Et voilà un nouveau petit chapitre ! Celui-ci introduit le tome 4 ! Dans lequel il n'y aura toujours pas d'action... triste, n'est-ce pas ? Il va encore falloir attendre que Miss Freya puisse bouger son popotin avant d'avoir un minimum de bordel, c'est-à-dire... dans le tome 5 ! Ha haha ha ! Je tiens à aussi à préciser que l'univers d'Harry Potter appartient toujours à Rowling et que mes seules "possessions" sont Freya Anderson, son cher papa et mes idées complètement tordues, voilà-voilà ! Bonne lecture !
Manoir Malfoy :
Freya ouvrit péniblement ses yeux encore ensommeillés et s'assit avec difficultés sur le somptueux lit dans lequel elle avait passé la nuit. Une nuit supplémentaire loin de chez elle, sans ses parents. Mais ce n'était pas si grave que cela, après tout, toutes ses vacances se déroulaient ainsi. Elle s'extirpa maladroitement des draps de soie et se leva en s'étirant. Elle ne faisait habituellement jamais ce genre de choses car elle était toujours effrayée que sa mère la surprenne à effectuer des mouvements aussi disgracieux. Quelqu'un frappa délicatement à la porte de la chambre avant d'entrer, sans attendre de réponse venant de Freya. Cette dernière afficha un grand sourire avant de s'incliner.
« Tu n'est pas obligée de faire cela, Freya. Je ne suis pas ta mère, soupira Narcissa Malefoy, visiblement gênée par cette situation quotidienne.
-Vous ne l'êtes malheureusement pas… »
Narcissa s'avança vers la brune et saisit son visage entre ses mains, la forçant à la regarder dans les yeux.
« Ne dis pas ce genre de chose, ma chérie… je sais très bien que tu aimes ta mère… »
La blonde éloigna ses mains des joues de celle qu'elle aimait considérer comme sa fille, et écarta les quelques mèches brunes qui tombaient devant ses yeux. Freya s'assit devant la coiffeuse de la chambre qu'elle occupait lorsqu'elle venait au manoir des Malefoy, sur un petit tabouret. Alors qu'elle allait se saisir de la brosse qui y reposait, la main de Narcissa s'était posée dessus, qui, sans dire un mot, commença à la passer avec soins dans sa longue chevelure brune. Il y avait bien des années que cela n'était pas arrivé. La dernière fois avait été le jour de son entrée à Poudlard, Freya en était sûre. Elle se rappelait de cette journée comme si elle avait eu lieu la vieille. Le froid glacial du début du mois de septembre, la première fois qu'elle montait dans le Poudlard Express, sa première divergence d'opinion avec cette née-moldue de Granger. Freya se souvenait de tout. Surtout de l'égarement qu'elle avait pu lire sur le visage de Granger lorsqu'elle avait jeté un sortilège au crapaud de Londubat. Qu'avait-elle donc de si important pour qu'elle s'en souvienne aussi bien ?
Final de la Coupe du Monde de Quidditch :
Hermione regarda avec beaucoup d'attention la famille Malefoy entrer dans la loge. Elle passa nerveusement une main dans ses cheveux en apercevant la jeune femme cachée sous la capuche de son long manteau noir. Elle était persuadée qu'il s'agissait de Freya Anderson. Mais autour d'elle, personne ne semblait lui prêter attention, peut-être se faisait-elle trop discrète pour que les autres la remarque. Harry ne la verrait surement jamais, il était trop obsédé par la présence du fils Malefoy, tout comme Ron. Le petit groupe s'était installé, et Anderson était assise à côté de celle qui devait être la mère de Drago. Elle avait retiré sa capuche, et engagé la conversation avec sa voisine, mais Hermione ne pouvait pas les entendre, elles ne parlaient pas assez fort, et les spectateurs faisaient beaucoup trop de bruit pour qu'elle puisse seulement entendre leurs voix.
Ce fut lorsque le match commença qu'elle pu comprendre de quoi elles parlaient. Freya ne mâchait pas ses mots, et critiquait ouvertement le sport brutal qu'était le Quidditch, sous les approbations de Mrs. Malefoy, qui se montrait tout aussi défavorable.
« Narcissa, ne pensez-vous pas que ce sport est trop dangereux ?
-Il l'est, effectivement, Freya, mais…
-Drago aime le Quidditch, je le sais. Mais il ne devrait pas y jouer. Il pourrait être blessé. »
Mrs. Malefoy mit quelques temps avant d'oser répondre, elle paraissait vraiment touchée, voire paniquée, par le fait que son fils puisse être blessé en jouant à son sport favori.
« Tu as raison, mais Drago est assez doué pour ne pas être en danger.
-Vous avez raison, Drago est talentueux… »
Les deux femmes ne prêtaient absolument pas attention au match, et préféraient discuter d'un peu de tout, comme la rentrée à Poudlard, qui se rapprochait rapidement. Anderson profitait de ce sujet de conversation pour étaler ses connaissances et son arrogance, sous la discrète admiration de Mrs. Malefoy. Elles agissaient toutes les deux comme mère et fille, chose qui surprenait énormément Hermione, car Freya et la mère de Drago n'avaient surement aucun lien de parenté. Mais Anderson avait toujours été proche de Drago, peut-être étaient-ils à présent plus que de simples amis. Si c'était le cas, elle devait souvent se rendre chez les Malfoy, son rapprochement avec Narcissa était donc tout à fait logique et compréhensible. Hermione rit intérieurement en imaginant la tête de cette prétentieuse de Pansy Parkinson si elle voyait ces deux là ensemble.
« Freya, je me demandais si tu avais trouvé quelqu'un susceptible de t'intéresser… »
Cette simple petite phrase avait semblé embarrasser Anderson en une fraction de secondes. Elle avait baissé les yeux, chose qu'elle ne faisait jamais, en rougissant violement. Elle se racla plusieurs fois la gorge avant d'oser répondre à Mrs. Malefoy.
« Je… non… personne… bredouilla-t-elle, sans regarder son interlocutrice.
-Ta mère ne serait surement pas heureuse d'entendre cela, mais tu as encore du temps avant le mariage. Et si tu ne vas que tes parents fassent un choix à ta place…
-Oui, je sais, il faut que je me dépêche, quitte à faire le mauvais choix.
-J'espère que tu feras le bon choix, Freya. »
Diligence pour Poudlard :
« Drago, regarde-moi quand je te parle ! s'exclama Freya avec colère.
-Tu n'es pas ma mère, tu sais ?
-Oui, je le sais très bien. Merci pour cette intelligente remarque ! »
Drago soupira, épuisé par les toutes réflexions que lui faisait son amie. Elle le traitait toujours comme un enfant qui avait été mal éduqué. Pansy rigolait, pour une fois discrètement, amusée par la dispute entre ses deux camarades de Serpentard. Freya ne lui accorda qu'un bref regard.
« Tu ne devrais pas t'obstiner à parler à ces nuisances !
-Ces traîtres méritent qu'on leur fasse payer leurs erreurs et leur stupidité, n'est-ce pas ?
-Mais ils ne méritent pas qu'un descendant des Blacks leur adresse la parole ! Ce ne sont que des nuisances, Drago, trouve-toi d'autres victimes !
-Tu es la seule nuisance ici, intervint Pansy sur un ton moqueur. »
Une fois plus, elle fut ignorée par Freya, qui gardait son attention portée sur Drago.
« Occupe-toi plutôt des idiotes qui ne savent que rire, lança la belle brune en tournant son regard vers Pansy, dont le visage se décomposa de suite.
-Et toi, tu devrais te chercher un petit-ami, au lieu de me faire la morale. »
Malgré la remarque désobligeante que Freya lui avait faite quelques secondes auparavant, Pansy ne put s'empêcher de lâcher un rire suraigu, proche du gloussement d'une dinde. Anderson, elle, ne riait pas du tout. Son visage restait bloqué dans une expression de stupeur, elle semblait complètement paralysée pas la critique de Drago. Goyle se contentait de garder son regard posé sur Freya, fasciné par sa beauté, alors que Crabbe s'inquiétait de ne pas le voir bouger.
« Ma vie amoureuse ne te concerne pas, Drago.
-Tu n'as pas de vie amoureuse, Freya, coupa sèchement Pansy.
-Parce que toi tu en as une, peut-être ! »
Pansy ouvrit la bouche, puis la referma et jeta un regard à Drago, espérant qu'il la défende. Mais le blond ne dit pas un mot, il préférait les regarder se disputer. S'il prenait parti pour l'une, l'autre allait lui crier dessus et cesser de lui parler pendant plusieurs jours, il le savait car cela était déjà arrivé plusieurs fois. Il ne souhaitait se mettre l'une d'elles à dos, à nouveau.
« Pansy, tout ce que tu sais faire, c'est t'accrocher à Drago ! tempêta Freya, avec rage, qui se serait levée si elle n'avait pas eu un petit chaton noir sur les genoux.
-Et toi, tu es trop coincée pour ne serait-ce que penser à t'accrocher à quelqu'un ! As-tu peur d'être rejetée à cause de ta laideur ?
-Elle n'est pas laide, intervint Goyle qui n'avait pas quitté Freya des yeux. »
Tous se tournèrent vers lui, sans comprendre pourquoi il venait de parler, alors que cela ne lui arrivait jamais d'habitude.
« On dirait que tu as un admirateur ! Vous iriez très bien ensemble, tant vous vous ressemblez !
-Tu dis cela parce que tu ne pourras jamais avoir Drago, ma chère Pansy. »
J'espère que cela vous a plu, et merci d'avoir lu ! Wouhou ! Rime de pro ! Nan, faut que je me calme, là...
