Dirty Little Secret
Inspiration: Twilight de S. Meyer - Room 106 de Shiina Chika
Création : Lex Lina
xoxo
Chapitre 2 – 2nde partie
Chanson choisie pour ce chapitre : Katy Perry feat. Kanye West – E. T.
Quelques minutes plus tard, Edward ferme à clés les portes doubles de l'amphithéâtre. Connaissant par cœur les us et habitudes de la jeune femme, il s'applique à respecter son train-train. Une voiture klaxonne à l'extérieur et il reconnait le signal.
Portant sur son épaule le corps inerte de Bella, Edward se dépêche de cacher la victime de son kidnapping dans le 4x4 de Jasper.
Le texan se permet un coup d'œil dans le rétroviseur et dit. « Putain Edward ! Tu vas nous foutre dans la merde ! T'es sûr que personne ne t'a vu ? ».
Edward corrige la position de la jeune femme en la blottissant contre son épaule. « T'inquiètes et roules. ». Elle pousse un léger soupir. Il sourit en lui embrassant le front. Bella n'aura pas d'autre choix que de l'écouter maintenant.
Jasper regarde les alentours avant de démarrer en trombe, remerciant le ciel que son père ait assez de pouvoir et d'influence pour lui éviter la chaise électrique, ou la perpétuité, s'ils se font choper.
Ils roulent tranquillement jusqu'à la maison qu'ils louent depuis leur arrivée à Brown U. Edward saisit Bella par l'épaule. De l'extérieur, on pourrait croire qu'il la soutient parce qu'elle dort ou qu'elle est ivre et non pas inconsciente. Jasper ouvre la porte et le regard des personnes dans le séjour se tourne vers eux, comme un seul homme, avant de s'arrêter sur le professeur.
Un murmure se fait entendre. « Putain, il l'a fait ! ».
Edward se fait impérieux. « Il était temps que je réclame ce qui m'appartient, mais elle est encore dans les vapes. Demetri, Alec… Si vous ne voulez pas de problèmes, trouvez un autre endroit où crécher durant les vacances. Et surtout ne faites mention de Bella à personne. C'est compris ? ».
Les deux colocataires acquiescent vivement. Tout le monde ici, a vite compris qu'il ne faut jamais contrarier Cullen, ni même Jasper. Bien que venant d'un petit bled, les deux mecs, de Washington, ont réussi à imposer leurs désidératas au sein du campus. Ils prennent des sacs de sport disposés dans un coin et saluent les deux autres avant de filer sans demander leur reste. « Bon courage mec ! ».
Sans un regard pour eux, Edward dépose Bella sur un lit, dans sa chambre. Il frotte son visage d'une main lasse et se tourne quand il entend les pas du texan qui s'approche de lui.
Connaissant le coté territorial d'Edward, Jasper ne franchit pas le seuil de la pièce. Mais, remarquant le souci manifeste sur le visage de son ami, son accent se fait plus prononcé quand il l'encourage. « Tu viens de commencer mec… Le plus dur t'attend. Vous allez être seuls, alors tu as intérêt à sortir ton charme rapidement. ». Même si Edward ne demande rien, Jasper s'explique. « Alec et Demetri… Je leur ai offert des vacances dans une des suites new-yorkaises de mon père. Donc tu pourras être tranquille. ». Il regarde sa montre et soupire. « D'ailleurs, j'y vais aussi. Maria et Alice m'attendent dans le jacuzzi des Alpha Gamma et il n'est jamais prudent de faire attendre ces dames. On se voit demain quand je me relève de ma cuite. ».
Il lui tape gentiment l'épaule avant de sortir.
Edward retourne dans la chambre et réinstalle, plus confortablement, la jeune femme. Il se pose un instant, à côté d'elle, sur le lit. Malgré sa fatigue, tant physique que nerveuse, il hésite à prendre une douche, refusant de quitter, plus d'un instant, sa captive. Il finit par choisir de retirer ses vêtements avant de s'attaquer à ceux de Bella.
Le jeune homme se place entre les jambes de sa belle endormie. L'ayant débarrassée de sa jupe et de sa chemise, il se met à genoux et pose des baisers le long de la jambe de Bella, à mesure qu'il lui retire son bas. Sa peau est toujours aussi douce et chaude, comme dans ses souvenirs.
Ses mains remontent sinueusement le corps de la femme qui hante et perturbe son esprit, traçant les courbes de ses jambes et de ses hanches. Même dans son sommeil, sa peau réagit à son toucher, reconnaissant avidement le contact. Il positionne son visage et fait courir sa langue sur la peau douce et fragile de l'intérieur de sa cuisse nue. Son désir est tel qu'il doit se mordre la lèvre pour éviter de céder à ses pulsions. Combien de fois a-t-il rêvé de ce moment ? Plus qu'il n'en faut pour qu'elle devienne son seul objectif.
Edward inspire profondément, inhalant l'odeur féminine et suave. Son doigt effleure la fente qui se cache derrière le tissu de la petite culotte en dentelle qu'il s'empresse de retirer. Tout aussi délicatement, le soutien-gorge qui protège sa poitrine, qui a son grand contentement est devenue un peu plus voluptueuse… Surement à cause de ces muffins qu'elle passe son temps à grignoter… subit le même sort et il retombe sur la pile de vêtements située au pied du lit.
Il remonte la couverture, douce et chaude, choisie expressément pour ce moment. Sa main caresse un de ses seins quand il s'allonge tout contre elle. Son contentement se ressent par le fait qu'Edward se détend enfin et que son esprit est comme apaisé.
Il sait que le réveil sera difficile, surtout quand Bella va réaliser qu'elle ne peut plus le fuir.
Cela s'est joué à peu de choses qu'il ne la perde à nouveau. Car, c'est dû à un coup de chance et grâce à ses bonnes relations avec le doyen, que Jasper a su que la jeune femme voulait, soi-disant, prendre des vacances et ils en ont rapidement conclus qu'elle comptait se sauver à nouveau.
Mais, Bella est un trésor bien trop précieux aux yeux d'Edward pour la laisser filer. Elle sera peut-être frustrée, enragée voire limite démente, mais il ne changera pas d'avis et défendra fièrement sa position.
Fermant les yeux pour s'abandonner au sommeil, le jeune homme pense encore aux histoires de sa famille. La malédiction, propre aux Cullen, n'est peut-être qu'une légende, mais Edward sait que Bella est celle faite pour lui.
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Alors que le soleil peine à se lever, les effets du médicament qu'il a glissé dans le cherry coke de Bella commencent, tout juste, à se dissiper. Elle s'est méfiée de tout… Les muffins, les cafés, les plats qu'il lui apportait et Bella s'est faite roulée par le coup du cachet glissé dans une canette… C'est une idée tellement énorme que Jasper lui avait ri au nez quand le jeune homme lui avait exposé l'idée. Digne d'un mauvais James Bond ou pas, Bella est tombée dans le panneau… Ou plutôt à la renverse, s'il s'accorde un brin d'humour en cette heure matinale.
Edward est bien réveillé et sourit car ses rêves ne peuvent être plus beaux que la réalité dans laquelle il se trouve. Les cheveux de Bella sont éparpillés sur leurs oreillers et elle est blottit telle une enfant en position fœtale, près de lui.
La jeune femme murmure. « Edward… ». Et cela à plusieurs reprises, au point qu'il se redresse pour constater qu'en fait elle est encore endormie. Elle pleure dans son sommeil et de grosses larmes s'échappent de ses yeux clos.
Il se place correctement derrière elle, épousant ses formes et murmure à son oreille. « Je suis désolé Bella… Il est vrai que je ne suis pas capable de montrer mon affection comme les autres. J'ai toujours trouvé amusant le fait de faire souffrir. Mais, jamais je n'ai pensé que cela te blesserait autant. Je suis terriblement désolé mon amour. ». Sa confession semble offrir l'effet désiré car les sanglots de la jeune femme finissent par cesser et sa respiration reprend un rythme régulier et profond.
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You are from a whole other world
A different dimension
You open my eyes
And I am ready to go
Lead me into the light
Edward se réveille une heure plus tard, surpris de s'être rendormi si longtemps. Il embrasse et mordille doucement l'oreille de Bella qui réagit paisiblement, encore prise dans la douce torpeur procurée par le médicament. Incapable de réfléchir correctement, la jeune femme se laisse faire, appréciant l'attention qu'on lui porte. Elle gémit et se blottit un peu plus contre la masse chaude collée contre elle. Il gronde doucement, léchant maintenant la peau douce située à la base de son cou et saisit un de ses seins qui emplit sans difficulté sa main. Titillant l'un puis l'autre, sa main part ensuite explorer de nouveaux territoires. Elle frôle la courbe de son ventre, encerclant son nombril à plusieurs reprises avant de reprendre sa route en contournant sa hanche jusqu'à descendre dans la chaleur veloutée de son entrejambe.
Bien qu'assoupie, Bella est déjà prête pour lui et elle est, petit à petit, ramenée à la vie, quand le jeune homme excite le nerf qui protège l'entrée de son sexe avant d'y glisser un doigt, puis un second. Par simple reflexe ou par plaisir, ses jambes s'écartent. Il se penche un peu plus sur elle, accélérant la cadence de ses doigts.
Puis, n'y tenant plus, il se positionne plus confortablement. Ses mains se posent sur les hanches et, sans trop pincer la chair, descendent sous ses cuisses. La jeune femme murmure « Edward… ». Et c'est tout ce qu'il lui fallait pour qu'il continue. Alors qu'il commence tout juste à la pénétrer, il est pris de frissons. Cela fait si longtemps qu'il attend ce moment que son corps réagit de mille façons. Son cœur bat la chamade, sa peau frissonne et ses yeux risquent de faire des saltos dans leurs orbites. Mais rien ne l'empêchera de continuer pas même cette infime pointe de remord car il sait que ce moment n'est pas vraiment consenti.
Elle est là, dans les bras d'Edward… Est-ce dans son appartement à Forks ? Non, ce n'est pas possible, vu qu'elle l'a loué à ce couple venant de La Push… Pourtant… Cette chaleur, cette sérénité… Où est-elle ? Avec qui est-elle ? Bella tente de se retourner pour identifier la personne qui l'étreint et l'enveloppe de mille caresses… Edward ? Non pas lui, impossible… Ils se sont séparés, il y a déjà deux ans de cela… Mais alors est-ce un rêve… La réalité ? Le doute et l'appréhension la gagnent alors que son corps s'abandonne dans un plaisir intense.
L'esprit de Bella émerge un peu plus, lui indiquant que ce qu'elle prend pour un rêve érotique intense est bien plus vrai qu'il n'y parait. Elle se réveille complètement quand Edward débute son va-et-vient et qu'elle est prise littéralement par une vague de plaisir. Bien que son esprit et sa raison lui intiment qu'elle fait une erreur, son corps est parfaitement complaisant et bien trop diverti. Le professeur tente de dire quelques mots, de réfuter ce qu'il se passe mais Edward parvient à ranimer toute cette excitation qu'elle croyait perdue. Seuls de longs soupirs s'échappent de sa poitrine.
Ses doigts agrippent, se souvenant et découvrant à la fois, le corps de son partenaire car il faut reconnaitre qu'il a bien mûri en cette longue absence. Edward a gardé ses épaules larges et sa taille étroite mais ses bras, ses cuisses et même son sexe ont pris en maturité et en puissance. Et l'élève prouve qu'il a bien appris ses leçons, maniant le corps de Bella avec habileté.
Elle tente encore de résister, au point que le jeune homme est obligé de lui saisir les mains pour éviter qu'elle ne s'échappe. Edward continue le balancement de ses hanches alors qu'il maintient Bella sur le lit, étant toujours derrière elle. Luttant contre le plaisir phénoménal qu'il lui procure, la jeune femme en est presque à mordre son oreiller pour étouffer ses gémissements. Malgré le brouillard qui reste encore posé sur sa conscience, elle reste encore en plein tourment. Colère et Amour. Soumission et révolte. Abdication et obstination. Tant de pensées contradictoires alors que le jeune homme essaie d'imposer ses propres sentiments.
Edward la libère doucement de la domination qu'il exerçait et ses mains caressent le corps à sa disposition. Il la soulève doucement, la tenant fermement sous sa poitrine haletante, alors qu'il continue son va-et-vient, profondément enfoui dans son intimité. La douceur et la chaleur qui émane de la jeune femme, ravivent une série de souvenirs érotiques, des expériences incroyables qu'ils ont vécues ensemble.
Au bout de plusieurs minutes à ce rythme, Edward finit par franchir la barrière mentale que Bella érigeait contre son attention. Autour de son sexe, la jeune femme l'enserre si étroitement qu'il ressent chacune des convulsions dont elle est prise dans son extase. Une de ses mains larges parvient jusqu'à la nuque de sa partenaire et repousse ses cheveux sur l'autre épaule. Il la mord brutalement à la base du cou, voulant laisser une marque sur la peau de celle qu'il aime. Le geste, qui au premier abord, semble instinctif et animal reste pourtant si humain et calculateur que la captive se cambre et gémit de plaisir.
Le jeune homme continue à lui faire l'amour, car c'est bien de ce sentiment qu'il s'agit pour lui, durant plusieurs heures. Le moindre centimètre carré de peau est victime d'une attention passionnée et, est maltraité avec une tendresse sulfureuse.
Quand il a fini par trouver une certaine satiété, bien que son désir pour elle est toujours aussi fort, Edward est sur le dos, les paupières lourdes et qui tendent à se fermer sans son consentement. Mais, comme il pouvait s'y attendre, Bella est loin de savourer le moment.
Il peut entendre les sanglots silencieux qui parcourent la jeune femme alors qu'il la retourne pour la blottir contre son torse. Elle tente d'abord de résister mais finit par capituler. Edward remonte la couverture sur leurs corps bien qu'elle soit encore brulante de leurs ébats. Dans sa logique, il considère uniquement que Bella a besoin d'accepter le fait qu'il ne la quittera pas et qu'il est le seul fait pour elle, pourtant c'est cela qui doit être la cause de son angoisse.
Il ressert son étreinte et elle se laisse faire, retournant l'attention en posant ses bras timidement contre lui. Maintenant qu'elle est totalement réveillée, Bella est peu ravie de la situation. Avoir céder aussi aisément, se laisser dominer par un mec qui l'a fait tant souffrir, cela torture tant son cœur que son esprit. Elle se met à pleurer à chaudes larmes, cachant son visage dans le creux de l'épaule d'Edward.
Il pose une main rassurante sur ses cheveux et pose un baiser sur son front. « Ca va aller Bella… Tout ira pour le mieux. Tu es de nouveau dans mes bras et rien, ni personne ne te fera du mal. ».
La jeune femme ne serait pas si attristée qu'elle lui aurait ri au nez.
Tu es le seul qui me fait souffrir Edward…
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S'endormir dans ses bras… Elle a mis du temps à s'en remettre alors pourquoi est-ce qu'elle ne prend même la peine d'y réfléchir ? On pourrait se demander pourquoi est-ce qu'elle n'a pas lutté plus que cela, ou même tenté de s'enfuir… Mais est-ce que cela aurait valu la peine ? Edward aurait, encore et encore, tout fait pour la retrouver. C'est sur ces dernières pensées qu'elle s'endort.
Quand elle se réveille à nouveau, la clarté lui indique que la matinée doit être déjà bien avancée. Sa première idée, lorsqu'elle tente de s'étirer est que tout son corps lui offre une douloureuse satiété.
Bella passe sa main sur le matelas, la place à côté d'elle est encore tiède. Un cliquetis se fait entendre quand elle bouge son bras, qui se fait bien plus lourd que la normale. Faisant l'effort de se redresser, la jeune femme lève ses bras pour les observer. Une menotte large est accrochée à son poignet et suivant du regard la longue chaine argentée qui l'accompagne, il semblerait que Bella soit attachée et retenue dans la chambre.
Argh Merde… Bien Bella, maintenant quelque chose de plus constructif…
Ses yeux s'écarquillent quand elle crie. « EDWAAAARD ! EDWARD CULLEN ! ».
Bien qu'une partie d'elle-même ne puisse s'empêcher de penser qu'elle le mérite, la jeune femme est outrée de se retrouver ainsi. Le coupable arrive par une petite porte adjacente, uniquement vêtu d'une serviette. Il dit tranquillement. « Ah, tu es donc réveillée. Bien dormi ? ».
Il évite de justesse la lampe de chevet en métal et verre qui s'écrase bruyamment contre le mur. Bella montre sa main, faisant du bruit avec sa chaine. « Qu'est-ce que c'est que ça ? Et surtout qu'est-ce que je fous là ? Tu es din… ». Sa diatribe s'évanouit quand Edward… qui, il faut l'admettre à bien grandi en deux ans… retire sa serviette, la jetant sur le lit, et marche, dans toute sa splendeur, jusqu'au dressing où sont rangés ses affaires.
Il se met à rire. « Avant que tu ne lances les cavaliers de l'apocalypse sur mon dos, est ce qu'on peut manger un bout ? Je crève la dalle… ». Il passe la tête dans un t-shirt, ses mèches bronze ébouriffées par ses gestes. « …Et le petit déjeuner est prêt. Il est dans la cuisine. Ah pardon… C'est vrai… Tu ne peux pas atteindre la cuisine. ». Après avoir enfilé son boxer, il sautille pour mettre son jean en se dirigeant vers la pièce hors d'atteinte.
Elle l'intercepte juste avant qu'il ne quitte la chambre. « Est-ce que je peux utiliser la salle de bains ? ». Il la regarde, un de ses sourcils relevé, montrant sa suspicion. Bella insiste. « S'il te plait ? ».
Qu'est-ce qu'il croit ? Que je vais tenter de m'enfuir par le vasistas ? Ou que je vais m'y couper les veines avec son rasoir ? Pour tenter de me saouler avec un bain de bouche voire même de me pendre avec le rideau de douche ?
Edward soupire mais acquiesce, lui indiquant la porte qu'il venait d'emprunter. « Ta chaine est assez longue pour que tu puisses profiter de la salle de bains et des toilettes sans avoir à demander. Tu vois… ». Son index tape sur son front. « Je me rappelle de tes leçons. ». Retournant vers la sortie, il ricane en entendant la petite porte claquer et les insanités qui sortent de la bouche de sa captive.
Un quart d'heure plus tard, il revient dans la chambre et installe un vrai petit déjeuner digne d'un grand hôtel sur une table près du lit. Au même moment, Bella sort de la salle de bains, propre et avec les idées plus claires. Elle lui montre sa menotte et il vient l'aider à mettre quelque chose sur son dos. Habillée uniquement d'un t-shirt de Brown U, ses pas la conduisent une nouvelle fois vers le lit, sans pour autant qu'elle ne décide à s'y installer car la table, ainsi chargée de mets savoureux, est plus que tentante. Œufs, bacon, au moins cinq sortes de céréales différentes et plusieurs corbeilles emplies de pâtisseries. Le jeune homme semble gêné. « Je ne sais pas ce que tu prends, maintenant, au petit déj alors j'ai fait large. ». Elle salive mais le regarde méchamment. Edward, toujours souriant, se redresse et repart vers la cuisine. Il continue, tentant de détendre l'atmosphère. « Hum... Qu'est-ce que tu veux boire ? ». Tendant sa main, il l'incite à s'approcher mais la chaine argentée la retient juste à l'entrée de la chambre.
La jeune femme, faisant mine de ne rien remarquer, se contente d'hausser les épaules. « Qu'est-ce que tu as ? ».
Edward se dirige vers un grand réfrigérateur. « Demandes-moi ce que tu veux et il y a des chances qu'on l'a en stock. ».
Elle prend appui contre l'encadrement de la porte. « Hum... Du jus d'orange ? ».
Edward demande, la tête dans le frigidaire. « Avec ou sans pulpe? ».
Elle hausse une nouvelle fois les épaules. « Sans. ».
Il insiste. « Fraichement pressé ou concentré ? ».
Bella soupire, se rendant compte qu'il tente de la pousser à bout. « Frais. ».
« Oranges de Californie ou importées ? ».
« Tu te moques de moi ? ». La jeune femme pose ses mains sur ses hanches.
Depuis quand est-il si difficile d'obtenir un jus d'orange ?
« Je m'en fous. Elles pourraient venir de Jupiter que je m'en contenterais. ».
Il lève un sourcil vers elle. « OK... Est-ce que tu as une marque préférée ? ».
Elle lève les bras, admettant sa défaite. « OK. J'ai changé d'avis. Je veux de l'eau. Rien que de l'eau. ».
Edward sourit. « Plate ou gazeuse ? ».
Bella claque la porte de la chambre, et tirant sur sa menotte, elle récupère ses affaires pour courir vers la fenêtre la plus proche, prête à sauter s'il le faut pour sortir de là.
Son kidnappeur la rattrape, l'encerclant de ses bras et la couche sur le lit avant qu'elle ne tente quelque chose d'extrême pour s'échapper. Elle se débat et il tente de la maîtriser. Leurs respirations presque synchrones, sont haletantes et la poitrine de Bella se soulève pour s'appuyer contre le torse d'Edward à chaque inspiration. Rien que cela attise les désirs du jeune homme. Il tente, tout de même, de se contenir, frôlant du bout des doigts la marque de morsure violacée sur son cou. « Calmes-toi…. Calmes-toi Bella. S'il te plait ! ». Prêt à revenir sur la promesse qu'il s'est fait, durant sa douche, de ne point toucher la jeune femme tant qu'ils n'auraient pas eu une discussion, Edward se relève brutalement.
Bella, pantelante, tente de reprendre son souffle, ses cheveux sont éparpillés sur le lit et sa main libre appuie sur la morsure pour en réprimer l'élancement. Elle murmure quelque chose d'incompréhensible avant de se cacher les yeux d'une main lasse. Au moins deux minutes passent avant qu'elle ne se redresse.
Une fois qu'elle semble sous contrôle, Edward retourne dans la cuisine et revient quelques secondes plus tard avec un petit plateau. Celui-ci contient trois verres. Deux jus d'orange et un verre d'eau. Il lui fait un sourire éclatant. « C'est au cas où tu changerais d'avis. ». S'asseyant sur sa chaise, il regarde la jeune femme qui reste à une distance de sécurité. « Tu ne veux pas manger ? ».
Bella soupire et se lève pour le rejoindre. Elle saisit une des coupelles débordant de salade de fruits frais et en picore quelques cubes du bout de sa fourchette. Edward l'observe, tout en buvant son jus d'orange et finit par demander. « Alors ? ».
Elle relève à peine la tête. « Alors quoi ? ».
Il repose son verre brutalement, voulant que l'explosion d'émotions, celle que Bella doit contenir, finisse par jaillir. « Tu n'as rien à dire ? Ton sort ne t'inquiètes en rien ? ». La jeune femme est calme, bien trop calme pour être honnête.
Bella scrute une rondelle de banane avant de la mâcher doucement. « Parce que j'ai le choix ? Que veux-tu que je te dise, Edward ? Tu me rends la monnaie de ma pièce, comme on dit…. Est-ce qu'en retour je dois coucher avec mes collègues de travail pour jouer le rôle de l'infidèle ? Ou peut-être devrais-je prendre certains de tes amis comme fucking-buddies ? Est-ce que tu es toujours ami avec le petit Jasper ? Mon dieu, les texans m'ont toujours fascinée. Ne dit-on pas qu' 'Everything is Bigger in Texas' ? ». Elle repose vivement sa fourchette et glisse ses mains sous la table. Non, ses mains NE trembleront pas ! Non, SURTOUT pas devant lui. Elle exerce ces flexions uniquement pour éviter d'exprimer toute sa rancœur. Sa menotte tinte, trahissant les mouvements saccadés de ses mains. « Ou peut-être Emmett ! Oh oui ! Quoi de mieux qu'un bon balèze pour te prendre contre un mur… ».
Edward gronde. « Ne joues pas à ça Bella. ». Il tartine méticuleusement un toast. « Je me demandais quand est-ce que tu allais sortir les griffes, donc voilà chose faite. ». Avec toute la volonté du monde, le jeune homme tente de ne pas faire transparaitre la rage qui le possède à l'idée d'être obligé de la voir avec un autre, même si cela doit être son meilleur ami.
Bella recule sa chaise, décidée à ne plus jouer cette comédie. Le fait qu'il l'ait droguée et séquestrée ici, ne compte pas vraiment car elle lui a fait la même chose mais pousser le vice à vouloir autre chose… Un avenir ? Entre eux ? Impossible. Plus qu'ennuyée, elle dit à voix basse. « Bon, tu vas me ramener chez moi et chacun va reprendre sa petite vie, sans regarder en arrière, ok ? Il ne faut pas pousser la blague plus loin. Edward… Comprends-moi. Je ne veux pas retourner dans ce genre de relation secrète et malsaine. ».
Le jeune homme lève un sourcil devant tant d'impatience. « Si ça te gène tant, pourquoi ne m'as-tu pas rejeté cette nuit ? Pourquoi n'as-tu pas tenté de t'enfuir ce matin ? ».
C'est vrai qu'elle pourrait… qu'elle devrait… Mais à quoi bon ? Cela ne ferait qu'aggraver la situation, rendre Edward bien plus dangereux, voire même la faire craquer elle aussi. Elle soupire. « Je te déteste. Tu t'es servi de moi à l'époque et tu recommences encore ici. Tu ne veux rien d'autre qu'assouvir ta vengeance et voir si je retomberais dans le panneau. Je te déteste. ».
Les grands yeux verts d'Edward semblent s'écarquiller un instant avant qu'il ne reprenne son masque impassible. Il saisit une grappe de raisin et en avale distraitement un grain. « Je vois. Je suis désolé que tu considères ainsi notre situation. ».
Elle prend un des verres de jus d'orange, ravie de constater qu'elle ne tremble plus. Bella boit plusieurs gorgées, sa gorge et sa bouche semblent toujours si sèches. « Tu crois qu'avec une simple nuit ensemble, je serais prête à te tomber dans les bras. Tu rêves, même toi, tu n'es pas si bon. ».
Edward reste silencieux. Un bon moment. Assez pour qu'une certaine inquiétude prenne place dans l'esprit de la jeune femme. « Est-ce que tu vas me libérer ? ». Il sourit. Bella connaît ce regard. Les méninges d'Edward tournent à plein régime et il est surement en train de chercher toutes les solutions possibles au problème qu'elle lui pose. De nombreuses fois, elle est restée, dans un silence révérencieux, à l'observer alors qu'il tentait de résoudre des problèmes, mathématiques et scientifiques, plus ou moins compliqués car lorsqu'il est préoccupé, son visage prend une maturité et une perfection masculine magnifiques. Mais, là, dans ce cas précis, elle sait que cela ne va pas jouer en sa faveur.
Ce mec est dangereusement impulsif mais il est un véritable prédateur quand il se sert de sa matière grise.
Il pose sa main à plat sur la table avant d'en retirer une poussière. Sa mâchoire se contracte à plusieurs reprises, jusqu'au moment où il finit par dire. « Non. Cela veut juste dire que je vais changer de méthode. ».
Oubliant le ressentiment qu'elle est censée lui montrer, elle demande. « Une méthode ? Tu me prends pour une de tes expériences ? ».
Sans répondre, Edward porte sa serviette à sa bouche, en essuyant les commissures. « Je dois m'absenter. J'ai quelque chose d'urgent à faire. » Il jette un œil vers le radio réveil posé sur une table de chevet et se lève rapidement. « Jasper ne devrait pas tarder. Fais comme chez toi. ».
Bella lui montre sa menotte. « Tu te moques de moi ? ». Le sourire en coin du jeune homme répond à son interrogation quand il claque la porte derrière lui.
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Plus de trois heures plus tard, Edward est de retour dans la maison. Bien que son absence fût plus longue que prévue, il est heureux car son entretien avec le doyen a été prolifique. Son attention est immédiatement attirée par le rire cristallin de Bella. Rien que le fait de savoir qu'elle est là, chez lui, suffit presque pour que ses jambes se mettent à chanceler. Cela vient de la chambre. Il pousse la porte et se retrouve devant une image qui lui brule presque les rétines.
Jasper est allongé, torse nu sur le lit et il rigole ouvertement avec la jeune femme qui est assise en tailleur près de lui, toujours habillée du t-shirt universitaire d'Edward qui lui recouvre le corps joliment.
Edward reste silencieux et le couple hilare ne se rend même pas compte de sa présence. Ses yeux traversent la pièce. Le temps de son absence, un écran plat a pris place dans un coin et le lit a été déplacé au milieu de la chambre.
Ils finissent par se rendre compte qu'il est arrivé. L'accent chaud et trainant du texan, qui habituellement lui parait si chaleureuse, se fait grinçant à son oreille. « Hé Mec ! Tu es là depuis quand ? ».
Edward s'installe dans un des fauteuils à proximité. « Pas très longtemps. ». Sa colère monte quand il remarque qu'aucun des deux ne bougent et surtout pas son meilleur ami. Bella ne réagit même pas à son arrivée et elle ne tente pas non plus d'attirer son attention. Jasper et elle continuent à rire en regardant la télévision. Ils en viennent à se chamailler pour la télécommande au point que Bella risque de tomber du lit. Elle parvient à se redresser et malgré sa chaine, s'écarte à l'autre bout de la pièce, narguant le texan avec l'objet.
Là encore, pas un instant, elle n'a posé son regard sur lui. Comme si Edward était invisible ou qu'il ne mérite même pas son attention. Comment ose-t-elle alors que la jeune femme occupe toutes ses pensées quand il est éveillé et ses rêves quand il dort ?
Il finit par réellement s'énerver et balance son portable contre l'écran plat. Par chance aucun d'eux ne casse sous le choc mais cela jette un certain froid sur le couple qui s'amusait joyeusement.
Jasper est le premier à comprendre qu'il ne faut peut-être pas ignorer celui qui est amoureux fou de la jeune femme avec qui il passe le temps. « OK… Je crois que je vais y aller, hein ? ». Il se redresse et tend sa main vers elle. « Bella… Content de t'avoir revu. Et hum… Malgré tout ce que tu crois… N'oublies pas ce que je t'ai dit ok ? Prends soin de toi. ». Elle lui serre la main et le remercie du temps passé en sa compagnie.
« Je suis désolée pour ta chemise. Tu me diras combien je te dois pour le pressing OK ? ».
Jasper récupère une chemise tachetée qui gisait sur le sol et sort tranquillement de la pièce, son accent du sud est sirupeux. « Je sais maintenant qu'il faut éviter de te surprendre quand tu bois, hein Tiger ? ». Bella répond à son clin d'œil en lui offrant un petit sourire.
Claquant la porte de la chambre derrière lui, Edward le rejoint dans le séjour, et semble encore passablement énervé. Inquiet de la tension que cela va créer entre le couple, Jasper saisit ses clefs et un t-shirt, prêt à quitter la maison et tente de calmer son colocataire. « Écoutes Edward… Tu ne peux pas agir ainsi. Il faut que tu te calmes. ». Il passe sa main dans ses boucles blondes. « Merde, je suis ton meilleur ami et tu penses que… Tu pensais que j'allais me la taper comme ça ? S'il te plait, offres-nous plus de crédit que ça ! ».
La main d'Edward se lève pour l'interrompre. Il grommelle. « Je sais. C'est juste que… On a eu une putain de conversation ce matin et j'ai cru qu'elle tentait de la mettre en pratique. Ça n'arrivera plus, d'accord ? ». Il se redresse, se sentant prêt à affronter une nouvelle fois sa captive mais Jasper le retient encore.
« Essaies d'être plus prudent. Tu viens de la retrouver alors ne gâches pas votre histoire avec de la jalousie mal placée. Bon, je vais rejoindre les filles. Je repasse tout à l'heure. J'ai promis à Bella de lui apporter sa dope habituelle. ».
Son meilleur ami hoche la tête et Jasper comprend qu'il n'obtiendra rien de plus de lui. Et une fois dans sa voiture, il se demande si Edward parviendra à ses fins.
Dans la maison, Edward finit par retourner dans la chambre. Il s'assoit sur un des fauteuils et observe la jeune femme assise sur le lit. Ses yeux verts ne la quittent pas et son regard doré le transperce tout autant. Chacun tente de dominer l'autre alors qu'ils sont pareils, tellement égaux que cela pourrait en être risible.
Maintenant, ses yeux se sont habitués à la quasi obscurité de la pièce. La télévision diffuse une énième diffusion de la série 'How I met Your Mother' et le son est tellement bas qu'Edward ne discerne qu'avec difficulté les blagues de Barney ou les rires enregistrés.
Bella ressent sa présence dans la pièce dès le moment où il y entre à nouveau. Délibérément, elle avait choisi de l'ignorer et de concentrer son attention sur Jasper mais sans pour autant se dire qu'il réagirait ainsi. Voulant détendre l'atmosphère, Edward lui demande doucement. « Est-ce que tu veux manger quelque chose ? ».
Elle répond, sans le regarder. « Jasper doit me rapporter des bagels du starbuck et ma dose de Cherry Coke, ce soir. ». La jeune femme se redresse et ramasse le téléphone portable d'Edward pour le poser sur la table.
Le regard d'un vert intense d'Edward se plisse et il cherche à savoir où elle veut en venir. « Ce soir, hein ? Alors je suppose que ce n'est qu'une question de temps avant qu'il ne parvienne à te baiser ? ».
La télécommande qu'elle tenait en main, tombe sur le matelas. « Comment peux-tu dire ça ? Je suis prisonnière ici depuis hier soir et tu t'es barré ! Tu m'as laissée toute seule ! Et ce que je fais de mon cul ne te regarde en rien ! Est-ce que je te demande ce que tu as fait de ton après-midi ? Qui me dit que tu n'étais pas avec une de tes groupies ?».
Edward se lève de son fauteuil et se rapproche d'elle. Bella recule un peu plus avant d'arriver au bout du matelas. Il hésite à faire le tour du lit. « Je dis ce que je pense quand j'en ai envie. Et putain, arrêtes de croire que je suis toujours en train de baiser à gauche ou à droite. ».
Bella se redresse sur le lit, étant à genoux dessus. « Tu ne te gênais pas pour le faire auparavant. Puis… Je ne te demande rien, Edward. Libères moi et tu n'auras plus à te soucier de ce que je peux faire et avec qui. ». Elle rampe doucement jusqu'à lui et une fois à son niveau, prend un air lascif. « Mais gamin… Qu'est-ce qui te fait croire que Jasper ne m'a pas déjà eu. ». Elle soulève légèrement le t-shirt de Brown U qu'elle porte, montrant ses cuisses. « Là… ». Elle montre son cou. « Et là aussi… ». Elle dévoile ensuite la courbe faite par ses fesses. « Et ici aussi. ». Le visage d'Edward prend une pâleur cadavérique et le choc est clairement affiché sur son visage. Bella sourit cruellement. « Que pourrais-tu dire contre ça ? Hein ? Il y a deux ans de cela, tu as agi comme le dernier des cons et maintenant tu fais comme si j'étais plus importante que l'air que tu respires. ». Elle tape son index contre le torse de son kidnappeur. « Alors dis-moi ! Dis-moi quel est ton problème ? ».
La respiration d'Edward se fait saccadée, à la limite de l'apnée. « Je n'ai pas à répondre à ces conneries. ». Il évite son regard, et s'apprête à reculer.
Mais, Bella le retient, le déséquilibrant alors qu'il tente de lui échapper. « Je veux des réponses ! Puisque tu me retiens prisonnière ici, autant qu'on essaie de mettre un terme à tout ça. ».
Le visage tourné vers la porte, Edward reste, silencieusement, assis sur le lit. Sa main semble lourde quand il la passe contre son visage et il finit par murmurer entre ses doigts. « Qu'est ce que tu veux entendre Bella ? Le fait que… Je ne peux m'empêcher de penser à toi. Tout ce que je peux vivre, jour après jour, n'a plus aucune saveur, ni même d'importance depuis que tu n'es plus là. Quand je fais, je vois ou j'entends quelque chose… Je ne peux m'empêcher de me demander quelle serait ta réaction, si tu vivais à mes cotés. Si tu savais comme ça me rend dingue ! ». Il tend sa main vers la jeune femme, lui effleurant le visage du bout des doigts.
Bella grimace, comme si son contact l'avait brulée. « Qu'est-ce que tu racontes Edward ? ».
Edward rétracte sa main, regrettant son geste. « Je t'aime et je détestais le fait que tu ne le réalises pas. Maintenant que tu es là, je me rends compte que cela ne t'intéresse toujours pas. Va-t'en. Tu as raison, vas t'en… Je ne peux pas te forcer à m'aimer, pas vrai ? ».
Bella reste immobile et silencieuse. Ses grands yeux dorés l'observent avec insistance.
Le jeune homme cherche dans les poches de son pantalon et en retire une petite clé. Saisissant la main de Bella, il s'apprête à en défaire la menotte. Son ton est froid quand il lui dit. « Bella, récupère tes affaires et dégages avant que je fasse quelque chose qu'on regretterait tous les deux. ».
Elle penche sa tête sur le côté et, sa surprise et son énervement font place à la curiosité. Cette curiosité malsaine qui, il y a quelques années de cela l'avait incitée à lui offrir une nuit dans ses bras. Mais, est-il vraiment sérieux ? Ses deux mains posées sur ses hanches montrent sa défiance. « Comme quoi ? Est-ce que tu finiras par te décider ? Je dois rester ou m'en aller ? ». Edward essaie de reprendre son poignet menotté pour la détacher, une seconde fois, mais trouve encore résistance. « Alors ? ».
Elle veut comprendre ? Il décide de lui montrer. Se penchant brutalement vers elle, Edward couche Bella sur le matelas. Ses lèvres se collent à celles de la jeune femme, montrant sa frustration, son désir et sa rancœur.
Contre toute attente, Bella lui offre la même intensité en retournant son baiser. Chacun tente de dominer l'autre jusqu'au moment où elle finit par le repousser. Ses hanches gigotent pour lui permettre de reculer un peu, malgré sa position allongée. Sa respiration est haletante et son regard montre une certaine surprise.
Edward décide de ne pas interrompre ce moment entre eux et saisit le t-shirt, qui recouvre son corps, pour la remettre à sa hauteur. Ses mains commencent à masser la poitrine de la jeune femme, pinçant doucement les tétons jusqu'au moment où elle se met à soupirer. Il embrasse et mordille ses seins au travers du tissu, et fait descendre une de ses mains le long de son ventre avec l'intention d'aller plus loin mais Bella le retient. « Non… Non Edward… ».
Sa main large reprend celle qui l'empêche d'aller plus loin, et la glisse dans ses mèches bronze. Les lèvres de Bella laissent échapper un nouveau soupir. Il n'a jamais compris pourquoi ses cheveux lui font un tel effet. Sa voix se fait rauque quand il dit. « Je sais que tu en as envie. ».
Edward reprend son manège et elle tente de le contrer, serrant ses jambes l'une contre l'autre. La jeune femme regrette rapidement son geste. Le frottement de la main, qui tente d'atteindre le secret entre ses cuisses fuselées, augmente un peu plus son désir retenu.
La captive se laisse faire quand Edward relève doucement ses jambes pour mieux les écarter, laissant reposer ses mains sur les genoux de la jeune femme. Pesant de tout son poids contre elle, il la force à ressentir son excitation. « Je sais que tu aimes ça. Tu connais le plaisir que je peux t'apporter. Laisses toi faire Bella. ».
Cédant à la tentation qu'il lui offre, Bella se laisse envahir par la chaleur et le poids de son corps svelte alors que chacune de ses cellules réclament son ancien amour. Ses jambes reposent lourdement, refusant de le retenir alors que ses bras, traitres, entourent son cou et ses mains tirent doucement ses cheveux doux comme de la soie.
Le couple continue à s'embrasser, encore et encore. Chacun de leurs contacts les rend un peu plus à fleur de peau. Le regard doré de Bella est embué de larmes, ses joues sont salées quand Edward passe sa langue dessus. Il continue ses administrations, sachant qu'elle réagit par instinct plus que par volonté. « Laisses toi aller Bella… ».
Suivant une cadence langoureuse, son bassin ondule lui faisant ressentir son excitation malgré le tissu qui les sépare. Bella finit par rendre les armes, ses chevilles se croisant dans le dos d'Edward et d'une voix presque cassée, elle murmure. « Edward, s'il te plait… Aimes-moi. ». Ses mots sont proférés à un volume à peine plus élevé que les soupirs qu'elle exhale, mais ils suffisent au jeune homme.
Il se redresse et soulève son t-shirt, le passant rapidement au dessus de sa tête. Bella se régale, intérieurement, à la vue des muscles abdominaux qui s'étirent sous l'effort. Son regard doré suit encore ses mouvements quand les mains larges défont, petit à petit, les boutons de son jeans. Elle l'aide à s'en débarrasser, soudainement pressée de renouer le contact.
Quand Edward finit par revenir vers elle et la pénètre, deux soupirs de soulagement profonds et graves se font écho dans la chambre. Elle est plus que prête pour lui et le jeune homme n'attendait qu'elle. Alors qu'il entame à peine son va-et-vient, Bella réclame déjà bien plus, le forçant, de ses jambes, à venir plus profondément en elle.
Un petit sourire en coin inscrit sur le visage, Edward observe la jeune femme. Elle semble prête à atteindre ce petit coin de paradis que peut être un orgasme mais il décide de ne pas lui accorder, aussi aisément, ce plaisir. Lui-même a dû lutter pour la retrouver. Son rythme ralentit et son membre toujours aussi durci par l'excitation en vient presque à sortir du sexe de sa partenaire. « Tu ne jouiras pas. ». Bella le presse de la libérer de cet afflux de sensations qui se concentrent dans son bas ventre, mais il ne cède pas. Edward secoue sa tête, négativement, ses mèches bronze suivant le mouvement. « Tut tut ! Pas tant que je ne t'en donnerais pas l'autorisation. ».
Maintenant qu'il la détient dans sa chambre, Edward compte en profiter le plus possible. Il embrasse chaque parcelle de la peau veloutée qu'il parvient à atteindre et ressent la chaleur corporelle de la jeune femme qui essaie, tant bien que mal, de se retenir de jouir.
Des frissons lui parcourent le corps, de plus en plus, violemment, à la limite du spasme et Bella ne sait si elle pourra subir plus longtemps un tel traitement. Sa voix se fait lascive. « Je ne peux… Edward… ». Ses ongles dessinent de profonds arcs dans la chair de l'épaule de son partenaire alors qu'il l'oblige à contenir son excitation.
Edward grimace sous la douleur et savoure le fait qu'elle soit si docile. « Non, Bella… Pas encore... ». Il continue à la marteler alors qu'il se redresse, observant la main menottée de la jeune femme qui cache le fait que son visage montre clairement son ravissement. Sa main large enserre celle de Bella, faisant cliqueter la chaine qui la séquestre, et la fait glisser doucement jusqu'à son entrejambe. « Fais-toi plaisir ma Bella. ». Ensemble, ils titillent son clitoris et, alors qu'il la pénètre de manière plus erratique et brutale, Bella jouit violement. Edward y parvient peu de temps après, ayant savouré chacune des contractions de plaisir émises par la jeune femme.
Ils restent silencieux, leurs poitrines se soulevant et s'abaissant, tant ils cherchent à retrouver leur souffle perdu.
Bella soupire, relevant sa main menottée tranquillement. Elle finit par demander. « Alors, qu'est-ce que cela change ? ».
Edward cligne des yeux à plusieurs reprises. En effet… Qu'est-ce que cela change ? Non, attendez, il faut qu'il parvienne à rester concentrer. « Tu as dit que tu ne me faisait pas confiance. ».
Elle grimace. « Ce n'est pas dur. Surtout que… Qu'est-ce que l'amour en fait ? ».
Le jeune homme cache son visage de son coude. « Est-ce une question philosophique ou un jéopardy ? ». Elle le tape doucement, voulant une réponse plus sérieuse. Il se pose sur son coude, ses doigts caressant le bras de Bella. « Je ne suis pas sûr d'en avoir eu l'expérience avant de te connaitre. J'étais si immature au niveau sentimental et toutes ces filles m'étouffaient avec cette fausse affection. Et tu m'as permis de respirer à nouveau. ».
Bella prend la même pose que lui. Avec un sourcil relevé plus que soupçonneux. « Mon dieu ! Cela faisait un moment que je n'avais entendu des mots si purs et innocents…. Qui es-tu ? La vierge Marie ? ».
Il éclate littéralement de rire. « Ouais… Enfin si elle était un homme et qu'elle n'était pas vierge. ».
La jeune femme réprime un frisson. « Je voulais me moquer de toi et… Rejeter une nouvelle fois tes déclarations… Mais… Je ne suis pas sûre d'en être capable. Et, je sais que tu ne vas pas accepter qu'on puisse n'être que des amis. ».
xoxo
This is transcendental, on another level...
Boy, you are my lucky star
I wanna walk on your wave length...
And be there when you vibrate
For you I risk it all
Edward lui saisit le bras. « Non, en effet. Je ne l'admettrais pas. ». Ils sont interrompus par l'estomac du jeune homme qui proteste bruyamment. Leurs regards se tournent vers le coupable. « OK…. J'ai une putain de dalle. ». Il se lève et s'assoit devant la table, ou traine encore le reste de leur petit déjeuner.
Bella en profite pour se redresser sur un coude, toujours allongée sur le lit. « Tu auras d'autres femmes dans ta vie Edward. ».
Le jeune homme secoue la tête, quelques mèches de cheveux lui retombant sur les yeux. « Non. J'aime ce que je ressens avec toi. Personne ne me fait cet effet-là. ».
Elle s'assoit, réprimant un soupir. « Tu m'as traitée comme la dernière des connes. Comprends que je n'ai pas forcément envie de réitérer l'expérience. ».
Edward mâche consciencieusement le fruit qu'il a choisi pour combler son ventre vide avant de répondre. « C'est parce que tu me regardais de haut. J'étais trop immature pour imaginer que tu pouvais ressentir une quelconque crainte vis-à-vis de notre relation. ».
Bella se lève, soulevant la chaine qui l'emprisonne afin qu'elle suive ses mouvements, et va s'assoir près de lui. « Écoutes… Je peux comprendre tout ça mais cela ne change rien. Surtout que j'ai décidé depuis de me consacrer à ma carrière. Alors, tu dois accepter ma décision. On a eu notre chance et… Nous avons raté cette occasion. ».
Il se pince l'arête du nez, sentant la frustration faire son chemin. « Attends que je comprenne. Tu refuses toute relation avec moi à cause de ce qu'il s'est passé il y a près de trois ans de cela ? Alors que tu me bassines sur le fait de tirer un trait sur le passé, toi tu as directement jeté toute idée d'être amoureuse. Tout ça parce que tu ne veux pas être une nouvelle fois blessée ? Donc tu vas te contenter d'un mec de temps en temps sans réel engagement… ». Edward n'en croit pas ses oreilles. Cette femme est tout aussi intelligente que lui et pourtant ses idées sont bien plus obtus que celles de n'importe quel imbécile venu. La peur de l'échec et du rejet est commune à toute personne mais ce n'est pas en retirant les facteurs aggravants que tout sera réglé.
Bella tapote ses doigts sur la table, maudissant le fait qu'elle ne puisse fumer une cigarette. Elle marmonne. « Oui, c'est assez bien résumé. ». Relevant son regard, elle croise celui d'Edward qui semble la prendre en pitié. « Arrêtes ça Cullen. Tu te donnes un peu trop d'importance. J'étais déjà ainsi avant de te rencontrer. ».
Edward saisit un morceau de pomme. « Je suppose. On a beau être des génies que notre maturité sentimentale est assez peu précoce. ». Il mâche doucement et, comme les convenances l'exigent, attend que sa bouche soit vide avant de parler à nouveau. « Mais dis-moi, quand es-tu devenue aussi lâche ?».
Les mesures de piano des doigts de Bella s'interrompent net. « Je ne suis pas une lâche. C'est juste que… Maintenant je suis plus prudente. ».
Le jeune homme regrette de n'avoir rien pris de plus fort à boire que les jus d'orange, à moitié consommés, qui restent sur la table. « Je comprends… J'ai vécu notre relation en apnée. ». Il prend le temps d'expliquer plus en détail. « Chacune des minutes passées en ta compagnie était un enfer où je m'attendais à ce que tu me rejette en clamant que je n'étais qu'un gamin puis tu es partie et je ne savais si j'aurais la chance de te revoir un jour. ». Sa main dépose délicatement sa serviette. « Voilà ce que je te propose. On passe Noël ensemble et si à la fin des festivités, tu ne me supplies pas de sortir avec moi, alors je te laisserais tranquille. ». Les yeux écarquillés, Bella s'apprête à répliquer quand il relève sa main pour la faire taire. « De toutes les façons, je ne pourrais sortir avec une femme qui a la trouille de vivre pleinement sa vie. ».
La jeune femme le regarde d'un air soupçonneux. Cela semble bien trop facile. Connaissant le phénomène, elle demande. « Qu'est-ce que tu me caches Edward ? ». Il doit avoir quelques coups d'avance… Des atouts dans sa manche qu'il compte lui dévoiler au fil du temps qu'ils passent ensemble.
Un sourire machiavélique inscrit sur le visage d'Edward conclue cette conversation. « Tut tut tut Bella… Ma Bella… Je ne te cache plus rien. Pour te dire la vérité, te voir donner des cours ici, à Brown, m'a fait réaliser, un peu plus, combien je tiens à toi… Le fait que tu sois si populaire, si cool et compréhensive… ».
Bella détourne son regard, ne sachant s'il est bon ou non qu'il lui porte autant d'estime. Il lui prend la main, l'obligeant à recroiser ses yeux verts. « Puis, tu as raison, je ne peux te garantir le fait que nous passerons nos vies ensembles dans le meilleur des mondes. Mais ce que je sais… Et ça Bella tu ne me feras jamais changer d'avis… Je sais que je ne pourrais jamais accepter le fait que tu partages ta vie avec un autre que moi. ».
La jeune femme reste éberluée. D'une voix tremblante, elle demande. « Mais, Edward, serait-il possible que tu m'aimes vraiment ? ».
Edward sourit, moqueur. « Tu me poses vraiment cette question ? ».
« Hein ? ».
Il explique. « Je te l'ai dit au moins une vingtaine de fois… Puis, tu connais beaucoup de mecs qui traversent tout le pays pour revoir une fille ? Surtout après avoir coché la case… ». Il fait le signe des guillemets avec ses doigts. « … 'Séquestration' dans ton CV ? ».
Bella ne peut s'empêcher de sourire, imaginant sans difficulté la tête de sa chère maman quand elle étudiera le Karma d'Edward. Plus proche de Dante on ne fait pas.
xoxo
Reste l'épilogue !
un message personne à ma BFF : Za n'oublie pas ! si tu croises Ryan Gosling à New York n'oublies surtout pas de lui offrir un boom chika wah wah de ma part ! (pour celles qui ne connaissent pas chercher la pub axe boom chika wah wah sur youtube et vous comprendrez ^^)
à bientôt !
:3
