Et voilà le chapitre 3 ! J'espère qu'il vous plaira^^

Chapitre 3 : rubis et émeraudes

Les premières feuilles orangées recouvraient l'herbe verte qui entourait la célèbre école de sorcellerie… Combien d'automnes, combien d'hivers avait-elle déjà connue ? Une multitude sans doute, plus personne ne savait. Des milliers d'élève, des héros, des mages noirs, avaient étudié, avaient grandi ici. Le vieux château avait connu la guerre pourtant, il été toujours là, prêt à accueillir les nouveaux sorciers et sorcières qui apprendraient et repartiraient sept ans plus tard, grandit, comme bien d'autres avant eux…

Lana étais assise sur les marches de la volière, les cheveux dans le vent, à contempler Mawi, sa magnifique chouette blanche, qui volait au-dessus de la forêt interdite, maintenant entièrement rouge, orange et or. C'était le premier week-end du mois d'octobre et une bonne moitié du château dormait encore. D'habitude, la jeune fille n'était pas très matinale, même pas du tout d'ailleurs. Mais cette fois elle s'était réveillé sans retrouver le sommeil, chose rare ! Alors, elle avait décidé de rendre visite à Mawi.

« Aïe ! »

Sans qu'elle ne s'en rende compte, sa chouette s'était posé à côté d'elle et lui mordillait maintenant le doigt, ça elle s'en été rendu compte, par contre !

« Alors, tu as bien volé ma belle ? »

Pour toute réponse, celle-ci lui mordillât à nouveau la main. Mouais… pas très facile de faire la conversation à une chouette…

La jeune fille regarda sa montre, 9 heures. Elle devait se dépêcher de rentrer car, contrairement à elle, Larianne était matinale et elle la chercherait partout.

« A bientôt ma belle » Elle reposa Mawi dans la volière et se dirigeait vers l'escalier quand elle tombât sur une des dernières personnes qu'elle avait envie de voir : Albus Potter.

Si Lari et elle étaient devenues inséparable, elle ne pouvait pas en dire autant d'Albus et Rose. Depuis le cours de potion du premier jour, Rose ne lui adressait la parole que pour lui faire des reproches, ce qui faisait qu'elle s'adressait très souvent à elle… quand à Albus et Larianne, qui étaient tous les deux à serpentard, ils ne se contentaient pas de se lancer des regards noirs… La dernière fois qu'ils s'étaient malencontreusement croisés dans le couloir, ce qui remonte à deux jours, Lari s'en était tirée avec un œil au beurre noir alors qu'Albus avait saigné du nez pendant tout le cours de potion, lui valant des regards noirs de la prof, au grand contentement des deux filles.

« Tu comptes bouger oui ou non ? » le jeune garçon la regarda d'un air agacé et celle-ci lui passa devant en prenant bien soin de lui marcher sur le pied au passage. Puis arrivée en bas de l'escalier, elle cria pour qu'il puisse l'entendre : « Bonjour quand même ! »

Quand Lana lui avait marchait sur le pied, le jeune sepentard avait failli laisser échapper un cri de douleur, mais il s'était retenu, ça aurait vraiment trop fait plaisir à la peste qui venait de descendre. Il ne se rappelait pas de son nom, mais il savait que s'était la meilleure amie de Larianne Finnigan, et seulement pour ça, il la haïssait.

Albus se dirigeât vers Hedwige, sa magnifique chouette blanche. Il l'avait appelée ainsi de un : parce que s'était un joli nom qui convenait bien à une chouette, de deux : en hommage à Hedwige, première du nom, l'ancienne chouette de son père.

Comme celle-ci l'avait prédit, lorsque Lana arriva dans la grande salle, sa meilleure amie y était déjà, attablé comme toujours à la table des serpentard. Celle-ci était en train d'étaler du Nu*lla sur sa tartine (Oui, le Nu*lla existe aussi à Poudlard) en jetant des coups d'œil à l'exemplaire de la gazette du sorcier, déjà décoré de taches de lait et de Nu*lla, qu'elle avait reçu ce matin.

« T'as vu ça ? Trois élèves de Durmstrang ont disparu hier dans l'après-midi… Ils ont du s'éloigner un peu trop et se perdre, rien de bien dramatique ! Tu ne penses pas ? »

Elle se tourna vers son amie, mais celle-ci ne l'écoutait déjà plus, elle avait le regard rivé sur l'entrée de la grande salle où le professeur Londubat était en train d'accrocher une fiche. On pouvait lire « DIMANCHE 16 OCTOBRE, MATCH DE QUIDDICH QUI OPPOSERAT SERDAIGLE A POUFSOUFFLE »

« le 16 c'est la semaine prochaine, non ? » Lana s'était tournée vers la jeune serpentard qui essayait de lire à travers le groupe d'élève qui s'était agglutiné autour.

- Oui je pense, pourquoi ?

La jeune griffondor regarda la jeune fille, bouche bée.

-Mais enfin, tu t'en rends compte ! La semaine prochaine, c'est le premier match de l'année ! LE PREMIER MATCH ! »

-oui, oui. » Larianne avait vite constaté que sa meilleur amie était une grande, énorme, gigantesque fan de quiddich.

Puis elle reprit, pour sortir Lana du rêve éveillé dans lequel elle s'était plongée depuis quelques minutes :

« Je te rappelle qu'en attendant, on a 30 centimètres de parchemin à rendre en potion …

Sa phrase eut l'effet attendu car la jeune fille sursauta et se tourna vers la jeune serpentard qui affichait un sourire moqueur.

- rabat joie ! » Sur ces mots, elle lui tourna délibérément le dos pour rejoindre sa table où été déjà installé mélaena, en train de savourer son chocolat chaud.

« Salut, ça va ? »

La jeune fille lui répondit par un bâillement sonore avant de replonger sa tête dans son bol.

« Je vais prendre ça pour un oui. »

Mel était surement la personne de sa maison qu'elle appréciait le plus, bien qu'elle ne soit décidément pas doué en potion, elle s'était avéré excellente dans la plupart des autres matières.

« Tu as vu l'affiche que vient d'installer le professeur McGonagal ?

La jeune fille acquiesça, ce qui fit sourire Lana. Ah ! Enfin une qui s'intéressait au quiddich ! Celle-ci reposa son bol de lait et mordit sauvagement dans un croissant.

- De toute façon, je n'y irais pas. Ce sport est complètement débile !

Le sourire de la jeune fille s'effaça d'un coup. 99% des élèves de l'école étaient fan de quiddich et bien entendu, ses deux meilleures amies devaient faire partie du 1% restant ! Elle leva les yeux au ciel. Ah ! Qu'avait-elle fait pour mériter ça !

Mel qui ne s'était apparemment pas rendu compte de la réaction de son amie continua sur sa lancé, la bouche pleine de croissant.

- Et en plus il parait qu'il va pleuvoir dimanche prochain… »

C'est bon, les soupçons de Lana se confirmaient. Elles étaient folles, ou alors c'est elle qui était maudite… ou les deux.

« Tu veux un croissant ?

-hein ? Quoi ?

- Croissant, tu c'est ce truc merveilleux que tu peux plonger dans ton bol de chocolat chaud… » Et comme si cela ne suffisait pas, elle agita un croissant chaud devant les yeux de son amie qui l'attrapa au vol. On ne pouvait jamais dire non à un croissant chaud.

Mel éclata de rire avant de se reprendre.

« Bon, parlons de choses sérieuses, tu sais qu'on a perdu quarante points cette nuit ? »

La jeune fille failli s'étouffer et recrachât la moitié de son croissant, ce qui n'était pas très beau à voir…

Melaena regarda son amie d'un air mi amusé, mi écœuré avant de répondre à sa propre question :

« Non, tu n'étais pas au courant.

- QUI A FAIT CA !

- j'en sais rien, mais cette personne-là aurait intérêt à avoir une bonne explication…

Elle avait à peine finit sa phrase qu'une personne déboula à côté d'elles en criant : Larianne

« VOUS AVEZ VU ! Je suis passée par le couloir aux sabliers pour rentrer à ma salle commune et…

- Et tu as remarqué qu'il y avait 40 rubis de moins dans le sablier de griffondor… Oui, oui, on sait.

- Je… Non, pourquoi ? La jeune serpentard avait vraiment l'air surprise. Vous n'allez pas me dire que…VOUS AUSSI !

- Je… hein ? Là, Lana n'y comprenais plus rien, qui avait perdu quoi, où, quand, comment ?

- Vous aussi vous avez perdu 40 points ! Mel regarda les deux autres, bouche bée. Alors c'est la faute d'un serpentard et d'un griffondor… »

Plusieurs élèves commençaient à les pointer du doigt et Lana pâlit… Tous ceux qui la connaissaient savaient que Larianne et elle étaient inséparables, c'était logique de penser que c'était de leur faute.

Apparemment la jeune serpentard en était arrivé à la même conclusion puisqu'elle aussi avait pali.

Puis celle-ci se tapa le front, elles n'étaient pas les seules serpentard/griffondor à être inséparable ! Et elles en connaissaient deux autres ! Elle balaya du regard la table des griffondor : pas de Rose Weasley, puis celle des Serpentards : Pas d'Albus Potter non plus.

Après être redescendu de la volière, Albus se dirigea vers le lieu de sa retenue, la salle des trophées, où l'attendait Rose, sa cousine. Tôt ou tard, quelqu'un découvrirait que c'était de leur faute si les deux maisons avaient perdus 40 points, et il valait mieux pour lui d'être loin à ce moment-là…

Hier, en fin d'après-midi, les deux cousins étaient partis rendre visite à Hagrid. Lorsqu'ils étaient repartis le couvre-feu était déjà passé et les deux jeunes sorciers avaient dû rejoindre le château le plus discrètement possible, ce qu'ils auraient pu se passer sans e moindre soucis si, au détour d'un couloir, ils avaient entendus des voix qui se rapprochaient. Les deux personnes, car ils pouvaient maintenant discerner clairement deux voix, avaient l'air de se disputer et Albus aurait juré que c'était les voix du professeur mcgonagal et du professeur Londubat… A ce stade-là, les deux enfants auraient encore eu le temps de rejoindre leur dortoir respectif en courant et les 40 émeraudes et 40 rubis seraient encore à leur place. Mais c'était sans compter la curiosité sans limite du fils du survivant et de sa cousine… Ils décidèrent donc de se cacher chacun derrière une armure et d'attendre…

Les pas des deux professeurs se rapprochaient de plus en plus et ils pouvaient entendre clairement leur conversation.

« …Qu'en pensez-vous professeur ?

- je ne sais pas Neville, je ne sais pas… cette histoire devient vraiment étrange… Trois élèves à Durmstrang, une à Beaubaton et un à Poudlard.

Albus fronca les sourcils, il n'était pas au courant pour l'élève de beaubaton et il se demandait qui était celui de Poudlard… Londubat posa la question à sa place.

- Qui est-ce ?

- Scorpius Malefoy…

Neville prit un air soucieux.

-Vous connaissez Drago aussi bien que moi professeur… je ne pense pas qu'il va rester là à attendre.

- Oui, j'espère que le ministère va vite éclaircir tout ça, car sinon…

La directrice n'avait pas eu l'occasion de finir sa phrase car c'est à ce moment-là que Rose s'était cogné contre l'armure, laissant échapper un « Aie ! »

Les deux professeurs s'étaient alors retournés dans un bel ensemble puis découvert les deux fautifs. Et puis voilà, 40 points en moins et toute une semaine à astiquer 2 heures par jour les trophées de la salle, qui avait triplé en nombre de médailles et de coupes pour « service rendu » depuis la grande guerre…

Tout en marchant, Albus avait atteint la porte de la salle où l'attendait Rose.

« Prête ?

-Autant que toi ! »

Albus éclata de rire et les deux cousins s'engouffrèrent dans la pièce, chiffons à la main, prêt à astiquer les milliers de trophées poussiéreux qui n'attendaient que ça…