Et voilà l'un des chapitres que j'attendais avec impatience d'écrire ! Nos deux adorables petites sorcières font des progrès !

L'inconnue endormie : J'ai été surprise par ton étonnant commentaire, je dois l'avouer. Tes compliments me ravissent vraiment, et tes questions m'intriguent vraiment et me semblent tout à fait légitimes ! Mais il est dure d'y répondre ! La relation entre Pansy et Freya est ce que j'aime appeler de l'amour vache ! Même si elles s'apprécient, elles se pourrissent la vie, une sorte de jalousie mutuelle !

Alice Loves Rock Music : Pourquoi as-tu un pseudo aussi long ! XD Non, plus sérieusement, merci pour ton commentaire ! Car il faut effectivement une petite touche de délicatesse (de féminité) dans ce monde de brutes sanguinaires !

clavicule : Je mentirai si je disais que je n'aime pas ton adorable et osseux pseudo ! Et puis, il n'y a rien de plus agréable qu'un petit commentaire tout simple ! C'est toujours motivant !

Tara1990 : Tara, si je puis me permettre de te nommer ainsi, tu sais très bien ce que je pense de tes commentaires d'un style tout à fait unique ! J'attends donc que tu lises ce long chapitre bourré de subtext yuri ! ^^

Tous les lecteurs : Bonne lecture !


« Vous agissez vraiment comme des gamins ! hurla Hermione en partant le plus vite possible, laissant Harry seul dans les couloirs de Poudlard. »

Elle marchait aussi rapidement que ses jambes le lui permettaient, ne faisant pas attention aux escaliers qu'elle empruntait, ni aux couloirs dans lesquels elle tournait. Un rire suraigu et glacial la fit s'arrêter. Elle se retourna. Les toilettes des filles du deuxième étage. Ceux hanté par Mimi Geignarde. Elle se demandait à présent de qui cet idiot fantôme pouvait se moquer aussi bruyamment. Une puissante voix tonna, faisant taire la victime du basilic :

« FERME-LA, IMBECILE ! IMMONDE FANTOME ! »

Hermione s'avança doucement, discrètement, vers les toilettes d'où provenait tout ce bruit. Mimi venait de disparaître dans l'une des cuvettes en hurlant, mais pas aussi fort que l'élève à laquelle elle avait ri au nez. L'élève était accoudée à un lavabo, tenant son visage dans ses mains. De petites mains pâles possédant de longs et minces doigts, qui semblaient très fragiles. Hermione recula d'un pas en reconnaissant la longue chevelure brune, soyeuse, de la jeune femme. Jamais elle ne se serait attendue à ce qu'Anderson ait une voix aussi forte et agressive. Elle leva ses yeux grands verts vers la Gryffondor en écartant quelques mèches de cheveux de son élégant visage et rajusta la sublime robe noire qui l'habillait en ce week-end très froid.

« Je déteste cette binoclarde, dit-elle le plus simplement du monde.

-Moi aussi, ajouta Hermione en riant discrètement. »

Les deux adolescentes se fixèrent longuement, droit dans les yeux, ne sachant plus quoi dire, la bouche légèrement entrouverte, comme si elles essayaient de parler. Le regard de Hermione descendit sur la nuque de sa rivale, autour duquel un collier en argent était attaché. Ses yeux suivirent l'étrange bijoux, qui se terminait sur la poitrine d'Anderson. Un serpent, tout comme ses boucles d'oreilles, serti de brillantes émeraudes tout à fait impressionnantes. La Gryffondor, pour la première, osa examiner autre chose que la visage de la belle brune. Elle fixa assez longuement toute la partie supérieure de son corps, surtout là le collier s'arrêtait. Le décolleté de sa robe laissait paraître sa peau blanche et sans défaut, ainsi que sa poitrine, dont la taille semblait pouvoir convenir aux goûts de tous les hommes. Ni trop petite, ni trop grosse. Son corps était mince, Hermione l'aurait peut-être même décrit comme maigre. Mais la courbe de ses hanches était étonnamment marquée, et soulignée par son élégant et sobre vêtement luxueux. Ses jambes, longues, avaient l'air tout aussi parfaites que le reste de son corps.

« Ma robe te plaît, Granger ? »

Hermione sursauta, les joues écarlates. Elle bégaya quelques instants.

« Elle est très belle ! Et-et ton collier aussi… !

-Merci. C'est un cadeau de ma mère, je l'ai reçu hier. »

Un petit sourire étira timidement les lèvres de la Gryffondor, qui hésitait à prendre la parole, effrayée de pouvoir à nouveau commettre une erreur. Sa rivale avança de quelques pas vers elle, avant de retourner près des lavabos et s'assit sur l'un d'eux, ses yeux toujours posés dans ceux de Hermione.

« Tu as abandonné tes blaireaux ? demanda-t-elle de son habituelle voix calme.

-Je me suis juste disputée avec Harry. Mais toi, qu'est-ce que tu fais ici ? »

Anderson pencha la tête d'un côté, puis de l'autre, avant de répondre :

« J'évite un de ces tas de muscles de Durmstrang, il me suit partout. C'est très désagréable. J'avais prévu de me rendre à Pré-au-Lard, mais je ne peux pas à cause de cet abruti…

-Et donc, toi, l'arrogante, la puissante, la riche Freya Anderson, tu vas rester enfermée dans les toilettes ? questionna Hermione avec moquerie. Je suis sûre que Drago t'aiderait à te débarrasser de ton Durmstrang ! poursuivit-elle.

-Il est bien trop occupé avec Parkinson, crois-moi ! »

Après quelques secondes de silence, les deux élèves se mirent à rire, nerveusement. Un long silence reprit place. Hermione en profita pour réfléchir, cherchant une solution à leur problème respectif. Mais une seule lui venait à l'esprit, et était complètement folle. Anderson n'accepterait jamais. C'était impensable. Elle ne voudrait jamais l'accompagner à Pré-au-Lard. Elle était une Sang-Pur des plus fières, au même titre que Malefoy. Et passer une journée avec une née-moldue devait être inconcevable. Et pourtant, Hermione gardait une lueur d'espoir.

« Si on allait à Pré-au-Lard ensemble, ton Durmstrang te lâcherait, non ? hésita-t-elle.

-Je suppose que oui… répondit Anderson. Mais… je ne suis jamais allée à Pré-au-Lard… »

Les yeux de la Gryffondor s'écarquillèrent, tandis que ceux d'Anderson descendaient vers ses bottes à talons, comme pour chercher une tâche que ne s'y trouvait pas.

« Et bien, ça sera une bonne occasion pour toi ! s'exclama Hermione en souriant. »

Anderson sourit à son tour, et descendit de son perchoir de porcelaine. Elle se saisit d'une élégante veste du même gris que ses chaussures et l'enfila. Son regard fut soudain attiré par la tenue de sa rivale : un jean, de grosses bottes, un épais pull et une écharpe grise, ainsi qu'un manteau qu'elle tenait sous l'un de ses bras. Elle semblait prête pour une exploration dans le Grand Nord Canadien. Les deux adolescentes se rendirent lentement jusqu'au Hall, dont les lourdes portes menant à l'extérieur étaient grandes ouvertes. Il n'y avait personne. Tous les élèves étaient dehors, profitant de la neige, qui tombait à gros flocons. Hermione posa son regard sur Anderson, qui tremblait déjà. Elle mit son lourd manteau et se plaça devant sa rivale, la fixant droit dans les yeux, malgré les centimètres qui les séparaient. La Gryffondor se mit sur la pointe des pieds, et, avec une grande délicatesse, plaça l'écharpe autour de son cou et la noua. Elles se fixèrent longuement, sans dire un mot, leurs joues rougissant de plus en plus à chaque secondes qui passait. Hermione se perdait dans la profondeur du vert des yeux d'Anderson. Son visage était si proche du sien. Sans qu'elles s'en aperçoivent, le bout de leur nez se touchèrent. Elles reculèrent brutalement, se raclant la gorge, détournant les yeux. Sans attendre, elles se dirigèrent vers le village de sorciers.

Une fois arrivées, la première chose qu'elle firent, fut de se rendre aux Trois Balais, pour boire une bière au beurre. Anderson avoua à Hermione qu'elle n'en avait jamais bu. Elles eurent de nombreuses conversations, comme sur les nombreuses interdictions de la mère de la Serpentard, qui rendaient sa vie monotone et ennuyeuse, avant de se décider à retourner dans le froid et la neige. Elles visitèrent ensuite Honeydukes, ou Hermione découvrit une autre partie du régime alimentaire de sa rivale, qui ne mangeait des sucreries que lors des grandes occasions. Zonko fut le suivant, malgré les réticences de la bourgeoise, qui considérait les farces et attrapes comme une honte pour les sorciers. Après être passées devant la Cabane Hurlante, elles s'assirent sur un banc glacial.

« Je suis désolée, Granger… soupira Anderson en frottant ses mains pour les réchauffer.

-Qu-Quoi ? hurla à moitié Hermione, ne comprenant plus la situation.

-Désolée pour tout ce que les Serpentards te font subir. Aujourd'hui, j'ai compris que tu étais quelqu'un de bien, malgré tes origines… alors je m'excuse… mais pas pour nos disputes personnelles, bien sûr ! »

Hermione se mit à rire, et fut rapidement suivie dans son élan par Anderson.

« Ne pourrait-on pas nous appeler par nos prénoms ? demanda la Gryffondor, hésitante.

-Cela ne me dérange pas. Mais uniquement lorsque nous sommes seules. Si les autres venaient à l'apprendre, ils détruiraient ma vie… »

Anderson soutint le regard de Hermione, lui montrant à quel point elle était sérieuse. De longues minutes s'écoulèrent avant qu'elle ne se décident à rentrer à Poudlard. Elles partirent chacune de leur côté pour rejoindre leur salle commune, mais Anderson fit rapidement volte face et rattrapa Hermione, lui saisissant fermement le bras. Elle retira l'écharpe et la lui tendit. La Gryffondor repoussa délicatement les mains de sa nouvelle amie, les collant contre sa poitrine.

« Garde-la. En souvenir de cette journée, lança-t-elle joyeusement.

-J'en prendrais le plus grand soin… Hermione… »