Alors ... i'm back ! ! Oh lala ça faisait longtemps que je n'étais pas repassée par ici et repostée une petite suite à cette fic. (Ma chère traductrice d'alienne ose dire que cette phrase veut rien dire... non mais tapez là celle-la ^^ (non seulement ça veut rien dire, mais en plus c'est moche ! x'P) on conteste pas l'auteur d'abord et en plus elle ose s'immiscer
dans mon texte non mais franchement !).
Mais oui, mais oui je suis toujours très gentille avec elle, la preuve, elle a eu sa petite promotion et est passée au pain AVEC nutella (miam ^^). Oh, regardez-la sauter de joie, comme elle est mignooooone (va te... balader x.x'). Bref, je n'ai pas pu poster avant car la fac ne laisse plus beaucoup de temps pour écrire et surtout la page blanche avait décidé d'assaillir mon ordi, autant dire que j'étais bien embêtée. Mais j'ai enfin réussit à la vaincre donc VICTOIRE POUR LE PEUPLE !
Bref, j'espère que cette suite vous plaira. Bonne lecture. Bisous.
Bon, à mon tour de blablater...(et allez, elle s'invite... Bah tiens, jvais m'gêner, peut-être !)
Autant dire que si ça continue vous allez avoir plus de nos discours à lire que de fic x'D
Bon alors, tout ça parce que je voulais vous dire que j'exige que vous me vénériez ! (hé, hé, je fais pas les choses à moitié, hein ? Mes chevilles ? Nan, elles vont plutôt bien, elles vous remercient de vous en inquiéter ^^). N'empêche que vous n'imaginez pas tout ce que j'ai fait pour que vous ayez cette suite devant vos petits yeux ébahis !
J'ai du passer DEUX, je dis bien DEUX contrats avec le démon (démon ? non mais va te faire shampouiner l'alienne ! (référence qui ne m'atteint même pas ^,^))... ok, pas tout à fait le démon, mais presque, puisque c'était votre auteure préférée... Mais quand même, ce fut hardu x'D
Oui, en gros, j'ai parlementé pour vous obtenir cette suite... et le chapitre d'après, et celui d'encore après...
La nourriture à quelque chose de pratique parfois... Kniark ^^ (hum, oui, d'ailleurs j'ai faim là moi... bah tiens, la question c'est plutôt quand est-ce que n'as pas faim -').
Un de ces quatre, je vous expliquerai peut-être jusqu'où est parti le délire mais aujourd'hui je suis d'humeur sadique ET flemmarde (surtout flemmarde, la sadique c'est moi d'abord, elle c'est la maso, nah ! (dans tes rêves -' ), donc vous y aurez pas droit ^^
Je vous dirai seulement ceci : il m'aura fallut un mois et demi pour parvenir à mes fins, et encore elle n'a pas réussit jusqu'à la hauteur de nos espérances (oui, des siennes aussi parce qu'elle n'a pas eu la récompense qui lui était promise si elle remplissait sa part du marché...).
Voila, voila, bon bah j'arrête de (presque) monologuer et je vous laisse profiter de ce que vous attendez, bonne lecture :) (là on est d'accord ^^ ... Profitez-en, vous aurez compris que c'est pas souvent x'D ).
Au fait, vous aurez compris qu'on est deux à papoter, je ne suis pas schizophrène hein... Si ça peut vous rassurer (moi ça me rassure pas vraiment pour autant... -' ).
Chapitre 4
Gaara, fin Janvier, début février 2005 :
Pendant plusieurs semaines, je cherchai ce bel adonis blond. En vain. J'avais écumé toutes les boîtes possibles et autres lieux de rencontre potentiels, et pas une seule fois je n'avais perçu la présence attractive de ce blond. Je restais réaliste, comment trouver une personne dont on n'avait même pas vu le visage ? J'avais beau me convaincre qu'il ne fallait pas trop espérer et qu'il valait mieux trouver quelqu'un d'autre, je sentais en moi une pointe de déception. Je ne le reverrais certainement plus jamais me disais-je, et ce avant d'avoir pu faire quoi que ce soit avec son corps. C'en était extrêmement frustrant.
Au lycée les choses n'avaient pas changé -les regards noirs et dégoutés suivaient toujours mon chemin- cependant le dénommé Hidan allait revenir bientôt et sa bande semblait exulter à l'avance de son retour. Effectivement, une bande de chiens a toujours besoin du mâle alpha, le chef de la meute quoi. J'allais pouvoir me venger comme il se devait sur cet imbécile. Il le regretterait amèrement.
Les jours passèrent lentement, trop à mon goût. Je m'étais, non pas habitué, mais accommodé de l'ambiance que générait mon passage. Que pouvais-je faire de plus ? A part en tabasser certains quand l'exaspération me prenait...
La première semaine de février fit son apparition. Malheureusement, les vacances se trouvaient bien loin maintenant et je regrettais qu'elles ne fussent plus longues. Vivement les prochaines… qui seraient en mars et annonceraient la fin de l'année. Enfin j'allais pouvoir m'évader de cette institution, de son enceinte, de ses gens et surtout de ces visages fermés quand ils me regardaient.
Cette semaine annonça aussi le retour du blond décoloré, c'est à dire Hidan. La perspective de nos retrouvailles fit naître un sourire malsain sur mes lèvres. Depuis le temps que j'attendais cet instant. Mes poings me démangeaient furieusement de lui refaire le portrait et de le renvoyer d'où il sortait.
Hélas, pour ma plus grande frustration, de toute la semaine je ne le croisai qu'une seule et unique fois : dans le bureau de la directrice. Difficile de s'en prendre à lui dans ces conditions. Pourquoi y étions-nous en même temps ? Tout simplement parce que cette femme pensait que régler nos différents par la parole et se dire pardon mutuellement serait la meilleure chose à faire. Croyait-elle vraiment que l'hypocrisie nous ferait devenir ami-ami ? De toute façon, il ne semblait pas vraiment disposé à vouloir être mon "ami" aux vues des regards lubriques qu'il ne cessait de me lancer. Ainsi que le bout de sa langue qui ne cessait de poindre entre ses lèvres de manière légèrement obscène.
- Allez, excusez-vous de suite et l'affaire sera réglée. Ne cessait de répéter Shizune.
J'avais rarement vu une personne aussi naïve. Pour ma part, je me contentai de me taire tandis que l'autre me fixait intensément, et qu'elle essayait par tous les moyens possibles de me faire m'excuser, la mine déconfite. Au final, voyant que ses tentatives resteraient vaines, elle me fit sortir et ne garda plus que cet infect abruti auprès d'elle. Qui, lors de ma sortie, ne se gêna pas pour baver sur mon cul.
Je voulu l'attendre devant la porte, histoire que l'on "discute" un peu tous les deux, mais ayant la flemme de rester devant le bureau de la directrice plus d'une minute je reparti en cours. De toute façon, mon instinct me soufflait que j'allais bientôt le revoir. Et si ce n'était pas le cas, j'irais le chercher.
Ce que je n'eus pas à faire. Il se présenta à moi la semaine suivante de son propre chef à la sortie du lycée. Tard dans la soirée car j'avais été désigné de corvée. La nuit commençait déjà à tomber sur la ville, parant les rues de mille feux.
- Salut mon adorable rouquin. Tu m'avais manqué tu sais. J'étais déçu que tu ne m'aies pas rendu visite à l'hôpital. Dire que je t'avais évité une expulsion trop longue. Vraiment, quelle impolitesse. Tu pourrais au moins me remercier.
- Casse-toi.
- Non, pas avant d'obtenir ce que je désire, à savoir toi.
- Vas te faire foutre.
- Oh mais je ne demande que ça. Tu m'accompagnes ?
Je ne savais pas ce qui me retenait encore de lui balancer un bon coup dans le bas-ventre. Mais je sentais que je ne me retiendrais pas bien longtemps.
- Ben alors, je t'attends, continua Hidan.
Il s'avança tout près de moi, leva son bras et fit glisser son pouce le long des courbes de mon visage et de mes lèvres. Sa langue pourléchant ses lèvres d'avance et ses yeux brillant d'un désir malsain.
Je restai de marbre.
- Quoi ? Tu fais ta prude ? Ta maman t'as dit de ne pas parler aux inconnus ? Tu peux la rassurer tu sais, tu me connais. Ah, mais je suis bête, de toute façon elle n'est plus là pour t'écouter.
Là je ne pus me retenir davantage, je levai mon poing pour le frapper, mais mon mouvement fut intercepté par une main inconnue. Qui avait bien pu oser m'arrêter dans mon élan ?
La surprise me fit tourner la tête et je pus remarquer à mon grand désarroi que nous n'étions plus seuls. Effectivement, les petits chiens avaient retrouvé leur maître et la bande d'Hidan formait un cercle très fermé autour de nous, dont l'un d'eux plus au centre me tenait fermement le bras. Là, j'étais en assez mauvaise posture... Oui, j'ai beau être relativement fort, un type seul contre dix autres n'a pas la moindre chance de s'en sortir indemne, sauf dans les films exagérés d'arts martiaux, faut bien faire rêver quoi. La seule chose que je pouvais faire à cet instant était tout simplement d'encaisser les coups, mais ce n'était pas une option que j'envisageais. Surtout à la vue de leurs mains nonchalamment enfoncées dans leurs poches. En combat à main nue je possédais une infime chance de m'en sortir sans un bleu, mais si des armes blanches rentraient dans la partie, il n'y avait plus aucun doute sur ma défaite. Je ne suis pas Chuck Norris quand même (et oui même au Japon on connait Chuck Norris).
Alors que faire ?
Tout d'abord, garder son calme. Tout le monde sait que quand on perd son sang-froid il n'arrive que des mauvaises choses car nous perdons notre capacité à réfléchir correctement, oui chez certains, à savoir moi, cette capacité existe.
Je me mis donc à respirer calmement afin de reprendre mon self-control et faire le compte des possibilités qui s'offraient à moi. J'en comptai quatre en tout, pas assez à mon goût.
La première était de tenter un passage en force. Seulement, comme ils étaient beaucoup plus nombreux que moi, mes chances de m'en sortir sans dégâts étaient de l'ordre du zéro. Donc ma première solution fut supprimée à peine apparue dans mes pensées.
Deuxième solution : parler avec le débile décoloré en rut. Autant se taper la tête contre un mur : ça ne sert à rien et on finit toujours par avoir mal à la tête.
Troisième solution : accepter la volonté d'Hidan… Quoi ? Qu'est-ce que j'ai dit là ? Je retire direct, plutôt crever ! Je ne sais même pas comment cette idée a pu me traverser l'esprit. Je pense que j'avais besoin de repos à ce moment-là. Comme si j'allais lui offrir mon cul, la bouche en cœur. Autant se pendre ce serait moins honteux.
Bon dernière solution : m'enfuir. Oui mais comment faire quand une bande d'ahuris empêchait toute tentative de fuite ? Un peu problématique tout de même. Et puis, avouons-le, j'avais ma fierté tout de même et, non, je refusais de la mettre dans ma poche, donc la fuite était inadmissible.
Dans le domaine de l'impossible, un autre échappatoire aurait été de creuser un trou. Plutôt improbable non ? Vous m'imaginez, MOI, à quatre pattes en train de creuser ce stupide trou...sur du goudron.
Je revenais donc au point de départ : que faire bordel ?
J'avançai d'un pas, le cercle se refermait un peu plus. Dur de faire quoi que ce soit dans ces conditions. Bon, si je ne pouvais pas avancer autant essayer de reculer. Même effet.
J'étais pas dans la merde...
Hidan commença à s'approcher vers moi, discrètement certes, mais il était de plus en plus près, son sourire d'abruti plaqué sur les lèvres. Celui qui me donnais envie de le frapper, de lui arracher les dents une à une jusqu'à ce que ce sourire disparaisse et d'inciser à l'aide d'une lame –d'une manière particulièrement douloureuse- ses lèvres pour qu'il ne puisse plus jamais montrer ce rictus...mais il fallait que je me retienne. C'est pourquoi je me déplaçais lentement vers l'arrière, mes poings serrés malgré moi. Cela amusa fortement ses sous-fifres qui desserrèrent légèrement leur cercle. Je profitai de cet instant pour reculer prestement. Non, je n'avais pas peur, je réfute, juste que je tenais à mon fessier. A ce niveau-là on pouvait dire que j'étais suis "vierge". Vous croyiez quoi ? C'est moi qui prends les mecs et pas l'inverse.
Je reculai encore quand une surface dure arrêta mon mouvement.
Une surface dure ? Mais bien sûr… Que pouvais bien faire une surface dure à cet endroit ? Je tournai la tête pour m'apercevoir que j'été dos contre un mur.
Un mur ?
Alors, moi qui, pour la première fois de ma vie, décidais de prendre l'option "fuite" - à ma plus grande honte, mais entre ma fierté et la protection de mon cul, le choix était vite fait - il fallait qu'un putain de mur m'en empêche ! Mais qu'est-ce que j'avais fait pour avoir si peu de chance ? Une petite voix pernicieuse me souffla à l'oreille que mes petites expériences effectuées sur Kankuro à l'âge de dix ans faisaient sûrement partie des éléments qui me faisaient avoir si peu de veine... je n'avais pourtant pas fait grand-chose de mal, juste testé sa tolérance à la douleur, rien de bien méchant. Alors, pourquoi fallait-il que le sort s'acharne sur moi ?
Collé ainsi contre ce putain de mur, je ne pouvais pas faire grand-chose, en plus les autres s'étaient encore rapprochés.
J'étais bien coincé, remarquai-je, quand mon pied buta contre une cagette en bois posée contre le mur.
…
" Un simple objet, aussi con soit-il, peut te servir d'échappatoire dans la vie, mon fils" me revint en tête. Un des "cours" de feu mon père. Ok, mais à quoi pouvait me servir une cagette dans cette situation ? Rapidement mes souvenirs d'enfance me revinrent en tête jusqu'à remonter à celui qu'il me fallait.
Je posai mon pied sur la surface la plus stable de cet objet en bois et exerçai une impulsion en me retournant rapidement. Mes pieds durent par deux fois entrer en contact avec la surface en pierre -auparavant dans mon dos-, afin de me propulser. Une fois en l'air, je me raccrochai au sommet du mur, bandai les muscles de mes bras et poussai sur mes membres dans le but de me retrouver sur le haut du mur avant que les autres n'aient eu le temps de m'attraper les jambes. Je franchis ce même mur ainsi que le jardin qu'il entourait, pour atterrir dans une nouvelle rue. De là, je me dépêchai d'emprunter une voie plus sûre, ainsi qu'une autre, on ne savait jamais. Quand je pus constater qu'ils ne devraient naturellement pas me retrouver, je me remis à marcher tranquillement comme si rien ne s'était passé, presque en sifflotant.
Au bout d'à peine dix minutes, j'entendis des voix et des pas précipités derrière moi. Peu rassuré, je tournai la tête pour m'apercevoir que ces salauds m'avaient retrouvé. Comment avaient-ils fait ? Sur une bonne dizaine de petites ruelles, il avait fallu qu'ils tombent de suite sur la bonne. C'était pas possible ! Bon, toujours était-il que je ne pouvais pas rester bêtement planté là. Une seule chose à faire, que je détestais pourtant : courir.
Je me mis donc à ce mouvement de marche accélérée nommé 'courir', afin d'échapper à mes poursuivants. Au croisement d'une rue, je tournai à gauche instinctivement pour me retrouver face à mes adversaires. Euh, co...comment ? Je tournais la tête pour voir qu'une partie de mes adversaires étaient derrière moi et l'autre partie devant et les côtés étaient constitués de mur. Comment ils avaient fait ce tour de force ? Moi-même je ne pensais pas que j'allais atterrir dans cette ruelle, plutôt sombre d'ailleurs, alors comment avaient-ils fait pour m'y coincer ? Cela ne pouvait qu'être dû au hasard et pourtant la coïncidence était bien trop frappante. Un tour comme ça ne pouvait certainement pas provenir du cerveau d'Hidan ou de ses coéquipiers. Mais à vue d'œil, il n'y avait personne d'autre qui puisse avoir prémédité ça. Je dois avouer que sur ce coup-là, j'étais bluffé, m'enfin je ne le suis plus depuis que j'ai appris les détails de l'affaire.
J'étais pourtant, cette fois-ci, vraiment pris au piège, sans aucune fuite possible. Et ça, Hidan le savait très bien. Il se permit même de rire à gorge déployée, s'auto satisfaisant de son piège.
- C'est bon, mon petit lapin, tu as fini de courir pour rien ? Tu croyais tout de même pas réellement pouvoir m'échapper ? Comme t'es naïf... alors qu'on avait déjà prévu que tu te rendrais exactement à cet endroit. Que c'est mignon tant d'espoir.
À cet instant, je ne relevais même pas le "on" qui aurait dû me mettre la puce à l'oreille, qui était si important pour la suite des événements, tellement j'étais abasourdi par cette confession.
- Hum. Tu dois sûrement te demander comment on a pu te piéger aussi facilement. Sache que, même si tu peux te vanter de ne pas être comme les autres, sous l'effet du stress et de la pression tu réagis comme tout le monde. Tout d'abord, tu tentes de t'enfuir par n'importe quel moyen : les côtés et le sol étant inaccessibles, il ne restait plus que le haut. Il était donc sûr que tu t'échapperais à l'aide de ce mur et de la cagette qui était innocemment posée contre. Oh, mais...comment avons-nous su que tu pourrais avoir assez de force pour exécuter de tels mouvements ? Car effectivement ce n'est pas à la portée de tout le monde de franchir un mur de deux mètres à l'aide d 'une simple cagette. Tout simplement parce que nous savons tout de toi Gaara no Sabbaku, ton père t'a bien formé, on ne peut pas lui reprocher ça, bien d'autres trucs, oui, mais certainement pas ça.
Mon père ? Mais que pouvait-il savoir ? De quoi parlait-il ? Pourquoi j'avais la nette impression qu'il savait des choses dont je n'avais pas conscience ? Il ne m'est même pas venu à l'idée de lui poser ces questions tellement j'étais surpris.
Il profita de mon silence pour poursuivre son récit :
- Ensuite, pour franchir le jardin, il était juste évident que tu évites de perdre du temps et décides donc de passer par le portail. Derrière ce même portail se trouvent trois directions, une menant sur la maison suivante, c'est à dire un cul de sac, celle de gauche; l'autre juste en face du portail mais qui semblait la plus évidente à prendre n'est-ce pas ? C'est pourquoi tu as choisi de prendre la direction de droite, en pensant que si on arrivait à te poursuivre, on penserait que tu étais parti droit devant, dans ta précipitation à t'éloigner de nous. Ensuite, il y a deux bifurcations : à droite, elle est très mal entretenue, avec des clodos, des camés endormis sur le sols et quelques putes, ce qui montre qu'elle est mal famée, tu as donc préféré prendre la ruelle de gauche. Sur ce chemin, tu as croisé plusieurs ruelles mais qui, à vue d'œil, mènent toutes ou sur des culs de sac, ou sur des lieux de mauvaise fréquentation, tu as donc poursuivit ta route, sans tourner. Enfin, tu as vu certains de mes amis à ta poursuite. Pour ta culture : une étude de psychologie a montré que la plupart des personnes soumises à un stress important choisissent la gauche plutôt que la droite lors d'un croisement. Tu n'as pas fait exception, et tu es tombé sur nous qui t'attendions bien sagement. Oh, et dernier détail, il n'y a quasiment personne qui fréquente cet endroit. Ce qui fait que tu auras beau appeler à l'aide, personne ne viendra t'aider.
- Comme si j'allais m'abaisser à ça.
- Ah ah, comme c'est intéressant. Même dans cette situation tu oses encore la ramener. Mais rassures-toi, j'arriverai à te faire implorer ma pitié. Je te mettrai à genou devant moi et tu me suppliera de te faire tout ce que je veux de toi pour que j'arrête ton supplice. Crois-moi.
Ce disant, il colla son corps contre le mien et je pus sentir une bosse au niveau de son entre-jambe. Ne pouvant me retenir plus longtemps, je le frappais avec mon genou dans cette proéminence douteuse.
Ce fut l'élément qui signa mon funeste destin. Encore aujourd'hui, je me dis que si j'avais su garder mon calme, sûrement que mon calvaire n'aurait jamais débuté. Sûrement que je n'aurais jamais eu à faire toutes ses horreurs, surtout sur toi mon tendre amour. Mais comme on dit souvent, " avec des si on referait le monde"...
Le choc fut si important qu'il se plia en deux de douleur. En voyant leur chef ainsi ridiculisé, les autres se précipitèrent sur moi pour me ruer de coups. Je réussis à en virer quelques-uns mais ils étaient bien trop nombreux pour que je puisse résister éternellement. Je recevais des coups à la pelle, dans le visage, dans les côtes, le ventre. Et au final, je me retrouvai enserré par des bras, dans l'incapacité de bouger. Devant moi, Hidan se releva difficilement, et une fois qu'il réussit à se remettre totalement debout, il me balança un direct dans le ventre déjà bien battu. J'encaissai sans broncher, pour ne pas qu'il puisse savourer ma douleur, étouffant le cri au fond de ma gorge qui tentait de s'échapper.
Ce qui le fit redoubler d'ardeur encore et encore. Et moi, durant tout ce temps je subissais patiemment les assauts de ses poings, serrant les dents pour qu'aucun son ne puisse sortir et bandant l'ensemble de mes muscles pour moins sentir la douleur à chaque impact.
À force de me rouer de coups, je sentis que la prise des bras sur mon corps se desserrait. Les chiens d'Hidan devaient sûrement penser que je n'étais plus en état de faire quoi que ce soit. Stupide conclusion. Pour les inciter à me relâcher davantage, je décontractai mes muscles même si cela voulait dire que les coups allaient me faire plus mal. Et je patientais, pendant que ma fureur augmentait d'être ainsi prisonnier. Lorsque la prise fut suffisamment lâche, je donnai de rapides coups d'épaule à mes adversaires pour les forcer à me lâcher complètement. Après quoi, fou de rage, je me précipitai sur cet enfoiré pour lui rendre chacun de ses gestes. Hélas, je ne pus en rendre qu'un quart car déjà ses alliés se précipitaient sur moi.
D'une seule masse, ils se jetèrent sur moi. Des bras, des jambes, des pieds fusaient sur mon corps meurtri. Et moi, incontrôlable, je rendais coup sur coup, le sang de mes ennemis et le mien giclant sur le sol. Je sentais déjà les hématomes se former sur ma poitrine et mon visage. Tout ne devenait à mes yeux qu'enchainement de coups, et prenait la forme d'une cohue invraisemblable. J'en avais même oublié les éléments importants. Qui me revinrent bien vite en mémoire, à savoir qu'ils étaient armés et qu'une plaie grave pouvait vite arriver. Je ne me rappelais de ceci que trop tard.
Dans la mêlée qui se formait entre nous, je remarquai du coin de l'œil qu'un des canidés sortait un canif de sa poche. Je remarquai qu'il visait la jambe afin de limiter mes mouvements mais mon propre corps réagit plus vite et froidement, presque en transe.
J'attrapai les mains qui tenaient le couteau et retournai rapidement l'arme vers son propriétaire sans prendre la peine de regarder où elle allait se figer, froidement, sans qu'aucun sentiment ne me vienne, comme me l'avait appris mon père.
C'est lorsque je sentis un sang chaud couler sur mes mains que je pris conscience de mon geste, épouvanté de cela, je retirai le couteau de la blessure sans oser regarder. Ce n'est qu'après que je pensai qu'il aurait fallut la laisser pour que le malheureux ait une chance de s'en sortir. Mais il était trop tard.
Autour de moi, le silence remplaça la cohue environnante.
Tous me regardaient ébahis.
Moi-même je ne pus m'empêcher d'être abasourdi, mes yeux fixant mes mains souillées, ne sachant que faire.
Puis je redressai la tête, juste pour voir jusqu'où j'avais merdé, juste pour me rassurer, juste pour m'enfoncer, culpabiliser et m'horrifier à la fois. De nos jours, je me dis que si j'avais pu utiliser une arme à feu j'aurais été moins choqué, cela aurait été impersonnel. Mais là, c'était complètement différent. J'avais senti le couteau entrer dans la chair et les organes. J'avais entendu le bruit épouvantable des viscères qui s'ouvraient, se déchiraient. Je voyais la plaie béante qui semblait vouloir m'aspirer, obscène avec ses lèvres rougies. Et je sentais l'odeur ferrique du sang qui s'échappait de ce corps. Un haut le cœur souleva mon estomac, que je réfrénais au fond de ma gorge.
L'homme était plié en deux, pas encore mort, essayant vainement de contenir le sang qui sortait de son abdomen. Cela s'écoulait librement de son ventre pour rejoindre le sol terreux et l'hydrater de ce liquide poisseux. Je suivais des yeux son chemin pour éviter de voir autre chose. Mais les gémissements du souffrant me firent néanmoins lever la tête. Je croisai ses yeux et baissai immédiatement les miens. Je n'étais pas prêt à assumer un tel acte, je n'étais pas prêt à oser le regarder mourir. En sachant que c'était ma faute.
En voyant ceci, Hidan préféra s'éclipser rapidement avec le reste de sa bande, sans même un regard pour le blessé. Lâche ou tout simplement insensible. Et eux le suivirent, toujours aussi obéissants.
Je me retrouvai donc seul comme un con, sans savoir quoi faire. J'étais tellement choqué que je ne pensais pas à appeler du secours. De toute façon, cela aurait été trop tard. Je ne pouvais tout simplement pas détacher mes yeux du blessé, sans pour autant le regarder vraiment, j'étais comme paralysé.
Comme dans un flash, le souvenir de ma mère baignée dans son sang me revint en tête, ses yeux grands ouverts quand je l'avais découverte. Je m'effondrai au sol et me pris la tête entre les mains, couvrant ainsi mon visage du liquide poisseux et moite qui ne m'appartenait pas, laissant le blessé à son funeste sort. Des soubresauts parcouraient l'ensemble de mon organisme, et un hurlement menaçait de percer entre mes lèvres. L'horreur, l'épouvante s'étaient emparés de mon corps, l'incitant à ne plus réagir, à se transformer en boule de sombres sentiments.
Un cri étouffé derrière moi, me fit relever la tête.
Se trouvait devant moi un blond aux yeux bleus magnifiques... rivés sur mes mains couvertes de sang. Pour le coup je me suis senti con, mais le seul mot qui me vint à l'esprit pour le décrire fut "un ange". Un ange qui avait vu cet homicide de ses yeux innocents. Un ange qui m'avait vu dans toute mon horreur et devant lequel je ne pouvais cacher mes crimes.
Nous étions le 17 février 2005. Le jour de ma rencontre avec celui que j'aimerais de tout mon être plus tard, celui qui chamboulerait ma vie de manière irréversible.
Celui que je devrais abattre.
