le reste de ma vie.
-Très bien Monsieur le gros gourmand, à condition que tu m'aides comme ce matin.
Un sourire enfantin illumina ses traits et je me sentis sourire malgré moi.
-C'est d'accord, c'était amusant.
-Il y a encore beaucoup de choses que je pourrais te faire goûter.
-Si c'est toi qui cuisine, je suis prêt à tout tester.
Son compliment me fit extrêmement plaisir et je me sentis rougir.
-Tu pourrais le regretter.
Il secoua la tête de façon négative.
-Ça m'étonnerait. J'ai été élevé dans un camp de guerrier ou la nourriture était rare, crois-moi, je pourrais manger n'importe quoi, et m'en réjouir.
Je déposai la tasse remplie de café que je tenais entre mes mains et le dévisageai. Il ne m'avait pas encore parlé de son passé, sa jeunesse, je savais juste le pourquoi de sa malédiction, mais rien d'autre, il n'abordait pas le sujet.
-Un camp de guerrier ? Je me souviens de mes cours d'histoire, c'était…assez brutal non ?
Il eut un ricanement de mépris et je me sentis frémir.
-Brutal ? C'est n'est pas le terme approprié, crois-moi.
-Raconte- moi.
Il détourna les yeux et son regard se fixa au-delà de la baie vitrée.
-Ce n'est pas une histoire qu'on raconte aux jeunes filles de bonne famille.
Sa voix était rauque et basse et je tendis le bras à travers la table pour serrer sa main.
-Je ne suis pas une jeune fille de bonne famille, raconte-moi Edward. Je veux tout savoir de toi.
Son regard lâcha le point qu'il scrutait à l'horizon et se fixa sur moi.
-Je suis arrivé au camp à l'âge de sept ans, j'en suis reparti à dix huit.
-Pourquoi ?
Il haussa les épaules.
-C'était comme ça à l'époque, les enfants mâles de bonne famille, allaient dans les camps pour devenir des guerriers, en plus, mon père en était le commandant, autant dire que je n'ai pas eu le choix.
-Mais tu étais si jeune !
-Ça n'importait pas à l'époque. Nous étions une quinzaine, tous du même âge, avec juste une grange pour dormir à même le sol, et les vêtements dans lesquels nous étions arrivés. Il nous fallait nous battre pour survivre, et voler pour manger. Les coups et les humiliations étaient quotidiens et les garçons se serraient les coudes dans le groupe, il le fallait, pour vivre.
Je fronçai les sourcils. Il avait dit les garçons, et pas nous, il ne s'incluait donc pas dans le tas.
-Mais et toi ?
Un sourire mauvais étira son visage.
-J'étais le fils du commandant, un paria, les autres ne voulaient pas se mélanger à moi. J'étais donc seul la plupart du temps jusqu'au jour où j'ai aidé Kyrian alors qu'il venait de voler de la nourriture à l'un des plus féroces guerriers de mon père.
-Qui était Kyrian* ?
Les traits d'Edward se détendirent et un sourire affectueux naquit sur ses lèvres.
-Un fils de bourgeois, il était arrivé en même temps que moi, mais nous ne nous étions que très peu parlé. Il venait de piquer un morceau de bœuf et il a trébuché en passant à quelques pas de moi, s'étalant, de tout son long dans la terre. Je suis sorti de ma cachette et je l'ai aidé à se relever et à s'enfuir, malheureusement pour moi, je n'ai pas eu le temps de déguerpir et je me suis fait prendre.
Il grimaça.
-J'ai pris une sacré correction, et je serais sans doute mort si je n'étais pas le fils d'une déesse.
Je frissonnai et resserrai ma poigne sur sa main.
-J'ai gagné le respect de mes camarades ce jour là.
Il y avait de la fierté dans ses mots et je ne pus m'empêcher de sourire.
-Kyrian est devenu mon plus fidèle ami, je serais mort depuis longtemps s'il n'avait pas combattu à mes côtés. Lorsque nous avons eu l'âge, nous avons quitté le camp et Kyrian est devenu mon second.
Je caressai sa main de mon pouce, tendrement. Edward baissa les yeux et soupira.
-J'aurais voulu être là quand les Romains l'ont capturé, j'aurais pu empêcher ça.
-Il a été tué ?
Edward hocha la tête.
-Oui, capturé puis torturé à mort, son armée massacrée. J'avais déjà été maudit, je ne l'ai su que bien plus tard, par une femme qui m'avait invoqué, et qui connaissait un peu l'histoire.
-Je suis désolée Edward.
Et je l'étais, sincèrement. Je pouvais voir qu'il s'en voulait de ne pas avoir été là pour son ami, mais ce n'était pas sa faute, personne n'aurait pu prévoir la capture de Kyrian et le massacre de son armée.
-C'est le passé, c'est loin. Tout ça pour dire que je mangerai avec plaisir chaque met que tu me présenteras.
Je clignai un instant des yeux avant de me souvenir que la base de cette discussion avait été mes talents culinaires. Marrant de voir comme un sujet pouvait dévier pour devenir sinistre.
-Je cuisinerai pour toi, avec plaisir.
Il leva nos mains entrelacées à hauteur de son visage et embrassa doucement mes phalanges, une par une.
-Guerrière et cuisinière. As-tu d'autres talents cachés ?
Je lui fis un sourire que j'espérai énigmatique et sexy.
-Ça se pourrait, mais pour le savoir, il va falloir que tu le découvres.
Il pencha sa tête sur le côté et me fit son foutu sourire en coin extrêmement orgasmique.
-Je vais m'y employer dans ce cas, et crois-moi, je vais adorer.
Une boule se forma dans ma gorge et mon cœur prit une course effrénée. Il était sincère, j'en étais certaine.
*Kyrian est le héro du tome 2 de la saga du cercle des immortels ainsi que le meilleur ami de Julien, le héro du tome 1
voilà pour ce chapitre, et un premier petit lemon^^
On en sait un peu plus sur la jeunesse d'Edward et c'est pas très reluisant. Pour celles que ça pourrait choquer, je dirais juste que je suis tjs la trame du livre et que ce genre de camp militaire existait vraiment dans l'antiquité.
A jeudi prochain pour la suite.
