Je vais faire court aujourd'hui est une journée chargée pour moi. Merci à vous tous pour vos gentils commentaires je n'ai pas eu le temps de répondre à tout le monde vraiment dsl.
Ce chapitre est sans doute le plus court je crois, et on y découvre un nouveau perso, j'espère que vous allez l'aimer.
Bonne lecture
CHAPITRE 4
-C'est une mauvaise idée.
Je jetai un petit coup d'œil à mon voisin pour voir qu'il tambourinait des mains sur sa cuisse.
-C'est une bonne idée.
Edward grimaça avant de passer ses mains dans ses cheveux.
-Non, elle est mauvaise. Les mecs ne sont pas amis avec moi, tu peux me croire, je parle par expérience. En général, ils m'évaluent lentement, avant de hausser les sourcils puis leurs visages prennent une mine méfiante, et enfin, c'est la haine que je peux lire dans leurs yeux.
Je secouai un peu la tête. Nous avions été invités à manger et passer la soirée chez Jasper et Alice et Edward n'avait cessé de stresser depuis que je lui avais dit.
-Jasper n'est pas comme ça, il ne te jugera pas juste parce que tu as un physique…attrayant.
Il avait un physique bien plus qu'attrayant et nous le savions tous les deux, mais je ne voulais pas rajouter à son stress en l'affirmant à voix haute.
Il soupira et porta sa main à sa bouche pour mordiller doucement l'ongle de son pouce.
-Si tu le dis.
Je tendis le bras avant de tirer son pouce loin de ses dents.
-Est-ce que mon général si valeureux aurait peur d'un simple yankee ?
Je lui fis un sourire coquin et il roula des yeux.
-Non, mais ça m'ennuierait de devoir brandir mon glaive sur le mari de ta meilleure amie.
J'éclatai franchement de rire et Edward me fit un sourire.
-Jaz est psychologue, la violence, il ne connaît pas, par contre, il pourrait sûrement t'assommer de sermons et de belles paroles.
Il fronça les sourcils.
-C'est quoi un psychologue ?
Je lui jetai un petit coup d'œil avant de reporter mon regard sur la route. J'oubliais parfois qu'il ne connaissait pas certains trucs qui étaient logiques pour moi, certains métiers n'avaient aucuns sens pour lui.
-Quelqu'un qui analyse les gens, qui les écoute parler de leurs problèmes, et qui les aide à les résoudre.
Il me regarda d'un air un peu amusé.
-C'est un métier ?
Un large sourire étira mon visage.
-Et bien oui, même si c'est un peu cher payé pour se coucher sur un divan et parler. Ne le dis pas à Jasper, il adore son job, et il est plutôt doué.
-Mouais, le monde moderne a perdu la boule selon moi, tous ces trucs…vous êtes étranges.
-Quoi qu'il en soit, Jasper est très sympa, tu vas l'apprécier j'en suis sûre.
-Permets-moi d'en douter, ce n'est pas pour rien que Kyrian était mon seul ami, je ne fais pas dans l'amitié avec les hommes.
Je lui jetai un regard curieux.
-Pourquoi ?
-Parce que soit ils m'envient, soit ils ont peur que je leur vole leurs femmes, donc il me détestent tout de suite, c'est plus simple.
Je roulai des yeux.
-Les hommes, vous pensez vraiment avec votre…
Je me mordis la lèvre et Edward me jeta un regard amusé.
-Votre ? Tu peux le dire tu sais, ce n'est qu'un mot.
Je lui donnai un petit coup de poing et il éclata de rire, sa nervosité envolée. Il attrapa la main qui l'avait frappé et la porta à ses lèvres avant d'y déposer un baiser.
-Ma Bella, j'adore te voir rougir.
Mon cœur fit un saut périlleux dans ma poitrine. « Ma Bella »…, j'aimais l'intonation que ça prenait dans sa bouche.
-Tu y parviens bien trop facilement, ce n'est pas juste.
Un sourire tendre éclaira son visage.
-J'espère qu'il en sera toujours ainsi.
Je ne répondis pas et Edward posa sa main sur ma cuisse pour le reste du trajet. Je stoppai la voiture dans l'allée de Jasper et Alice et tournais la clé de contact de la voiture, avant de prendre la main d'Edward dans la mienne.
-Nous sommes arrivés.
Il hocha juste la tête avant de fixer la maison devant nous, une expression impassible sur le visage. Si ses doigts n'avaient pas serrés les miens avec force, je n'aurais jamais pu voir qu'il était anxieux.
Je posai une main sur sa joue et le forçai à me regarder.
-Ca va bien se passer ok ? Je ne laisserai rien arriver.
Un sourire tendre éclaira son visage et il posa lui aussi sa main libre sur ma joue.
-Tu joues encore à la princesse guerrière ?
Je lui fis un sourire tout en mordant ma lèvre inférieure.
-Que veux-tu ! On ne se refait pas !
Il se pencha et m'embrassa doucement sur les lèvres.
-Je suis bien protégé alors. Je te suis Mademoiselle Swan.
Je me reculai à contrecœur et sortis de la voiture avant de me diriger vers la porte d'entrée, mon petit ami maudit derrière moi. Je frappai trois petits coups et la porte s'ouvrit alors qu'une mini tornade se jetait dans mes bras.
-Bella ! Je suis si contente que vous soyez venus !
-Moi aussi Alice.
Elle se recula et me fit un sourire avant d'administrer le même traitement à Edward.
-Salut, je suis ravie de te revoir.
Edward se crispa lorsqu'elle le serra contre lui et il lui tapota maladroitement le dos avant qu'elle ne le relâche et soupira de soulagement.
-Entrez !
Nous la suivîmes et elle nous conduisit au salon avant de nous prendre nos vestes.
-Jasper est dans la cuisine, il va arriver. Jai prévu quelques trucs à grignoter et de l'hydromel*, j'ai goûté ça l'autre jour et c'était tellement bon que j'en ai acheté. Je me suis dis que ça plairait sûrement à Edward, tu dois connaitre non ?
Elle se tourna vers lui et il hocha la tête.
-Oui, c'est parfait, merci.
Elle lui fit une moue ravissante avant de battre des mains d'un air ravi.
-Je le savais ! Je vais aller poser vos vestes, je reviens.
Elle partit de sa démarche guillerette et je secouai la tête en souriant.
-Elle t'aime bien.
Edward se tourna vers moi.
-Tu crois ? En même temps, c'est une femme, les femmes n'ont rien contre moi, en général.
Je roulai des yeux.
-Alice est très bonne juge sous son air de lutin déjanté.
Il me fit son sourire en coin qui ferait mouiller un iceberg.
-Tant mieux alors. Je suis ravi de voir qu'au moins une personne de ta connaissance ne me détestera pas.
J'allais répondre lorsqu'une voix que je ne connaissais que trop bien s'éleva derrière nous.
-Qui déteste qui ?
Je me retournai pour voir le mari de ma meilleure amie, entrer dans le salon, un plateau rempli de verres à bout de bras. Il le déposa sur la table basse devant nous avant de me regarder en haussant un sourcil.
-Personne j'espère. Jaz, je te présente Edward. Edward voilà Jasper.
Ils se détaillèrent un instant puis Jaz tendit sa main à mon compagnon.
-Ravi de te rencontrer, j'ai beaucoup entendu parler de toi.
Edward serra prudemment la main tendue.
-En bien j'espère ?
Il dévisageait clairement mon ami et je me crispai un peu, espérant ne pas devoir jouer les arbitres entre deux mâles bourrés de testostérone.
-Avec beaucoup d'enthousiasme je dirais, Alice était dingue de voir qu'un de ses trucs de magie avait marché.
Il roula des yeux et Edward se dérida, un sourire naissant sur son visage.
-La magie existe vraiment.
Jasper lui fit un sourire.
-Et bien si je n'en avais pas la preuve vivante sous le nez, je dirais que c'est de la connerie, je le pensais encore il y a quinze jours, mais je dois bien me rendre à l'évidence pas vrai ?
Edward haussa un sourcil de manière ironique.
-C'est moi ta preuve vivante ?
Jasper haussa les épaules.
-Qui d'autre ? Il paraît que tu es un dieu ?
Edward grimaça et passa sa main dans ses cheveux.
-Un demi-dieu, né d'une déesse et d'un mortel.
Jasper siffla avant de se pencher et de remplir nos verres d'un doux liquide rose, qui avait l'air plus que tentant.
-Dur patrimoine mec, désolé pour toi.
-Et toi ? Bella m'a dit que tu es…comment déjà ?
Il se tourna vers moi en quête d'aide.
-Psychologue.
-A oui, psychologue. C'est un bon travail ?
Ce fut au tour de Jaz d'être gêné. Il n'aimait pas qu'on lui dise qu'il était bon dans son domaine, ça le foutait mal à l'aise, et Alice et moi en jouions beaucoup.
-Oui, en tout cas, ça paye les factures.
Il nous tendit chacun un verre et Alice arriva juste à temps pour trinquer avec nous. Celle-ci leva son verre dans ma direction et je sentis venir le coup fourré.
-Trinquons ! A Bella, qui a enfin trouvé un mec capable de lui donner ce dont elle a besoin, et à moi, qui suis un petit génie.
Je roulai des yeux, Jasper eut un sourire indulgent et Edward éclata de rire alors que nous choquions nos verres, les uns avec les autres. Je mimai un « tu perds rien pour attendre » à ma meilleure amie avant de prendre une gorgée du nectar le plus doux que je n'avais jamais bu.
-Bon sang ! Ce truc est une tuerie !
Alice me fit un sourire satisfait.
-C'est bon hein ! Mais fais gaffe, ça torche sans qu'on s'en rende compte.
Elle me fit un clin d'œil et je grimaçai. Edward but une gorgée de son verre et hocha la tête.
-Pas mal.
Jasper lui fit un sourire.
-Je suppose que tu as déjà vu mieux.
-On peut le dire, l'hydromel n'est pas le truc le plus fort que je connaisse, bien qu'il soit parfait pour se désaltérer.
J'ouvris de grands yeux.
-Pour se désaltérer ? C'est quoi une boisson forte pour toi ?
Edward se mordilla la lèvre avant de me sourire et ma respiration se bloqua, un court instant.
-Whisky, sans aucun doute.
Je haussai un sourcil.
-Vous buviez déjà du whisky à ton époque ?
Il me jeta un coup d'œil amusé.
-Non, mais j'en ai bu plus tard, il y quelques centaines d'années.
Jasper éclata de rire.
-Au moins tu as le goût des bonnes choses, y a pas de doute. L'hydromel, c'est sympa mais ce n'est pas une boisson de mec.
Alice lui tapa sur l'épaule.
-Peut-être, mais ça suffira pour ce soir mon petit gars et puis avec un whisky, Bella ne conduira plus droit.
Elle ricana alors que je prenais une moue indignée. Edward se tourna vers moi.
-Dans ce cas, ça sera tout pour ce soir jeune fille, je ne serai pas capable de conduire ton engin même si je le voulais.
-C'est sûr que conduire un attelage, ça ne doit pas être très compliqué. Les chevaux font tout le boulot non ?
Edward haussa un sourcil.
-Tu pourrais bien être surprise ! Que dirais-tu de tenter le coup ? Doit bien y avoir un endroit où on peut monter à cheval ici non ?
Il plissa des yeux en me regardant.
-Rassure-moi, les chevaux, ça existe toujours hein ?
Je roulai des yeux alors que mes amis riaient doucement.
-Bien sûr que oui ! Mais aujourd'hui, c'est plus un sport, une passion.
Alice ricana.
-Bella sur un cheval ? Faut prévoir une ambulance pas loin alors !
-Hé !
Je lui jetai un regard mauvais.
-Allons Bella ! Maladroite comme tu es, tu vas encore bien tomber et te fracturer le crâne, ou te casser une jambe !
Edward fit la grimace.
-On va laisser tomber l'idée je crois.
Je fis la moue et croisai mes bras sur ma poitrine dans un geste boudeur.
-Je peux très bien monter à cheval, je l'ai déjà fait quand j'étais jeune, avec Jack.
-Qui est Jack ?
La question venait d'être posée par Edward et je me mordis la lèvre inférieure. Jack était un sujet douloureux pour moi, un truc qu'on enfouit bien profond, qu'on évite de ressortir et auquel on ne pense pas si on peut faire autrement.
-Jack était son amoureux transi d'amour.
Je soupirai et jetai un regard noir à ma prétendue meilleure amie.
-Vraiment ? Raconte-moi ça !
Je haussai les épaules.
-Y a rien à dire, c'était il y a longtemps.
Edward pencha sa tête sur le côté en me détaillant et je poussai un gémissement. Ce mec avait trop de pouvoir sur moi, un petit regard appuyé et je lui mangeai dans la main…merde c'était injuste.
-Jack était mon meilleur ami depuis toujours, nos pères sont copains comme cochons donc on a grandi ensemble.
Je pouvais encore voir aujourd'hui Jack et sa façon de me taquiner. C'était un garçon très mignon, plutôt grand, bien bâti, une peau mâte, des yeux marrons et profonds… Les filles craquaient sur lui, s'extasiant, mais pour moi c'était juste le petit con chiant qui mettait de la boue sur ma robe, qui mangeait avec ses doigts et qui fourrait toujours ses mains dans le capot d'une vieille voiture rouillée.
Un sourire tendre éclaira mon visage l'espace d'un instant avant de se faner et je baissai les yeux.
-Vous n'êtes plus amis ?
Edward avait parlé doucement et je relevai lentement les yeux sur lui.
-Non. Un jour il a décidé qu'il voulait être plus que ça, et moi…non donc…on a arrêté de se voir. Je suis partie à la fac et voilà !
Alice s'installa à mes côtés et prit ma main.
-C'était mieux comme ça, c'était tendu entre vous.
Elle avait raison, Jack et moi ne pouvions plus être amis, du moins, tant qu'il n'était pas passé à autre chose et même si ça faisait longtemps aujourd'hui, cela ne serait plus jamais comme avant entre nous.
-Je ne suis pas surpris.
Je retournai mon attention sur mon apollon. Un petit sourire au coin des lèvres et les yeux rieurs, il était superbe.
-Bella ne me croit pas quand je lui dis qu'elle ferait tourner la tête à n'importe quel homme, une raison de plus de croire que j'ai raison.
Je secouai un peu la tête, un sourire naissant sur mes lèvres, un poids s'envolant de mes épaules. Le sujet Jack était clos, et c'était aussi bien.
-Tu n'es qu'un vil flatteur Edward.
-Tous les hommes le sont ma chère Bella.
-Garde ta psychologie à deux balles Jaz. Le jour où je voudrais une psychanalyse, je te sonnerai.
Mon ami ricana.
-Ça sera gratuit pour toi ma chérie.
Je lui envoyai un baiser du bout des doigts et nous éclatâmes tous de rire, simplement détendus et heureux d'être ensemble.
Le reste de la soirée se passa à merveille et je pouvais voir qu'Edward était content d'être venu finalement. Nous quittâmes nos hôtes tard dans la nuit et lorsque la porte d'entrée se referma sur Alice, j'attirai Edward à moi pour l'embrasser doucement sur les lèvres.
-Bonne soirée ?
Il me fit un tendre petit sourire.
-Oui, bonne soirée.
-Qui est-ce qui avait raison ? Tu avais tort de t'inquiéter tu vois.
-C'est vrai, tes amis sont gentils, mais je garde mon opinion sur les mecs, en général.
Je levai les yeux au ciel et il frotta doucement son nez contre le mien.
-Tu as apprécié Jasper.
Ce n'était pas une question, je savais qu'il l'avait apprécié.
-Oui, c'est quelqu'un de très pausé et de très bien. Je crois qu'Alice et lui se complètent.
Je pouffai un peu dans sa chemise en resserrant ma prise dans son dos.
-Tu veux dire qu'il la tempère.
Je sentis son corps trembler, signe qu'il riait lui aussi.
-Oui, c'était une façon gentille de le dire.
-Tu es un vrai gentilhomme !
Je me dégageai un peu pour pouvoir le regarder et il se pencha sur moi pour sucer doucement ma lèvre inférieure. Je ne pus retenir un gémissement.
-Les pensées que j'ai tout de suite sont loin d'être celles d'un gentleman.
-Ha oui ?
Je pouvais à peine réfléchir clairement tandis que mon cœur martelait à mes tempes comme un tambour sur le champ de bataille.
Il m'embrassa plus durement et lorsque sa langue s'immisça dans ma bouche, mon cerveau se liquéfia et toutes pensées cohérentes disparurent dans un claquement de doigts.
Sa langue joua un instant avec la mienne, me tortura de façon divine et lorsqu'il me relâcha, j'avais oublié jusqu'à mon prénom.
-Montons dans ta chariote du diable et rentrons à la maison, j'ai très très hâte de me coucher.
Il me tira par la main et je ne pus faire rien d'autre que le suivre, le cœur retourné, et les jambes flageolantes.
Donnez- moi la force seigneur de résister et de survivre à cette nuit, parce que sans interventions divines…je suis foutue !
Je peux le faire. Je suis une grande fille, je suis forte et indépendante, je vais donc prendre mon courage à deux mains, lâcher le lavabo (enfin essayer, mes doigts sont crispés dessus) et sortir de la salle de bain pour aller rejoindre mon petit copain grec dans ma chambre.
Depuis que nous avions quitté la maison d'Alice et Jasper et qu'Edward m'avait fait bouillir le sang avec son baiser torride, je m'étais enfermée dans la salle de bain en arrivant chez moi, bien trop peureuse pour en sortir, n'ayant aucune confiance en Edward pour bien se tenir, mais n'ayant surtout pas confiance en moi.
Ce n'est pas de ma faute, mais celle de la déesse qui a mis au monde une telle beauté.
N'importe qui dans ma situation deviendrait marteau, dire non à Edward c'est juste une folie, inimaginable, et pourtant, il le faut, pour lui surtout, mais pour moi aussi.
Comment pourrais-je continuer à vivre en sachant que j'aurais pu lui éviter des siècles d'enfermement mais qu'à cause de ma libido, il allait être privé de liberté ? Je ne pourrais plus jamais me regarder dans une glace et puis je l'aimais, je n'étais pas prête à le laisser partir.
Je devais dire non. J'avais toujours les menottes au cas où, même si j'aurais adoré l'attacher pour abuser de son corps et pas pour l'empêcher d'abuser du mien…Tu t'égares ma pauvre Bella.
Redevenons lucide ou plutôt, partons sur une base simple que mon cerveau peut accepter facilement vu l'état de mes nerfs.
Dormir avec Edward, autorisé.
Faire sauvagement l'amour…INTERDIT !
Ses mains et sa langue, autorisé (YES !) mais avec prudence…pas sûre d'y arriver.
Le toucher…autorisé et interdit, avec des limites…trop compliqué pour mon pauvre cerveau.
Je soupirai et passai une main sur mon visage en me dévisageant dans la glace.
Ma tête allait exploser à force de cogiter comme ça. Il fallait que j'arrête de réfléchir, que je sorte de cette pièce, et que j'assume.
J'inspirai un grand coup avant de déverrouiller la porte et de me diriger à pas lents vers ma chambre. Je stoppai un instant dans la chambranle de la porte et admirai un peu la vue. Edward était couché sur le lit, torse nu, les bras croisé sous sa tête et fixait le plafond d'un air pensif. Il était si beau ainsi, en pleine réflexion que c'était presque un crime de le déranger, mais je mourrais d'envie de savoir ce qui se passait dans sa petite tête, et ma curiosité l'emporta.
-Une pièce d'argent pour tes pensées.
Il releva la tête et me fit un petit sourire alors que je m'approchai.
-D'argent seulement ? Mes pensées ne valent pas au moins une pièce d'or ?
-Ça dépend de ce que tu penses avec autant de concentration.
Un sourire étira son visage.
-Si je te le dis, faudra que je te tues.
Je m'esclaffai.
-Ça vaut la peine de mourir au moins ? Parce que sinon, j'abandonne !
-Dans ce cas, abandonne, ce n'était rien de bien important.
Je penchai ma tête sur le coté pour le détailler un instant mais aucune émotion ne trahissait son visage.
-Vraiment ?
Il hocha la tête et je décidai de laisser tomber, bien que je me doutais qu'il ne voulait tout simplement pas en parler.
Je grimpai sur le lit à ses côtés et il ouvrit ses bras afin que je vienne me blottir contre lui. Je soupirai d'aise et me nichai tout contre son cœur, ses battements formant une douce mélodie apaisante dans mon oreille.
-Bella ?
-Oui ?
-Tu veux bien lire pour moi ?
Je redressai un peu la tête pour le dévisager. Il me fit un sourire timide.
-J'aimerais beaucoup lire, mais je ne lis pas ta langue alors…
Je lui fis un sourire rassurant.
-Bien sûr ! Que veux-tu entendre ? J'ai des tas de romans.
Il haussa les épaules.
-Ce que tu veux.
Je déposai un baiser sur sa joue avant de filer vers mon salon, où se trouvaient mes deux imposantes bibliothèques. J'avais une idée précise en tête et je sortis le livre de l'une des étagères avec une pointe de satisfaction et retournai dans la chambre auprès de mon amoureux.
Edward regarda la couverture avant de hausser un sourcil.
-Qu'est-ce que c'est ?
On pouvait y voir un adolescent en tunique verte, voler dans les airs, un air de béatitude sur le visage.
-Peter Pan**. C'est un conte, je suis presque sûre que tu vas aimer.
Je savais que personne ne lui avait lu d'histoire lorsqu'il était enfant, un conte ça reste un bon divertissement, même lorsque l'on est adulte.
-D'accord.
Je me calai à nouveau contre lui avant d'ouvrir le livre et d'entamer la lecture de ce qui était sans doute, l'une de mes œuvres préférées. Il était très tard, mais la fatigue avait laissé sa place à la rêverie du pays imaginaire, aux sirènes et au méchant Capitaine Crochet. Lorsque je tournai la dernière page, nous soupirâmes tous deux de dépit, l'histoire était déjà finie.
Je refermai le livre et le posai sur ma table de nuit.
-C'est une jolie histoire.
-Je savais que ça te plairait. Elle existe en film et en dessin animé, on regardera, si tu en as envie.
-Oui, pourquoi pas, j'aimerais assez.
Il déposa un baiser sur mon front et j'en déposai un sur sa mâchoire. Il resserra doucement son emprise sur moi avant de laisser sa main glisser doucement le long de ma taille, caressant l'étoffe soyeuse de ma petite nuisette bleue nuit, ses doigts chauds laissant une trainée brûlante sur ma peau malgré le tissu. Il fit quelques cercles sur la peau nue de mon genou avant de remonter doucement le long de ma cuisse, dégageant le satin encombrant, cajolant mon ventre, insufflant sa chaleur à l'intérieur de mon corps.
Je me mordis les lèvres alors qu'Edward ancrait son regard dans le mien, les yeux mi-clos, noirs de désirs, il semblait savourer chaque caresse sur ma peau.
Sa main se posa sur mon sein et il frotta tendrement mon téton de son pouce qui durcit à son contact, faisant monter un peu plus la pression, m'arrachant un petit couinement qui le fit sourire. Il captura mes lèvres dans un baiser langoureux et lorsqu'il me releva un peu pour me retirer mon déshabillé, je me laissai faire comme une vulgaire poupée de chiffon sans plus aucune volonté.
Edward se coucha sur moi et fiévreuse, je me frottai honteusement contre lui. La friction entre nos deux corps était à la fois douloureuse et fantastiquement excitante, et même si j'avais conscience que j'allais trop loin, je ne pouvais pas m'empêcher de souhaiter plus, de vouloir lacérer son boxer avec mes ongles, puis d'appuyer sur ses fesses pour qu'il plonge en moi.
Il était plus que prêt, énorme et dur contre ma minette trempée de désir et il grogna un peu avant de prendre ma main qui frottait la base de ses fesses et de la ramener au dessus de ma tête, je n'avais même pas remarqué que mes actes avaient suivi ma pensée.
Edward se décala un peu pour passer à mes côtés et je n'eus pas le temps de protester qu'il plongea sa main dans ma culotte ses doigts me torturant de milles façons délicieuses, me faisant perdre toutes pensées cohérentes. Je fus prise de spasmes et hurlai lorsque j'atteignis l'orgasme, je n'avais jamais, jamais connu ça.
Je redescendais doucement du paradis lorsqu'Edward descendit doucement le long de mon corps, parcourant ma peau de petits baisers mouillés, mordillant, léchant jusqu'à atteindre le petit carré de dentelle, qui protégeait bien faiblement il fallait l'avouer, mes parties intimes.
-Edward qu'est-ce que tu fais ?
-Chut ! Je n'en ai pas encore fini avec toi ma belle.
Si ses doigts ne m'avaient pas tué, sa bouche elle, me laissa sur le carreau. Je dus crier grâce, après le troisième orgasme, complètement ébranlée, incapable de bouger, trouvant à peine la force de garder encore les yeux ouverts.
Edward délaissa son objet de torture pour remonter vers moi et lorsqu'il se laissa tomber à mes côtés en soupirant. Je lui donnai un petit coup de tête sur l'épaule et il se tourna vers moi.
-Je pourrais faire ça toute la nuit.
Je n'avais pas réalisé jusqu'à maintenant, à quel point la malédiction pouvait peser sur lui.
Ses muscles étaient tendus, son corps trempé de sueur, il avait le regard lourd d'un désir fou, son sexe menaçant d'exploser dans le boxer qui allait bientôt craquer sous l'effort.
Comment pouvait il supporter de me voir jouir, de me donner autant de plaisir alors qu'il devait contrôler son corps pour ne pas laisser l'orgasme l'envahir ?
Je pouvais avoir tout le plaisir que je voulais et lui non.
Trouvant ça vraiment injuste, je me redressai un peu sur un coude et l'embrassai avec toute la passion dont j'étais capable, voulant lui donner quelque chose, lui laisser un sentiment de frustration était une honte que je voulais corriger, même un peu.
Il poussa un gémissement avec de me repousser doucement et de se pousser loin de moi. J'étais un peu interdite par ce rejet jusqu'à ce que je me rende compte qu'il tremblait, les yeux fermés et qu'il serrait le drap de ses poings.
Vraiment honteuse cette fois, je tendis le bras pour toucher timidement son dos, mais je retirai vite ma main lorsque je le sentis se raidir puis s'éloigner encore un peu plus de moi.
-Je suis désolée Edward…je ne voulais pas te faire de mal.
Ma voix ne s'éleva pas plus haute qu'un murmure mais cela n'avait pas d'importance, je savais qu'il m'avait entendu. Je le vis inspirer profondément avant de rouvrir les yeux, et de me regarder.
-Ce n'est pas ta faute Bella, c'est moi…ça commence.
Je me mordis la lèvre et je sentis les larmes affluer sous mes paupières. J'aurais voulu me jeter dans ses bras, le réconforter, lui dire que tout allait bien se passer mais j'étais incapable de faire un geste, je ne voulais surtout pas rajouter à son malaise.
Ce fut lui qui fit le premier pas, il tendit la main vers moi et attrapa la mienne en entrelaçant nos doigts. Je lui serrai en retour, de toutes mes forces.
-Je crois…qu'il va falloir se contenter de baisers chastes et d'étreinte avec tes vêtements.
Il avait une mine désolée et j'explosai de rire alors que des larmes roulaient sur mes joues. Je passai une main sur mon visage pour chasser ses larmes îet me rapprochai un peu, afin de poser ma main droite sur sa joue. Il ferma les yeux à mon contact et soupira doucement.
-Je suis prête à tout pour toi, j'espère que tu le sais ?
Ses yeux se rouvrirent et un sourire triste se dessina sur ses traits.
-Je ne te mérite pas Bella.
Je roulais des yeux.
-Tu es un idiot Edward Masen si c'est ce que tu penses.
Son sourire devint plus grand.
-Tant que je suis ton idiot, ça me va. J'ai besoin d'une douche froide
Il se pencha pour m'embrasser. Un baiser chaste, mais tendre, qui me fit soupirer puis il se leva et quitta maladroitement la chambre, d'une démarche incertaine qui me serra un peu plus le cœur.
J'espère que ça vous a plu. Je vous dis à jeudi prochain pour la suite !
*Cette boisson est l'une des premières boissons alcoolisées que l'homme ait bu. Les premières traces de production d'hydromel remontent à l'âge du bronze, au Danemark. Une des premières recettes écrites nous vient d'Aristote en 350 av. J.-C.[1].
Dans la mythologie nordique, les walkyries remplissent les cornes d'hydromel, durant le festin des dieux.
**Peter Pan est un personnage fictif créé par l'auteur écossais J. M. Barrie, apparu pour la première fois dans le roman The Little White Bird (Le Petit Oiseau Blanc [1]), puis dans la pièce éponyme et enfin dans le roman Peter and Wendy, plus connu sous le titre Peter Pan. Le personnage et l'œuvre ont ensuite été adaptés à de nombreuses reprises au théâtre, au cinéma, ou encore en bande dessinée. le nom « Pan » rappelait le demi-dieu grec de la Nature ^^(héhé non, disney l'a juste piqué mdr)
