Et voilà un chapitre que j'ai particulièrement apprécié écrire ! Il est celui qui marque un léger changement dans le comportement de ma chère petite (en fait, elle est bien plus grande que moi...) Freya Anderson. Hope you'll like it ! Petite précision de dernière minute, car dislaimer s'impose ! L'univers sublimement parfait qu'est celui de Harry Potter appartient à la Grande Prêtresse Rowling, quand à Freya, elle n'appartient qu'à moi ! et à ses parents, cela va de soi ! En parlant de ses parents, son papa est à moi, contrairement à sa "gentille" maman !
Bonne lecture, mes chers amis !
Cours de Défense contre les Forces du Mal :
« Avada Kedavra est un maléfice qui exige une très grande puissance magique. Si vous sortiez tous vos baguettes en cet instant et que vous les pointiez sur moi en prononçant la formule, je ne sais même pas si vous arriveriez à me faire saigner du nez. »
Un arrogant soupir coupa le professeur Maugrey dans ses explications. Son œil de verre se tourna vers Anderson qui fixait le vieil homme avec insistance et arrogance. Un petit sourire déforma le visage du professeur plus qu'il ne l'était déjà, arrachant une expression dégoûté à celui d'Anderson.
« Souhaitez-vous intervenir, Miss… ?
-Anderson. Vous venez de sous-entendre qu'aucun de nous ne peut utiliser l'Avada Kedavra, car… nous sommes… faibles, n'est-ce pas ?
-Heureux de savoir que vous comprenez ce que je dis, Miss… Anderson. »
Anderson se leva d'un bond, visiblement vexée par les mots de l'ancien Auror. Tous les regards étaient braqués sur elle, tandis que quelques chuchotements se faisaient entendre.
« Ne me mettez pas dans le même sac que ces incompétents.
-Quoi ? Vous vous croyez capable d'utiliser l'Avada Kedavra, peut-être ?
-Je suis la meilleure élève de cette classe ! s'exclama la belle Serpentard avec arrogance. »
Le regard que Maugrey lui lança la fit se rasseoir rapidement. Le professeur continua ses explications, achevant sa dernière par l'utilisation du sortilège de mort. Son œil de verre se posa à nouveau sur Freya, qui n'avait plus dit un seul mot, et s'était montrée encore plus silencieuse que les autres. Il la défia du regard, mais elle ne bougea pas.
La salle commune de Gryffondor était glaciale malgré les bûches qui brûlaient dans l'âtre de la cheminée. La solitude d'Hermione effaçait la chaleur que le feu pouvait procurer à la jeune sorcière. Elle lâcha un profond soupir avant de relire le morceau de parchemin posé sur ses genoux. Pour une fois, cela n'avait rien avec les devoirs, ou les révisions, qu'elle faisait d'habitude à cette heure de la nuit. Le silence était agréable, mais pas autant que lorsqu'elle était à la bibliothèque. Cette partie du château était celle qu'elle préférait. Elle n'y était que très rarement seule. Et même si elle ne parlait pas avec les élèves qui s'y trouvaient, elle appréciait leur distante compagnie. Malgré le fait que la personne qui était toujours là-bas lorsqu'elle s'y rendait, était Freya Anderson. Le souvenir d'une soirée lui revint soudain en mémoire. Elle était allée s'installée parmi les étagères remplies de livres pour faire des recherches sur le mauvais traitement des elfes de maison.
Bibliothèque, des jours auparavant :
Hermione zigzaguait entre les immenses rayonnages de livres qui s'offraient à elle, son lourd sac reposant sur l'une de ses épaules. Alors que la table à laquelle elle préférait s'installer fut finalement en vue, un étrange sentiment lui noua l'estomac. Sa place favorite, celle où personne ne remarquait sa présence, était déjà occupée. Et pas par n'importe qui. Par cette prétentieuse de Freya Anderson, qui semblait trop prise dans sa lecture pour remarquer la présence de sa plus grande rivale. La Gryffondor prit quelques grandes inspirations avant de se décider à s'asseoir à côté de la silencieuse bourgeoise. Hermione sortit un livre de son sac, et le posa lourdement sur la table, faisant sursauter Anderson.
« Tu ne pourrais pas te montrer un peu plus discrète ? questionna-t-elle, d'une voix agressive et agacée.
-Pourquoi me fatiguerai-je à te faire plaisir ? rétorqua Hermione avec la même froideur. »
Leur échange ne continua pas. Elles ne s'étaient même pas regardées. Anderson n'avait même pas cligné des yeux, elle restait figée telle les nombreuses statues se trouvant à Poudlard. Son élégance et son calme lui permettaient toujours de se fondre dans le décor, de n'être vue que lorsqu'elle le souhaitait. Hermione avait parfois l'impression d'être la seule à la remarquer. Alors qu'Hermione cherchait la page qui l'intéressait, la Serpentard leva finalement les yeux, visiblement curieuse. Un hautain petit sourire se dessina sur ses fines lèvres pâles.
« Tu te passionnes pour le ménage, Granger ?
-Les elfes de maison savent faire bien plus que le ménage. Mais je suppose qu'une sang-pur ne peut surement pas comprendre cela, répondit Hermione en essayant de cacher la colère qui montait en elle.
-Les moldus utilisent d'autres moldus pour faire leurs corvées, non ? »
Hermione haussa un sourcil, ne comprenant pas pourquoi Anderson disait cela. Essayait-elle de prouver que les moldus étaient plus atroces encore que les sorciers de sang-pur ? Ce n'était pas vraiment étonnant de sa part, pensait la Gryffondor. Anderson était comme tous les Serpentards. Fière et prête à tout pour prouver sa supériorité envers toutes les autres espèces.
« Je ne cherche pas à montrer la perfection de mes semblables, Granger. C'était de la simple curiosité.
-Quoi ? Toi, curieuse au sujet des moldus ? demanda Hermione en étouffant un rire moqueur.
-Aussi surprenant que cela puisse te paraître, oui. Et contrairement à ce que tu penses très certainement, je ne maltraite pas les elfes de maison. Enfin, je n'irai tout de même pas jusqu'à dire que je les aime. »
La née-moldue resta bouchée, ne sachant pas si elle devait croire son interlocutrice, qui la fixait droit dans les yeux, comme hypnotisée par la stupeur qu'elle pouvait lire sur le visage d'Hermione.
« Pourquoi t'intéresses-tu aux elfes de maison ? demanda finalement Anderson, après de longues minutes passées à fixer sa rivale.
-Je souhaite créer une association qui leur permettra d'obtenir des libertés.
-Des libertés ? Comme un salaire ou une baguette magique ?
-Exactement ! s'exclama Hermione avec excitation. »
Anderson cligna plusieurs fois des yeux avant de se mettre à rire. C'était un rire discret, très élégant, digne d'une élève de Serpentard comme elle. Hermione ne l'avait pas une fois entendu rire jusqu'à ce jour, et elle n'avait jamais imaginé cela possible. Il fallut à Anderson un certain temps, qui avait paru une éternité à la Gryffondor, pour reprendre son habituel sérieux. Quand le silence fut revenu, Hermione se pencha vers son sac et en sortit une boîte métallique, qu'elle ouvrit avant de la poser devant Anderson. Cette dernière plongea sa main à l'intérieur et en sorti un badge sur lequel était inscrit en lettres de couleurs « S.A.L.E ». Elle le fit tourner entre ses longs et minces doigts avant de reposer son attention vers sa camarade de classe.
« Qu'est-ce que c'est ? Le nom de ton association ?
-Effectivement. Société d'Aide à la Libération des Elfes, s'enflamma Hermione, poussée par la curiosité et les questions d'Anderson.
-Et ces badges, tu as l'intention de les faire payer à ceux qui vont te rejoindre, pour récolter des fonds, ou quelque chose de ce genre ? questionna Anderson avec une ironie exagérée, et un sourire narquois.
-Je n'y avais pas pensé, mais c'est une excellente idée ! »
La Serpentard plaqua la main dans laquelle elle ne tenait pas le badge, pour étouffer un rire. Hermione soupira, agacée par la réaction de la belle brune. En quelques minutes, elle avait découvert beaucoup de choses au sujet de cette mystérieuse élève. Et ce n'était pas sans lui déplaire. Anderson était en fait de plus agréable compagnie qu'elle avait pu pensé. Malgré la maturité qu'elle affichait toujours très fièrement, elle pouvait se montrer assez enfantine, et étonnamment séduisante lorsqu'elle riait. Séduisante. Elle l'était toujours, Hermione le savait. Ses longs cheveux bruns et soyeux, ses yeux verts brillant d'arrogance, la maturité de ses traits lui donnant l'air un plus âgée qu'elle ne l'était vraiment. Hermione était sûre qu'Anderson était le genre de fille avec qui tous les garçons souhaitaient sortir.
« Granger ? Tu te perds dans l'immense vide de ton crâne ? »
Cette question sortit brutalement Hermione de ses réflexions, lui donnant envie d'effacer chacun des mots qu'elle venait de penser.
« Que dirais-tu de rejoindre la S.A.L.E ? Le badge sera gratuit, puisque je n'ai pas encore décidé du prix pour l'inscription !
-J'y réfléchirai, chuchota Anderson en se levant. »
Elle s'éloigna d'un pas élégant, le petit badge serré au creux de sa main.
J'espère que ce chapitre est à la hauteur (pas trop haute, non plus, j'ai la phobie des hauteurs... ha ha, encore une blague pourrie et un étalage de vie...) de mes précédents chapitres ! J'ai aussi l'espoir qu'un peu plus haut, (assez haut pour me donner le vertige !) en parlant du fait que la mère de Freya n'était pas à moi, j'ai suscité votre curiosité ! Mouahaha !
Si ce chapitre est venu aussi rapidement, c'est parce que vos commentaires m'ont bien encouragée, et que je tiens à faire avancer cette histoire avant que les cours ne reprennent ! Car, entrant au lycée, je risque d'avoir quelques problèmes si je "travaille" comme je le faisais au collège ! Alors si les prochains chapitres se font attendre, j'en suis vraiment navrée, croyez-moi, mais je ferai tout mon possible pour ne pas être trop lente dans ma publication ! Voilà voilà ! Tout est dit !
